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Signez l'appel international pour Antonio Tabucchi
Vous êtes 4000 à avoir signé l'appel international de solidarité avec l'écrivain italien Antonio Tabucchi, cible du pouvoir berlusconien, lancé à l'initiative des éditions Gallimard. Défense de ceux qui "osent, provoquent et dérangent" et de "la liberté de plume des écrivains indissociable de l'idée même de démocratie", son propos rejoint évidemment la cause de Marie NDiaye, d'ailleurs signataire de l'appel, face aux attaques du pouvoir sarkozyste.
Voici le texte de l'appel de soutien à Antonio Tabucchi, célèbre auteur de Pereira prétend, suivi de la liste complète de ses premiers signataires, ce mercredi 18 novembre. Vous pouvez signer en bas.
Pour Antonio Tabucchi
Les démocraties vivantes ont besoin d'individus libres. D'individus indisciplinés, courageux, créatifs. Qui osent, qui provoquent, qui dérangent. Il en est ainsi des écrivains dont la liberté de plume est indissociable de l'idée même de démocratie. De Voltaire et Hugo à Camus et Sartre, en passant par Zola et Mauriac, la France et ses libertés savent ce qu'elles doivent au libre exercice de leur droit de regard et de leur devoir d'alerte face à l'opacité, aux mensonges et aux impostures des pouvoirs. Et l'Europe démocratique, depuis qu'elle se construit, n'a eu de cesse de conforter cette liberté des écrivains contre tous les abus de pouvoir et les raisons d'Etat.
Or voici qu'en Italie, cette liberté est mise en péril par l'attaque démesurée dont fait l'objet Antonio Tabucchi. Le président du Sénat italien, Renato Schifani, lui demande en justice la somme exorbitante de 1.350.000 euros en raison d'un article paru dans L"Unità, lequel journal n'est cependant pas poursuivi. Le crime d'Antonio Tabucchi est d'avoir interpellé M. Schifani, personnage central du pouvoir berlusconien, sur son passé, ses relations d'affaires et ses fréquentations douteuses - toutes questions sur lesquelles il rechigne à s'expliquer. Interroger l'itinéraire, la carrière et la biographie d'un haut responsable public fait pourtant partie du nécessaire questionnement et des légitimes curiosités de la vie démocratique.
Par le choix particulier de sa cible – un écrivain qui n'a pas renoncé à exercer sa liberté – et par la somme réclamée – un montant astronomique pour une affaire de presse –, l'objectif recherché est d'intimider une conscience critique et, à travers elle, de faire taire le plus grand nombre. Des récentes poursuites contre la presse d'opposition à ce procès fait à un écrivain européen, nous ne pouvons rester indifférents et passifs devant l'offensive de l'actuel pouvoir italien contre la liberté de jugement, de critique et d'interpellation. C'est pourquoi nous témoignons de notre solidarité avec Antonio Tabucchi et vous appelons à nous rejoindre, en signant massivement cet appel.
Signataires
Gabriela ADAMESTEANU, écrivain
Camilla et Valerio ADAMI, artistes-peintres
Laure ADLER, journaliste et écrivain
José Eduardo AGUALUSA, écrivain
Manuel ALEGRE, écrivain et homme politique
Martin AMIS, écrivain
Theo ANGELOPOULOS, cinéaste
Chloé ARIDJIS, écrivain
Homero ARIDJIS, écrivain, Ambassadeur du Mexique auprès de l'Unesco
Andrea BAJANI, écrivain
Sébastien BALIBAR, physicien
Stefano BENNI, écrivain
Frank BERBERICH, rédacteur en chef Lettre Internationale, Berlin
Yves BONNEFOY, poète
Clémence BOULOUQUE, écrivain
Michel BRAUDEAU, écrivain et éditeur
Geneviève BRISAC, écrivain et éditeur
Andrea CAMILLERI, écrivain
Jean-Yves CENDREY, écrivain
Patrick CHAMOISEAU, écrivain
Rafael CHIRBES, écrivain
Mario CLAUDIO, écrivian
Bernard COMMENT, écrivain, éditeur et traducteur
Vincenze CONSOLO, écrivain
Sanda CORDOS, écrivain
Alain CORNEAU, cinéaste
Constantin COSTA-GAVRAS, cinéaste
Anteos CRYSOSTOMIDES, éditions Kastaniotis, Grèce
Michel DEGUY, philosophe et poète
Dominique DESANTI, écrivain
Emmanuel DONGOLA, écrivain
Inaki ESTEBAN, journaliste et écrivain
Carlo FELTRINELLI, directeur des Editions Feltrinelli, Italie
Inge FELTRINELLI, éditeur
Jean-Pierre FERRINI, écrivain
Lydia FLEM, écrivain
Isabel FONSECA, écrivain
Rhea GALANAKI, écrivain
Antoine GALLIMARD, PDG des Editions Gallimard
Bogdan GHIU, écrivain et traducteur
Edouard GLISSANT, écrivain
Maurice GODELIER, anthrophologue
Eulalia GUBERN, éditions Anagrama, Espagne
Joumana HADDAD, poète, journaliste et traductrice
Jorge HERRALDE, directeur des éditions Anagrama, Espagne
Victor IVANOVICI, écrivain et universitaire
Lidia JORGE, écrivain
Nuno JUDICE, écrivain
Tony JUDT, historien et écrivain, professeur à la New York University, USA
Enrique KRAUZE, historien, président de Editorial Clio, Mexique
Michael KRÜGER, directeur des éditions Hanser Verlag, Allemagne
Jean-Marie LACLAVETINE, éditeur et écrivain
Claude LANZMANN, cinéaste et écrivain
Antonio LOBO ANTUNES, écrivain
Fernando LOPES, cinéaste
Dan LUNGU, écrivain
Silviu LUPESCU, directeur des Editions Polirom, Roumanie
Claudio MAGRIS, écrivain
Florence MALRAUX, cinéaste
Norman MANEA, écrivain
Juan Antonio MASOLIVER-RODENAS, écrivain
Jean MATTERN, éditeur
Valerie MILES, directeur éditorial Duomo Ediciones, Espagne
Miguel MORA, correspondant de El Pais à Paris
Julio MOREIRA, écrivain
Antonio MUNOZ MOLINA, écrivain
Maria NADOTTI, journaliste
Justo NAVARRO, écrivain
Marie NDIAYE, écrivain, Prix Goncourt 2009
Maurice OLENDER, éditeur, universitaire
Orhan PAMUK, écrivain, prix Nobel de Littérature
Ovidiu PECICAN, écrivain
Razvan PETRESCU, écrivain
Marta PETREU, écrivain et journaliste
Stavros PETSOPOULOS, éditions Agra, Grèce
Edwy PLENEL, journaliste
Catrinel PLESU, directeur Institut Culturel Roumain
Alvaro POMBO, écrivain
Vincent RAYNAUD, éditeur
Ugo RICCARELLI, écrivain
Jacqueline RISSET, écrivain et traductrice
Olivier ROLIN, écrivain
Philip ROTH, écrivain
Martin RUEFF, écrivain et traducteur
Boualem SANSAL, écrivain
José SARAMAGO, écrivain, Prix Nobel de Littérature
Fernando SAVATER, écrivain et philosophe
Ulrich SCHREIBER, directeur International Literature Festival Berlin
Jorge SEMPRUN, écrivain
Salvatore SETTIS, directeur de l'Ecole Normale Supérieure de Pise
Mario SOARES, homme politique
Philippe SOLLERS, écrivain
Wassyla TAMZALI, journaliste
Gilles-Marie TINÉ, producteur de cinéma
Serge TOUBIANA, directeur de la Cinémathèque Française
Marco TRAVAGLIO, journaliste
Nadine TRINTINGNANT, comédienne
Ion VIANU, écrivain
Enrique VILA-MATAS, écrivain
François VITRANI, directeur de la Maison de l'Amérique Latine
Klaus WAGENBACH, éditeur, Berlin
Marc WEITZMANN, journaliste et écrivain
Anne WIAZEMSKY, écrivain


Tous les commentaires
Soutien sans réserve. Je ne vois pas de lien pour signer l'appel.
Même question : où peut-on signer ? J'ai cherché sur le net mais je n'ai pas trouvé.
Juste pour rappel, dès le 21 mai dernier, Mediapart faisait réagir Antonio Tabucchi.
http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210509/en-italie-le-president-du-senat-veut-reduire-l-ecrivain-antonio-tabucch
Où signer ?
Un «vieux fond», cf delattre, libre belgique
A propos de cette affaire, la lecture l’autre jour de l’édito du «Monde» faisait froid dans le dos. Le quotidien vespéral faisait le lien entre l’affaire NDiaye et d’autres incidents récents, causés par les tirades douteuses de certains ministres relatives à l’immigration. Et en déduisait qu’en France, le climat actuel à l’égard des étrangers devenait «malsain et inquiétant», «détestable même». Selon lui, «tout se passe comme si l'affaiblissement de l'extrême droite avait levé les tabous. Et redonnait libre cours à un vieux fond, refoulé, plus nationaliste que national, facilement xénophobe».
Ce n’est pas le dernier buzz internet en date d’une prestation de Nicolas Sarkozy qui rassurera les tenants de cette thèse. C’était lors de la remise récente, par le Président, de la Légion d’honneur au comédien Dany Boon. Sortant de son discours écrit, se lançant dans une de ses digressions rigolardes dont il a le secret, le chef de l’Etat avait ironisé sur les origines en partie kabyles de l’humoriste. Il avait d'abord relevé qu'avec un tel CV, «ça commençait pas terrible»; «question rêve, on part de loin». Il avait ensuite rendu hommage à la «première vocation de balayeur» de l’intéressé: «vous aviez une juste appréciation de vos qualités spontanées». Puis, embrayant sur le choix par Dany Boon d’un pseudo plutôt que de son «très joli nom, le vrai, Daniel Hamidou», l’hôte de l’Elysée avait lancé que «ça s'aggravait de plus en plus». «Je peux me permettre, moi c'est Sarkozy. Mais Hamidou, quand même, allez faire une carrière avec ça».
Quand, l’autre matin au saut du lit, on a entendu ces propos sur une radio, on en est resté pantois. Ces réparties présidentielles étaient probablement supposées être drôles. Mais nous, en tout cas, devant notre poste de radio, on n’en croyait tellement pas nos oreilles, on avait encore tellement en tête ce «vieux fond» évoqué par «Le Monde» qu’on n’a pas ri du tout. Sans doute n’a-t-on aucun humour.
Je crois votre témoignage mais en même temps ne puis le croire...tant de vulgarité... lourdes plaisanteries pour dire quoi?... Espère surtout que "L'Homme révolté."ne servira pas de faire-valoir à ce Monsieur Sarkosi.
Où signe-t-on?
Soutien sans réserve à Antonio Tabucchi : un abonné MMédiapart qui voit le pouvoir français dériver dans les mêmes eaux troubles qu'en Italie.
Soutien sans réserve à Antonio Tabucchi : un abonné MMédiapart qui voit le pouvoir français dériver dans les mêmes eaux troubles qu'en Italie.
Un soutien sans faille aux amoureux de la liberté
J'apporte mon soutien à cette pétition.
SW.
Sinon, j'apprends que les journalistes du Monde seraient en train de se réveiller et de se remettre à faire leur travail. Que se passe-t-il ?
La remontée du "populisme médiatique" que connait ce monde depuis bon nombre d'années, a été offert un cas d'école pendant la premièr période de pouvoir de Silvio Berlusconi en Italie. Des livres tel Au pas de l'oie, Chroniques de nos temps obscurs, d'Antonio Tabucchi (Seuil, 2006) et A reculons comme une écrevisse, Guerres chaudes et populisme médiatique,d'Umberto Eco (Grasset, 2006), nous offrent une analyse lucide du grand pas en arrière qui se fait encore sous nos yeux...
http://www.mediapart.fr/club/blog/jamesinparis/270408/a-reculons
12.11.2009, tjrs libre belgique, delattreUne conception
«Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne», dit-on en France. «Un écrivain récompensé par un prix littéraire, ça encense le pouvoir ou ça se tait», considère en substance le député UMP et ancien ministre Eric Raoult. Pour qui la récente lauréate du prix Goncourt, Marie N’Diaye, a gravement dérapé en ayant publiquement critiqué, quelques mois avant d’être primée, «l’atmosphère de flicage, de vulgarité», régnant selon elle dans l’Hexagone depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Et en jugeant «monstrueux» les ministres sarkozystes qui appliquent sa politique d’immigration. Aux yeux d’Eric Raoult, un écrivain récompensé par un prix aussi prestigieux que le Goncourt est tenu à un «devoir de réserve». Il ne doit pas «confondre liberté d’expression et liberté d’agression», droit à la parole et «droit à l’insulte». A partir du moment où il a reçu un prix aussi internationalement identifié à l’Hexagone que le Goncourt, il lui faut toujours, dans ses prises de position publiques, «défendre les couleurs littéraires de la France», «respecter la cohésion nationale et l’image» de ce pays.
Cette conception de la liberté d’expression et de création est affolante. Si l’on pousse jusqu’au bout le raisonnement de ce baron de l'UMP, la chanteuse Emily Loizeau, à qui l’on vient de remettre le prestigieux Prix Constantin, ne devrait plus chanter que des ritournelles faisant les louanges de l’Elysée. Yannick Noah devrait être disqualifié a posteriori de sa victoire à Roland Garros en 1983 pour avoir déclaré, à la veille de la présidentielle de 2007, «si Nicolas Sarkozy passe, je me casse». Et la virologue Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreuse du VIH, devrait rendre son co-Prix Nobel de médecine puisqu’elle critique l’aide à ses yeux dramatiquement insuffisante accordée par la France aux pays du Sud ravagés par les pandémies.
Le ministre de la Culture était prié par Eric Raoult de donner son avis sur le non-respect par Marie N’Diaye de son «devoir de réserve». Frédéric Mitterrand était donc attendu au tournant. Il devait arbitrer entre, d’une part, des propos d’un écrivain qu’on peut certes trouver «excessifs» comme les a qualifiés dans un premier temps Marie N’Diaye, avant de dire finalement qu’elle persistait et signait. Et, d’autre part, une conception de la liberté de parole qui n’autoriserait aux personnalités distinguées par la France que des mots formatés, lénifiants à l’excès, systématiquement respectueux du pouvoir en place, politiquement corrects donc, cadenassés pour tout dire. Bref, un plaidoyer pour un système démocratique pour le coup assez «monstrueux».
Ce matin, Frédéric Mitterrand s’est contenté de renvoyer les deux adversaires dos à dos. Et de considérer qu’il n’avait pas à arbitrer entre deux personnalités qui avaient pareillement et légitimement fait usage de leur liberté d’expression. C’est un peu court. Et donc, venant qui plus est d'un ministre de la Culture, assez inquiétant.
Je ne suis ni écrivain, ni artiste peintre, ni journalisre, ni poète, ni homme politique, ni ambassadeur du Mexique auprès de l'Unesco, ni physicien, ni rédacteur en chef, ni directeur des éditions Feltrinelli, ni PDG des éditions Gallimard, ni anthropologue, ni professeur, ni prix Goncourt, ni prix Nobel de littérature, ni Costa-Gavras, ni Philippe Sollers, ni Philip Roth, ni Jose Saramago...
Où puis-je signer ?
Je suis assez d'accord, sanicne36, je commence à en avoir marre de ces pétitions "entre-soi" que seuls les gens connus peuvent signer... Ça vous a un petit côté élitiste (et peut-être aussi un petit côté "auto-promo" ?) qui commence à me lasser. Si on ne peut pas les signer, pourquoi les diffuser ?
Remarquez, il y a pire: les pétitions censées être ouvertes à tous les publics... mais qui portent le nom de l'"Appel des 100", "le Manifeste des 300" ou autres, chiffres dans lesquels ne figurent que les gens connus, les autres n'étant que de simples pétitionnaires anonymes non comptabilisés.
Elitisme, rase-le-bol !
V.I.P, V.I.P,V.I.P, Hurrah!
Je vous signale en position 501 la signature de Salman RUSHDIE, simple lecteur de Médiapart. Une pétition "entre soi" dites vous ?
Bien sûr soutien total à Tabucchi.
cette pétition est-elle reservée à une catégorie de personne? tout le monde se lamente sur l'incapacité des gens à être actif dans leur contestation du pouvoir là c'est l'occasion de s'engager dans le soutien des écrivains et de ceux qui osent se démarquer de la majorité silencieuse , dites nous si l'on peut signer et où .
Quelle déception, signons-nous! Encore un journal pyramidal!
Tout système organisé se résume par une pyramide.
Les besogneux sont en bas et supportent toute la charge!
soutien total! Il FAUT une levée en masse contre la bête rampante; nos générations croyaient ne jamais "revoir çà", prenons garde!
je signe l'appel
Je signe la pétition.Une simple citoyenne.
A propos de la catégorie du "monstre", Mme NDyaye n'est pas le premier écrivain à l'employer de la sorte : Ernest Renan (5ème cahier de jeunesse vers 1845 ; in Bouquins Laffont, p192 :
"Je ne vois pas au monde de plus affreuse dégénération, de tour plus corrupteur donné à un point de vue, que celui qui métamorphosa la puissance publique en pouvoir absolu. Considérez cette horreur. la société existe et exige un pouvoir.Ce pouvoir peut très raisonnablement se confier à un seul, et celui-ci, à qui l'on donne la force pour pouvoir remplir son office, s'en sert pour se faire de sa charge et de ses sujets une PROPRIETE, un bien, qui lui appartient, auquel il a des droits, qu'il maintient contre leur volonté, pour défendre lesquels il fait venir des gardes étrangers etc. C'est horrible.Voyez surtout ces royautés orientales, où le roi se regarde comme possesseur de son royaume, etc. C'est un monstre pour moi, je ne vois pas d'exemple plus terrible de la dégénerescence des meilleures institutions"
Où signer donc ? Journée européenne pour les libertés à définir, Exprimons nous tant qu'il est encore temps ! Resistances à fédérer de la part de mediapart !
...mais où signer?
Pourquoi la rédaction de Médiapart ne répond-elle pas à eux qui souhaitent signer?
Pas de lien pour signer ?
Et c'est quand que l'Italie et la France brulerons des livres ?
Bientôt la possibilité de signer en ligne ici-même, sur Mediapart.
Merci
Sauf que cela s'appelle déjà "l'appel des 80" ou qqch comme ça, non ?
Bien entendu on ne peut que soutenir Tabucchidans cette histoire. Mais croire encore aujourd'hui qu'une pétition signée parquelques intellectuels et artistes français puisse intimider, voire même toutsimplement faire s'interroger la "famille" berlusconienne, c'estd'une naïveté confondante, et inquiétante. Si nos intellectuels et artistesplasticiens se mettent eux aussi à chanter We are the world, où va-ton... Les italiens ont voté pour Berlusconi parce que Berlusconi est l'italien qui ose être publiquement ce qu' une majorité d'italien rêve d'être, et il en est de même pour les français avec leur président actuel. L'heure n'est plus à la collusion masquée des hommes politiques avec le monde des affaires, elle est à l'exhibition sans complexe de la célébration commune du veau d'or sur les décombres du bloc soviétique. L'électeur type dans nos démocraties occidentales voit aujourd'hui dans le développement de la consommation individuelle l'objectif et la justification du modèle démocratique occiental. La réussite économique spectaculaire d'un individu devient ainsi l'expression de l'essence même de la démocratie. Ainsi, Berlusconi, Sarkosy, en étant des élus politiques pratiquant ouvertement la confusion des genres, gouvernance politique et gouvernance des affaires, sont aux yeux de la majorité des électeurs l'expression même de l'aboutissement démocratique. C'est la fin de l''Histoire! s'est même exclamé il y a quelque temps une "vedette" de l'élite intellectuelle française à propos de la disparition du soit disant "modèle socialiste" soviétique : on voit là à quel point la stupidité le dispute à la médiocrité triomphante. Ainsi, espérer que les attaquants de Tabucchi se laisseront intimider par quelques intellectuels de France et de Navarre signant une pétition, c'est faire un magnifique contresens politique. Le peuple italien, en grande majorité se fout complètement du sort de Tabucchi parce qu'il pense qu'en fait il s'agit là d'une querelle au sein d'un même monde, un monde qui n'est pas le sien, c'est à dire le monde de la politique, du journalisme et des intellectuels, un monde de "guignols et de corrompus" selon l'expression consacrée revenant régulièrement dans la bouche du citoyen consommateur italien depuis des décennies aux terrasses des bistros. En France, si le discours poujadiste n'est jamais bien loin, et si notre président aime tant le pouvoir, l'argent et la provocation comme il aime l'afficher, il est encore loin d'égaler la puissance d'intervention d'un Berlusconi. Mais l'heure du renouvellement de mandat approche, et les Français, admirateurs impénitents, comme notre président, des gloires du capitalisme triomphant, vont le reconduire à l'évidence. Les pétitionnaires en faveur de Tabucchi ont aussi le devoir de sortir de leur silence à ce sujet.
" Les plus grandes vilenies d'aujourd'hui ne proviennent pas de ce qu'on les fait, mais de ce qu'on les laisse faire."
Voilà ce qu'on peut lire p. 448 de L'homme sans qualités de Robert Musil (Collection Points, P3 Seuil).
Voilà ce qu'on pourrait simplement dire à tous ceux qui hésitent à signer et qui argumentent dans la posture du défaitisme ou d'un anti-intellectualisme bien commode par les temps qui courent.
Voilà ce qu'il est bon d'avoir à l'esprit pour entretenir la vigilance, améliorer la lucidité jusqu'au moment du vote.
Voilà pourquoi je signe et fais signer tous les poujado-cassandres des terrasses de bistrot.
Face à ce gouvernemnt "vichyste" la vigilance s'impos
On ne peut que soutenir toute forme de "résistance"
Je signe des deux mains...
Je signe dès aujourd'hui.
Je souhaite signer la pétition.
Un soutien sans réserve de la rive sud de la méditerranée
Idem. Soutien inconditionnel à l'un de "mes" écrivains préférés !
Relire "Pereira prétend"...
signé ... c'est fait
J'entends ici ou là parler du "devoir de réserve" pour certains intellectuels. Pourtant, d’eux, nous attendons une conscience morale accrue, une discipline éthique, une clarté de la pensée, une intégrité des convictions. Tout cela fait partie de leurs devoirs professionnels. Alors, laissons leurs la liberté de parler… encore… encore… encore…
Je souhaite, moi aussi, signer la pétition !
pas de lien...
Merci à Médiapart
Pour signer, c'est donc au-dessus.
j'ai signé cet appel.
Ben oui, on est, depuis qu'il a été placé en ligne en bas du billet, plus de 1000 à l'avoir fait. Comme quoi, les "anonymes" aussi peuvent se mobiliser !
Ce qui m'intrigue, c'est les numéros de 1 à 9 qui ne figurent pas... Mystère. On pourrait construire un roman là-dessus....
Lorsque la presse est au service du pouvoir la démocratie d'un pays est en danger!
toutes attaques à la démocratie doit etre prises au sérieux déjà par le vote il y en a marre de mettre tous les politiques dans le meme paniers bougez vous c'est par le vote que nous changerons les choses
23 11 2009 par le du jeanne
" Comme si "penser juste" était la réplique à " souffrir le terrible " "
Paul Ricoeur
http://dorio.blog.lemonde.fr/2007/01/17/je-ne-suis-pas-bavard-cest-la-vie-qui-est-bavarde/
Silvio Berlusconi vient de déclarer qu'il pensait "étrangler les auteurs de livres et d'articles contre la mafia". Au moins les choses sont claires en Italie. C'est une pétition pour l'éviction de Berlu du champ des décideurs européens qu'il faut lancer... Il s'en trouvera sûrement quelques uns qui lui ressemblent pour dire qu'il n'y a pas urgence...
Je viens de l'entendre aussi... Décidément La Berlusque persiste et signe ! C'est en effet contre lui qu'il faudrait pétitionner !
En dehors de cela, grâce à cette pétition de soutien à Tabucchi, je viens de retrouver une personne pas vue depuis presque 30 ans... Merci Antonio !
http://www.congres49.cgt.fr/
Ecoutez donc le philosophe sur ces débat
SARKO-BERLUSCONIEN QU'on nous impose, EDIFIANT !!