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Quand le maghreb s'embrasera

Bab El-Oued s&#39;est r&eacute;veill&eacute; jeudi matin dans un climat de tension apr&egrave;s une nuit d&#39;&eacute;meute et de violents affrontements.&nbsp /></a><p><a href=trans.gif trans.gif trans.gifAprès une nuit d'émeute et d'affrontements très violents avec les forces de l'ordre, une tension très vive a été constatée jeudi matin dans le quartier populaire de Bab El-Oued, devenu ces derniers temps un véritable bastion pour la protestation populaire.

Jeudi matin à la célèbre place des Trois Horloges de Bab El-Oued, les policiers se font rares et les attroupements de jeunes occupent le pavé. Après une nuit agitée, les jeunes de Bab El-Oued n'ont, ce matin, qu'un seul mot d'ordre sur leurs lèvres : "ce soir, nous reviendrons dans les rues pour déclencher une révolte contre le chômage et la mal vie" ! Dans les coeurs et les esprit de ces jeunes, la colère continue à bouillonner même si la veille les forces anti-émeutes leur ont promis une répression exemplaire.

"Plus rien ne va nous retenir cette fois-ci. La vie est devenue trop chère et la disette menace nos familles alors que les apparatchiks détournent des milliards et s'enrichissent sur notre dos. Nous ne voulons plus de cette vie de chien. Nous réclamons notre part aux richesses de ce pays", confient un groupe de jeunes qui habitent à Bab El-Oued dans des immeubles vétustes lesquels " risquent à tout de moment de s'effondrer" !

La misère, la cherté de la vie, le chômage et la précarité, tels sont les maux dont ces jeunes veulent se libérer pour écrire une nouvelle page de leur existence. Mais à cet appel de détresse, les pouvoirs publics ne semblent pas y prêter une oreille attentive. Des lors, les conséquences malheureuses ne se sont pas faites attendre. Aux mêmes maux, les mêmes effets se produisent ou se produiront dans ces trois pays victimes de leur oligarchie.Hier la Tunisie, aujourd'hui l'Algérie, demain le Maroc?

Bouteflika, Ben Ali et Mohamed le sixième (7ème monarque le plus riche du monde selon Forbes) sont-ils conscients de l'état d'exacerbation des jeunes de leur pays? Que préconise le FMI donneur de leçons ultra libérales après avoir encensé dernièrement la gestion soi disant exemplaire d'un pays comme la Tunisie? 

Des violences que tout le monde craint au Maghreb avec les risques de débordements.Ainsi ces privilégiés et des commerçants sur le qui-vive qui guettent la moindre menace émanant de bandes de délinquants opportunistes qui profitent des émeutes pour piller et casser tout sur leur passage.

Pendant les fêtes de fin d'année N. Sarkozy et D. Srauss Kahn étaient présent à Marrakech. Ont ils seulement ressenti que le maghreb risque de s'embraser avec des conséquences prévisibles dans nos cités françaises où le mal est similaire?

Tous les commentaires

On désespérait jusque là de la "discrétion" des Tunisiens depuis des années. Et voilà que ça éclate... En Algérie, Bab-el-Oued est un autre signe, et généralement un signe avant-coureur d'une explosion généralisée. Quant au Maroc, je reste encore sceptique... Il y a une spécificité marocaine : même l'élite intellectuelle reste absolument loyaliste. Question intérêts ? Pas seulement.

NB. Quand vous dites : "Bouteflika, Ben Ali et Hassan sont-ils conscients de l'état d'exacerbation des jeunes de leur pays?" Vous voulez évidemment parler de Mohamed VI...

Merci ApatridemClin d'oeil, j'étais en retard d'un monarque, j'ai bien evidemment rectifié!

Le risque de contagion

Pour ces trois pays maghrébins, un possible effet de contagion est à envisager. En effet le déploiement de l' internet dans ces pays favorise la pénétration de l'information avec la comparaison des expériences vécues. Les jeunes gens qui tenaient les murs se retrouvent pour les plus avantagés jour et nuit sur internet : sur Facebook, Afrik.com etc; de fait les uns et les autres voient très bien ce qui se passe dans ces pays d'où un possible effet contagion. De plus, il convient de ne pas négliger le rôle de la chaîne Al-Jazirah dans la diffusion de l'information au Maghreb.

 

Rappel :

Emeutes au Maghreb : le chômage et l’incurie des Etats pointés du doigt (source Afrik.com)

Interview de Kamel Chachoua, chargé de recherche à l’IREMAM

mercredi 11 juin 2008 / par Hanan Ben Rhouma

arton14505-68c6a.jpgLes violents affrontements entre les autorités et les habitants de Sidi Ifni au Maroc ces derniers jours ou encore ceux de Redeyef dans le sud-ouest tunisien mettent en lumière les mauvaises conditions de vie de millions d’habitants de la région. Deux coupables : le chômage et la précarité. Cependant, les répressions des autorités ne contribuent pas à calmer la situation.

Kchachoua.jpgSidi Ifni au Maroc, Chlef en Algérie ou encore Redeyef en Tunisie… Les récentes émeutes, durement réprimées par les autorités, dépeignent une triste réalité. Les chiffres officiels du chômage parlent d’eux-mêmes. Ils s’élèvent respectivement au Maroc, en Algérie et en Tunisie à 9,7% 13,8% et 14,1% en 2007. Mais pour Kamel Chachoua, ces chiffres sont « en deçà de la réalité » et ne prennent pas en compte le réel malaise social du Maghreb. Le chargé de recherche à l’Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (IREMAM) explique, pour Afrik.com, le mal-être de millions de Maghrébins d’aujourd’hui, les réactions inadaptés des autorités et les conséquences du chômage sur une société en pleine métamorphose.

J'espère que ça va bouger...

 

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