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1981-2011: le 2 mai, Mediapart lance le débat

Il y a trente ans, le 10 mai 1981, la gauche gagnait l'élection présidentielle. Que retenir pour 2012 de cet événement? Mediapart lance le débat, lundi 2 mai, à 19 heures, à la Maison des Métallos à Paris. Avec les socialistes Guillaume Bachelay (pour la direction du PS), François Hollande et Arnaud Montebourg (tous deux candidats aux primaires). Et le témoignage de Guy Bedos. La vidéo de cette soirée sera intégralement diffusée, le lendemain, sur Mediapart.

1981-2011: leçons d'hier pour demainDébat public le lundi 2 mai, à 19 heuresAvec Guillaume Bachelay, François Hollande, Arnaud Montebourg et Guy BedosLaurent Mauduit, Edwy Plenel et la rédaction de Mediapart à la Maison des Métallos,

94, rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, Métro Couronnes ou Parmentier.

 

Cette réunion publique accompagne la sortie de notre nouveau livre, Les 110 propositions 1981-2011, dont le sous-titre dit l'ambition: Manuel critique à l'usage des citoyens qui rêvent encore de changer la vie.

Aux commémorations nostalgiques du passé et au culte délétère des personnalités, Mediapart préfère les urgences du présent et les dynamiques collectives. En 1981, le candidat du Parti socialiste gagnait l'élection présidentielle avec un programme résumé dans 110 propositions qui avaient suscité une forte attente populaire. Réalisé sous la direction de Laurent Mauduit, notre livre collectif les rappelle, raconte leur bilan et réévalue leur pertinence. Reste à savoir quels seront, demain, les engagements du candidat socialiste issu, à l'automne prochain, des primaires ouvertes organisées par le PS.

Pour le savoir, d'un programme à l'autre, notre débat public confrontera les enseignements d'hier aux engagements d'aujourd'hui, en proposant aux socialistes de répondre à l'interpellation et au questionnement de la rédaction de Mediapart. Les socialistes, c'est-à-dire, d'une part, un parti qui a désormais un programme pour 2012 et, d'autre part, des candidats à la candidature déjà déclarés pour les primaires. Notre réunion sera donc la première à les faire débattre entre eux, deux mois avant l'ouverture officielle du processus des primaires.

Responsable et principale plume du projet socialiste récemment adopté, socle commun des candidats à la candidature présidentielle, Guillaume Bachelay sera là pour répondre à nos questions sur le programme du PS, dont il est secrétaire national.

François Hollande, député et président du conseil général de Corrèze, et Arnaud Montebourg, député et président du conseil général de Saône-et-Loire, deux des trois élus nationaux qui ont d'ores et déjà déclaré leur candidature aux primaires viendront expliquer leur démarche, ce qu'ils retiennent du passé, ce qu'ils proposent pour le futur et ce qui les différencie. Egalement sollicitée, Ségolène Royal a finalement décliné notre invitation.

Laurent Mauduit et la rédaction de Mediapart interrogeront nos invités. Le débat sera animé par Edwy Plenel.

Cette soirée sera filmée et diffusée, le lendemain, en accès libre, sur Mediapart. Les résevations ayant déjà atteint le nombre limite, tous ceux qui n'auront pu assister à cette soirée pourront donc la voir en différé: la soirée sera filmée et diffusée intégralement, en accès libre, sur Mediapart, dès le lendemain, mardi 3 mai.

Les 110 propositions 1981-2011 (aux éditions Don Quichotte), le nouveau livre de Mediapart, sous la direction de Laurent Mauduit, sera disponible à cette soirée, avant d'être en librairie le 5 mai. On peut lire sa présentation ici, sur le site de l'attaché de presse Gilles Paris.

Tous les commentaires

Pourquoi ne pas inviter des chercheurs, des universitaires... (si possible... non membres du PS)...

Tous ceux qui, au quotidien, réfléchissent à de nouvelles perspectives en économie, dans l'éducation, sur l'Europe, les énergies renouvelables, les institutions, la sécurité etc...

Ne faut-il pas chercher la confrontation des idées au sein de toute la gauche (Dieu merci ! vous nous épargnez un débat gauche-droite !) ?

Une table ronde avec des représentants du PS seuls, alors qu'il n'y a pas un gramme d'imagination et d'ambition dans leur projet pour 2012...

J'en bâille déjà.

Faites-nous plutôt baver d'envie et d'impatience !

Cher Serge Uleski, entièrement d'accord avec votre suggestion. Inviter des chercheurs, des universitaires, des acteurs du monde associatif, etc., c'est même ce que nous faisons régulièrement lors des "Lundis de Mediapart". Le débat du 2 mai est conçu différemment tout simplement en raison de son objet: questionner et interpeller les socialistes sur la séquence 1981-2011 en vue de 2012. Il n'est pas exclu que le candidat à la présidentielle qui finisse en tête de la gauche au premier tour soit un socialiste. Raison de plus pour poser des questions, et si possible les bonnes, à cette famille politique là, d'autant plus que les "110 propositions" étaient le programme non pas de toute la gauche mais du seul candidat socialiste en 1981. En espérant que nous réussirons, le 2 mai au soir, à ne pas vous faire bâiller…

Très bonne idée en effet que de poser des questions et d'interpeller le PS (et pourquoi pas plus tard d'autres représentants d'autres partis de l'opposition : Verts, Parti de Gauche, etc) notamment sur le programme, sur l'avenir. Le présent se construit à partir de l'expérience du passé mais aussi sur la base du contexte national et international actuels, des stratégies politiques et économiques à l'oeuvre et de leurs conséquences pour le pays, sur la base également des besoins prioritaires. Il est important, urgent de débattre des options et choix politiques du principal parti d'opposition, pour l'avenir. En espérant, que le public pourra lui aussi poser des questions très précises. C'est cela la démocratie participative. Les questions ne manquent pas. cela ne peut qu'être constructif....et intéressant.

Merci à vous d'initier ce débat.

 

Quel ennui et quelle tristesse...cette proposition de débat !

Echanger sur quoi avec ces ambitieux fabriqués par les pratiques de Mitterand et de sa clique....? "rêver de changer la vie" avec eux ? vous devriez sous titrer "rêver de tourner en rond" !

Il y a pourtant tant et tant de propositions et des actions en cours, riches de changements portés par des jeunes...des gens libres, des groupes hors institutions...des robins des bois ...

Dommage !

 

 

@Louisiane,

encore une énième réunion institutionnelle, je le crains aussi.

Il ne s'agit plus de rêver, en rond ou pas, et, oui, aller voir les pratiques autres, fréquenter les chemins de traverses...

 

Pourquoi exclure certains qui non seulement dans cette période étaient pleinement impliqués comme socialistes et qui de plus ont produit des analyses percutantes sur les raisons de l'échec et qui n'ont pas quitté la gauche mais de guerre lasse le PS, comme par exemple JL Mélenchon et quelques autres? Ne serait-ce pas une utile façon de rompre le "cercle vicieux" ?

Questionner les socialistes sur trente ans de régression sociale, d'enrichissement des plus riches et de casse méthodique du programme du CNR, sur lesquels ils n'ont rien à envier à la droite, quel intérêt M. Plenel ?

Vous en avez de ces idées avec le cocktail : Ségolène Royal + Arnaud de Montebourg + François Hollande (tous réunis ?).

J’espère que le débat sera disponible en ligne pour ceux qui ne pourront pas s’y rendre.

Que puis-je dire ? ... en 1981, j'avais à peine 2 ans... et même si je fais partie de ce qu'on appelle "la génération Mitterrand".... quand je vois que le P.S. s'est converti à l'économie de marché ... que DSK est le patron du FMI et Pascal Lamy, Patron de l'OMC.... quand on a lu le discours fait par F. Mitterrand à Cancun au début des années 80.....j'ai envie de partir en courant.... quelle trahison !... Mais bon... c'est souvent ce qu'ont fait les Socialistes, non ? ceux que ma grand-mère ancienne militante du PC appelle toujours "les sociaux-traitres" .... mais non Mamy, je ne me moque pas !... et pourtant .... Sarkozy est Président, et tout en France fout le camp ....

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Vous devriez inviter des politologues ; mais surtout partir de 1848 ; c'est là que tout commence à foirer.

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jpylg

cher JPYLG, les politologues qui habituellement nous disent ce qu'il faut penser des déclarations de tel ou tel, sont si constamment requis que l'on n'entend même plus les voix des intéressés. Pour une fois que s'annonce une V.O. sans sous-titres, quelle aubaine ! Ils auront tout loisir de commenter ensuite jusqu'à plus soif pour nous expliquer ce à quoi nous aurons assisté.

Chère Dianne,

 

Je n'ai à peu près rien compris, sinon que vous manifestiez un très touchant désir de dialoguer.

 

De votre côté, quand je dis : "à bas les politiciens professionnels, et leurs potes, les politologues de connivence. Rendez au peuple la fonction de représentants du peuple", est-ce que vous me comprenez ?

 

jpylg

Oui, mon cher, malgré le portrait d'abrutie que vous brossez à mon sujet. J'ai compris. Vous en appelez,vous l'esprit libre et indépendant de toute connivence, à la médiation des politologues. Je ne peux que m'en étonner : auriez-vous besoin que l'on vous explique ce qu'il convient de penser ?

Je ne suis pas sûr que le problème soit les 110 propositions de 1981. Le renoncement intellectuel est venu plus tard, dans les années 1990, avec l'incapacité du PS à mener la moindre analyse critique des conséquences de sa propre politique économique.

Non, pas d'accord.

Le virage se situe dès 1983 quand le PS choisit de rester dans le serpent monétaire européen et entame, en conséquence, une politique de rigueur.

Depuis, tout foire : alternances sans véritable programme et sans véritable majorité, cohabitations ( il ne faut pas oublier que JOSPIN est arrivé premier ministre par suite d'un erreur de casting de la droite ( dissolution).

Aurons-nous des éclaircissements sur ces points ???

La question demeure : il est temps de confronter les responsables PS à tous les intellectuels, chercheurs, universitaires, acteurs associatifs et syndicaux de gauche qui, jour après jour, cherchent de nouvelles raisons d'espérer et de trouver les voies susceptibles de nous mener à une nouvelle République au sein d'une nouvelle Europe : livré à lui-même, le PS ne sera jamais qu'un parti tout juste capable de perdre ou de gagner une élection.

Et quand on connaît son projet ou son programme, et les personnalités susceptibles d'être candidats...

Un niveau de prix démentiel pour les " carburants "et l'absence totale de transports en commun , m'oblige à rester dans mon village Vosgiens.

A ma place Mr Pleynel, pourriez-vous poser cette question aux intervenants :

" Tous les cinq ans, le peuple est invité à se choisir un " Chef ". L'absence de contre-pouvoirs institutionnels en font en fait un véritable " Monarque "; c'est de cela dont souffre la 5ème République . Question : Que comptez-vous faire pour y remédier si tant est que vous vouliez faire quelque-chose, notamment en revisitant la constitution faite par un Général, pour un Général....

Les politiciens professionnels bluffeurs et leurs potes, les politologues de connivence, ont encore de beaux jours devant eux.

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jpylg

..© .

Débat plein de promesses si chacun - intervenants comme participants - peut écouter, entendre, proposer pistes, actions . . . pour changer l'alternative désastreuse martelée depuis quelques semaines .

Que souhaite intensément le peuple "de gauche", que les tous les partis de leur famille se rassemblent, innovent, "donnent envie d'avoir envie".

Qu'une ouverture aux formations adhérant aux valeurs républicaines s'établissent durablement.

Que les sondages, les médias cessent de nous imposer leur choix, cessent de penser pour nous. Malgré le matraquage nous gardons la faculté de forger notre propre opinion.

A suivre avec intérêt, passion, espoir (en direct j'espère) cette soirée .

Merci à Médiapart de l'avoir initiée

 

Si la gauche (toute la gauche) veut gagner, il faut que touis les partis qui la compose se mettent d'accord avant le premier tour. Que le PS fasse preuve d'un peu de modestie, car s'il gagnait avec au second tour un apport de voix desespérées car choisissant le moins pire il y aurait encore un sacré souk à prévoir dans les années suivantes. Que la gauche de la gauche fasse preuve d'un peu de souplesse, et que le PS d'un peu moins de morgue. Car les éléphants oublient toujours que tout encartés réunis ( autour de 150 000 , enfin ceux à jour de cotisation!) le PS représente à peine 0,5 % des inscrits (l'UMP de même d'ailleur).

 

Gagner quoi ?

@ tous (et en particulier à Edwy Plenel),

Soit les problèmes cruciaux auxquels les Hommes (les femmes et les hommes) mondialisés d'aujourd'hui se trouvent confrontés, savoir :

1° le chômage massif (en effet, c'est là d'où viennent TOUTES les difficultés),

2° les (formidable !) défauts du système des paiements INTERNATIONAUX (défauts qui, ''tout simplement'', font qu'aujourd'hui -cela se DEMONTRE par a + b, 1) lorsqu'un pays emprunte 100 en devises, aussitôt, sa dette extérieure est de... 200, 2) lorsqu'un pays paye ses intérêts internationaux, en réalité, ceci en UN SEUL mouvement, il les paye... DEUX fois -d'où aujourd'hui, ''l'explosion'' ''universelle'' des ''dettes souveraines'', et donc toutes les ''horrifiques'' politiques économiques que tout le monde connaît -certains, par exemple les Grecs, les Irlandais, les Espagnols... mieux que d'autres),

3° l'extraordinaire aberration du système monétaire international (qui fait que, sans que quiconque s'en formalise, les Etats-Unis avec le $, et maintenant -sur le même affligeant ''modèle''- l'''Europe'' avec l'€, payent leurs dettes en leur PROPRE monnaie ! -mais pourquoi pas le Burkina-Fasso, le Costa-Rica, la Papouasie... !).

(Sur tout cela, cf. par exemple tous les billets que je publie depuis que je suis ''abonné'' à Médiapart).

Mais soit maintenant les réponses qu'à ces problèmes (cruciaux) les ''socialistes'' prétendent ''apporter''. La seule (je ne dis pas la plus consistante !) ne tient-elle pas dans... le financement de ''300 000 emplois jeunes'' ?

Et (à supposer évidemment qu'en 2012, ils rééditent leur ''coup'' d'il y a trente ans -ce qui reste à voir : cf. le lamentable exemple de l'Italie berlusconienne) ceci ne signifie-t-il pas que volens nolens (ne soyons pas trop maso : accordons nous de croire que ''cela'', leur parjure annoncé, en effet, ''ça n'est pas ce qu'ils voulaient''), nécessairement, les ''socialistes'' ''trahiront'' le mandat qui leur aura été confié ?

D'où la question : Médiapart se prêtant au jeu de la mise en scène de la candidature à la candidature de celui (celle) qui, ''nécessairement'' (à supposer encore une fois que 2012 tourne bien)... trahira les espoirs de tous ceux qui auront voulu que ''cela change'', oui, décidément : ''à quoi joue Médiapart ?''. Et les problèmes cruciaux qui se posent étant ceux que j'ai listés ci-dessus, franchement, plutôt que de nous donner à entendre Hollande, Montebourg (peut-être même -si nous sommes ''sages'' ?- Royal !), Médiapart n'a-t-il pas (beaucoup) mieux à faire ?

Jean Tramuset

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Question : "à quoi joue Médiapart ?''

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Réponse : à la connivence.

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jpylg

Pour vraiment changer, il faut changer les fondements. La seule candidature axée sur la 6e republique est celle de Montebourg. Ce n'est pas tant la personne de Sarkozy qui est haïssable mais le rôle que lui donne la constitution actuelle. Montebourg a 100 propositions concrères pour changer notre pays.

Les connaissez-vous ?

http://www.desideesetdesreves.fr/cent-propositions

Mais, cher rimbus (à supposer que votre question me soit destinée), ce qui est absolument certain n'est-il pas qu'AVANT de venir avec ''100 propositions concrètes pour changer notre pays'', ce qu'il faut D'ABORD, c'est commencer par dire ce que sont les problèmes (de notre pays) à la résolution desquels ces ''propositions'' sont censées contribuer ?

''Il faut passer à la 6ème République'' nous ''explique'' Montebourg ? Mais si, ''l'infrastructurel'' primant le ''superstructurel'' (que Montebourg révise ses classiques !), concrètement, l'Economique primant l'Institutionnel, ce que D'ABORD il faut faire c'est s'attaquer (sérieusement !) au chômage massif, et s'attaquer (avec non moins de sérieux, c'est à dire DANS LE MÊME TEMPS -sinon c'est évidemment perdu d'avance !) à ce qui fait que, quoi que la France puisse faire ''en interne'' pour lutter contre le ''sous-emploi'' (bien entendu, ce à quoi je fais ici allusion c'est au ''non-système'' des relations internationales), ce qu'elle fera, eh bien (pardonnez-moi l'expression), mais ce sera ''comme p... dans un violon'' !

Vous savez à quoi me fait penser ce que vous me dites s'agissant de Montebourg (et des ses ''100 propositions'') ? Eh bien à ce qu'un humoriste faisait autrefois dire à Marchais quand (lorsque ce qui lui était reproché -à Marchais- c'était de ne pas répondre aux questions qu'on lui posait), celui-ci répondait : ''Ben oui, ne venez-vous pas avec vos questions ? Eh bien moi, je viens avec mes réponses'' !

Jean Tramuset

M. Tramuset, renseignez-vous avant de dire des anneries et, en l'occurence, lisez le bouquin de Montebourg (Des idées et des rêves) avant de pérorer sur ce que selon vous, il dit et ne dit pas.

Ce faisant, si vous êtes de bonne foi, vous verrez que la quasi intégralité de son bouquin porte sur les question économiques et sociales (mondialisation / démondialisation, crise financière, libéralisme, mutation écologique, capitalisme coopératif et mutualiste...).Il en a même créé un site internet très fourni et actualisé chaque jour avec des contributions de citoyens et d'experts dits "hétérodoxe" car défendant une autre vision que celle portée y comprispar la majorité de la gauche depuis 20 ans.

Il a écrit et dit à multiples reprises que la question économique sera LA question centrale de 2012. Il ajoute, et c'est le seul, que transformer le système économique ne pourra se faire que si on transforme dans un même mouvement le système politique (d'où la 6ème Rép) car le système démocratique rend impuissants les élus et les citoyens.

Merci de vérifier vos dire avant de lancer des affirmations certes intéressantes mais un peu gratuites et, sur le fond, assez injustes.

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"Pour vraiment changer, il faut changer les fondements..."

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Non ! Ça, c'est la théorie de la VIème République.

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Pour vraiment changer, il faut changer les mentalités et les comportements. Cela ne se décrète pas. Une nouvelle constitution, de nouvelles lois sont totalement impuissantes.

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Changer les mentalités et les comportements, c'est la dernière chose que souhaitent les politiciens professionnels et leurs potes, les politologues de connivence.

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jpylg

En fait, Cher jpylg (si bien sûr vous me le permettez -n'est-ce pas, ''jean_paul... c'est vraiment long !), je réponds ici à votre ''commentaire'' de mon 1er ''commentaire'' (''A quoi joue Médiapart ? Réponse -s'entend, la vôtre : à la connivence'' -cf. un peu plus haut).

Ce que je crois est que, quelle que soit la ''problématique'', l'impératif catégorique (si vous voulez ce que commande la Morale -et donc l'Efficacité politique) c'est de toujours essayer de dire ce qui est vrai, et sinon ce qui s'en rapproche le plus. Précisément, c'est là où le bât vous blesse. N'est-ce pas, si ''connivence'' il y a, comment expliquez-vous qu'il y a quelques jours, Médiapart (soyez fair-play, accordez-le à ''la Rédaction'' !) ait taillé un (joli) short au ''programme'' du PS pour 2012 ?

''Alternativement'' à la vôtre, soit donc cette autre réponse à la question de savoir ''à quoi joue Médiapart ? (en se faisant ainsi qu'il l'annonce à ses ''abonnés'' le haut-parleur des ''socialistes''). Son fond de commerce étant ''l'indignation'' (voyez la récente campagne de promotion pour ''Indignez-vous !''), et Médiapart (ce qui est parfaitement légitime pour une entreprise qui entend se bien gérer) se souciant évidemment du moyen-long terme, ne lui faut-il pas dès aujourd'hui se soucier de ce que seront les ''exercices'' 2012, 2013 et suivant, et donc de préparer ce qui, à coup quasiment sûr, fera les indignations de demain ?

Vous n'êtes pas d'accord ?

Jean Tramuset

Cher Jean Tramuset,

 

Non, je ne suis pas d'accord. Je n'ai pas envie de vous répondre longuement; mais en parlant du "moyen-long terme", de 2012, 2013 et suivants, vous mettez le doigt sur un point absolument sensible pour moi, ce qui m'oblige à vous répondre avec toute la sincérité dont je suis capable.

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(soit dit en passant, ceci ne m'engage pas à grand chose, puisque je n'en dirai pas plus sur mon rapport à la sincérité).

 

Donc, voilà : Médiapart et son gourou (que Trotsky l'ait en sa sainte garde...) font campagne pour 2012.

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Je fais campagne pour 2062 ou 2102.

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(C'est ce que les perroquets formatés qui caquètent sur ce forum ne comprennent pas).

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jpylg

... Et le PC avait ses 132 propositions, issues des travaux de sa section économique (dont on a retrouvé un temps quelque chose dans le conseil scientifique d'ATTAC), c'est cela qu'il faudrait mettre en face. On comprendrait pourquoi (dans le contexte de l'époque), les propositions du PS étaient démagogiques et inapplicables, car elles ne prévoyaient ni les moyens financiers nécessaires, ni les moyens démocratiques de contrôle, ce que faisaient les économistes du PC, notamment avec l'imposition des revenus financiers au même titre que tout autre revenu, l'imposition à 100 % de tout ce qui dépassait 50.000 FR. de revenus mensuels (les économistes du PC estimaient que cette somme permettait de vivre très luxueusement, et qu'au-delà, cela alimentait les placements spéculatifs - aménagement possible pour les personnes utiles à la société), l'autogestion dans les entreprises publiques et nationalisées (avec un train de nationalisations afin de maîtriser le bien public), avec contrôle de la gestion par les employés et usagers, et élection des dirigeants de ces entreprises... etc., etc. La démarche était intéressante, car elle était ouverte (c'était des propositions), pouvait fournir des motifs de revendication comme des mesures gouvernementales.

Par exemple, il était appelé à faire, entreprise par entreprise, le compte des embauches nécessaires pour un bon fonctionnement. .. Intéressant pour l'histoire (il me semble que c'est là le chant du cygne du PCF, qui a très rapidement abandonné... et oublié cette démarche).

Mais l'histoire ne juge pas et ne justifie rien.

Aujourd'hui, ni le PCF ni le PS ne sont en mesure de porter un projet émancipateur citoyen. Cela n'a rien à voir avec la capacité électorale. En Allemagne die Linke est porteuse d'un projet de société, de principes.

Il ne sert à rien d'attendre de ces partis qu'ils réussissent là où ils ont toujours failli, alors qu'ils ont été au pouvoir, et pour la PS, souvent au pouvoir sans partage, et dans presque tous les pays européens.En Allemagne, ils sont avec les verts, à l'origine des mesures les plus antisociales que le pays ait connues... et d'un renouveau militariste.

Ce n'est pas une bonne idée de Médiapart de faire le marchepied au PS (au moins, on sait ce qu'il y a derrière)

Depuis 2005, il y a en France des voix, des propositions, des idées nouvelles, comme le revenu citoyen, d'autres formes de justice démocratique, d'autres formes de société possibles, on réfléchit beaucoup sur beaucoup de questions. C'est cela qu'on devrait mettre en débat, avant les stratégies électorales.

Je ne voterai certainement pas aux prochaines élections, car mon candidat n'existera sûrement pas, celui qui défendra les mesures radicales nécessaires, quant aux nationalisations et renationalisations (par exemple un pôle pharmaceutique imortant, c'est comme cela qu'on doit rapprocher recherche et recherche appliquée, pas dans l'autre sens), gratuité et démultiplication (et prise an compte du confort), des transports publics de proximité, abrogation des péages autoroutiers, élection des dirigeants des entreprises nationales par les employés et usagers, le contrôle démocratique des entreprises nationales, le revenu citoyen dès la majorité, l'abrogation de toutes les mesures ayant engagé les services publics vers la privatisation et les prestations de service (universités, hôpitaux, etc.), transparence des recrutements dans les services publics, notamment dans les facs, avec de vrais débats publics impliquant l'ensemble du département concerné, depuis le profilé jusqu'au vote final, une partie des responsabilités politiques (% à définir), doit être choisies par tirage au sort (les idées de Chouard), chacun devrait pouvoir quand il le désire et sans perte de revenus, suivre, ou reprendre des formations, il faut libérer les médias nationaux des tutelles politiques, redonner le pouvoir aux équipes journalistiques et artistiques, redévelopper la création à la télévision, il faut de plus gros moyens à tout le spectacle vivant... Il faut s'attaquer à la bulle spéculatrice qui est un véritable aspirateur à rémunération (tant mieux la fuite des capitaux... qui ne fuiront pas), calculer un plafond maximum de revenus (le luxe est suffisant, plus alimente les placements spéculatifs), il faut imposer très lourdement les grosses fortunes inutiles (ou les rendre utiles à la nation), la santé gratuite comme l'éducation, la citoyenneté ne doit pas s'arrêter à la porte des entreprises privées, les employés doivent avoir de plus grands moyens de contrôle de la gestion, etc., etc. sans parler d'un plan informatique national d'envergure (pourquoi pas, s'il le faut la nationalisation de Microsoft France), la connexion internet gratuite, l'équipement des bibliothèques de quartier des banques de données et dictionnaires spécialisés accessibles que dans les facs ou grandes bibliothèques... Une politique de vérité des prix, et s'il le faut l'organisation d'un service public de distribution des produits frais, pour libérer l'agriculture de la spoliation des entreprises de grande distribution, bien entendu une tout autre politique internationale, tournée vers la solidarité avec les peuples, la paix et la négociation... échantillon en vrac et sans ordre.

Chaque jour, quand je fais la queue interminable à la poste, que j'ai une démarche à faire, que je discute avec des amis, que je fais ceci, cela, je me dis : il faudrait que ce soit comme ça, c'est comme cela que j'ai envie de vivre avec les autres. Et mettre ensemble avec les autres ce comment on veut que ce soit, est la seule démarche qui est à notre disposition. Les politiques qui ont l'outrecuidance de parler en notre nom, ou d'ouvrir au moment des élections un rayon bricolage, ne sont pas plus spécialistes ou pertinents que nous, les citoyens ensemble... 110 propositions ? Elles seraient 10.000 quelle affaire : qui a été consulté ? Qui a contribué ? Où cela c'est-il fait ?

 

 

ça recommence, on renouvelle le rêve et la guerre intestine de l'opposition débute. Seule la crédibilité de celui qui sera opposé, c'est à dire le leader capable de conduire cette opposition pourra l'emporter et pour moi il n'y en a qu'un c'est DSK, un "ECONOMISTE".

 

 

 

Ah non, Michel P., s'il vous plait pas cet ''argument''-là ! A cet égard (et please, ne venez pas me dire que je me fais de la pub !), puis-je vous suggérer de lire mon billet du 18/02/11 intitulé : ''Pourquoi la candidature de DSK est-elle une pure OBSCENITE''.

A vous lire,

Jean Tramuset

En effet tout à fait obscène !

Cela ne veut rien dire. Mon désir n'est pas de cultiver un truc qui serait « opposition », cela n'aurait aucun sens, pas même esthétique « Ah ! Quelle belle opposition avons-nous là » (les femmes se pâment et les hommes applaudissent à tout rompre, avec des hurlements d'admiration). Plutôt qu'une opposition pour le plaisir d'avoir une opposition, je préfère penser qu'il est possible d'imposer, majoritairement, une autre politique.

Aujourd'hui, nous avons besoin d'une autre politique, mettant les femmes et les hommes en son centre, et non les pseudo lois du marché (quelle truanderie cette chose !). DSK, ce n'est que du vieux monde, les deux mains dedans.

 

Pour l'esthétique, il y a mieux que les hommes politiques, par exemple ceci : http://is.gd/TgZeyD

En 1981 la Finance a gagné les élections , puisque tout le monde a cru que voter Tonton allait changer les choses ( j'en étais ) . En 2011 , cela reste vrai . Certes , réflexion à posteriori ...

Mitterrand et sa clique sont venus au pouvoir pour thatchériser la France, faire le sale boulot que la droite ne pouvait plus faire (le peuple était trop organisé) et, de fait, préparer ce qu'on se tape maintenant.

Dès lors, à quoi bon parler des 110 propositions auxquelles seuls les gogos de la Bastille croyaient ?

Le PS au pouvoir, c'est juste une avancée décisive pour la Réaction.

A vu de nez, comme ça, je ne vois pas grand-chose qui resterait... la Fête de la musique ? Et, bien sûr, l'abolition de la peine de mort, dont je me demande tout de mêmece qu'il en adviendrait si le bon peuple était consulté... Ah, n'oublions pas, les radios libres et la 5, berluconnienne la 5.

Mais la "rupture avec le capitalisme", quand même la formule sacrée de l'époque ? Pas de bol, c'est le "socialisme" qui s'est perdu en route. Disparu dans le triangle des Bermudes de Modernisation économique. Et ça continue, tenez, il paraît qu'à Cuba, ces derniers jours, on attend beaucoup de l'initiative privée, c'est dire !

De fait, il reste le meilleur : le récit mythique !

Une belle fable où la vie change avec l'apparition quasi miraculeuse d'un visage sur les écrans TV à 20 heures pile. Une histoire aux petits oignons que les prébendiers du régime ne cessent d'enluminer ; c'est normal, elle continue de les bien nourrir, à travers des livres de souvenirs largement promus et quelques postes d'ouverture...

Sur le réel, ne venons-nous pas d'assister à la fin sans retourd'une mesure symbolique, la retraite à 60 ans, comme l'ultime destinée du 10 mai 1981 ? Et par exemple, un Jack Lang, désormais cheveux teints, doublure soyeuse de veste, ne s'attardera pas sur le mauvais rêve, la part d'ombre, tant il reste, lui, prodigieusement optimiste. Comment ne le serait-il pas d'ailleurs ? Impertubable, il vaque du bon côté de la lumière, toujours du bon côté ; là où règne l'Imagination lyrique, une chose de tous les diables qui n'a pas son pareil pour vous conserver son homme, on le constate ! Au moindre signe, on le voit altier et haletant accourir, grimper quatre à quatre les marches du Palais, et c'est toute l'éternité du 10 mai 1981 avec lui !

à Xavier bonnaventure

Jaques Lang, qui vendrait son âme au diable pour un strapontin(Défenseur des droits) fait partie du clan des vendus (Kouchner, Besson, Rocard, Allègre, Bockel). C'est un pur courtisan certes rusé et habile. Il a mangé dans la main hier de Miterrand aujourd'hui dans celle de Sarko. Fils de Machiavel, il a multiplié les coups de poignard dans le dos de la gauche après son élection de 2007, grâce aux voix socialistes dans le Pas de Calais.Un an plus tard, par exemple, il est le seul parlementaire socialiste à voter la réforme lors du congrès du Parlement français à Versailles le 21 juillet 2008 réuni en vue de modifier la constitution de la Vème République, dans le sens préconisé par le comité de réflexion UMP. Le vote, qui s'est joué à deux voix près,a entrainé de nombreuses critiques à son encontre dans le parti socialiste. En parallèle, il fait des déclarations bienveillantes envers Nicolas Sarkozy, jugeant par exemple « plutôt positive », la politique internationale du gouvernement.

 

Toc, toc... a-t-on prévenu DSK de ce débat ? ... Non ?.... Tant mieux

Faudrait qu'ils expliquent comment a été organisé le défilé pour le bicentenaire de la révolution française, qu'on rigole un peu. Jean-Paul Goude, un publicitaire, organisateur de l'éloge à la révolution française. Bel hommage à la démocratie bourgeoise et au capitalisme triomphant. Rappelez-vous ! C'était le PS ! Affligeant...

Je ne trouve aucune rupture avec la novlangue et la pensée unique dans leur programme... Que le PS aille se faire f... ainsi que la 5ème République de Merde qui laisse place à des aventuriers usurpateurs comme BHL.

Il faut leur rappeler que dans les années 1980-1990, ils ont succombé aux sirènes néo libérales et que ce sont les citoyens et la République elle même qui en ont fait les frais

 

Exemples : loi (1991 je crois) prévoyant le démantèlement de la SNCF. Et, en effet, aujourd'hui c'est quasiment fait. La SNCF gère les relations voyageurs, RFF (Réseau Ferré de France) gère les voies, les régions gèrent les lignes.

Résultat : RFF a lancé une offensive sans précédent exigeant la suppression de nombreuses lignes régionales. C'est la mort annoncée des territoires ruraux, surtout quand, comble de malchance, on est à la « frontière de deux régions ».

Sur la ligne Montchanin-Moulins (gérée par la Bourgogne et concernant aussi des usagers auvergnats) pas moins de 6 transports seront supprimés en juillet.

Deux autres suppressions sont annoncées ultérieurement.

 

Tout le monde sait ce que cela veut dire : les horaires étant inadaptés, plus personne ne prendra le train et on pourra fermer la ligne en disant qu'il n'y a plus d'usagers.

 

La méthode est connue : voici une citation de l'OCDE (cahiers N°13) sur la meilleure façon d'en finir avec le service public (en l'espèce c'était l'Education, mais ça marche pour tout).

 

"Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement.

Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population."

 

Cahier de politique économique" n°13 de l'OCDE

 

Transports, Education , Santé... tout va y passer. Concrètement, cela passe par la privatisation de la SNCF, de la Poste, de VNF (en cours) des directions interrégionales des routes (dans les tuyaux), la création des ARS (Agences Régionales de Santé), la RGPP (Réforme Générale des politiques publiques)

 

Et il y a la LOLF (Loi Organique sur les Lois de Finances, 2001). Sous prétexte de rendre plus « lisibles » les lois de finances, toutes les actions de l'Etat ont été soumises à des impératifs de rentabilité.

L'efficience a remplacé l'efficacité : le but est désormais d'être au bon rapport résultat/coût.

Ceci est mesuré au moyens d'indicateurs... Et là , il y a un dérapage tel qu'il est de nature à saper les fondements de notre République.

L'indicateur fait la loi et nous expédie chez le père Ubu...ou Brazil. Voici deux exemples (parmi une multitude d'autres) pris dans des domaines différents :

1 Police : les policiers sont payés au vu des résultats. L'indicateur à satisfaire est le nombre d'affaires élucidées. Conséquence : les policiers en sont réduits à se concentrer sur les infractions les plus faciles à élucider, même si ce ne sont pas les plus dangereuses pour les personnes. Du coup les citoyens tranquilles mais pas trop bons conducteurs ont le sentiment d'être persécutés alors que les gens dangereux ne sont pas sanctionnés... Et tout le monde prend les policiers en grippe. Quelle réussite !

 

2 Action sociale : l'efficacité se mesure au taux de sortie vers le logement et l'emploi. La satisfaction de ces indicateurs conditionne l'attribution de crédits aux opérateurs chargés de la réinsertion.

Conséquence : ceux qui acceptent tout le monde quelle que soit la difficulté de la situation sont sanctionnés. Forcément, plus les cas sont difficiles, plus il faut de temps pour réaliser une sortie réussie. La tentation pourrait être de faire de la sélection à l'entrée.... Bravo pour l'insertion !

 

Autant dire que le service public est devenu hors la loi. Le service public doit avant tout être jugé sur son impartialité et l'égalité d'accès et de traitement des citoyens. C'est sa raison d'être.

 

Mais voilà, c'est comme cela, il faut s'incliner devant les agences de notation. Si personne n'a d'alternative à proposer à ce carnage, autant faire un sondage pour désigner l'agence de notation la plus populaire. Les présidents de la République ne servent à rien !

 

Qu'en pense le PS aujourd'hui ?: A-t-il fait son « examen de conscience » ? Si NON : on va voir ailleurs et qu'ils ne prétendent plus être de gauche.

Si OUI, que proposent-ils concrètement ?

 

 

@Almire

Merci pour cette mise au point, et en particulier pour la citation de Morrisson 1996, qui me fait découvrir ce document extraordinaire que chacun devrait lire pour comprendre la politique suivie par tant d'organismes et de gouvernements depuis 20 ans:

http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf

Le ton et l'objet rappellent le "Manuel des Inquisiteurs" de Nicolas Eymerich. Merci encore.

Je relève dans cette longue invitation "Les socialistes Guillaume Bachelay, François Hollande et Arnaud Montebourg y participeront. Et, peut-être, Ségolène Royal. Cette réunion publique accompagne la sortie de notre nouveau livre, Les 110 propositions 1981-2011, dont le sous-titre dit l'ambition: Manuel critique à l'usage des citoyens qui rêvent encore de changer la vie.

 

Ainsi, les animateurs de Médiapart, faisant fi des pluralités de la gauche, convoquent-ils un débat (!!!) - pour accompagner la sortie d'un Manuel critique sur la période 1981 - 2011 - où ne se retrouveront que des caciques du PS, parti qui a enterré tout espoir de "changer la vie" en épousant les thèses néo-libérales depuis 1983 !

Et, un des co-fondateurs de Médiapart se targue, parallèlement, de lutter contre le présidentialisme, destructeur de tout élan démocratique !

Faut-il rappeler, au-delà du marxisme, que la dialectique de l'histoire résulte des contradictions entre les classes sociales, de la lutte entre leurs intérêts divergents et donc, de leur représentation politique.

Encore bravo pour cette soirée monopartisane révélatrice des tendances observées dans les papiers de Médiapart: la part belle faîte à la gauche gestionnaire, soumise aux intérêts de la classe dirigeante.

La liste des intervenants ne peut qu'inviter à...sourire mais sûrement pas à y venir !

Le 2 mai, Médiapart ferme le débat avant que de le lancer !!!

.

Vous êtes un hérétique, Velveth ! Si vous n'aimez pas la nouvelle religion, n'en dégoûtez pas les autres !

.

Honneur et longue vie aux fidèles ! Malheur et honte aux renégats et aux impies !

.

Cordialités boddisatvianes

.

jpylg

 

 

Je plussoie, Velveth.

Il est clair que si ce débat doit avoir lieu (même pas sûr...), ce n'est pas avec des éléphants et des éléphanteaux rosâtres qu'il sera intéressant.

Invitez Rancière, Badiou, Frédéric Lordon, Aubry... Mais variez les points de vue, de grâce (Corcuff, même !).

Oui, les débats, cela devrait être cela !

Cette opération de promotion "primaire" me débecte.

N'oublions pas des Enzo Traverso, Michael Löwy, Razmig Keucheyan et tant d'autres...

Voir sur la xénophobie:

http://blogs.mediapart.fr/blog/velveth/210411/la-fabrique-de-la-haine-xenophobie-et-racisme-en-europe

 

En effet, le débat est clos ! Quel aveuglement....

 

Que de gens magnifiques pourtant à inviter pour penser autrement notre vie et celle à venir de nos enfants....

Bonjour,

Comme souvent je reste frustré devant ces débats souvent alléchants... mais invariablement localisés à Paris.

Des solutions simples existent pour filmer et difuser le debat en direct sur votre site... à quand un Mediapart universel pour toutes celles et ceux qui n'ont pas choisi de vivre à Paris ?

Un journal qui se targue (avec force raison) d'avoir fait et (presque) gagné le pari de la diffusion électronique devrait poursuivre sur cette logique pour continuer à innover et diffuser.

Bien cordialement et félicitations pour votre énergie.

En 1981 il y avait Mitterand, qui il y a au parti socialiste de nos jours.... des egos qui font la course au primaire,qui sera a meme detre le meilleur candidat?.Le parti socialiste na pas de programme digne de ce nom, celui de Francois Hollande est du vieux remodeler a la nouvelle sauce 2012.Lelection de 1981 a ete gagner par un homme, grace a ses capacites intellectuelles, point barre.Il faudrait a ce parti un nouveau leader de la trempe de lancien president,qui a quand meme reussi a faire lunion de la gauche, et ce ne fut pas facile avec comme partenaire, Georges Marchais.Faire un debat daccord, mais pour debattre de quoi?, des propositions de Hollande, de la possible candidature de D.S.K, des exigences de europe Ecologie.Sans programme valable de gauche,je ne vois pas comment ce Pays pourra sortir de lorniere, encore faut til le bon candidat avec le bon programme, Sarkozy laisse deriere lui, un champ de ruine.Debattre pour le plaisir, ou debattre pour innover ce parti socialiste, qui nas pas encore compris que la mondialisation nous avalera tous cru et dune seule bouche.

 

Mon dieu, quelles oeillères !

Y'aura des petits fours ?

pourquoi petits?

INCROYABLE :......

.....pour les salariés et retraités de penser une seule seconde que leur salut peut venir du PS. J"ai commencé à militer à gauche fin 1944, j'avais 16 ans , j'ai voté pour la première fois en 1949 je crois.

Depuis j'ai toujours vu le PS pratiquer une politique contraire à nos interêts de classe. La dernière occasion valable pour la gauche était le Programme commun de 1981 dont les deux locomotives s'appelaient,celle du PS : Nom : Collaboration des classes, prénom : Urba-Graco et l'autre celle du PCF : URSS, Goulag. Ces deux locomotives ont fini dans les déchets de l'Agglo d'Aubagne.

Aujourd'hui on remet çà, le programme je m'en fous, de toutes façons il ne sera jamais appliqué, la seule garantie avant toute chose : pour les primaires il faut au minimum éliminer tous les candidats qui ont piétiné le NON du Peuple au traité de Lisbonne en s'alliant avec le oui de Sarkozy, c'est vraiment un minimum obligatoire !

Aprés on verra.

 

 

 

C'est un minimum auquel les "gens" de Médiapart ne semblent pas avoir pensé...

T'as raison, et garder en mémoire ne signifie qu'ajouter à une longue liste de trahisons de la SFIO/PS...

Pour celà je n'éliminerais quand même pas tout le monde (le PS vit encore, ce qui explique certaines choses pas jolies jolies de ceux qui ne voient pas d'autre solution...) mais les plus abjects (je pense aux Hollande assimilant non de gauche et non d'extrême droite lors même du référendum) c'est pas la peine qu'ils se présentent, pour moi c'est du tout vu quelques soient les accords à gauche et je saurais le rappeler si besoin est.

Je ne suis aucunement partisan d'éliminer des représentant(e)s du PS pour des débats thématiques où seraient présent(e)s, par exemple, des "économistes attérés", des décroissants, des antilibéraux, des animateurs du mouvement social et non seulement des professionnels de la profession politique...

Mitterrand était ambivalent, florentin et tout et tout, il nous a fait avaler des couleuvres, des boas, des anacondas et des diplodocus, mais.... mille années-lumières à gauche du PS de 2011. Vous voyez DSK lançant le pays dans la relance par la consommation, l'augmentation du salaire minimum, les nationalisations????? Hollande abolissant la peine de mort, la Cour de sûreté de l'Etat, les quartiers de haute sécurité?????????????????

Même la suppression de la première classe dans le métro aux heures d'affluence (première mesure de Mitterrand 1981!) serait considérée par ces gens-là comme une audace "pas crédible".

La vraie erreur gravissime de Mitterrand c'est Maastricht, la BCE et sa mission, l'Europe livrée définitivement à la prédation du capitalisme financier sur l'économie réelle et sur les pauvres revenus du travail.

En tous cas, si la """"""""""""gauche""""""""""""" gagne en 2012, je me demande qui ira chanter l'Internationale au Panthéon...........

Pourriez-vous rappeler sur Médiapart, avant le débat, les 110 propositions du PS de 1981 pour lancer la discussion ? Et mentionner celles qui ont été appliquées par le PS au gouvernement depuis cette date, avec le moment de leur application effective et celles qui n'ont jamais été appliquées ?

Bien cordialement

GAELZ :

Entièrement d'accord avec vous, je me permets d'y ajouter l'agression anti-salariés/retraités commise par Mitterrand-Fabius en 1983 : la désindexation des salaires sur les prix qui avec l'aggravation du chômage à la fin du 2° septennat sont la marque caractéristique du mitterrandisme.

Rappelons que la droite, tétanisée par la Libération n'avait jamais osé toucher à ce dispositif, le PS, rose au poing, l"a fait.

Pour les primaires, en plus du minimum ci-dessus : désigner seulement les candidats qui ne sont pas souillés par leur complicité sur le oui au traité de Lisbonne avec la droite et Sarkozy, ceci pour le volet idéologique.

Pour le volet social, un autre minimum :

revenir à l'indexation salaires-prix. Ne pas se laisser berner par les mesurettes biaisées du genre les 39H ou la 5° semaine de congé annuel, pires les 35H (favorables surtout au patronat) rendues indispensables pour la survie même du système par le développement fantastique des techniques et de la science ayant accru parrallèlement et considérablement la productivité,.

Conclusions : Pour les primaires ne désigner que les candidats ayant prôné le NON lors du référendum de Lisbonne et incluant dans leur programme le retour à l'indexation salaires-prix.

Une bonne base de départ de programme, je pense..... qu'en pense le PS ?

 

 

 

Vous avez pleinement raison, cher Francis, il faut ajouter cette Mitterrand-Fabiuserie, et une ou deux autres décisions tragiques. Nous sommes sur la même ligne quant à l'important, le minimum absolu pour voter pour un quidam:

-Qu'il n'ait jamais fait campagne pour le Traité Constitutionnel, ni voté pour Lisbonne au Congrès, ni approuvé Lisbonne au Parlement européen;

-Qu'il n'ait pas voté le mois dernier au Parlement européen pour le "mécanisme européen de stabilisation" : le troisième volet après Maastricht et Lisbonne, le meilleur. A chaque fois plus prédateur envers les revenus du travail, à chaque fois plus injuste, à chaque fois plus antisocial en même temps qu'antidémocratique! La première fois on soumet au peuple par referendum; la 2ème fois on n'ose plus, on se contente de soumettre aux Chambres; la troisième fois on ne soumet même plus aux Chambres! Les dispositions les plus monstrueuses sont inscrites carrément et explicitement dans les traités depuis le mois dernier:

La baisse des salaires, le recul de l'âge de la retraite, l'augmentation des impôts indirects......

Les députés européens de droite, du PS et d'EELV approuvent ça par vote au Parlement européen, quel problème? Dans l'indifférence générale.

-Qu'il n'ait pas trempé dans les privatisations, ni celles de Jospin, ni celles de Villepin, etc;

-Qu'il n'ait pas approuvé les décisions de libéralisation des infrastructures collectives vitales (transports, télécommunications, énergie, etc...) ni à l'échelon national, ni à l'échelon européen;

-Qu'il n'ait pas collaboré avec le FMI, l'OMC, etc, sans parler des dirigeants de ces charmantes officines qui oeuvrent pour la glorieuse marche de l'humanité vers un avenir radieux!

-Et vous avez raison, qu'il n'ait pas trempé dans la désindexation des salaires.

-Et bien sûr que ce ne soit pas un fasciste.

Cela exclut toute la droite bien sûr, et les 4/5 du PS, et la grande majorité d'EELV.......

Je crois que peu de citoyens mesurent la profondeur du gouffre; ni combien nous avons déjà dévalé la pente; ni ce qu'il faudra de luttes, et combien de générations, pour la remonter, pour reprendre au prédateur ce qui lui a été abandonné. Ce qui est tragique, c'est que la presque totalité de la classe politique ne propose plus que diverses décorations pour l'autel sanglant des sacrifices au Baal financier toujours plus assoiffé. Les candidats grands-prêtres ne manquent pas pour se disputer la tiare. Nous ne pouvons probablement plus rien pour arrêter l'holocauste, mais nous pouvons au moins ne pas voter pour les salauds ni les crétins qui nous ont tous amenés là, pieds et poings liés, en dépit de nos cris et de nos coups de pieds.

Sur ce, bon week-end!

 

Si c'est gratuit on peut peut-être réserver les places pour les revendre à l'entrée (à condition qu'il y ait des clients)

" A la recherche des minima perdus "

GAELZ, reçu 5/5, votre commentaire est presque un programme complet.en lui-même auquel j'adhère à 100%.. Pour le moment, je ne me contente que de ces minima car une fois adoptés ils obligent à un élargissement presque global de la Démocratie ainsi que de nous faire sortir des généralités pompeuses, incertaines et habituelles qui noient le poisson. Des faits, encore des faits, toujours des faits précis. Des minima quoi !

Un autre minimum qui fera plaisir aux " enfants du 21 avril ", grands excursionistes du Siècle des Lumières : la séparation du pouvoir de la Justice de celui de l'éxécutif , remiser les procureurs actuels au musée Grévin. Ne pas oublier que le PS malgré ses années passées au pouvoir n'a jamais remis en cause ce ferment du fascisme.

Ainsi, comme point de départ provisoire de sélection du candidat aux primaires pour le moment 3 minima pour la désignation de notre candidat de Gauche à la Présidentielle :

- Avoir voté et fait voter le NON au référendum du Traité de Lisbonne

- Rétablissement de l'indexation prix-salaires et retraites

- suppression de la dictature de l'Exécutif sur le Judiciaire.

Voilà une base de départ obligatoire pour l'élaboration du programe de notre candidat ainsi que de contribution à la réunion du 02 mai " 1981 - 2011 ". Je brûle de connaître les opinions du staff de MDP ainsi que celles des Bachelay et autres Camarades que je salue ici.

Amitiés à toutes et tous.

 

 

 

1981 !

Que de joie, que d'espoirs !

Je n'avais connu pratiquement que le gaullisme et un régime de plus en plus rabougri, autoritaire, à bout de souffle .

Le départ théatral de Giscard . Les larmes d'Elkabach à la TV ...!

Le régime "socialo communiste" , panique chez les bourgeois ...

Il y a eu des avancées , des reculades et des trahisons .

Comme tout régime présidentiel sous la Vème...De l'autoritarisme , de l'abus .

Mais rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd'hui ...

Le libéralisme , porté par Thatcher, Reagan , ("l'état c'est le problème et non la solution..." ) pointait son museau mais restait relativement contenu , modeste .

Des privatisations partielles certes mais pas totales qui ramenaient des sous dans les caisses de l'état .Le chantage de la grande bourgeoisie soi disant effrayée , qui faisait évader son fric en Suisse ou ailleurs , comme sous le front populaire .

Mais d'emblée des avancées sociales , le smig , l'allongement des congés payés , etc , etc ....

Et des nationalisations , "les noyaux durs" ...

Ensuitre trahison des hauts fonctionnaires , des managers déja attirés par les hauts revenus , les pantouflages et le "je gagne sur tous les tableaux"...

Libération des médias , des radios pirates , de la culture....Les "guignols-Dieu...!"Canal + bien avant la privatisation de TF1 par Chirac....

Faut faire la part des choses : le contraire de la sarkozie , du progrès et des "réformes" à l'envers ...L'espoir, quoi ....

Nostalgie , oui , où l'on pensait construire l'Europe des peuples , de la paix , et non l'Europe du pognon, d'après l'effondrement du rideau de fer ....

Du militantisme , des grèves , des gens qui luttaient , et non le renoncement , non à l'effondrement du tissu social , de la montée des inégalités et de la délinquance , des chiffres truqués , de la progression de la névrose collective d'aujourd'hui qui consiste à s'indigner devant son écran , la mauvaise humeur permanente , l'agressivité qui tourne à vide....

Etc, etc....

Ls.

Oui, c'est bien compliqué...

Il y a ceux qui tapent sur le PS sincérement essayant d'apporter des critiques ,et cela me semble parfaitement légitime .

Il y a les conservateurs, les plus réacs , au service de l'Ordre, même si libéraux , qui eux avancent leurs pions UMP et reconduction de NS .

Le hic , pour les sincères , est que jamais un programme radical , ne parlons pas de révolutionnaire ,ne pourra passer le cap électoral .

La démocratie actuelle est faite pour ça : des aménagements à la marge mais contrôlés par l'establishment , par le fric, par les médias et autres lobbyies ...

J'en reviens au Front Populaire : Léon Blum avait passé des accords avec l'establishment ...Ce qui n'était pas prévu c'est la pression ,l'agitation des classes ouvrières qui n'entendaient pas attendre perpète pour voir les réformes arriver . D'où les grèves immenses , les occupations et la grande pétoche de la bourgeoisie : les bolcheviques sont là .

Dans le même temps installation des dictatures : Allemagne , Espagne, Italie, Portugal , etc....

Alors ? Alors . Il faut participer aux programmes , ouvrir les esprits, les yeux et ne pas se fixer que sur des programmes alléchants mais qui n'ont aucune chance d'émerger dans le cadre électoral , alors qu'ils ont toute chance de faire regagner la droite...

Et cette droite là , depuis la chute du mur, je le répète , a gagné en puissance . Via l'UE , via les institutions internationales OMC, FMI, etc etc...

L'Allemagne dans cette perpective , là comme ailleurs il ne faut pas faire des erreurs d'anachronisme , redevient cette superpuissance économique , exportatrice , triomphante , qui asservit , par l'économique , par la finance ,les nations européennes ....Ses dirigeants servent leurs intérêts , comme les notres servent les leurs , en faisant cause commune ...C'est touours les mêmes familles ...

La situation est grave ,les chocs sont brutaux et la régression sociale immense .

Comparer à 1981 ça a peu de sens : il faudrait davantage reprendre pour les salariés , les analyses de fin du 19éme siècle . Et encore , la ruralité était importante . Oui, la guerre des classes se fait brutale et il faut tout réorganiser ...

Ls.

Moi je propose que tout ce beau monde se retrouve au Panthéon pour la réservation de leur place.

Cher Edwy Plenel

J'espère que vous poserez la question d'une éventuelle 6ème République. La précédente est usée, limée au point que l'on peut se demander si nous sommes encore en République.

Vos trois invités sont des "professionnels de la politique", expression qui ne devrait pas exister en démocratie. Où en est le non-cumul des mandats? Où en est la limitation de la durée des mandats? Où est la raison quand on sait ce que gagne les élus à chaque fin de mois? Ne sont-ils pas, y compris les socialistes, au-dessus du peuple? Savent-ils seulement ce que c'est que la misère matérielle qui entraîne fatalement la misère morale? Savent-ils qu'une paire de gifles données à un gamin peut les placer dans la situation d'un incurable esprit de domination envers la société?

Voilà quelques questions qui m'interrogent. Elles ne sont que d'infimes interrogations tant on pourrait dresser un répertoire interminable quant à la situation de la société.

On aurait pu espérer une évolution lors de la mise en oeuvre de la C6R mais comme tous les beaux projets (les 101 propositions en était un !), ils terminent dans la vaste demeure de l'oubli.

Oui, posez M. PLENEL ces questions et bien d'autres. J'attends

P.S. (sans allusion !) ne pouvant pas venir de province pour cette soirée, j'espère qu'elle fera l'objet d'une, ou plusieurs, page dans Médiapart. Merci

La rédaction de Mediapart ayant entrepris de nous replonger dans les années 81,j'ai entrepris sur mon blog d'apporter une contribution au débat un peu particulière. Comme d’habitude, je procéderai sous forme de mini-chroniques que j’appelle « rétro-débats » et qui prennent appui sur les débats de l’Assemblée nationale. Ces rétro-débats porteront sur la (nouvelle) politique agricole. A partir de ce secteur particulier, il s'agit de mettre en évidence le choc du vouloir - du projet - et de la réalité.

Les socialistes à l’épreuve du pouvoir : l’exemple de l’agriculture_1981-1986 (Assemblée nationale) : rétro-débats 0

Rétro-débat 1 : le rural, une force tranquille ?

Rétro-débat 2 : la "nouvelle polique agricole"

Rétro-débat 3: "quantum" et politique différenciée des revenus

Rétro-débat 4: mais où sont les priorités d'antan ?

Rétro-débat 5: BARRE ... ROCARD ... et les autres

Rétro-débat 6: feux les offices fonciers
(7) montagne et "autodéveloppement"

(8) le choc des quotas

(9) fin de législature / l'Europe (ressources propres et élargissement) 

Une vérité s'impose : pour gagner, il faudra rassembler au-delà de la gauche radicale !

Pas de grand soir en vue, juste un programme d'actions clairement affiché et à mettre en oeuvre contre vents et marées. Pas de vengeance, ni de revanche à envisager et claironner sauf à vouloir faire fuir nombre de citoyens électeurs qui n'aspirent qu'à plus de justice, plus de solidarité, plus de fraternité et en un mot, plus de dignité accordée à la pierre qu'ils amènent tous à la construction d'un monde meilleur.

Le reste, tout le reste c'est du pipi de chat réservé aux débats de congrès ou aux exégèses militantes qui s'imaginent constituer la fameuse avant-garde. Comme toutes les avant-gardes, elle est peu nombreuse et, par définition éloignée du gros de la troupe. L'oublier et se contenter de critiquer ce qui a été fait (et même mal fait), c'est assurer un temps d'avance à l'adversaire qui n'en demande pas tant !

26/04/2011 02:46Par patrick 44

Patrick :

Encore faudrait-il définir qui est l'adversaire.

Par expérience depuis 67 ans que je pratique continuellement la politique dont la plupart des ans en militant de gauche et maintenant en spectateur, si stratégiquement le capital est bien l'ennemi principal, le PS par ses reniements des revendications de classe lorsqu'il est au pouvoir prend des allures d'adversaire le plus rapproché par:

- son allure de repoussoir de la droite

- la corruption qui reste perenne

- sa politique, lorsqu'il est au pouvoir, de pratiquer une politique contraire à ses promesses électorales et souvent anti-salariales.

- ses dirigeants qui presque tous sont de trés gros bourgeois payant l'ISF et dont les préocupations ne sont pas les nôtres, en tout cas pas les miennes et de ma précarité sociale.

Le PS devient ainsi une sorte de glacis objectif du capital rendant cet ennemi principal plus lointain en dégouttant les élécteurs qui partent en masse vers l'abstention, voire le FN, ce n'est donc pas une minorité de perpétuels mécontents mais bel et bien un énorme potentiel qui fout le camp, 37% des ouvriers et employés votent FN selon les dernières études, mes constatations sont donc bien basées sur la réalité, chaque élection le prouve.

Pour conclure, rassembler au-delà de la gauche radicale est une erreur capitale,à exclure absolument car ce serait avaliser les trahisons ou déviances du PS au rang de doctrine et à nouveau, redéboucher sur un magma gélatineux social-démocrate-centriste sans principe de gauche qui amènerait finalement au pouvoir une droite au nom légèrement modifié.

Dés aujourd'hui il convient de s'abstenir de désigner le PS comme socialiste, le vrai nom est : Libéraux modérés.

Amicalement.

PS : actuellement que croyez-vous que le PS envisage comme travail urgent si ce n'est de déjà se partager les mandat de députés, les postes de ministres, les fromages républicains à venir en cas de victoire ?

Pour reprendre une distinction de Joseph de Maistre, si le 1 mai 1981 est un événement, définit-il une époque ?

L'illuson économique du "programme commun de gouvernement", largement inspirateur des 101 propositions mitterrandiennes, n'aura pas plus résisté que la supercherie politique de l'alliance socialo-communiste !

De fait, l'élection de François Mitterrand représente-elle autre chose qu'un épisode, quelque peu grandiloquent à bien y songer, dans l'hégémonie mondiale du libéralisme ? On attendait la "Rupture" ? Ce fut la Bourse qui se pointa, et Waterloo !

François Mitterrand n'a pas "trahi", il a navigué en sachant que le faire contre le sens des vents et de la marée expose au naufrage dont il n'aurait pas réchappé sans les institutions honnies de la Vème...

Cet homme qui voulait tant dominer son destin, n'aura pas choisi sa destination où il nous laisse. Mais au fond n'importe laquelle ne lui allait-elle pas très bien, pourvu qu'il règne encore un peu ?

 

J'approuve et attend avec intérêt ce débat. J'y vois le moyen de démontrer combien depuis 1981 le PS a régressé en comparant la campagne de Mitterand et celle, toute en eau tiède, qui va nous être servie. j'espère que les candidats PS vont se retrouver tout nus, et donc je doute de la présence de Ségolène.

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