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.. du grand Tout au grand Rien ... tout et rien

Nous avons été rien. Nous, les terriens.

cellules (bientôt) souche d'embryon humaincellules (bientôt) souche d'embryon humain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous venons d’une gigantesque explosion cosmique dont nous ne savons rien. Nous avons été poussière d’étoiles qui jouent au badminton dans le grand Tout. Nous nous sommes amalgamés, peu à peu, dans l’océan nourricier et nous sommes devenus cellules uniques flottantes, protozoaires, amibes. Nous croissâmes, et les amibes étant les amibes de nos amibes, nous nous multipliâmes. Nous nous croisâmes ,  tiens ! tu es là toi, viens faire un tour dans mon bain nutritif.

Nous échangâmes protéines, informations, potins subliminalement aquatiques. Nous sommes devenus poissons, batraciens. Nous avons flotté, plongé, pêché,avalé. Nous avons eu envie d’aller respirer sur la terre ferme. Nous nous sommes reposés sous le soleil et nous y sommes bien trouvés. Nous avons fait des papattes, nous avons marché de plus en plus loin de notre mer originelle. Nous avons eu envie d’aller toucher le soleil et les étoiles, alors nous  nous sommes fabriqué des ailes et avons plané comme goélands manchots. Nous avons pondu, serpenté, sinué, creusé, volé. Nous avons croassé après nous être croisés et recroisés. 

Nous avons choisi et oscilllé entre le tout petit et l’infiniment grand, entre le fourmion et le dinosaure. Nous avons mangé de l’herbe et nous avons mangé nos voisins. Nous étions proie ou prédateur, selon les circonstances. Certains ont disparu définitivement. D’autres ont survécu et se sont adaptés.  Nous sommes devenus graines, plantes et arbres et avons posé nos pattes dans la terre pour s’y lover et préparer des fruits. Nous sommes collines, montagnes, rochers, fleuves, rivières, torrents.

fourmi-fleurfourmi-fleur

La vie a galopé jusque dans les plus petits interstices de la croûte terrestre. Nous avons quitté les arbres où nous vivions, nous nous sommes redressés et nous avons marché debout. La vision de notre environnement a alors changé, le monde s’est révélé à notre curiosité, à notre soif , à notre cupidité, il nous fallait aller toujours plus loin, conquérir.

Nous avons été nomades, sédentaires, cueilleurs, jardiniers, nous appuyant sur d’autres espèces animales et le vent pour polliniser et faire un immense jardin pour nous nourrir. Nous avons exploité toutes les ressources de notre planète sans limites, sans discernement, sans replanter après avoir déboisé.

Nous avons pillé , volé, violé, tué, menti, dupé, trahi, chassé, violenté, asservi, vendu, amassé, spolié, spéculé, détruit. Nous avons posé  clôtures et barbelés et dit « ça c’est à moi, passe ton chemin, manant ». Nous avons inventé la monnaie, les banques, les emprunts, les crédits, les faillites. Nous avons construit des coffres, des boites, des trucs carrés pour poser nos familles et nos richesses. Nous avons fermé nos portes au passant qui venait quémander un lit, un peu de chaleur, une soupe. Nous avons fait tout cela car nous avions décidé  que nous serions les maîtres du monde.

Nous étions  l’espèce dominante car notre cerveau, en s’oxygénant autrement, après ce passage de la position horizontale à la verticalité, s’est développé, est devenu ce redoutable ordinateur  qu’il est et dont nous ne savons encore presque rien. Nous avons parlé, lu, écrit, communiqué, voyagé. Nous nous sommes enivrés de notre propre puissance qui nous semble illimitée. Nous avons inventé des médicaments pour sauver des vies et des réacteurs nucléaires qui vont nous détruire. Nous avons voulu défier les dieux que nous nous étions inventé, car comme tant de mystère nous angoissait, il avait fallu inventer des dieux et des religions.

Nous n’avions pas compris, nous étions sourds quand  les arbres nous parlaient, aveugles quand les animaux nous montraient leur chemin.

Nous avons construit, bâti, inventé des avions, des fusées, des bateaux, et  la planète est ainsi  devenue minuscule et ennuyeuse,  maintenant nous voulons flirter avec les planètes voisines. Nous sommes devenus des coureurs, des cavaleurs.  Nous fuyons, nous enfuyons, nous ne savons pas pourquoi,  le monde s’est emballé et nous ne savons l’arrêter.

Nous sommes enfermés, dedans,  devant nos écrans, dehors ça fait  peur. Nous sommes des milliards d’individus reliés, par des cordons ombilicaux, à une gigantesque machine qui est notre sang, notre oxygène, notre échappatoire.  Nous avons aboli le temps, le temps est le même sur toute la planète, nous savons tout en temps réel.

ville numériqueville numérique

Nous sommes au croisement du végétal, du minéral, de l’animal. Nous n’avons pas compris que nous étions un peu de chacun de ces mondes. Nous venons de si loin, nous sommes des ancêtres primitifs,  et nous voulons aller encore plus loin. Quel loin peut être plus loin que le loin absolu ? Nous ne savons plus le mystère et la sagesse de chacun de nos univers parfaits, reptiliens, à l’intérieur de nous, de notre esprit, certains disent conscience ou âme. Qu’avons-nous appris depuis ces milliards d’années ?

 

Nous voilà redevenus nus et tremblants comme quand nous avons quitté l’océan qui a vu palpiter nos cellules fondatrices.

Le monde s’engloutit et nous ne savons à quels rochers nous accrocher.

Les plus fous, ceux qui gardent une étincelle de lucidité et de foi,  ne veulent pas rester assis à regarder les mouches les mordre. Ils luttent contre la bêtise, la prolifération nucléaire et les OGM, les manoeuvres assassines des financiers. D’autres s’évadent dans leurs mondes virtuels et dans leur soif d’une communication de plus en plus effrénée, confondant information et savoir. Nos océans sont bientôt secs de poissons, plus rien à en tirer. Leurs habitants aquatiques devront s’adapter aux plastiques, déchets nucléaires, eaux usées, rejets pétroliers. Nous essayons de jardiner et de planter de nouveau car nos ressources naturelles s’épuisent et il faut nourrir nos petits. Nous ne savons pas comment dépolluer l’air et l’eau et la terre que nous avons durablement souillés.

Nous voulions un paradis, nous avons fait un enfer.

 

 

 

 

Nous continuons de vivre, maladroitement, au hasard. Nous voulions faire souche, nous faisons des cellules-souche. Nous bricolons sur le vivant.Nous avons oublié le sacré. Nous ne nous posons plus de questions, nous avons perdu le courage qui nous a animés, nous ne voulons plus changer le monde. Nous nous voulions éternels. Nous nous voulons éternels.

Nos rêves agonisent. Les maîtres du monde ne maîtrisent plus grand chose, et les hyènes ricanent.

Un jour, bientôt, si nous continuons comme ça, nous redeviendrons  poussières d’étoiles qui joueront au badminton dans le grand Rien. Nous avons toujours en nous, dans le cœur de chacune de nos cellules,  un microscopique morceau de silice, qui vient de notre vie d’avant, d’avant la vie, quand nous étions des poussières d’étoiles. Nous pouvons encore réanimer cette étincelle. Retrouver notre temps  originel.

Combien de temps nous reste-t-il ?  

Tous les commentaires

24/05/2012, 11:07 | Par Anne Guérin-Castell

L'homme, un rien pensant ?

24/05/2012, 11:10 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 24/05/2012 à 11:07

parfois, très et trop dépensant

l'homme, un rien à panser , bercer, caresser

24/05/2012, 14:36 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 11:10

l'homme, un rien à panser

@ la dame du bois-joli

Noble Dame du Bois-Joli,

Tu nous donnes à tous l'envie de panser tes plaies, y arrivons-nous ? Clin d'œil

Je te remercie, par avance, pour ta réponse Cool.

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Bises aussi BisouBisouBisou...!!!

 

25/05/2012, 00:42 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Vivre est un village le 24/05/2012 à 14:36

oui, les plaies se pansent, les pets se gansent, l'épée se lance, l'épaisse se tance, les fesses dansent Bouche cousue

24/05/2012, 11:08 | Par Vivre est un village

Nous avons exploité toutes les ressources de notre planète sans limites, sans discernement, sans replanter après avoir déboisé. Nous avons pillé , volé, violé, tué, menti, dupé, trahi, chassé, violenté, asservi, vendu, amassé, spolié, spéculé, détruit. Nous avons posé  clôtures et barbelés et dit « ça c’est à moi, passe ton chemin, manant ». Nous avons inventé la monnaie, les banques, les emprunts, les crédits, les faillites. Nous avons construit des coffres, des boites, des trucs carrés pour poser nos familles et nos richesses. Nous avons fermé nos portes au passant qui venait quémander un lit, un peu de chaleur, une soupe. Nous avons fait tout cela car nous avions décidé  que nous serions les maîtres du monde. Nous étions  l’espèce dominante

@ la dame du bois-joli

Nous n'avons jamais été et ne sommes toujours pas l'espèce dominante car nous avons até et sommes toujours des dominants dominés par nos passions tristes*.

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Bises philosophiques & poétiques aussi BisouBisouBisou.

http://sos.philosophie.free.fr/spinoza.php#section6

24/05/2012, 11:13 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Vivre est un village le 24/05/2012 à 11:08

nous sommes l'espèce disparaissante ... disparaissons en chantant  .. disparaissons en enchantant le monde, merd'alors  

merci pour spinoza, spine osa ! j'irai voir, là , temps d'aller admirer l'explosion des pivoines au fonds du jardin, elle sont si éphémères

24/05/2012, 14:42 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 11:13

Désir :   (etym :  desiderium, de desiderare,  » aspirer à « ,  » désirer « )
Prise de conscience  d’une tendance  orientée vers un objet connu ou imaginé.  Cette inclination, ce penchant  qui est propre à l’homme se distingue du besoin  en ce qu’il enveloppe toujours l’imaginaire. C’est la raison pour laquelle le désir  est en général accompagné d’un sentiment de privation, de manque, de peine. Nous avons du mal à assouvir nos désirs, car nous ne savons pas très bien ce que nous désirons, et les objets convoités, lorsqu’ils sont accessibles, ont  plutôt tendance à nous décevoir.  Pour Spinoza le désir tend à se confondre avec la vie. Il nomme conatus (du latin, effort, tendance, poussée vers) cet  » effort pour persévérer dans son être  » qui définit l’essence de toute chose, et que s’appelle  le désir , lorsque, comme c’est le cas  chez l’homme, il est accompagné de conscience. Source : http://lewebpedagogique.com/philosophie-bac/desir-et-passion/

@ la dame du bois-joli

C'est ce que je ressens pour toi, y suis-je autorisé ? Mort de rire (lol)

D'avance, merci pour ta réponse Clin d'œil.

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte .

Bises BisouBisouBisou...!!!

Post-scriptum : T'es tu remises de l'explosion de tes pivoines Mort de rire (lol)...!!!

30/05/2012, 12:08 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 11:13

merci pour spinoza, spine osa !

@ la dame du bois-joli

Spinoza osa plein de choses, MERCI...!!! et bonne chance Bouche cousue...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Bise aussi Baiser...!!!

24/05/2012, 11:26 | Par Corinne N

24/05/2012, 11:30 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Corinne N le 24/05/2012 à 11:26

dialogue de poussières:

"  ça va , jolie poussière ?

- oui, ça va, jolie poussière. beaucoup de pousses hier et de nouvelles pousses aujourd'hui "

 

24/05/2012, 12:14 | Par espoir en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 11:30

Combien de temps nous reste t'il?

Dèja celui de vous lire, souffle léger qui vient connecter notre mémoire reptilienne à notre boulimie prédatrice qui fait tourner la boule en dépit d'un bon sens toujours détourné par certains et toujours retrouvé par d'autres, vôtre tableau de cette  planète humaine qui s'est inventée un grand ingénieur aussi fou que les hommes qui l'ont imaginé et un devenir aussi incertain que l'avenir de ceux qui le dessinent, est une peinture hyper-réaliste en couches de poétiques superpositions. "L'insoutenable légèreté de l'être" vu par vous, nous fait flotter dans cet entre-deux de l'appel d'air du désir de vivre pour vivre et son entrave du pourquoi et comment le faire, serions nous condamnés à explorer sans fin notre propre nébuleuse , sans jamais en deviner les frontières?

26/05/2012, 10:08 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Corinne N le 24/05/2012 à 11:26

Paroles de la chanson J'suis Qu'un Grain De Poussière, "remastérisées" par bibi Mort de rire (lol) :

J'suis qu'un bourdon de mêlée http://youtu.be/5LGYGxtozgg

Un bourdon de mêlée qui, comme Frantz Fanon, veut être un homme qui toujours intérroge

Qui butine de fleur en fleur

Qui veut bloquer la machine aux pensées tristes*

Qui fait d'une graine une recherche d'espoir

Un espoir de devenir

Un fils d'éole et d'Aphrodite

J'suis qu'un bourdon de mêlée

Un bourdon de mêlée

Qui s'est trouvé dans Mediapart

Dans l'oeil d'un monde fait d'humanisme

Un bourdon de mêlée

Un fils d'éole et d'Aphrodite

J'suis qu'un bourdon de mêlée

Un transporteur de graines

Qui erre à la lisière

De l'enfer et du ciel

Un ange gardien d'un possible devenir

Un bourdon de mêlée

Infiniment petit ou grand

J'suis qu'un bourdon de mêlée

Un bourdon de mêlée

En devenir comme une enfant

Dans l'oeil du firmament Mediapart

Prisonnier du temps

Un bourdon de mêlée

Un fils d'éole et d'Aphrodite

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte .

Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-JACQUES-HIGELIN,JSUIS-QUUN-GRAIN-DE-POUSSIERE,102303552.html

* 6/. HÉDONISME (2) : GUERRE AUX PASSIONS TRISTES : a) Physique des passions, mécanique des sentiments. Le corps est affectépar des passions qui :

  1. Augmentent se puissance d’agir
  2. Diminuent sa puissance d’agir

b) Une combinatoire de trois passions primitives : 1. Désir :« appétit accompagné de la conscience de lui-même »2. Joie :Passion par laquelle l’esprit passe à une plus grande perfection3. Tristesse :

  • Passion par laquelle l’esprit passe à une moindre perfection

c) Que faut-il vouloir ?

  1. Éviter les passions tristes : diminuent la puissance d’être
  2. Vouloir les passions joyeuses : augmentent la puissance d’être

d) Que sont les passions tristes ?

  • Les vertus qui rapetissent : amoindrissement de soi.
  • Elles empêchent mon adhésion joyeuse au monde et au réel.

Haine, honte, mépris, douleur, mélancolie, horreur, aversion, dérision, désespoir, dédain, crainte, humilité, déception, respect, pitié, appréhension, indignation, pudeur, envie, stupeur, colère, vengeance, blâme, cruauté, repentir, dépréciation de soi, jalousie
e) Que sont les passions joyeuses ?

  • Les vertus qui élèvent, grandissent
  • Elles précipitent l’adhésion au monde :

Gloire, admiration, gaîté, vénération, amour, dévotion, espoir, reconnaissance, gratitude, sécurité, amour propre, contentement, inclination, faveur, orgueil, louange, miséricorde, satisfaction intérieure, humour
f) Contre les vertus chrétiennesindexées sur la pulsion de mort :

  • Haine de soi : honte, crainte, humilité, repentir, etc.

g) Contre les vicesindexés sur la pulsion de mort :

  • Haine des autres : haine, envie, vengeance, colère, cruauté, jalousie
  • Haine du monde : douleur, mélancolie, horreur, appréhension…

26/05/2012, 11:52 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Vivre est un village le 26/05/2012 à 10:08

joli méli-mélo, Vivre

des passions joyeuses ? je prends !! 

24/05/2012, 12:02 | Par OLALA

Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, arrtificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

(Marivaux, On ne badine pas avec l'amour)

26/05/2012, 11:55 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de OLALA le 24/05/2012 à 12:02

j'aime, j'ai aimé, j'aimerai, que j'eusse mieux aimé, j'aurais dû plus aimer

dans aimer, il y a mer

dans la mer, il y a des phoques

hisse le foc

ma mère, vogue sur la mer pas amère

28/05/2012, 10:14 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 26/05/2012 à 11:55

j'aime, j'ai aimé, j'aimerai, que j'eusse mieux aimé, j'aurais dû plus aimer dans aimer

@ la dame au bois-joli

Bonjour Noble Dame du Bois-Joli,

Ce remord que "j'aurais dû plus aimer dans aimer" m'est une hantise personnelle Bouche cousueBouche cousueBouche cousue...!!!

Un grand merci pour me replonger dans ce grand questionnement hédoniste Bouche cousueBouche cousueBouche cousue...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte .

Bise aussi, mais une seule BaiserClin d'œil...!!!

 

24/05/2012, 12:14 | Par JJMU

Je ne sais que répondre, ma chère Dame. Ta question est universelle. Elle est contenue très bellement dans deux magnifiques scènes du film JÉSUS DE MONTRÉAL du canadien Denys Arcand.

La première scène nous montre les images du big-bang  que met en voix post-synchronisée un comédien sollicité pour jouer dans un film sur Jésus Christ et qui répond à l'équipe de réalisation : « Oui, à condition que je puisse dire Hamlet. »

La seconde scène, tout aussi magnifique, énonce plus loin l'une des deux fameuses tirades de Hamlet... mais là, tu vois, la Dame, c'est le trou pour moi, les souvenirs me manquent. Il me faudrait revoir ce film : je ne sais plus s'il s'agit de la tirade de l'être ou ne pas être ou s'il s'agit de la tirade du cimetière, avec le crâne de Yorrick, bouffon du roi.

Je ne sais plus que dire ni que penser à partir de ce que j'ai pu vivre ou entendre.

Jean-Jacques M’µ 

24/05/2012, 13:08 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de JJMU le 24/05/2012 à 12:14

souffler, se poser, se déposer, attendre

quoi faire d'autre ? un nouveau souffle viendra

nous nous usons et ne savons gérer nos énergies,

viens voir mes pivoines dans le jardin mais dépêche-toi, leur beauté est  éphémère! 

24/05/2012, 13:22 | Par JJMU en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 13:08

Venir voir les pivoines ? Je peux... Dès la semaine prochaine si tu veux. Pas le week-end, je répète PAUVRES ADMINISTRÉS avec la compagnie de théâtre de l'opprimé NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir).

D'ailleurs, à défaut (ou en prévison) d'un festival de l'amitié que j'appelais de mes vœux pour le solstice d'été, tu pourrais (vous pourriez tous) venir assister à cette représentation, c'est à LA PAROLE ERRANTE, chez Armand Gatti, à Montreuil (93700) : gratuit, mais inscriptions obligatoires à cause des raisons de sécurité.

Jean-Jacques M’µ

30/05/2012, 12:15 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 13:08

viens voir mes pivoines dans le jardin mais dépêche-toi, leur beauté est  éphémère!

@ la dame du bois-joli

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serais sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1587

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Bise aussi Baiser.

 

24/05/2012, 12:17 | Par malto cortese

Surprisquel magnifique voyage vous nous faites faire là Chère Dame...Sourire

(moi qui vais voir le banquier tout à l'heure...Rigolant)

...et le plastique étant passé dans notre ADN,  nous sommes devenus depuis peu des hommes plastiques, ouh là là!

bon j'y vais,

énormeBisou

 

 

24/05/2012, 13:04 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de malto cortese le 24/05/2012 à 12:17

j'aimerais remonter le temps ! ô que j'aimerais

dans cet ancien temps, on n'aurait pas inventé le banquier, ni le plastique Clin d'œil

courir nu et libre, sans entraves

c'est peut-être ça la mort 

je veux une nouvelle vie, pour nous, pour vous, pour moi 

30/05/2012, 12:20 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 13:04

je veux une nouvelle vie, pour nous, pour vous, pour moi

@ la dame du bois-joli

je veux une nouvelle vie, pour nous, pour vous, pour moi...avec un nouveau Mécanisme Européen de Solidarité entre les peuples  RêverieRêverieRêverie...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Bise aussi Baiser.

 

 

24/05/2012, 12:51 | Par M art'IN

maturite.jpg

 Maturité                                                                         M art'IN

Superbe texte , j'aime et je suis en complet accord. Va voir sur mon blog si tu as le courage, je parle de la même chose à peu prés.

Même la poussière d'étoile qui construit notre monde est importante, pourvu que l'on puisse s'y pencher pour l'écouter...qu'elles  nous comptes ses voyages pour que l'on puisse naviguer facile, sans s'égratigner. Ce sera mieux que de se taper des brasses coulées dans des rivières d'argent où ne flotte aucun graal pour nous envoler

Souffle de boules de plumes d'amitié

24/05/2012, 13:06 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de M art'IN le 24/05/2012 à 12:51

j'aime tes rivières, je m'y plonge avec délice, et merci pour cette créature crachante qui remalaxe nos atomes, de tout ce malaxage surgira autre chose, autre qui , autrement

24/05/2012, 14:05 | Par M art'IN en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 13:06

Bien évidemment, dame arc en ciel du bois joli, tu as remarqué que quand la vie donne du yang elle donne aussi du yin.  Avec les deux nous fusionnons en autre chose. Personne ne peux savoir en quoi . Vivons là, tout de suite, comme nous sommes . Demain seulement nous saurons pourquoi et en qui ou en quoi autrement nous aurons été...

Mais j'y pense demain doit être traversé ! Houlala , on se bouche le nez et on ferme les yeux on saute dans le yang, on s'en fou! le yin sera la grosse bulle d'air qui nous remontera à coup sûr à la surface. Bisou

partance.jpg

Partance

24/05/2012, 13:25 | Par Bob 92 Zinn

Encore un texte magnifique Dame... Pouvons-nous encore changer le cour des choses avec nos moyens dérisoires ?

 

 

 

24/05/2012, 13:41 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 24/05/2012 à 13:25

who knows ?

nous faisons notre grand possible !! 

24/05/2012, 13:38 | Par Jonasz

Superbe billet.

J'ai essayé de dire la même chose que toi ici, il y a quelque temps mais en moins... disons cosmique. Parce qu'entre tout et rien faudrait pas oublier le reste.

24/05/2012, 13:47 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Jonasz le 24/05/2012 à 13:38

j'irai le lire Jonas, là il est temps de poser un pied fragile dans le  jardin après le siestou ! 

24/05/2012, 13:41 | Par C’est Nabum

Dame du bois infini

Vous avez dit presque tout sur ce petit rien qu'est l'homme dans cet immense Tout dont il ne veut rien savoir, moins que rien comprendre et presque tout détruire ...

Poussière nous redeviendrons poussière, certainement pas d'étoile d'ailleurs dans jamais nous ne brillâmes par notre sagacité et notre ampathie pour dame terre et ses hôtes.

Ce grand tout sera bien plus encore si ce petit rien humain n'avait imposé ses délires totalisants. Merci à vous pour ce texte brillant d'obscure clarté.

24/05/2012, 13:48 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de C’est Nabum le 24/05/2012 à 13:41

il faut que je trouve cette info, si il parait que nous avons un microscopique morceau de silice dans le coeur de chaque cellule, je veux croire que c'est un reste d'étoile !!!

24/05/2012, 16:15 | Par hasbeen en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 13:48

@la dame du bois joli qui fait rougir ses pivoines avec Spinoza ...

Ces femmes, parlent d'horloge cosmique , votre silice n'est pas loin ...

,°)

25/05/2012, 00:32 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de hasbeen le 24/05/2012 à 16:15

hasbeen , me voilà embarquée dans ce fascinant documentaire, je vous en remercie, je poursuivrai demain

j'en pince pour coppens mais vlatipas que lui et ses potes mettent le désordre dans mes élucubrations, non mais !

il existerait une mémoire intérieure ? j'en suis persuadée

l'articulation des os du cerveau participe de la mécanique des fluides, les cerveaux fuient donc .. quittent l'europe ...

j'en arriverai au calice que vous me promîtes, bonne nuit à vous, je suis has been 

27/05/2012, 09:38 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de hasbeen le 24/05/2012 à 16:15

@ hasbeen et la dame du bois-joli

Bonjour,

Nous n'avions pas compris, o ! Noble Dame du Bois-Joli, que ta poésie était filtre d'amour, quintessence de pivoines devenues épicuriennes à la manière de Spinoza et de Michel Onfray et qu'elles n'avaient pas le choix puisqu'elles poussaient en pleine terre épicurienne RêverieRêverieRêverie...!!!

Merci de nous l'avoir fait comprendre de l'explosion de tes pivoines rouges IdéeÉtoile...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Wie schön leuchtet deine Morgenstern BaiserBaiserBaiserRêverieRêverieRêverieClin d'œil...!!!

26/05/2012, 11:43 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 13:48

Dame du bois étoilé

Un morceau de silice dans le cœur, un petit grainde sable pour contrer les méchants ...

26/05/2012, 11:51 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de C’est Nabum le 26/05/2012 à 11:43

et un peu de danse , tiens , Nabum on se bouge la crête ??? http://blogs.mediapart.fr/blog/la-dame-du-bois-joli/260512/coco-bouge-ta-crete

24/05/2012, 14:52 | Par Shaams

Phiolosophique reflexion avec des mots simples. J'aime beaucoup.

Quelques idées, dans le desordre, que cette lecture m'inspire:

 

Il y avait un début et il y aura bien une fin. Combien de temps nous reste-t-il ?  Who knows?

 

Quand j'etais petit j'essayais d'imaginer le moment où il n'y avait RIEN (un peu avant le big bang) et bizarement ça se confondait avec le TOUT. Tout devenait rien et vice versa; j'avais le vertige et ça m'amusait. Voir l'unité de tout être dans le rien... amusant. Mais surtout me permetait de relativiser la betise des uns et la connerie des autres et accepter mes propres limites.

... et un peu de Rumi

« L’être humain est une auberge
Chaque matin un nouvel arrivant
Une joie, une déprime, une bassesse
Une prise de conscience momentanée arrive
Tel un visiteur inattendu.

Accueille les et reçois les tous
Même s’il s’agit d’une foule de regrets
Qui d’un seul coup balaye ta maison
Et la vide de ses biens.

Chaque hôte, traite le avec respect
Peut-être te prépare t’il
A quelque nouveau ravissement.

Les sombres pensées, la honte, la malveillance
Ouvre leur la porte en riant
Et invite les à entrer
Aie de la gratitude
Pour tous ceux qui arrivent
Car chacun a été envoyé
D’en haut comme guide. »

Will Johson « Rumi, union des regards, fusion des âmes » Gange Editions
p 150-151

Portez vous bien chère Dame du bois-joli:

24/05/2012, 15:48 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Shaams le 24/05/2012 à 14:52

magnifique postage, Shaams ! merci merci

 

24/05/2012, 15:02 | Par JJMU

Anne Vanderlove : Ballade en novembre

Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu

{Refrain:}
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.

Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup

{Refrain}

Si j'ai fondu tant de chandelles
Depuis le temps qu'on ne s'est vus
Et si je lui reste fidèle,
À quoi me sert tant de vertu ?
Qu'on me laisse à mes amours mortes !
Qu'on me laisse à mes souvenirs
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on me laisse le temps d'en rire
Le temps d'essayer d'en sourire...

{Refrain}

Qu'on me laisse le temps d'en rire

24/05/2012, 15:57 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de JJMU le 24/05/2012 à 15:02

j'ai bien connu Anne,  c'était en 68, .... elle a bien disparu de nos radars!!!!

24/05/2012, 15:16 | Par JJMU

Prendre le tempsPrendre le temps © ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(trouvé au hasard, sur la Toile)

Prendre le temps. Prendre, juste, le temps qu'il faut. Freiner... car on se rend bien compte que l'on va trop, trop vite !
On va trop vite ! hein ! on s'en rend compte...
La preuve ? On n'a jamais le temps...C'est lui qui nous a. C'est pas de sa faute, on a tout fait pour avoir des comptes à.. lui rendre. Si encore ce n'était que des heures...
D'abord, on a inventé l'heure....Alors, ça a tué le temps...(?...) Avant "ça", on l'avait, le temps. Après "ça", on a plus le temps. On a l'heure devant...On joue à cache cache temps..
Météo : à l'heure H ! il fera beau ! Au temps X : il fera mauvais...
Hé ! le mauvais temps, ça n'existe pas ! ok ! On peut éventuellement passer un sale quart d'heure...
Mais le mauvais temps...Ils vous emmerde ! et pour l'éternité...Le temps n'a jamais été mauvais,
c'est nous ! c'est tout !
Mais je ne suis pas venu là pour faire l'apologie des temps ou du temps. Ni pour tuer encore le temps.
Il suffit, je pense..
Je suis venu écrire sa réhabilitation.. Je suis revenu pour vous donner du bon temps...
Si je me loupe, là, je suis merdeux..Tout le monde m'en voudra, d'avoir perdu.. son temps. Moi, le premier, forcément !
Non ! je suis venu pour vous parler du temps qu'on aurait. Du temps qu'on aurait pu avoir, si on l'avait pris à l'heure, en oubliant l'heure. En oubliant l'heure... le leurre.
"excuse-moi ! tu sais qu'elle heure c'est ? "
Rires...: "mais tu sors d'où, toi ? tu sais pas qu'aujourd'hui l'heure est morte ! on vient d'écraser la dernière montre, de décrocher l'ultime horloge. Change ton appli téléphone ! oublie l'heure ! le temps t'appartient ! pas l'heure...évidemment..."
Sérieusement, je voulais parler de tout ce temps qu'on ne prend pas... parce que c'est l'heure. Et que c'est pas l'heure pour Ô temps ! suspends ton vol... Parce que tu sais, si on avait ce temps là... Si on le prenait vraiment, on ne serait pas les mêmes, on ne vivrait vraiment pas pareil...
C'est de ça que je voulais te parler...
De si on avait..

que le temps... Si on avait que le temps et plus d'autres mesures... Je te jure ! je le prendrais vite ! je prendrais "vite" l'habitude... de ne plus l'avoir, l'habitude. Car il y a un temps pour tout...
Un temps pour le prendre comme on veut.
Un temps pour le laisser quand il faut.
Un temps pour le partager, un temps ou deux...
Un temps sans préjudice.
Un temps sans sacrifice.
Un temps sans artifice.
Un temps sans rapport.
Un temps d'avec et d'encore.
Encore avec et avec encore.

Un temps qui vient
Un temps qui va
Un temps empreint
Mais empruntant
D'autres pas.
Un temps nouveau.
Un temps naïf
Comme un tableau.
Peint sur le vif,
Un tempo.
Un temps en-dehors
Un temps en-dedans..
Un temps fort
Autant dans l'effort
que sans.
Un temps pour apprendre
À prendre le temps...
Un temps pour comprendre
Que je n'ai pas encore pris le temps,
De t'aimer...
Enfin, le temps
D'une éternité.

(Fred Charlet)

24/05/2012, 15:57 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de JJMU le 24/05/2012 à 15:16

couverture réconfortante de mots , forts, solides, heureusement que l'on sait les dénicher, se les passer, merci , me voilà émue, ami Mu

présentément, je danse sur du charlie winston, ce mec me fait dresser les poils

y a des poètes, y de la danse, de la musique, des fleurs, des drapeaux rouges, des caresses, des enfants et leurs grands yeux, des mains qui s'ouvrent , , des contes, des déserts à ensemencer, des soleils qui nous gonflent, mais c'est que ce monde serait beau alors ? même s'il est fugitif et même si nous le traversons  sur la pointe des pied

fichue vie, sacrée vie

cueuille l'heure, je retourne danser ...  la danse-heure printanière , là 

quand le crabe aura desserré ses éteintes mortifères, vous viendrez me visiter, tous et toutes, et nous dormirons sous les étoiles, bercés par le vent, c'est tout

24/05/2012, 15:56 | Par kakadoundiaye

Princesse transylvane

Rackösi fut son père, Yourane sa mère qu’il viola d’amour en Ukraine.

Dans le taxi il a troussé ta robe de laine.

Fiancée à l’aubépine noire tu prenais nid

dessinant des chevaux sur le papier d’un ciel orange

tout crachotté de riz.

Il gèle à cœur fendre.

Il disait leur peau caramel, les boues jaunes de l’Amazone, ce bordel de Manaus,

un bas-flanc patiné, une table, une cuvette d’eau

et des chapelets de filles vanilles et caramels

seins pointus, cheveux noirs,

qui sentaient le suif, le musc, la mousse et dansaient

mimaient l’amour, se branlaient, pissaient debout, jouissaient , hennissaient de plaisir , de rire, de cachaça, gobaient son sexe,

lui donnaient leur miel d’acacia dans le ricanement des singes le piaillement des perruches qui passaient en bandes et les airs de samba et de bossa-nova qui venaient du dancing.

Tu respires dans ses châles l’odeur des fumées et des boues

du grand fleuve mystique où méditent les caïmans, logarto

Civita te guide par des couloirs de sable gris.

Il disait :

« C’est le vent qui forge nos racines

C’est le vent »

Sa voix s’écorchait de ronces

« Il faut lever le camp, il faut foutre la paix

comme une gueuse

debout

sans enlever ses bottes

dans le creux d’un fossé

là où boivent les loups

les dents plantés dans sa nuque grasse,

lui planter un bâtard comme on plante un arbre

avec toutes ses racines.

Il faut mettre le nez dans les étoiles comme dans la fourrure d’un chien

Il faut lever le camp sans porter sur son dos

La tente noire des shammars bédouins

Nos racines courent le long des chemins de fer

Paris-Vladivostok- Bonjour Blaise-

Ouaga-Abidjan ma gazelle et la Maria Fumaça.

Partir, enlever cette boue

24/05/2012, 16:07 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 24/05/2012 à 15:56

vanille, sang , caramel,  larmes, miel,

boue, vase, trou, nase

tu te vautres dans les ailes rouges du soleil

les chevaux se cabrent sous le sel

s'enfoncent dans la plaine battue

à tire-d'aile

des corbeaux transparents se drapent dans leur dignité violacée

scories, zébrures, griffures, plaies, naufrages, ravages

j'ai égaré la lune  que j'avais décrochée

pour toi

il n' y a plus de putains, de reines, ni de rois

les gueux rudes et rugueux réclament leur saoûl 

abattus, assoiffés, décoiffés, hérissés

les mains en sang d'avoir enlevé tous ces barbelés

il est temps de s'aimer

 ( ah ce que j'aime ce que vous avez écrit, Kakadoundiaye, merci à vous ! )

 

24/05/2012, 17:39 | Par elisa13

'Soir la Dame, ton texte me fait penser à un livre que je viens de finir :  La malédiction de Marco Polo...

En gros, nous possédons dans nos gènes le secret de la guérison des maladies futures, à condition de savoir utiliser le langage qui se cache dans nos codes génétiques... Pour exemple, un village d'Angleterre a eu un taux particulièrement bas de mortalité durant la peste noire. Une anomalie génétique était présente sur plus de la moitié de la population... Comme quoi, tout n'est pas noir mais tout dépend de nous... 

24/05/2012, 17:49 | Par Grain de Sel HV

Nous sommes tous des funambules !

Tous-des-funambules.jpg

© Michel Maier

25/05/2012, 02:32 | Par JJMU en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 24/05/2012 à 17:49

La LuneLa Lune © Georges Meliès

24/05/2012, 18:35 | Par Hélène Genet

Entre le Tout et le Rien, il y a le Petit, le Fragile et le Délicat... Il y a les mots, il y a l'amour, les secrets, le ravissement, les victoires silencieuses, il y a les enfants, le désir et le printemps, les souvenirs que nous laissons et ce que nous avons transmis d'humanité...

24/05/2012, 18:39 | Par JJMU en réponse au commentaire de Hélène Genet le 24/05/2012 à 18:35

Il y a l'un, il y a l'autre, il y a deux qui ont fait ce qu'ils ont fait, pour le meilleur et pour le pire. Et ainsi de suite, à l'infini jusqu'à la fin des temps. Il y a toi, il y a moi, il y a ce que nous ne savons même pas que nous avons fait et qui reste derrière nous, comme une trace sur la vague...

Jean-Jacques M’µ

24/05/2012, 21:43 | Par Hélène Genet en réponse au commentaire de JJMU le 24/05/2012 à 18:39

Bonsoir JJmu, dans ce fil, je vous découvre... c'est par les mots que tour à tour nous nous perdons et nous nous sauvons... bonne soirée.

25/05/2012, 01:26 | Par JJMU en réponse au commentaire de Hélène Genet le 24/05/2012 à 21:43

« Je désirais le mouvement et non une existence au cours paisible. Je voulais l'excitation et le danger, et le risque de me sacrifier pour mon amour. Je sentais en moi une énergie surabondante qui ne trouvait aucun exutoire dans notre vie tranquille. »

Léon Tolstoï : Le Bonheur conjugal.

24/05/2012, 20:46 | Par la dame du bois-joli

des traces .. emportées par le vent

du vent ... qui comble nos traces

entre les deux, du mystère

25/05/2012, 01:28 | Par JJMU en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 24/05/2012 à 20:46

« On ne devrait pas nier que la liberté de mouvement nous a toujours exaltés. »

Wallace Stenger, L'Ouest américain comme espace vital.

25/05/2012, 02:31 | Par JJMU

Je n'aime pas les citations. Celles que je viens de faire plus haut me paraissent pourtant mieux dire avec les mots des autres des pensées qui se désengourdissent de l'hiver à la lecture de vos mots.

Je les ai tirées du début du troisième chapitre (Carthage) du livre de Jon Krakauer : Into the wild, dont Sean Penn a fait un admirable film. Celle qui m'a dédicacé ce livre m'avait écrit :

« du cours de notre promenade lyonnaise, voici le "monde sauvage" »

et, elle a ajouté à peine plus bas, laisant un intervalle blanc :

« Tendres S et vibrant W »

Que le W puisse rappeller le "wild" du titre ou le symbole du travail, ne me permettait pas de saisir d'où venait donc le S, en dehors du nom du protagoniste principal, Chris McCandless, dont le livre raconte l'histoire.

Mais il y a aussi, plusieurs mois après, la musique de ces mots qui avaient été lus, les lèvres gercées, devant les bouquinistes de l'autre côté du pont ; il y a la tendresse dessinée seulement pour se livrer ensuite au regard, plus tard, avec son goût de revenez-y ; il y a la sinuosité d'une écriture ; une ligne incurvée ; la zébrure d'un signe en bout de ligne ; et la marque noire du stylo ; le S reste la trace poignante du geste sur la page dédicacée où se sont cambrés les doigts engourdis en ce si rigoureux premier dimanche de février.

Voilà.

Cet hiver a été particulièrement froid. On sent à peine ce soir la douceur tombante de l'été commencer à fleurir dans un Paris encore pris de gris où ne rôdent que les touristes pressés accélérant le pas devant les assemblées des Indignés. Cette nuit, ceux ci enfin peuvent dormir à la belle étoile, enveloppés sous les couvertures de survie.

Froid particulier, ça a été cet hiver.

Jean-Jacques M’µ

25/05/2012, 03:33 | Par danivance

Combien de temps nous reste-t-il ?  

Pas beaucoup, mais nous avons déjà tant voyagé.

6 ou 7 millions d’années que nous marchons sur cette terre.

40.000 kilomètres tous les jours pour ceux qui habitent sur l’Equateur.

150.000.000 km par an autour du soleil, pour tous.

Nous faisons tranquillement le tour de notre galaxie à plus de 900.000 km/h.

Notre galaxie et nous avec sommes lancés dans le grand tout à presque 2 millions km/h.

Et même pas décoiffé quand on met le nez dehors.

Alors prenons le temps qui nous reste.

http://www.youtube.com/watch?v=8Eutjnnz4hE

Bonne nuit Dame du bois.

25/05/2012, 07:58 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de danivance le 25/05/2012 à 03:33

merci, la nuit fut bonne Danyvances et le réveil, lumineux

si notre long et rapide voyage cosmique pouvait durer un peu ! ... quand même ... j'ai des tomates à planter, des petits-enfants à faire rire

cueillir le jour ? l'heure ? la minute ? la seconde ?

ça je le fais tous les jours, prendre le temps de vivre aussi comme le chante le Moustaki

finitude, mouvance, dormance, évolution

j'aimerais bien une évolution entre guillemets,  "naturelle",  pas forcée et contre ma volonté ... c'est l'orgueil des petits que de vouloir croire qu'ils peuvent changer le cours du monde, à bientôt et bonne journée à vous !

 

 

31/05/2012, 07:18 | Par danivance en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 25/05/2012 à 07:58

Il parait que notre soleil perd plus de 4 millions de tonnes d'hydrogène par seconde. Ce qui ne lui laisse plus qu'un peu plus de 4 milliard d'années à vivre. Après il nous bouffera tout cru, non pardon, tout cuit.

Il reste donc un peu de temps pour la dormance et voir grandir tomates et mômes, et tout ce qu'on a planté.Sourire

Bon il y a bien le fait que quelques galaxies se dirigent vers la notre, y aura t-il fusion ou collision ? On verra bien, les paris sont ouverts. Rigolant

 

31/05/2012, 07:48 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de danivance le 31/05/2012 à 07:18

fusion, fission ... le nucléaire nous guette et nous tend ses croche-pattes .. les paris sont ouverts .. mais ça peut péter ailleurs qu'à paris ... Cool

31/05/2012, 09:44 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 31/05/2012 à 07:48

fusion, fission ...

@ la dame du bois-joli

Bonjour Noble Dame du Bois-Joli,

Se méfier de ces fusions pouvant devenir fissions destructive et se oser, le plus gravement de l'univers, s'il ne s'agit d'un V.S.O.P (Virgen Santa Otro Pedo) PerplexePerplexePerplexe...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte .

31/05/2012, 14:45 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 31/05/2012 à 07:48

Nous voilà rassurés Dame... Surpris

25/05/2012, 06:58 | Par Gilbert Pouillart

Oh, que je me sens mal! je viens de lire et contempler tout le fil de ce billet, et chacune-chacun y vient dire et montrer des choses qui emportent ma sympathie, avec sensibilité, avec passion, avec talent souvent ...et cela me laisse insatisfait.

Car, j'en suis convaincu, tout ce que vous sentez, tout ce que vous montrez, tout ce que vous ressentez, il faut le reprendre avc la rigueur de la froide raison. Parce que le sentiment est trompeur. La froide raison, aussi : mais elle sait douter d'elle-même, se tenir en suspicion, alors que le sentiment s'emporte.

Oui, notre monde vivant est un tout petit coin ordonné d'un grand désordre. Oui, nous sommes fruits "du hasard et de la nécessité". Oui, nous nous sommes allumés et nous nous éteindrons, sans doute avant d'avoir actualisé une trop grande part de nos énormes potentiels. Oui, nous avons pris possession folle de notre planète. Oui, nous avons construit l'immense vaisseau d'un monde humain que nous sommes incapables de piloter ; et pis, auquel nous ne savons assigner un but.

Mais nous avons, aussi, jeté un peu de lumière sur  cette histoire obscure. Nous sommes capables de désirer sans espérer; de commencer à savoir être, non plus prédateurs ou proies, mais adversaires/partenaires, unis et opposés avec un but commun; d'apprendre toujours, avec la certitude que nous ne saurons jamais tout . Nous  parvenons, parfois, à coordonner nos trois cerveaux, à nous découvrir des passions ni aveugles, ni irresponsables ; trop rarement...

Se combattre, sans se haïr ni se blesser, sans rien détruire. S'entr'aider, sans autre souci que l'achèvement d'un projet commun ; ou la compatibilité de deux projets apparemment sans lien. Nous acharner à poursuivre sans répit la construction toujours remaniée et jamais achevée d'un méta-ethos, d'une éthique . Continuer à apprendre, à comprendre un peu plus , sans illusion ni défaillance. Parce que c'est cela que nous sommes : une espèce qui vit , comme toutes les autres ; mais qui le sait, et ne peut consentir à agir dans un éternel présent , dans une immuabilité de ses ressources et de ses besoins.

Aussi longtemps que nous le pourrons, aussi complètement que nous y parviendrons . "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer." Entreprendre une hominescence destinée à ne jamais s'achever.

Et, comme vous le faites, amis, en semant des fleurs de formes et de couleurs, de pensées et de langages . Mais pas seulement... Je sais que vous le savez, et que vous le faites : continuons, vers plus de beau...et plus de raisonnable.

25/05/2012, 08:06 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 25/05/2012 à 06:58

merci Gilbert pour ce long et raisonné commentaire

le mot raison résonne chez moi mais quand j'écris la raison s'éloigne, les mots galopent de leur propre chef ..

c'est pour cela que nous sommes des hominidés complémentaires, les un peu plus raisonnables et les un peu plus rêveurs

le secret est peut-être pour nous de partir sans regrets, pour notre dernier voyage, en faisant confiance à la raison et à la construction d'un avenir meillleur par nos descendans

de lâcher le bout de gras, d'imaginer que ça ira bien,  que la vie continuera après nous de plus en plus respectueuse des ressources de la planète

mourir sans regrets, faire confiance, croire au partage et à la solidarité dans des micro-projets de vie,  ce que nous faisons chaque jour

ô que j'aimerais faire confiance à cette évolution-là, sans regarder maintenant les dégâts collatéraux de l'histoire humaine actuelle !

vous avez raison Gilbert, faisons confiance à cette humanité-là

 

 

25/05/2012, 08:42 | Par JJMU en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 25/05/2012 à 08:06

En tout cas : pas question que, pour ce qui serait de mourir, ça se passe maintenant !... Pas question. Ce n'est pas l'heure. Ce n'est pas le moment. Il reste des choses à continuer et à achever. Nous avons assez de vies en nous pour ne pas se laisser aller au premier chancre qui nous saisit.

Il y a une image qui m'a aidé à tenir pendant la première campagne électorale (entre les deux tours des présidentielles). C'était Zane qui l'avait envoyée : un point rouge et la ligne noire de la bête immonde sur fond bleu. Nous en sommes tous là, aujourd'hui, chacun de nous en est là. Faut que je la retrouve. J'ai passé du temps cette nuit à la chercher et, pour le moment, pas pu trouver... J'ai du boulot... Enfin, il faudrait que je travaille pour vendre les bouquins, je ne sais pas faire : je sais fabriquer des livres, je ne sais pas les vendre. Au ministère, il m'a été dit qu'un vrai éditeur sait vendre ses livres. Je ne suis pas fini, quoi. Bref. Pour toi, La Dame, j'ai nécessité de trouver une image de persévérance et d'adaptation. Nous sommes tous les gueules cassées d'un système. Faut s'y faire. Faut se faire les uns aux autres. Faut savoir se frotter les uns aux autres. Les unes aux autres. Moi, je suis prêt. Droit. Droit face au soleil. Cette salope de mort ne pourra me frapper que debout avançant vers la lumière. Comme Eurydice que ce con d'Orphée n'a pas su ramener parce qu'il est trop concentré sur son art, l'idiot, au lieu de s'occuper de son amour.

Je te trouve l'image et je reviens, La Dame. Et surtout, fais pas de bêtises pendant que j'ai le dos tourné, hein ?...

Jean-Jacques M’µ 

25/05/2012, 09:46 | Par JJMU en réponse au commentaire de JJMU le 25/05/2012 à 08:42

J'ai trouvé : c'était TACHE ROUGE SUR FOND BLEU, d'Alain Groetzinger... Sur le fil du 1er mai de Léon et Paulette :

Tâche rouge sur fond bleuTâche rouge sur fond bleu © Alain Groetzinger

 

25/05/2012, 09:47 | Par JJMU en réponse au commentaire de JJMU le 25/05/2012 à 09:46

Comme on peut voir : le chemin est long jusqu'à l'ouverture, oui, mais reste qu'il est ouvert. Il ne peut en être autrement.

Jean-Jacques M’µ

31/05/2012, 17:13 | Par Gilbert Pouillart en réponse au commentaire de JJMU le 25/05/2012 à 08:42

Nous partons tous avec du "pas fini"; et notre espèce ne sera pas achevée quand la vie du dernier humain s'achèvera. C 'est....ce n'est, ni gai, ni triste, JJMU. J'ai fabriqué des livres parce qu'on me les demandait. Le dernier, seul qui ne soit pas "sur commande", je ne cherche pas à le vendre, mais à le faire lire, à entrer en débat sur ses contenus. Il a pour titre :"Tous élèves, tous maîtres, toujours", et je le "case" ici par petits morceaux...Se frotter les uns aux autres? Mais on ne fait que ça, sans y prendre garde, et sans en retirer les avantages d'hominisation qui sont potentiels dans ces frottis...

Je regrette bien, mais l'art d'Orphée fut impuissant à ramener Eurydice ; et si puissant, qu'il émeut encore aujourd'hui...Orphée peut nous rendre plus attentif à nos Eurydice(s)... et à la force de la beauté aux innombrables formes.

25/05/2012, 07:19 | Par Philips Michel

La Dame,

J'aime beaucoup votre billet. Dans le fond et dans la forme. Ce que vous écrivez, l'histoire que vous racontez est une aventure formidable où tout est matière à s'extasier : comment ne pas être subjugué par cette réalité, à savoir que nous sommes de la poussière d'étoile, le fruit d'une explosion puis d'une évolution pleine de fureur et de bruit où le hasard et la nécessité ont toute leur place ?

On me rétorquera que ce monde est horrible, injuste et que nous, les humains, ne faisons rien d'autre que de tout faire pour casser l'harmonie. C'est vrai, mais à côté de cela, il y a aussi ces petits gestes de rien du tout, ces regards d'amoureux avec toute la luminosité possible, témoignages d'un futur meilleur.

Ces constatations font ma philosophie de vie.

25/05/2012, 08:11 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Philips Michel le 25/05/2012 à 07:19

cultive ton jardin, le jardin de ton coeur, le jardin des coeurs de tes voisins, cultive, cultive tous ces jardins avec coeur et courage

de temps en temps, courbe-toi sous l'effort et reprends souffle

ne te dis pas que tout cela est vain, vin ?

les atomes se recomposeront et les mâchoires des hominidés évolueront encore, bien après toi  ( voir le film posté plus haut , très intéressant  Ces femmes, parlent d'horloge cosmique )

26/05/2012, 12:11 | Par malto cortese en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 25/05/2012 à 08:11

Surprisextraordinaire,ce doc!

je vais voir mon frère chéri, et son adorable jardin, il va adorer votre prose!

merci encore et bon week end à vousSourire

27/05/2012, 09:49 | Par graine en réponse au commentaire de malto cortese le 26/05/2012 à 12:11

Superbe texte ( je le découvre ce jour) : j'aime beaucoup, quelle écriture...

quand au lien : passionnantSourire.

Et aussi tous les commentaires : quelle richesse 

merci !

 

31/05/2012, 17:16 | Par Gilbert Pouillart en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 25/05/2012 à 08:11

On aime encore plus -et mieux- son jardin quand, non content de le soigner, de le contempler, on lève le nez à ses heures...pour voir la vaste monde, et l'aimer comme son jardin.

27/05/2012, 12:49 | Par sourisgrise

Je débarque, en retard. Pas eu le temps de prendre le temps qu'il faut.

J'aime votre prose, cet élan, cette bienveillance. Fée ou ange, je ne sais, mais vous êtes une créature humaine lumineuse.

J'ai vu le documentaire aussi. Ca parle de déterminisme finalement. Je ne sais que penser.

Il y a des faits, des traces concrètes. Le sens nous échappe, peut être l'humanité est elle trop jeune encore pour accéder à ce pourquoi elle est. Les questions nous reviennent alors en cascade. Peut être est-ce cette absence de raison qui nous pousse à nous auto détruire. Parce que nous ne sommes pas certains que nos vies soient précieuses, nécessaires, parce que nous sommes au bord de la falaise et que nous ignorons si nous devons nous jeter dans le vide où si nous devons seulement être là et nous nourrir de toutes les splendeurs. Peut être est ce notre travail, voir la beauté pour que naisse en nous le désir de la protéger.

Ou pas.

Je vous embrasse.

 

31/05/2012, 07:52 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de sourisgrise le 27/05/2012 à 12:49

ange ou fée, ange défait,

fée ou ange,` fée louange, 

ange à souffler, ange ou fée, 

ange ou fée, fais bien

fais bien

31/05/2012, 10:03 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 31/05/2012 à 07:52

ange ou fée, fais bien

fais bien

@ la dame du bois-joli

Bonjour Noble Dame du Bois-Joli,

A force de faire usage de mérités superlatifs, je n'en ai plus en stock pour te signifier la magnificence de ces nobles paroles Mort de rire (lol)...!!!

Ne pouvant pas être fée, quoi que parfois je le souhaite Penseur , mais c'est un autre débat Clin d'œil, j'essaie d'être l'ange qui pratique et diffuse au mieux ces paroles : Le philosophe, c’est celui qui, dans la simplicité, voire le dénuement, met de la pensée dans sa vie et sa vie dans sa pensée. Il tisse de solides liens entre sa propre existence et sa réflexion, sa théorie et sa pratique. Pas de sagesse sans implications concrètes de cette imbrication. (source : http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/050910/le-volontarisme-esthetique) Clin d'œil

Comme Monsieur Jourdan faisait de la prose, toi Ô Noble Dame du Bois-Joli, pratique cette philosophie au plus haut point.Sourire

A ce titre Mort de rire (lol) j'ai fait parvenir à Pierre Juillot : http://blogs.mediapart.fr/blog/la-dame-du-bois-joli/270412/bouge-ton-q  à des fins strictement thérapeutiques pour que ce jeune homme de 45 ans soit, encore plus actif dans sa recherche et que je puisse le trouver riche et prospère en compagnie de son épouse et de ses 2 garçons de 6 et 10 ans Innocent.

Je suis certain que j'aurais une confirmation de cette excellente surprise tant je sais le bien qu’exerce sur nous tes talents de poétesse RêverieRêverieRêverie...!!!

Si tu pouvais, pour être absolument sûr d'atteindre ce résultat au plus tôt, lui faire bénéficier d'une thérapie poétique personnalisée, je serais le plus heureux des hommes Mort de rire (lol)...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Bise aussi Baiser.

 

 

27/05/2012, 13:09 | Par Grain de Sel HV

Bon, ça ira pour cette fois, mais arrête de mettre tout à l'imparfait ou au passé, DdBJ, tout ça est loin d'être terminé ! Il y aura encore des multitudes de beaux jours, et des souvenirs à entasser....

31/05/2012, 07:54 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 27/05/2012 à 13:09

eh bé oui c'est vrai you're right 

je suis d'un optimisme fol et cueille ce jour avec toi 

sourires, Grain!

31/05/2012, 10:06 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 31/05/2012 à 07:54

je suis d'un optimisme fol et cueille ce jour avec toi

@ la dame du bois-joli

Et tu nous transmets cet optimisme, tout à fait résonnable et résonné, jusqu'au plus profond de chacune de nos cellules Mort de rire (lol)...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte .

Bise aussi Baiser...!!!

29/05/2012, 23:34 | Par Lepeuple 74

- FemmHumanisme -

"Quand on est deux, ce n'est pas la même chose"...Une chanson de Chevalier je crois :

Essai sur les Vivants de la Terre ? Qua-Trains à prolonger... :

 

Heureuses et Heureux ceux qui aiment les fleurs,

Qui les aiment et les soignent et leur trouvent une place,

La trouvent sans la chercher, créant les liens d'un Choeur,

Qui fait sourire les yeux des êtres Humains qui passent.

 

Heureuses et Heureux ceux qui aiment les chats,

Les chiens et les chevaux, soit nos amies les Bêtes,

Qui les aiment et les gardent, tant que la Vie sera,

Avant de séparer l'animal et le maître.

 

Heureuses et Heureux ceux qui aiment les gens,

Qui les aiment et qui rêvent de les organiser,

En une société, où Justice régnant,

Toutes/Tous pourront y vivre' et surtout Exister !

- Bernard -

PS <  fdG  : "J'ai transporté le Peuple et Il m'a transporté." BL  (continuons) 

Solidarité Egalité Universalité Liberté ?... (SEUL ou SEL) !

LB

 

 

 



 

30/05/2012, 12:04 | Par Vivre est un village

@ la dame du bois-joli

Question existentielle & essentielle quel est le revers de la médiane ? PenseurPenseurPenseur...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

Bise aussi Baiser...!!!

31/05/2012, 10:14 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 30/05/2012 à 12:04

Question existentielle & essentielle quel est le revers de la médiane ? PenseurPenseurPenseur...!!!

@ la dame du bois-joli

Bonjour Noble Dame du Bois-Joli,

Je viens de trouver ces mots qui pourraient t'être échasses pour trouver une réponse à cette question existentielle et essentielle Mort de rire (lol) ...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte .

Bise aussi Baiser...!!!

LES CHASSES

Ce sont des coups de pieds donnés avec le talon de la chaussure, en ligne basse, médiane ou haute. La délivrance du coup passe par une position caractéristique appelée "armé de chassé". Le tireur est soit de profil au moment de l'impact (chassé latéral), soit de face (chassé frontal).

31/05/2012, 14:24 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 31/05/2012 à 10:14

@ la dame du bois-joli

Bonjour Corinne,

Je viens de faire le lien "un coup de pieds donné avec le talon de la chaussure, en ligne médiane" et le texte "Mon" cher Jean, Si j'apostrophe ce nom, c'est pour te signifier l'esprit d'amitié que je veux y mettre derrière, écrit par Pierre Juillot Super !Super !Super ! ...!!!

Je revois encore la tête de cet ami de 83 ans sur cette terrasse où je t'ai aussi invité entrain de crouler de rire sous cette vraiment très belle page de littérature me disant, clairement, qu'il ne chercherait plus du tout d'emploi en prenant ses distances avec tout ça...En pleurs!!!

Je ne lâche jamais rien et je suis en recherche de la Meilleure Pratique à suivre à partir de son choix d'attendre, tout en lui mettant la main au collet, que le pôle emploi lui trouve un avenir professionnel Penseur...!!!

Si tu as un tuyau, n'hésites pas à lui et/ou me le donner puisque ton expertise en Meilleure Pratique face à cette adversité nommé cancer qui est l'objet du meilleur éloge de la part de nous tous. Sourire

Quand je parle de Pierre, je parle, aussi, de son épouse et de ses 2 garçons de 6 et 10 ans...Cool

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte .

Bise aussi Baiser...!!!

31/05/2012, 14:29 | Par JJMU

Tu m'apprends beaucoup de choses sur le monde, sur les autres et sur moi-même, La Dame. Ne t'en vas pas comme ça. J'ai encore des choses à entendre de toi. Et, si tu veux, j'ai aussi d'assez belles choses à te dire, qui font du bien par où ça passe.

Je t'embrasse.

Jean-Jacques M’µ

06/06/2012, 09:27 | Par Vivre est un village

http://youtu.be/QA4712NAk4U

Il y a cent mille internautes
Est venu le temps des cent mille amis
Cent mille amoureux
Pareils à nous deux
Dans le lit tout bleu de la terre
Cent mille chansons rien qu\'à nous
Cent mille horizons devant nous
Partagés de bonheur
Tout étalé de nos coeurs
Et des châteaux insensés
Et des bateaux étoilés
Et des étoiles oubliées
Et ta poésue et mon écoute
Dans un océan d\'amour

Il y aura cent mille chansons
Est venu le temps des cent mille saisons
Cent mille maisons
Gravées à ton nom
Parmi les moissons de la terre
Cent mille chansons pour nous tous
Cent mille horizons devant nous
Partagés de bonheur
Tout étalé de nos coeurs
Et des pays reconnus
Et des forêts éperdues
Et des chagrins défendus
Et tes yeux et mes yeux
Dans un océan d\'amour

27/06/2012, 17:19 | Par Vivre est un village

Nous venons d’une gigantesque explosion cosmique dont nous ne savons rien.

@ la dame du bois-joli

Nous sommes dans une gigantesque explosion économique, nous savons pourquoi (voir http://www.assoeconomiepolitique.org/?article140 ) et nous ne pouvons rien faire MaladeMaladeMalade...!!!

Pour que ça change En prière...!!!

A bientôt Sourire.

Amitié ÉtreinteBaiser

 

27/06/2012, 17:49 | Par JJMU

Cette après-midi, aussi. Elle serre les points et les dents.

Glop. Pas glop.

Elle reprend sa respiration, la Dame, et elle halète en pensant que c'est bon quand ça s'arrête.

Courage. Courage. Courage. Je ne sais pas quoi dire, moi !...

Chutttt !...

(elle dort.)

Jean-Jacques M’µ

15/07/2012, 01:37 | Par THIERRY de PONTCHARRA

tiens tiens, du grand "tout" au grand" Rien" ça c'est très interessant! bonne soirée ma Dame,   du bois joli, oui bien sur...cela ne pourrait pas etre autrement et c'est plus que parfait..

15/07/2012, 14:32 | Par THIERRY de PONTCHARRA

Vous avez un ami qui ne m'apprécie pas vraiment ma petite dame du bois joli,  une histoire de "mecs" c'est à dire de "ressenti". Un peu dommage. Mais bon la maturité est le fruit d'une longue ascèse dont certains voudraient faire l'économie: ça marche pas comme ça. Cela dit c'est à vous que je m'adresse et à personne d'autre et je souhaite bien qu'un éventuel échange entre  nous  puisse conduire sur de nouvelles "pistes" encore inexplorées et passionnantes. Bonne journée à vous

15/07/2012, 14:41 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de THIERRY de PONTCHARRA le 15/07/2012 à 14:32

pistons, pistons ! ...

je suis sherlock holmette, j'ai pris mon chien à grande truffe, je sui prête Sourire

je ne sais pas me fâcher avec quiconque et trouve intérêt à écouter les gens, quand je sens que je peux m'énerver, je me casse 

les petits riens de la vie, ce peut être  microscopiques fâcheries, pas grave en vérité

 

pas le temps pour ça, le grand tout m'attend !

15/07/2012, 14:55 | Par THIERRY de PONTCHARRA en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 15/07/2012 à 14:41

Le grand "tout" vous attend, nous allons nous y retrouver sans l'ombre d'un doute,  je le connais si bien ce grand tout et vous également, mais comme vous le dites a très bon escient , pas de "temps " pour les betises.. Cette fois ci , il ne s'agit plus d'un rendez- vous mais bien d'une rencontre. A "l'inconnu" ma belle dame, nous y sommes non seulement attendus mais en plus enfin chez nous. (les chiens à grande truffe sont mes très grands amis) Vous avez parfaitement raison de vous "casser" comme vous le dites dès que les gens commencent un peu trop à vous saouler, en cela nous sommes aussi duels que doubles ma jolie dame et j'ai de très beaux conte de fées à vous raconter. Amitiés propables

16/07/2012, 17:15 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 15/07/2012 à 14:41

les petits riens de la vie, ce peut être  microscopiques fâcheries, pas grave en vérité

@ la dame du bois-joli

CoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCoolCool

A bientôt Sourire.

Amitié Bisou.

15/07/2012, 15:05 | Par THIERRY de PONTCHARRA

Ce texte sur le bavardage je l'aime beaucoup , le voici: Le bavardage est l'analogue négatif de la jouissance de la femme. Ce bavardage la femme l'impose, elle est dragon. Mais l'homme qui bavarde le propose: il est bête en étant con. Mais la femme- en étant dragon- peut être bête, et la femme qui bavarde dit des bêtises, tandis que l'homme qui bavarde dit des "conneries". C'est bien vu , vous ne trouvez pas!!!

15/07/2012, 18:33 | Par THIERRY de PONTCHARRA

volupte solairevolupte solaire

j'ai suggéré à monsieur jacques Attali dernièrement, qu'il serait interessant d'envisager les choses d'un tout autre point de vue en ce qui concerne le devenir de "l"humanité" et je lui ai dit: le jour ou il y aura autant d'habitants sur la terre qu'il y a de neurones dans le cerveau, c'est à dire des "milliards", alors nous passerons d'une situation de confusion tout azimuths à une nouvelle situation de contagion "immédiate". Il s'est tout de suite accroché à ses références habituelles sans vraiment vouloir entendre. Et oui les pionniers n'ont pas toujours la vie facile, et j'imagine que vous en savez quelque chose. J'écris beaucoup en ce moment et il serait bon que vous me donniez votre idée sur tous ces textes. Progressivement peut etre. Bonne journée ma belle dame du bois joli

16/07/2012, 12:54 | Par THIERRY de PONTCHARRA

Plus que "tout" et moins que " Rien" c'est une bonne formule qui devrait vous plaire, ou te plaire, le vouvoiement m'exaspère, je le connais si bien. Merci

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