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May

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La jolie victoire de Fernando Lugo au Paraguay

Bien sûr, le plus dur reste à faire : gouverner. L’ex-évêque de gauche Fernando Lugo a été élu dimanche soir à la tête du Paraguay et en beauté : plus de 40% des suffrages, avec une bonne dizaine de points d’avance sur la candidate du parti Colorado. Avant de penser à l’ampleur de sa tâche (immense) et ses chances de réussite (faibles), trinquons à cette bonne nouvelle : cela prouve peut-être qu'on ne peut plus en Amérique Latine, ni même au Paraguay, faire de fraude trop grossière pour s’imposer. Les Colorado avaient la machine publique sous contrôle, ainsi que tout l’appareil électoral et les instances judiciaires. Ils ont menacé les fonctionnaires, ont ponctionné leurs salaires pour financer la campagne électorale, et multiplié la désinformation, mais ils n’ont pas été jusqu’à trop trafiquer les résultats. Comme au Mexique en 2000, les pays voisins (là-bas, les Etats-Unis, ici, le Brésil et l’Argentine), ont sans doute laissé entendre qu’il y avait des limites au tolérable. Sans parler de l’Organisation des Etats Américains (OEA), qui a placé sa crédibilité (renouvelée depuis l’histoire de la bataille entre l’Equateur et la Colombie) dans la balance.

Les leçons de la campagne ? D’abord, comme l’annonçait le propre Lugo, l’argent ne gagne pas toujours. Il est sûr qu’il est toujours plus facile d’acheter le vote d’une population pauvre, peu alphabétisée, et qui n’attend pas grand choses des suffrages. Sollicités pour leur vote à la veille de l’élection, les pauvres latino-américains (entre autres) retombent dans l’oubli avec régularité. Ensuite, les campagnes de dénigrement ne fonctionnent plus, surtout quand elles sont associées au péril « communiste, cubain et vénézuélien ». L’élection équatorienne l’a déjà démontré il y a deux ans. Rafael Correa faisait face à un millionnaire, qui tapissait toutes les villes de photos du candidat contre Chavez. Les peuples sont moins idiots qu’on ne le pense. D’abord, ils savent qu’il s’agit le plus souvent d’une vulgaire manipulation, dont ils n’entendent pas forcément les tenants et aboutissants, mais dont l’esprit leur apparaît comme douteux. Ensuite, que Chavez aide des candidats de gauche ne choque pas grand monde : s’émeut-on de voir l’administration américaine aider soit de façon directe, soit via des ONG fort peu discrète des candidats pro-américains ? Pourquoi faut-il s’étonner de la présence de médecins cubains au demeurant très compétents, payés par Chavez, et estimer que les fonds versés par l’USAID sont naturels ? C’est la règle du jeu. La force de Chavez n’est pas dans sa critique de l’impérialisme américain, mais dans son imitation. C’est aussi pour cela que les populations n’ont pas peur de Chavez : pourquoi craindre un chef d’Etat qui a le bon goût de dépenser sa rente pétrolière dans les pays voisins ? Toute l’Amérique centrale s’en félicite, les Paraguayens feront de même s’ils parviennent à en tirer un tel profit.

Comme Rafael Correa en Equateur, comme Evo Morales en Bolivie, Fernando Lugo s’est imposé contre une partie de l’establishment (Lugo bénéficiait au moins de l’appui d’une partie des médias, contrairement aux deux autres), et les réticences des grands pays voisins, inquiets de voir un trublion remettre en question leurs intérêts. Mais les comparaisons s’arrêtent là. Alors qu’en Equateur et en Bolivie, les pays traditionnels n’étaient plus que l’ombre d’eux même, le parti Colorado reste, malgré son déclin, et ses dissensions, une machine à l’inertie monstrueuse installée à tous les étages de la société. La déloger ne sera pas simple. Surtout que Lugo ne bénéficie pas de majorité au Sénat, et qu’il n’est même pas le maître de sa propre coalition. L’Alliance patriotique pour le changement réunit aussi bien des groupuscules revendiquant l’appellation de « marxistes-léninistes », des mouvements sans-terre, des curés de gauche que le parti libéral, dont les membres ne veulent pas entendre parler de remise en cause de la redistribution de revenus et de réforme agraire. Après avoir convaincu une majorité de Paraguayens, Fernando Lugo va devoir vaincre une sorte de « primaire » au sein de sa coalition pour faire dominer sa politique. Puis viendra le temps de la « primaire internationale » : quelle place trouver entre le Venezuela, les Etats-Unis, le Brésil et l’Argentine. Vaste programme… Alors autant s’offrir la journée pour fêter cette jolie victoire, le plus dur est à venir.

Tous les commentaires

Même si le plus dur reste à faire c'est en effet une victoire sur la fraude et peut-être l'annonce du passage à un autre horizon politique. "L'évêque des pauvres" dit que "ses préoccupations pour les pauvres découle de son option pastorale plutôt que d'une idéologie". Ceci réveille le souvenir de D. Helder Câmara et l'engagement auprès du peuple. Mais au moment de cette victoire de Fernando Lugo, le Pape Benoît XVI était reçu, un peu plus au Nord sur le même continent, en grande pompe par le Président des Etats Unis. Est-ce le même peuple chrétien ? est-ce la même église ? Merci de mettre à la Une cette autre Amérique ... Um abraço !

Je trouve aussi que c'est une bonne nouvelle, mais à vrai dire je ne crois jamais avoir entendu parler du Paraguay avant cette election... Même Elpais est d'une pauvreté honteuse en articles et analyses sur ce pays. L'unique article traitant cette information, parle vaguement d'une reforme constitutionnelle et ne dit pas grand chose sur ses liens avec le pape, ou sa suspension de sa fonction d'évêque (a divinis, je ne connaissais pas). Ce n'est pas systèmatique de la part du Vatican de suspendre les clercs élus? Merci pour cet article,

TRIMESTRES EN UN QUINQUENIO El flamante parlamento paraguayo, que se instalará el uno de julio próximo, ratifica el nepotismo que predomina en la política nacional, un enjambre mezquino de intereses familiares, que constituye , al que aún se aferra buen porcentaje de ese cónclave, al que Lugo deberá contemplar.grupúsculos sumidos en la corrupción, como poderosas logias desvergonzadas que, por décadas, han sometido al país para un enriquecimiento incuantificable José Antonio Vera El Presidente electo es cada día más popular. Impresiona bien a todos por su sencillez, hasta en su vestimenta, enorme capacidad de trabajo y su abierta predisposición a escuchar atentamente a una enorme cantidad de personas que recibe a diario. Aún sin asumir, funciona con la naturalidad de un experimentado mandatario. Fenómeno político innegable, sorprendente, el futuro de Paraguay dependerá mucho de su capacidad de equilibrista para deslizarse con éxito en medio de inmensos problemas económicos, sociales y culturales, y de una clase política habituada a las tranzas, a la haraganidad y a los privilegios fáciles, sin preocuparse del desarrollo del 80 por ciento de la población, sumida en el desempleo, la inseguridad y la marginación. En virtud de la modificación de los primeros puestos de mando, que provocó la elección del pasado 20 de abril, el nuevo legislativo llega dotado de una capacidad de influencia jamás conocida en 180 años de República, que lo convertirá en un ineludible y fuerte negociador en el próximo quinquenio que, presumiblemente, animarán largos periodos de coqueteos, noviazgos, amorios pasajeros y alianzas entre las heterogéneas fuerzas que ya han comenzado el recalentamiento previo. En las últimas seis décadas, el parlamento fungió de máscara de la tiranía en las cuatro primeras y, en las dos finales, de maquillaje del gatopardismo que se instaló en 1989, tras el derrocamiento del General Alfredo Stroessner por su colega, socio y consuegro Andrés Rodríguez, a quien recibió como a un libertador todo el abanico de la lánguida y fracturada oposición. Amnésica, súbitamente olvidó que el nuevo mandatario era producto de la decisión del Gobierno de Estados Unidos que, por años lo acusó de narcotraficante pero lo blanqueó, a falta de otro menos malo, para utilizarlo en reemplazo del impresentable Stroessner. UN PARLAMENTO EN EL LABERINTO Terminado los cómputos de las actas finales, entre los 45 Senadores, hay 15 del Partido Colorado, con 509 mil 451 votos, repartidos entre los oficialistas o nicanoristas y los también oficialistas pero disidentes, vinculados con Luis Castiglioni, quien fue Vicepresidente de la República hasta septiembre último, cuando renunció para postularse a la magistratura del Estado. De esa forma, los colorados conservan la mayoría pero, hecho inusual, por un solo voto. También es inédito que lleguen separados, aunque en su composición predominan los viejos dirigentes u “hombres escombros”, al decir del Arzobispo Emérito de Asunción Ismael Rolón. Entre 30 Diputados cohabitarán viejos viciosos con algunas figuras jóvenes, aunque todas formadas en el mismo molde. El Partido Liberal Radical Auténtico, en terapia intensiva hasta pocos meses atrás, cuando se salvó de un coma profundo al decidir integrar la Alianza Patriótica para el Cambio (APC), con su Presidente Federico Franco como compañero de fórmula de Lugo, sumó 507 mil 91 votos, que le dan 14 senadores, entre los cuales también hay personajes de muy dudosa moralidad. Un diputado menos, pero mucha semejanza en la composición sociológica e ideológica con sus amados adversarios colorados. El populista Partido Unace, del exGeneral Lino Oviedo, conquistó una fuerte bancada, con nueve senadores y quince diputados, donde destacan hijos, cuñadas y otros parientes. El hecho representa un ofrecimiento de tortillas de cáscaras de huevo para el futuro quinquenio luguista, al que probablemente el militar intentará desestabilizar tejiendo acuerdos con los sectores colorados más cavernarios y los oportunistas que, por ahora, están silenciosos y agazapados en el seno liberal y en el de otras familias. Tan importante es la fuerza parlamentaria del oviedismo que el Vice Franco le habría ofrecido la presidencia de la cámara alta, con la intención de disminuir su previsible oposición, enhebrando alianzas con otros grupos. La fácil irritabilidad, egolatría y desmesurada ambición por el poder, demostradas por Oviedo, preocupan al oficialismo. El Partido Patria Querida, de origen empresarial, es el gran derrotado y su lider, Pedro Fadul, muy vinculado con el Opus Dei, pidió licencia a la organización, lo cual es interpretado en muchos círculos políticos como una retirada por la puerta trasera, bajo el pretexto de realizar un viaje a España. De una esperanzadora tercera posición, en las elecciones nacionales del 2003, cuando conquistó varias bancas y se situó como tercera fuerza nacional, el joven partido ha quedado con sólo cuatro senadores y cuatro diputados, víctima de un confundido liderazgo personalista y electorero, que nunca comprendió que su inicial prestigio fue producto del buen trabajo de sus parlamentarios. IZQUIERDA CONFUNDE PENA POR ALEGRIA El Movimiento Tekojojá, cuna fundacional del Lugo candidato, ganó una banca en cada cámara, al igual que el Partido Demócrata Progresista, mientras que el Popular Socialista conservó un Senador y el Partido Movimiento al Socialismo (P-MAS), el más juvenil y creativo en toda la campaña electoral, perdió por un voto toda posibilidad. A pesar de que Lugo ganó las elecciones con el lema del Partido Demócrata Cristiano, esta disminuída organización también quedó fuera del parlamento, pagando tributo a cierta introversión y a viejos dogmatismos y soberbia, fáciles de detectar entre los pequeños grupos de lenguaje progresista e ilusiones socialistas, que persisten en excluir de su táctica cotidiana la cooperación y suma con las otras fuerzas de parentezco genético. La victoria electoral fue posible por la conformación de la APC, pero también es cierto que, a nivel orgánico, Lugo está sólo y necesita que urgentemente se construya un nuevo instrumento político que llene los espacios que ha abierto la nueva correlación de fuerzas sociales y las expectativas por su triunfo. En la forma y contenido que los sectores más generosos, y de mayor amplitud de miras, que por identidad deben apoyar al nuevo presidente, definan mejor su identidad conceptual y metodológica, se producirá un salto cualitativo de las fuerzas populares y, simbióticamente, un crecimiento de la propia figura de Lugo. Éste será en la medida que el pueblo sea, participativo, consciente y organizado en torno suyo.Osatura y garrocha. AHORA SI COMENZO LA TRANSICIÓN De Obispo, en año y medio convertido en candidato a la Presidencia y elegido tras una campaña de apenas tres meses, Lugo es un fenómeno político innegable y, a diferencia de ciertas versiones, no es ningún improvisado para conducir multitudes, apuntalado por su oficio de activista religioso y por años de contacto directo con la población más marginada del campo, donde los políticos rara vez llegan. Recibirá la banda y el bastón de mando recién el 15 de agosto, en aplicación de un mandato constitucional que, en 1992, fue pergeñado para preservar el continuismo, sin dejar un mínimo resquicio alternativo y sin atisbo de que, un día, el país pudiera ingresar en un proceso de transición hacia la menoscabada democrática. Ese interregno es el primer escollo que deberá superar el nuevo Presidente, dado que, en este primer trimestre, el Estado, el país y su futura administración, dependen de las decisiones que los perdedores, que prosiguen al frente de la cosa pública, adopten de cara a nuevos presupuestos y a créditos externos, que puedan comprometer mal al país. Quizás, en previsión de ese riesgo y por elemental buena educación, Lugo mantiene una relación muy cordial con la mayor parte de los diversos actores políticos de primera plana, aliados y adversarios, en especial con Duarte Frutos, en notable diferencia con la mayoría de los colorados que, hasta ayer, le rendían pleitesía y hoy lo han abandonado Lugo también muestra mucha gentileza con los principales dirigentes del inescrupuloso gremio agroexportador, de carne y soja transgénica en particular. Asimismo inensifica las entrevistas con los representantes de organismos internacionales y de los gobiernos de Brasil y Argentina, determinantes en lo que refiere a futuros acuerdos en las represas hidroeléctricas de Itaipú y Yaciretá, de cuyos royalties depende el pago de los salarios a los funcionarios de la burocracia paraguaya, más de 200 mil hasta ahora. EXIGENCIAS DEL CUOTEO Estos son días de intenso ajetreo para Lugo, a quien se le observa muy ocupado pero sereno en la conducción de los primeros movimientos de la nave, frente a las embestidas de los pedidos de cuoteo político para ocupar los cargos principales del Estado, hábito endémico en la tradición política paraguaya. La dirección liberal, interesada en mejorar su imagen, aclara estar en contra de esa rémora y que sólo el Presidente tiene potestad para definir las designaciones, “para lo cual hay un par de meses de plazo”, aunque, al mismo tiempo, algunos dirigentes azules recuerdan que la magnitud de sus votos los autorizan a mayores aspiraciones. En la política paraguaya es práctica común que, muchas personas que han sido electas para el parlamento o los municipios, terminen en cualquier otro lugar y, sin abandonar los privilegios, sean reemplazadas por su suplente, duplicando las prerrogativas, vicio que Lugo dice estar decidido a combatir. El economista Dionisio Borda, quien fue Ministro de Hacienda desde el inicio de la presidencia de Nicanor Duarte Frutos, en el 2003, y reemplazado en medio de desavenencias y disconformidad de algunos sectores, es el primer y único técnico que Lugo ha designado, hasta hoy, para ocuparse de una de las carteras. Los demás puestos están en estudio y en intensa negociación, aunque se intente decir lo contrario. NEPOTISMO Y DINASTIA Acerca de las candidaturas principales, la especulación está a la orden del día y, en el interés de tranquilizar las aguas, Lugo se ha limitado a precisar que las personas serán escogidas por su idoneidad y no por su pertenencia partidaria. Agrega y eso también marcaría un cambio, que quienes han sido electos parlamentarios, deberán respetar la voluntad popular y renunciar al deseo de ocupar otros puestos. Los nombres de políticos, empresarios, técnicos, profesionales universitarios e, incluso algún religioso, figuran en la larga lista de propuestos o aspirantes, y casi sin excepción, todos tienen vínculos partidarios o familiares, alimentando el indecoroso nepotismo y hasta prácticas dinásticas. De esos males el exObispo haría muy bien en cuidarse, dado que su forzado celibato eclesial, hace que su hermana Mercedes aparezca ya como la futura primera dama y no son pocos los gestos de desaprobación ante el rumor de que una hija de ésta ocupe la Secretaría de la Niñez y la Adolescencia. En el almuerzo que Lugo sostuvo este lunes con Duarte Frutos, a la derecha del mandatario se sentó su hermano Pompeyo, hombre vociferante, muy diferente al moderado presidente electo. Residente por años en Estados Unidos y vinculado a la masonería, el personaje sorprendió al aparecer como portavoz del encuentro en Mburubicha Roga (palacio presidencial), expresando opiniones muy personales. Las primeras miradas que el pueblo siempre dedica a toda nueva autoridad, tienen la función de un aparato de medición, que aprueba, aplaude, o recibe mal, rechaza y, finalmente, le niega autenticidad. A veces esa impresión inicial no se borra más y ese presunto aprovechamiento prebendario, se puede cobrar en descrédito o lápida política. Con el Vicepresidente electo, el médico Federico Franco, Presidente del Directorio Liberal pero sin la mayoría, ocurre algo parecido a la segunda hipótesis. Resulta que los hermanos Franco son todos profesionales de la salud, al igual que su padre, pero todos han abandonado la carrera para dedicarse a la militancia política y, en ese empeño, cuñadas, sobrinos, primos y toda clase de parientes ocuparán bancas en el nuevo parlamento o puestos bien remunerados en la función pública, sin pasar por ningún concurso de méritos o, salvo excepción, exhibir eficaz aptitud profesional. La explicación, indecorosa, es su pertenencia a la empresa familiar y partidaria. Las apetencias que se barajan son numerosas y grandes y, si los egoísmos partidarios fueran satisfechos, la transición estaría amenazada seriamente, pues significaría continuismo y una inmensa decepción popular, dentro y fuera de fronteras. De la capacidad de equilibrio del exObispo y de su larga experiencia en la superación de males individuales y colectivos, depende mucho el inmediato futuro paraguayo.

muchissimas gracias a polliart para la analisis completa de todas las tendancias politicas y personales ..es decir la realidad del poder con la cual el nuevo presidente se deve de mandar pensar y realizar una reforma completa del pais...

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