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«On risque de voir disparaître trois organisations syndicales», par Jacques Voisin (CFTC)

Pour Mediapart, le président de la CFTC, Jacques Voisin, fustige le projet de loi sur la représentativité, présenté ce mercredi en conseil des ministres. «On risque de voir disparaître, demain, trois organisations syndicales». Jacques Voisin met en cause l'attitude des grands syndicats, CGT et CFDT, qui ont accepté le texte. «La CFDT signe tout et n'importe quoi, au nom de prétendues avancées sociales.» Quant à la CGT, elle est selon lui «un syndicat grincheux qui a toujours été contre toute évolution». Voici son texte.

 

«Avec la réforme de la représentativité syndicale qui devrait être votée par le Parlement cet été, les pouvoirs publics jouent avec le feu. Au nom de la démocratie sociale - c'est du moins la raison avancée par la CGT, la CFDT et du Medef - et de l'efficacité - c'est l'argument du gouvernement - on risque de voir disparaître, demain, trois organisations syndicales.

 

 

Or, la démocratie est la grande absente de ce projet de loi. D'abord parce que le projet de loi, actuellement en cours de discussion, fait l'objet de marchandages éhontés entre le gouvernement, le Medef et la CGT-CFDT, dans le dos des salariés, au nom des seuls intérêts de boutiques.

 


Ensuite parce qu'on est en train, ni plus ni moins, de rétablir le suffrage censitaire, système électoral selon lequel seuls pouvaient voter ceux qui payaient l'impôt, c'est-à-dire les plus riches ; les plus pauvres ne disposant donc pas du droit de vote.

 


Demain, seuls les salariés des entreprises de plus de 10 salariés pourront voter. Soit plus d'un million et demi d'entreprises sur un total de 2,6 millions et plus de 24 % des salariés qui n'auront pas voix au chapitre et qui sont souvent ceux qui ont le plus besoin d'être défendus. Enfin, parce que, si ce projet de loi est adopté en l'état, on peut dire adieu au pluralisme syndical.


Ni «béni oui oui», ni «grincheux». D'un revers de main, les complices du jour renverraient aux oubliettes les victoires sociales que des syndicats dits «petits» ont contribué à construire, contre un syndicat béni oui-oui (ou d'accompagnement), la CFDT, qui, après une phase gauchiste et autogestionnaire, signe tout et n'importe quoi, au nom de prétendues avancées sociales, mais qui ne sont, en fait, que la pommade sociale qui accompagne des mesures libérales.

 

Contre un syndicat grincheux, la CGT, qui a toujours été contre toute évolution, emmuré dans une doctrine politique qui a depuis la chute du mur en 1989, montré les nuisances auxquelles elle peut conduire, syndicat qui n'a jamais voulu engager sa signature, laissant les autres prendre les risques à sa place.

 


La CFTC a toujours été un acteur majeur du dialogue social sur tous les sujets ; la CFTC est constructive et exigeante, lorsqu'elle participe à la négociation, c'est pour aller jusqu'au bout puis signer, comme elle l'a fait avec la réforme du marché du travail (contrairement à la CGT) ou non, comme par exemple en 2003, pour la réforme des retraites.

 


Contrairement à la CFDT qui a négocié sa signature et sa place de «leader des organisations réformistes» avec les cabinets ministériels, promettant aux salariés nombre d'améliorations, dont la prise en compte de la pénibilité au travail, avec le succès que l'on constate aujourd'hui. (…) Pourrait-on parler de démocratie s'il n'y avait plus que deux partis politiques ? On nous dit, également, que réduit à deux organisations, le syndicalisme français sera plus efficace, les adhérents plus nombreux et les salariés mieux défendus.

 

 

Cet argument ne tient pas plus la route que celui de la démocratie. Serions-nous mieux informés s'il n'y avait que deux journaux ? C'est la diversité qui crée l'adhésion, pas l'uniformité.

 

 

«Instrumentalisation du syndicalisme» Il est paradoxal, à l'heure où l'on prône la liberté d'entreprendre, où l'on pousse les Français à créer leur propre entreprise, à élever au rang de valeur fondamentale et universelle la concurrence, de tout mettre en œuvre pour limiter la liberté de se syndiquer.

 


Vers qui se porteront les voix qui vont aujourd'hui sur la CFTC ? Il y a fort à parier que la plupart d'entre elles seront perdues. Imaginer que les adhésions se reporteront sur les deux organisations restantes c'est faire preuve de naïveté ou d'une méconnaissance des salariés qui sont attachés au pluralisme.

 


Pour toutes ces raisons, la CFTC a refusé de signer la «position commune» du Medef, de la CFDT et de la CGT. Une «position commune» qui contient en germe la fin de nombreux acquis sociaux. Jusqu'à la loi Fillon de 2004 réformant le dialogue social, la loi constituait un socle minimal qui s'imposait à tous, mais que des accords de branche ou d'entreprise pouvaient améliorer.

 


La loi Fillon a permis de revenir sur cette pratique. La loi Bertrand sur le dialogue social, va désormais permettre aux entreprises de faire leur propre loi... avec la bénédiction de la CGT et de la CFDT qui espèrent par ce biais conforter leur implantation dans les entreprises aux dépens des autres organisations syndicales confédérées ou autonomes.

 


La CFTC ne peut se satisfaire d'une telle instrumentalisation du syndicalisme et avec Force-Ouvrière et avec tous les syndicats et les salariés qui sont attachés à un syndicalisme de terrain, non soumis aux aléas politiques des appareils, elle lance une pétition sur des questions clés comme le pouvoir d'achat, les retraites et la durée du travail.»

Tous les commentaires

Je le disais déjà, avec d'autres notes de musique, le 30 mai dernier dans mon blog ... "CGT, CFDT: clowns de service ou faire valoir ?" 30 mai 2008 Par Raphael JORNET

On peut comprendre le désespoir de Jacques Voisin qui voit marginalisée son organisation . On peut aussi refuser l'évidence : l'émiettement syndical est une plaie pour la vie sociale de ce pays qui constitue une triste exception parmi nos voisins allemands, britanniques, italiens. Sans syndicat fort , s'engageant au nom de la majorité des salariés, la démocratie sociale dans notre pays ne peut que décliner. Rajoutons qu'en fixant la barre à 8 % , on ne peut pas dire que les minorités sont forcément exclues du jeu social. Libre à la CFTC soit de s'allier, soit d'augmenter son audience. A mon avis ce n'est pas en lançant une pétition sur la pouvoir d'achat qu'elle y parviendra, alors qu'elle est absente des mobilisations sur les 35 h et les retraites.

Pendant des années des syndicats officiellement représentatifs depuis quarante ans signaient des accords très minoritaires dans certaines entreprises ou branches. Et cela devrait continuer ? L''accord paraphé permet des avancées limitées vers plus de démocratie sociale. Et il permet à des syndicats non officiellement représentatifs (à tort) d'avoir une reconnaissance à certaines conditions qui sont un réel progrès. Evidemment, ceux qui abusaient de leur représentativité officielle ne sont pas contents. Qu'ils s'en prennent à eux-mêmes. Qu'on ne nous fasse pas le coup de la "bande des deux" comme Le Pen nous fit à son époque celui de "la bande des quatre" (en clin d'oeil bizarre à qui vous savez). La liberté syndicale est à respecter, mais l'influence syndicale réelle le doit être aussi et elle a trop souvent été bafouée dans ces dernières décennies. Faut-il a priori défendre les rentes de situation ? Je n'ai rien contre la CFTC en soi, mais depuis 1964, date à laquelle elle a fait scission d'une CFDT ultra majoritaire en congrès, cette confédération est-elle autre chose qu'une survivance de l'histoire ? En quarante cinq ans elle pouvait faire la preuve qu'elle répondait à un besoin social profond. Elle n'a guère varié dans la mesure de son influence réelle. Ce sont les salariés qui le disent par leurs votes. Et encore une fois, le propre du syndicalisme est-il d'être émietté ?

Heureusement que la CFDT et ma CGT sont là ! Elles ont signé (ensemble pour la première fois depuis plus de 30 ans) un accord qui va empêcher la moitié des salariés de choisir quels syndicats vont les représenter... Ah les grands démocrates que voilà !

Excusez-moi, remyrem, je ne suis pas à la CGT mais à la FSU. Evitez de coller des étiquettes a priori, cela sera utile pour votre crédibilité. Pour tout le reste et en particulier une signature commune en 30 ans, ce ne peut être suivi que d'un grand éclat de rire.

Essayez de trouver un accord signé conjointement par la CGT et la CFDT, vous allez vous esclaffer...

La CGT et la CFDT sont déja des syndicats peu représentatifs, alors que penser de la CFTC et de FO. Le vrai scandale est que ces organismes croupions, considérés comme représentatifs aient pu signer des accords avec le pouvoir, qui concernaient tous les travailleurs, malgré eux. Il est possible que dans la négociation sur la représentativité syndicale, la CGT et la CFDT se soient faits blouser par Sarkozy et son équipe concernant le temps de travail, mais pour la suppression des syndicats bidons, j'applaudis des deux mains.

Il n'y a qu'un système pour décider quel syndicat est bidon ou pas. Ce système s'appelle l'élection. La seule élection à laquelle TOUS les salariés peuvent participer est l'élection prud'hommale... Dommage, la CGT et la CFDT l'ont oublié : la boulette !

On peut aussi considérer que la situation de retaité est une étape dans la vie du salarié, et qu'à ce titre, les élections à la sécurité sociale constituent un champ de consultation du monde du travail encore plus vaste. Je m'étonne donc que les dernières élections remontent à 1983 et que les pouvoirs publics successifs si avides de donner une légitimité aux interlocuteurs sociaux patronaux comme syndicaux, n'aient pas reconduit cette consultation jusqu'à ce qu'un M Juppé les suppriment purement et simplement en 1995. 1995 vous vous souvenez, c'est le début du détricotage des "acquis sociaux"!!

Au delà des affirmations péremptoires et de la polémique, il reste les faits qui font l'histoire. Je conseille à cet internaute de revoir celle du monde ouvrier de l'après guerre et à quelles organisations syndicales les salariés de ce pays doivent l'existence de droits sociaux nouveaux (à l'époque) aujourd'hui détricotés par des signatures syndicales autres qui interpellent le militant syndical que je suis.

Surtout ne posons pas la question de savoir pourquoi les français se syndiquent si peu, ainsi les syndicats n'auront pas à changer leurs modes de fonctionnement. Si ils doivent mourir pour renaître, pourquoi pas. Enfin un peu d'espoir. Une décrispation ? Enfin des tracts moins péremptoires ? Les derniers milliers reçus semblaient tout droit sortis d'un autre siècle, réclamant systématiquement de passer la marche arrière, globalement. Que le ciel se déchire et que les dogmes se dissolvent sous l'orage. Ce n'étaient pas des syndicats mais des intégrismes quasi religieux, avec représentants des dieux sur terre, et excomunication des incroyants. Donnez-nous envie de nous syndiquer, merde.

C'est très simple, si les "gens" ne se syndiquent pas, c'est uniquement pour ne pas payer de cotisation. J'ai été délégué syndical (non permanent) dans le privé pendant 15 ans. Je peux vous assurer que les demandes d'aide et d'assistance ou de conseils concernant le droit du travail étaient extrêmement nombreuses. Mais pourquoi prendre une carte quand on sait que de toutes façons, le brave connard de délégué vous aidera. C'est comme les crétins qui critiquent les grèves des services publics. Si le privé avait eu autre chose dans la tête que le dernier ouiquende ou la dernière saloperie 4x4 à la mode, il aurait peut-être mené les grèves dures et difficiles justifiées par les constants reculs sociaux et 10% du PIB ne seraient peut-être pas passé du travail au capital durant ces vingt dernières années. A la chute de Grenade, en 1492, le roi Boabdil en fuite se retourna une dernière fois pour contempler sa ville perdue. Non sans cruauté, mais avec raison, sa mère lui dit : pleure comme une femme ce que tu n'as pas su garder comme un homme. Ne cherchez pas de responsables en dehors de vous même. Les tracts, vous auriez participé à leur rédaction si vous aviez été membres du syndicat. Malheur aux vaincus, c'est de César mais cela pourrait être de Kessler...

Arrêtons de dire que les syndicats français ne sont pas représentatifs au motif qu'ils n'ont que peu d'adhérents...d'abord dit-on cela des partis politiques qui eux aussi ont peu d'adhérents ? Pourtant ce sont bien les partis politiques qui présentent des candidats aux élections, parmi lesquels sortiront les dirigeants de ce pays. Donc la représentativité se mesure aux nombre de voix obtenues aux élections (et non pas au nombre d'adhérents) ... or les grandes confédérations syndicales obtiennent la majorité des voix des salariés dans les entreprises qui n'ont pas réussi à empêcher la présence syndicale ! Car c'est là un des problèmes du syndicalisme en France : le patronat français n'accepte que contraint et forcé la présence des syndicalistes, puis cherche (et réussit) à neutraliser les syndicalistes par toutes sortes de méthodes (par exemple en accordant des permanences qui les éloignent du terrain, des moyens matériels conduisant à une bureaucratie syndicale qui gaspille son énergie à des querelles internes, du favoritisme dans la carrière des militants dociles, etc.) Si vraiment on voulait un syndicalisme honnête et sérieux, il faudrait d'abord réprimer vraiment toute entrave au fait syndical, condamner fortement toute discrimination (aussi bien négative que positive) dans la carrière des syndicalistes (discrimination négative lorsque le syndicaliste ne rentre pas dans les combines patronales et positive quand il signe n'importe quel accord), et surtout limiter les facilités matérielles accordées à certains syndicats de grandes entreprises qui rappellent les temps où les intérêts privés finançaient les partis politiques sans limite ni contrôle, lesquels partis renvoyaient l'ascenseur quand ils étaient au gouvernement. D'ailleurs il faudrait que les salaires (et avantages) des permanents syndicaux de ces entreprises, soient publiés (comme maintenant c'est le cas pour les salaires et avantages des PDG devant leurs actionnaires). Tout ceci nous permet de comprendre pourquoi le patronat (et le gouvernement actuel) sont tellement favorables à la négociation d'accords d'entreprise.

Ce qu'il y surtout de désolant (voire de désespérant), c'est de voir qu'à l'heure où tout le Code du travail risque d'être mis à mal, où toutes les libertés vont être prises par les tenants du Medef et de la libéralisation à outrance, les syndicats n'aient rien de mieux à faire qu'à se bouffer le nez entre eux ! Comme le dit plus haut René Lorient, l'émiettement est déjà grave, mais l'émiettement accompagné de luttes de tranchées, c'est la voie ouverte à une disparition assurée de toute protection des salariés !

Je pense que la seule réponse à cette manoeuvre sarkosienne est d'inscrire dans le code du travail l'obligation d'être syndiqué. De fait, puisque c'est une obligation, plus personne n'aura honte de l'être. Ensuite, puisque de toute façon tout le monde "use et abuse" de son syndicat sans être adhérent, tout le monde aura payé son tribu à cette noble activité. Enfin, chaque syndicat pourra mesurer sa vraie représentativité. Qu'en pensez vous ?

Mais bien sur!tout à fait d'accord. Ensuite il faut plus de clarté dans les comptes des syndicats et remettre en cause le fonctionnement des comités d'entreprises qui fausse la réalité des salaires dans le privé en donnant des avantages aux grosses boites et en pénalisant le pouvoir d'achat des salariés des petites PME. Réfléchissons aux distribution de jouets, aux vacances et aux accès facilités aux théâtres, etc... Cette structure de détournement de fonds s'apparente trés précisément à l'achat de tranquillité sociale par les patrons et marginalise depuis plus de trente années des millions de travailleurs de petites structures, ou précisément il ne peut y avoir de délégués syndicaux pour des raisons de rapport de force évident.

La CFTC risque effectivement de disparaître. Et après ? Que l'on songe aux nombreux accords d'entreprise (dans lesquelles elle était ultra-minoritaire) peu favorables aux salariés qu'elle a signés (avec depuis deux décennies la complicité de la CFDT sans oublier FO). Face au mur qui se dresse devant les salariés, il urge de se regrouper. Il en va de l'avenir du syndicalisme en France.

L'intérêt d'être Syndicaliste, Ministre, Député, et surtout Président de la République, enfin touts ce qui se fait élire car ils sont sûr de ne pas connaître le chômage, ni les fin de mois difficile; mais c'est pour le bien des Français qu'ils se dévouent; car je vous assure ils ne pensent jamais à leurs portefeuilles. vieux62.

évitez de dire n'importe quoi. Comme je l'ai indiqué, j'ai été délégué syndical non permanent dans le privé pendant quinze ans. Non permanent signifie que comme commercial, je n'étais pas exempt d'obligation de résultats. Malgré cela, ayant eu l'occasion de jeter un oeil sur le tableau des salaires, je me suis aperçu que j'étais, et de loin, le plus mal payé des cadres de l'entreprise. Ajoutez à cela les emmerdements et la suspicion permanente des chiens de garde de la direction...je ne vois pas trop où était la planque, ni le rapport avec des politicards qui s'en foutent plein les poches, plutôt en accord avec le patronat à qui ils renvoient l'ascenseur. Mais je suppose que vous critiquez ceux qui font quelque chose parce que vous n'avez rien fait du tout. Classique .

" Rénovation du dialogue social et du temps de travail. " Il serait plus exact de parler de déclin d’une République. Qui mieux qu’un ouvrier peut parler du monde ouvrier ? Peut être des fils ou filles d’ouvriers et d’ouvrières, qui ont vues leurs parents confrontés aux fins de mois difficiles et aux privations de tous genres, au travailler plus pour pouvoir assurer l’avenir de leurs enfants, et c’est au prix de l’amour de leur famille, que certains ont perdu santé et vie dans les mines et usines ou sécurité et danger étaient des mots ignorés. C’est dans un contexte de pénibilité pour beaucoup, et dans une zone de non droit pour d’autres, que les travailleurs se sont constitués en organisations syndicales. Les luttes et les victoires remportées, ont participées à améliorer les conditions de travail, et les salaires, honneur dignité solidarité étaient les clés de la force qui contribuait au progrès social, et chaque jour apportait son bien à l’épanouissement humain. Aujourd’hui un ministre du travail, balaye ce que tant d’années d’histoire avaient fini par construire. Peut on accepter, que le droit au progrès social soit sacrifié sur l’hôtel de l’eurodollar ? Si nous perdons la maîtrise de notre destin, nous nous condamnons à l’esclavagisme de demain. Pour ma part je lutte tous les jours contre les avanies de ceux qui prétendent diriger le monde au nom de l’argent. Slaite délégué syndical CFTC Chassez le spirituel et le naturel revient au galop !

A voir le nombre d'accords de réduction du temps de travail signés par le CFTC alors qu'elle ne représente plus rien, on ne peut que se féliciter de sa disparition... Le syndicalisme doit être fort, pour cela il faut lutter contre son éparpillement. Si la CFTC n'arrive pas à faire d'adhérents dans une entreprise, elle ne peut y signer d'accord collectif. C'est simple, démocratique et cela évite les accords signés par la secrétaire du patron mandatée par l'union départementale CFTC où il n'y a plus personne. Si au final il ne reste que la CGT et la CFDT, ce sera très bien pour assurer la crédibilité du syndicalisme dont nous avons besoin.

Pertinentes observations, je travaille dans une société de 177 salariés, en 10 ans, CGT, CFDT, FO, ont disparu je reste le seul délégué syndical que la direction n’a pas encore réussi à évincé, pourtant ils sont assignées devant le conseil des prud’hommes pour non respect des 35 heures et devant le tribunal de grande instance pour malversation au budget fonctionnement CE et après on dira que la CFTC ne représente plus rien ! Je crois qu’il faut distinguer entre syndicat de boutique et syndicat de combat, ce n’est pas le nombre d’adhérent qui fait la force d’un syndicat mais la volonté du délégué syndical fait la différence, mais comme je dis toujours à chacun son opinion et la vôtre à le mérite de sa spontanéité. DAROWSKI Gilbert alias Slaite Délégué syndical CFTC et Secrétaire Général du Syndicat Bati-Mat-Tp Moselle

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