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L'affaire Frédéric Mitterrand ou la difficile dialectique du populisme
«L’affaire Frédéric Mitterrand» ne se résume ni à un débat sur la moralité publique – un ministre peut-il le rester dès lors qu’il a raconté ouvertement avoir pratiqué le tourisme sexuel? – ni même au bon coup politique qu’il y aurait à jouer contre un symbole clinquant de « l’ouverture » sarkozienne. Elle laisse, plus profondément, apparaître ce qui sera l’un des enjeux majeurs de l’élection de 2012 : l’usage, bon ou mauvais, du populisme à des fins électorales.
Le fait que ce soit Marine Le Pen qui ait tiré la première sur l’ambulance mitterrandienne – Frédéric Mitterrand ayant inconsidérément ouvert la Boîte de Pandore à l’occasion de sa déclaration de soutien à Roman Polanski – est le meilleur signe que la campagne de 2012 est d’ores et déjà lancée quoi qu’en disent ses protagonistes possibles ou probables. Le tropisme populiste de la future candidate du Front national ne surprend pas. On y est habitué.
Que le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, lui emboîte le pas est apparemment plus difficile à comprendre même si le ressentiment à l’égard du porteur d’un nom sacré du socialisme français est palpable au PS depuis sa nomination au ministère de la culture. Cette prise de position est plus difficile à comprendre surtout parce que la charge est personnelle et pas seulement politique, ce qui n’est a priori pas dans les habitudes de Benoît Hamon.
Pourtant, ces deux attaques ne sont pas de même nature. Sous l’apparence d’une chasse à l’homme, elles révèlent un rapport différent au populisme. Celui du Front national est classique : c’est la protestation d’un peuple imaginaire contre une élite corrompue et décadente. Celui dont les socialistes ont besoin pour espérer gagner à nouveau les élections nationales est d’un autre ordre : il s’agit de redonner au projet de la gauche de gouvernement un contenu populaire en ne laissant pas le libéralisme culturel (celui des mœurs et des « nouveaux » droits individuels) prendre systématiquement le pas.
Le populisme ne saurait en effet se résumer à sa définition péjorative même si c’est celle qui est utilisée en France. Il n’est pas seulement cette dérive politique dangereuse pour la démocratie. Il existe un populisme positif, celui considère le « peuple » comme la référence indispensable et ultime, en démocratie, et plus encore à gauche – la gauche sans le peuple, ce n’est pas la gauche. Le Parti socialiste, comme nombre de ses homologues européens, a ainsi perdu, ces dernières années, ce que l’on pourrait appeler le « sens » du peuple – à la fois sa direction et sa signification.
Or, c’est précisément ce « sens du peuple » que le PS (comme les écologistes d’ailleurs) devra retrouver pour espérer reconquérir le pouvoir d’Etat. Ce qui doit le conduire à un effort de dialectisation du populisme lui-même – c’est le sens qu’il faut donner à la « sortie » de Benoît Hamon contre Frédéric Mitterrand – même si l’usage politique du clivage élite/peuple est délicat. Il n’est plus désormais réductible à la lutte des classes comme ce fût longtemps le cas, et utilement, pour la gauche. Le fractionnement du salariat dans le capitalisme contemporain et la difficulté même de lire, tant du point de vue individuel que des institutions, ce que les marxistes appelaient les « situations de classe » ont rendu la mise en scène politique des antagonismes économiques et sociaux difficile alors même qu’ils continuent d’apparaître crûment. Le succès du discours sarkoziste sur la « valeur travail », par exemple, pendant la campagne présidentielle de 2007 a montré l’ampleur de la confusion qui règne aujourd’hui de ce point de vue.
C’est pourquoi tout le poids des oppositions sociales mises en jeu par le populisme porte sur les valeurs elles-mêmes, sur les déterminants anthropologiques et moraux du modèle de société. Or dans ce domaine, les frontières sont floues et la manipulation aisée.
Ainsi le libéralisme culturel revendiqué désormais par la gauche comme un élément incontournable de son socle de valeurs peut-il facilement être l’objet d’une condamnation au nom de ses dévoiements. C’est exactement ce qui se produit dans la mise en rapport implicite entre liberté sexuelle ou homosexualité d’une part et pédophilie de l’autre. On l’a vu au travers des accusations lancées récemment contre Daniel Cohn-Bendit par François Bayrou et aujourd’hui contre Frédéric Mitterrand par Marine Le Pen. Le registre de ces attaques est précisément celui du populisme : le peuple pur et vertueux ne peut ni ne doit se reconnaître dans les turpitudes inévitables d’une élite trop tolérante.
La gauche ne pourra faire l’économie d’un questionnement approfondi de son rapport aux valeurs « populaires » dans ce domaine des questions dites de société ; justement parce qu’elle a tout misé, depuis de nombreuses années, sur des formes d’émancipation essentiellement culturelles ou morales pour les individus – plus de droits et de libertés, plus de tolérance et de diversité – faute de projet économique et social.
On voit combien le PS et les Verts ont de chemin à parcourir en la matière ! Même si, l’épisode que l’on vient de vivre le démontre, l’ouverture sarkozienne, essentiellement pratiquée envers une « gauche » culturelle et élitiste assumée (la gauche « Carla Bruni »), risque de poser également de sérieux problèmes à une majorité ancrée à droite.


Tous les commentaires
C'est une analyse intelligente et pertinente. Qu'est-ce que le populisme ? Sans remonter au général Boulanger,on peut discerner sans risque de se tromper ce qui,dans le discours sarkozyen,relève de cette démagogie verbale. Du "casse toi pauv'con" au "on va mettre le paquet",la sémantique du pouvoir vise les "couches populaires",et leur aliénation culturelle. Le populisme opium du peuple : tel est le danger. Et,malheureusement,la gauche n'en a pas conscience.
l'affaire F M close?
Mitterrand : une association va déposer plainte en Belgique
L’association International All Rights s’apprête à déposer plainte devant la justice belge contre Frédéric Mitterrand pour avoir fait l’apologie de la pédophilie, notamment dans son livre « La mauvaise vie », a indiqué la vice-présidente française de l’association Nadia Weiler-Strasser.
cf le soir Be
International All Rights, qui lutte contre « toute forme d’impunité publique et la défense de l’enfance », compte ensuite faire de même en Suisse et aux Etats-Unis.
L’association reproche au ministre de la Culture et de la Communication français d’avoir soutenu le réalisateur Roman Polanski, accusé de viol sur mineure aux Etats-Unis, et de « banaliser des atteintes sexuelles très graves ».
Le livre de Frédéric Mitterrand étant vendu en Belgique et l’association ayant des adhérents belges, la plainte, dont la qualification pénale doit encore être déterminée, serait jugée recevable.
L’association étudie également la possibilité d’entamer une action complémentaire en saisie des droits d’auteur en Belgique pour indemniser les victimes.
(Belga)
Et ben c'est pas trop tôt les amis, vous attendiez quoi exactement ??
A l'image de Ségolène Royale, notre grande greluche nationale du Poitou hurlant et scandant des "Fraternités" partout en France, mais rien, et étrangement silencieuse lorsqu'il s'agit d'atteinte à l'enfance, doublement promue par cette grande gazelle qui nous sert actuellement de ministre de la culture, à savoir pour ses propres besoins à l'étranger, dans le cadre du "Fram Sexual Tour" avec réduction immédiate chez carrefour, et pour les artistes de cinéma en besoin de chair fraiche partout où ils se trouveraient au monde, et ce évidemment pour les impérieuses nécessités de leur propre art.
Il faut dire que la "Greluche" et la "Gazelle" ont manisfestement disposé à des époques différentes de leur CV respectif, du même financier, en la personne de M Pierre Bergé, et donc, on comprend mieux finalement le mutisme actuel de Sainte-Ségolène.
Inadmissible vraiment.
@ +E-ON
Votre texte sent la haine et l'homophobie.
Vous faites un amalgame qui est inadmissible
Ségolène Royal s'est expliquée et sa position sur le tourisme sexuel est connue depuis longtemps.
Ecoutez donc !
http://www.dailymotion.com/video/k64KSJmR5qwJCU1dY
Difficile à coincer la "greluche", non ?
*Votre analyse Laurent Bouvet, ouvre une réflexion indispensable.
Le "peuple", ou l'opinion, sont là, sont des acteurs politiques. Certaine spratiques politiques en effet (extrême gauche, Verts) donnent l'impression de faire l'impassesur cette réalité, au nom d'un "peuple idéal", celui qui surgirait d'une transformation de la société.
*"Le populisme opium du peuple : tel est le danger. Et,malheureusement,la gauche n'en a pas conscience." (Vingtras)
Peut-être aussi qu'une partie de la gauche en a conscience, mais qu'elle ne sait pas comment faire.
Du point de vue culturel, j'ai attapé au vol ce week end à la radio les propos de quelqu'un qui disait qu'il faudrait en revenir à la manière de Bretch.
*Il me semble important de mettre au centre de nos réflexions ce problème d'un "peuple" qui s'identifie comme tel par opposition à des "élites" (dont les attributs sont définis comment ?)
Les questions que je me pose à ce sujet :
Que deviennent les notions de classe sociale et d'éducation (qui sont liées par la notion de capitaux - cf Bourdieu) ?
Y a-t-il lien avec cette autre vision du peuple, nationale, le peuple qui s'identifie comme tel par opposition à des étrangers ? Si ces deux visions se conjugaient ou se conjuguaient, que se passerait-il ?N'est-ce pas déjà le cas en Italie ?
Et surtout : comment réinventer une culture populaire mais néanmoins porteuse d'émancipation collective ?
Très bon questionnement.
Il est en effet de bon ton dans la classe politique et médiatique d'utiliser le mot populisme comme une marque de stigmatisation et de s'en servir dès qu'il y a remise en cause de certaines pratiques des milieux dirigeants, tout en déplorant d'un autre côté la coupure entre les élites plus ou moins autoproclamées et ce qu'on appelle le peuple.
Cela étant, je ne crois pas que ce soit le seul problème dans le cas FM. Il y aussi une question de génération, le regard sur la pédophilie et le commerce sexuel a évolué et les jeunes générations sont apparemment beaucoup plus réticentes qu'on ne pouvait l'être dans les années 1960 comme le souligne Didier Lestrade dans son blog : " J’appartiens pourtant à une génération post-68 qui a des idées différentes sur la prostitution et la pornographie, surtout dans les pays occidentaux."
http://didierlestrade.blogspot.com/2009/10/le-chapitre-11.html
oui, il faut absolument repenser cette notion de "peuple"à l'étalon des valeurs d'aujourd'hui -et aussi avoir le courage de parler de morale : de morale en politique, pour commencer ! et, surtout, penser nous'mêmes -j'entends nous , gens de gauche sans se laisser enfermer dans toute comparaison superficielle et fallacieuse -du type : le FN dit qu'il pleut j'ouvre ma fenêtre : vais-je dire qu'il fait soleil ! uniUEMENT POUR NE PAS....!!!!Penser, oui, et oser
Les élites ont-elles oui ou non un quelconque devoir d'exemplarité à tenir, et ce au moins durant le mandat temporaire que le peuple leur confie ??
1789 c'était déjà du populisme il me semble bien.
@ +E-ON
Je ne reconnais aucune distinction entre peuple et élite.
(Aucune distinction réelle n'est possible d'ailleurs quand on essaie de définir ces deux termes)
Parce que, pour moi si on est en démocratie, on est tous citoyens.
La citoyenneté, c'est l'investissement personnel dans les affaires d ela cité, dans le vivre ensemble d'une société, dans sa marche et ses décisions, responsabilité à exercer par tous.
La délégation de pouvoir n'est qu'un moyen, pas une fin.
Il existe différents niveaux (sans hiérarchie), tous indispensables à la vie sociale. Le quartier, la commune, le pays, etc. (et tous les lieux d'interface, d'interactions).
La responsabilité dans la marche de la cité au quotidien c'est aussi l'affaire des citoyens, pour ce qui est à leur porte.
Du coup - (je parle de mes convictions, de ma vision de la citoyenneté, je ne prêche pas de morale) - l'exemplarité concerne autant chaque citoyen que ses représentants provisoires, parce que dans une société tout est en interaction.
En notre démocratie, il y a bel et bien distinction Fantie B entre élites et citoyens en cela que l'élité détient évidemment, même si cela est tout temporaire "l'executif", à savoir le pouvoir de décision ultime dans toute chose publique.
La délégation de pouvoir est donc un moyen mais également une fin en soi, car à défaut d'obligation de résultat à maxima, l'élu se doit une pleine et entière obligation de moyen à minima, consistant au moins à bien se tenir durant son mandat, et conférant ainsi toute l'exemplarité requise à la charge qu'il occupe.
@ +E-ON
Et en quelque sorte Fantie B, demander pour un élu d'avoir le beurre, l'argent du beurre ainsi que la beurette à poil dans tout les sens, et ce quelque soit son âge légal, est bien évidemment à mille lieues tant des principes que de l'esprit Rpublicain qui devrait l'animer durant tout l'exercice de son mandat.
La limitation du cumul des mandats va également dans ce sens.
@ +E-ON
On pourrait à cet égard, évoquer le cas de Monsieur Eric Besson, ministre de l'identité nationale et de l'immigration, ex. homme de gauche, très Blum dans sa posture actuelle consistant, juste après son divorce d'entamer le plus rapidement possible une "Love Affair" avec une étudiante Tunisienne ne disposant à ce jour que d'un titre de résidente provisoire en France.
Fort heureusement cette demoiselle est majeure, pas de beaucoup, mais majeure quand même.
Gageons que si cela avait été une jeune Afghane, en lieu et place, d'une étudiante Tunisienne, notre polyvalent ministre (en terme idéologique s'entend bien sûr, la polyvalence) aurait peut-être été plus souple (kamasutra oblige) vis-à-vis du déblaiement et nettoyage de La Jungle Calaisienne.
mmddrr de mmddrr !!!
@ +E-ON
Yasmina qqchose ... 26 ans .... mais vaguement "nièce" du gd démocrate bourguiba ou de sa femme.
C'est vrai qu'il est mignon !!!
Faut aimer le genre pastille vichy!
comme dirait son parrain alexandre Vialatte!
Yes Ma Chère Marie,
Fiesta prévue à la Plage de la Goulette à Tunis l'été prochain entre gens privilégiés bien sûr.
Le peuple et les sans papiers du monde entier peuvent bien passer après, n'est-ce pas ??
@ +E-ON
Peut-on faire de la politique sans populisme ?
Le populisme est bien une pratique politique. L'utilisation par tous les partis politiques de la morale pour justifier leurs position est permanente, particulièrement par le gouvernement actuel. Toutes les réformes sont faîtes au nom de la morale, ou au nom d'une bonne gestion sous-entendue évidemment morale, avec le renvoi obligé à la gestion du budget familial et donc à la famille et donc à la morale sous-sous-jacente.
Quand Mr Ayrault président du groupe socialiste à l'assemblée nationale justifie son projet d'un deuxième aéroport pour Nantes, mais hors de la métropole nantaise, il le fait au nom " d'une croissance responsable", les opposants devenant immédiatement des irresponsables, des dégénérés, des gens immoraux.
J'avais lu le livre de Frédéric Mitterand à sa sortie, comme une confession dont l'auteur ne tire d'autres profits que la satisfaction d'avoir écrit ce que d'habitude l'on ne dit pas, et en espérant avoir été compris de quelques lecteurs attentionnés.
A partir du moment où le profit devient politique, il n'y a aucune raison de ne pas attaquer politiquement un ministre responsable politiquement de tous les actes du gouvernement.
En réponse à votre article, le front national ne peut jamais faire autre chose que du populisme, Mr Hamon lui, aurait pu faire une attaque politique du gouvernement et non de la seule personne de Frédéric Mitterand.
C'est cela qui me semble gênant.
Dès le départ notre réflexion est faussée donc condamnée à échouer, si nous posons une élite d'une part, et un peuple d'autre part.
Cette approche tordue, pervertie, nous ne l'avons que parce que notre mentalité est façonnée ainsi depuis des siècles dans un système compris et implicite de serfs soumis et de seigneurs tout-puissants.
Il n'y a pas "une élite" de droit divin.
Il n'y a qu'un peuple, et parmi ce peuple, certains volontaires peuvent être désignés momentanément pour représenter et pour servir.
Pas pour profiter ni pour commander.
C'est comme ça qu'il faut penser à la base, si on veut arriver à quelque-chose.
Encore une fois d'accord avec Vingtras, pas avec Laurent Bouvet :
il n'y a pas de bon ou de mauvais populisme, il n'y a qu'un seul césarisme démocratique qui drague à droite et à gauche.
C'est ne rien comprendre à la question posée par Frédo que d'en faire un débat sur le populisme. La question est beaucoup plus simple, n'en déplaise à Marine Le Pen déjà sur le retour de l'ordre moral : Frédo ne fait pas l'éloge de la liberté des moeurs y compris de l'adultère comme Léon Blum (pan pour BHL à côté de ses pompes sur ce coup-là) mais il nous confie son expérience du tourisme sexuel et de la prostitution en banalisant le viol sur mineure et en se scandalisant de ce que la justice poursuive. Faut-il être populiste de droite ou de gauche pour saisir la nuance ?
Je vous suis bien dans cette analyse.
La culture avec un grand C, le savoir avec un grand S, n'ont jamais empêché l'arbitraire et l'injustice.
Il y a eu des ignorants frustes issus de ce peuple qui en des temps difficile étaient de vrai "Justes" avec un grand "J" et des rats de bibliothèque qui ont copulé avec l'ignominie et la dictature.
Alors de grâce, arrêtons cet apologie du savoir qui à y regarder de plus près n'a souvent servi, jusqu'ici, qu'à mieux asservir le bon peuple.
EDIT:
Que l'on ne comprenne bien. Je ne fait pas l'apologie de l'ignorance. Je ferai plutôt l'apologie d'une culture personnelle, unique, rare, comme pouvais l'être elle des philosophes des lumières qui n'ont pas eu à digérer une culture formatée qui tient de nos jours de référence.
Faut-il être "Pédéraste" doublé d'un "Pédophile" pour être d'une part tolérant et d'autre part accepté dans cette désormais nouvelle socièté? Moi simple citoyen, dont la morale que j'ai reçu à ma naissance et dans mon éducation,il est vrai que c'était à une certaine époque (J'ai 75 ans passés) mais qui pensais être "normalement constitué" je suis désolé de vous avouer que je suis complètement "dépassé". Apparament vous allez être très nombreux a pouvoir à me répondre, je crois!!!
disons que Marine le Pen récolte le bénéfice de dire tout haut ce que d'autres n'osent dire ou ignorent de façon tacite par laisser-aller ou je m'en foutisme, ce qui revient au même.
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la gauche libertarienne, ne s'est pas gaussée de ces " écrits " sans doute soucieuse de préserver son attachement à un homme de " gauche ", ou ne souhaitait pas ainsi jeter un pavé dans la marre.
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Il est malheureux de laisser cette forme de lucidité au populisme d'êxtrême-droite, que la gauche se doive ainsi d'emboiter le pas et de brouiller ainsi le jeu politique, donnant un peu l'impression d'un écho entre la gauche et l'extrême-droite guère trés encourageant.
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" le monde ne devient mauvais que par la faiblesse de ceux qui laissent faire, l'indifférence "
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au final, on ne parle plus que de moeurs et non de politique, la technique semble bien rodée.
mais il n'a JAMAIS été homme de gauche!
Sarko L'UMP a acheté un patronyme, pote de sa bobonne!
pas facile, facile l'ouverture à " gauche " donc ... merci Marine ...
je comprend pas qu'il n'y ait pas un soulèvement des forces de gauche, qui devraient être outrées et appeler à sa démission ...
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j'ai terriblement honte pour mon pays.
Bonjour monsieur Bouvet,
Il me semble que votre article omet d'aborder le fond de la question : c'est à dire le "tourisme" sexuel ou autrement dit la prostitution forcée (et son cortège d'horreur). Le clivage générationnel est là, me semble-t-il, quelque soient les talents literraires ou autres de FM ne pas reconnaitre que cela est une faute me semble aujourd'hui totalement dépassé. Il est fini le temps de nos arrières grands pères qui allaient se dépuceler aux "putes" pendant leur service militaire avec bonne conscience. C'est une question de dignité humaine et cela n'a rien à voir avec le populisme (bien au contraire les questions des droits de l'homme nécessitent, je crois, d'incessantes réflexions).
Je vous conseille le billet d'humeur de Stéphane Guillon (pour moi tout est dit), choisir la chronique de lundi 12 octobre :http://sites.radiofrance.fr/franceinter/video/humour.php
Cordialement,
Il y a toute une floppée de vidéos.
Cliquer sur celle qui est intitulée
"Frédéric Mitterrand, le Mister Bean du Gouvernement".
Désolé de vous le dire, aussi cruement, mais vous mélangez tout... vraiment. Le tourisme sexuel dont on a fait le crime des crimes, un Chateau Petrus de l'indignité, le Michel Ange de l'abomination, est d'une banalité si affligeante qu' on est bien en peine de le décrire... je l'ai vu tellement de fois, à ma porte ,pendant tant d 'années, avec ses cotés affligeants, sa connerie monstrueuse, ses beautés et ses candeurs ,que je ne vois vraiment pas où est le mal. Le tourisme, surtout quand il est pas sexuel est une calamité autrement redoutable.Celui qui monopolise les plages et les "points de vue", celui qui transforme un pays en serviteurs déguisés en pingouins, qui pillent les richesses et les trésors locaux, développe un artisanant de saloperies, etc..... là où passent le tourisme de masse l 'herbe ne repousse plus. Tout les voyageurs vous le diront ( un voyageur c est celui qui passe plus de six mois dans un pays quand il y va) Alors le tourisme sexuel? vraiment !!! les quelques ginetas qui a Cuba accompagnent les gringos, les quelques poupées thailandaises qui attendent leur " mari" japonais qui succédera au" mari" suisse, maris de quelques semaines, les papillons qui accompagnent, jeunettes, le toubab a Dakar...croyez moi c 'est pas bien grave ni même critiquable....l 'age, mais l'age me diriez vous? certes mais en Afrique a Cuba, au Brésil la majorité des filles ont leur premier rapport sexuel entre 12 et 14 ans et à 15 ans elles sont déja mamans....ah ah...ey monsieur le blanc, là, tout gros tout gras, faut pas toucher la petite maman là, c est interdit par la Loi..La connerie des blancs, leur suffisance, leur moralité sans cesse limitée au sexe ( parce que si cette fille de 14 ans que l'on ne peut baiser on la met à tisser en la payant 1 dollar les 10 heures de boulot à la chaine, là, messieurs les blancs, c 'est pas interdit , c est meme recommandé...) commence vraiment, mais vraiment à nous gonfler. Surtout qu'en plus ,non content de régenter la sexualité dans nos pays ( parce que c est ca non? il faut que vos bonnes consciences nous disent qui on peut et on ne peut aimer), les Transparency International et autres associations de pignoufs protestants, main sur le coeur et Bible dans le cul, viennent regarder dans les poches de nos dirigeant !!!!!!Ey !!Monsieur Bongo ou avez vous trouvé l'argent pour acheter cet immeuble à Paris? C 'est vraiment n'importe quoi! Du haut de mon Association à moi, est -ce que je vais intenter un procès, à Dakar ,à Sarko , à Chirac ou à Tapie pour leur demander de justifier leurs avoirs...Vous vous croyez tout permis, y compris de régenter le sexe de nos filles ou le cul de nos garçons..Cela s'appelle le neo-colonialisme. Il est toujours vêtu des meilleurs intentions/.
C'est vous qui nous prêtez des "bons sentiments" à la con qu'on n'éprouve absolument pas.
Le tourisme tout court c'est bien plus destructeur que le tourisme sexuel?
Mais bien entendu, tout à fait d'accord avec vous, on ne vous dit pas le contraire, ne nous faites pas dire ce qu'on ne dit pas.
Mais par votre programme de perversion de ce qu'on dit, vous en arrivez à nous faire passer nous pour des "pères-la-pudeur".
L'esclavage moderne?
Mais le chocolat lui-même, on devrait arrêter d'en manger quand on sait comment la culture du cacao est basée sur l'exploitation des enfants.
On le sait.
Que vous nous insultiez avec vos inventions comme quoi on ne serait pas au courant, comme quoi on serait obsédés uniquement par nos petites lorgnettes, il y en a vraiment marre car c'est faux.
Le tourisme sexuel, c'est affaire de gros porcs lubriques infréquentables, à vomir. Et très minoritaires. Point.
C'est vous qui êtes obsédés.
Vous tordez tout le truc pour nous faire passer nous pour des obsédés.
Et vous, voilà que vous tentez de "relativiser" et allez même jusqu'à nous traiter comme si c'était nous les "pignoufs" et je ne sais quoi encore?
Vous savez ce que je crois, moi?
Puisque vous y revenez avec autant d'assiduité, ce que j'en conclus c'est que vous en êtes, touriste honteux, et que vous voulez justifier votre propre conscience,
et embobiner tout le monde avec ça, comme fait Mitterrand.
Ça ne prend pas.
Plus vous insistez, plus vous nous prêtez ces analyses simplistes et prudes qu'on ne fait absolument pas, plus on se braque et plus on croit dur comme fer que c'est vous qui avez du mal à vous regarder dans le miroir de vos propres doutes et comportements dégueulasses.
Ah et arrêtez de faire le malin avec vos voyages de plus de six mois. Vous croyez que vous êtes le seul à voyager ici?
Moi aussi j'ai passé la moitié de ma vie en Afrique et j'ai beaucoup voyagé aussi en Europe "ancillaire" de l'Est-post-chute-du-mur,
mais je n'ai jamais profité, ni sexuellement ni autrement, et je n'ai jamais non plus eu recours à la corruption: oui c'est possible et j'en témoigne, et non je ne suis pas un saint car beaucoup d'occidentaux se comportent comme moi: avec respect.
En fait,
vos insultes sont bien représentatives de ce que fait Mitterrand à TF1, sauf que lui utilise les belles phrases.
Ça ne prend pas.
C'est moi maintenant qui vois et lis que l'on parle de tourisme sexuel comme le mal absolu? mais dans ces commentaires ici on ne parle que de cela... et en plus je ne le lirais que parce que je suis moi-même un touriste honteux? C est n'importe quoi...
Lever la question du populisme et du peuple à propos de "l' affaire Mittérand" ne me semble pas tout à fait pertinent mais la question l'est , en elle-même, pertinente.
Effectivement le peuple semble depuis une quarantaine d'année – après sa célébration cultuelle de 1968 qui ,comme toujours, exalte et souligne la mort réelle- s'être volatilisé, dissous dans le cafe noir du Destin et de la mondialisation , impérialisme stade suprême.Là où nous avions un drapeau ( rouge) et un discours ( cinématographie, théatral, poétique, littéraire avec Renoir, Carné, Prevert, Poulaille, Dubuffet, Dhotel, Ragon, Vilar, Philippe, Perochon.......) il ne reste plus que des groupes vagues aux concepts flous, rmistes, ceux d'en bas, pauvres, défavorisés,sdf, chômeurs, stressés, émigrés, etc....ou des catégories - sexuelles ( les homos) géographiques ( les banlieues) de genre ( les femmes) religieuses ( les musulmans) d'origine ( les émigrés) statutaires ( les prisonniers, les étudiants)- catégories qui tiennent lieu et place du travail qui définissait les classes et les groupes ( "selon leur situation concrète dans l 'appareil de production").
Le tiers mondisme dans les années 60/80 pensa que le prolétariat s'étant mondialisé -il y avait moins de prolo a l 'échelle nationale mais ils étaient plus nombreux à l'échelle mondiale -que l oeil du cyclone s'était déplacé et que c 'était dans les nouveaux pays prolétaires que se jouait et que se jouerait la révolution sociale. Il n 'en a rien été.
Ce fractionnement du peuple en catégories, la fin du monopole prolétarien sur le peuple ou du moins sur sa représentation, souligne la difficulté d'une récupération politique; chaque goupe, loin d'un idéal commun ( la révolution, la fin de l 'exploitation de l 'homme par l homme etc..) s'armant au contraire de revendications identitaires, communautaires quand il ne revendique pas par des actions violentes une solution purement et strictement individualiste.
Face à ce vide sidéral, ces ratés dans le moteur du progrés ( comment faire marcher l'histoire si dans le couple patronat / prolétariat il n'y a plus souvent de prolétaires), la disparation des oracles qui sondaient l'âme du peuple et nous la restituait chaude et consommable ( en taisant au besoin quelques contradictions), apparurent les experts.Nous sommes dans l'ère des experts. Ils remplissent ce vide, cette absence de prolétariat, ils parlent au nom d'un peuple qui n'existe plus comme peuple et souvent contre le peuple qui marcherait à l'envers de son Destin . Vote-t-il '" non" ,le Peuple, contre ses élites, ceux qui pensent pour lui, baisent pour lui ,rêvent pour lui, qu'aussitôt on enterre sa décision et le fait re-voter . Il est devenu une variable d ' ajustement... Le peuple n'est plus soluble dans la démocratie... Proteste-t-il aussitôt " La République est en danger" ( Gros titre toute page de Paris Match).
Et on voudrait que sur cet émiettement communautaire refleurisse le populisme, ce populisme qui sans remonter à Boulanger ou à Bonaparte, mettait dans la rue, pour acclamer Petain, des millions de français....ce populisme qui rassemblait sous son aile plus de la moitié de la classe productive? La classe productive n est plus majoritaire en France. Les pauvres non plus ne sont plus majoritaires. Les actifs non plus. Les hommes non plus. Ou est l opium? Chacun fume ou consomme ce qui lui chante ou plutôt ce qui le fait chanter. Il y a le cannabis, l 'héro, le crack le Ricard... Plus d'opium plus de peuple. Mais des élites.Autoproclamées qui parlent en son nom qui parlent pour lui, cherchent à le conquérir alors qu'il a disparu. On le rescuscite pour les besoins de la cause ( du peuple) Il a besoin de Polanski pour son élévation spirituelle/ Nul n est au dessus des lois et les mêmes peines doivent frapper les mêmes égarements. En oubliant ,au passage, qu'il y a ,dans les prisons, des quartiers VIP...ce qui m a toujours fait rire..aux larmes..En oubliant que les élites parlent aux élites et à eux seuls. Que c est un débat de sourds et d 'aveugles au dessus d'un volcan. Que le Peuple n existe pas mais est toujours à créer, qu'il est mouvement, par identité. Qu'il ne peut donc le Peuple être capturé, mis en filet, sinon que brièvement sur des thèmes qui lèvent l'adhésion mais aussi la contradiction . Les "racailles " et autres nettoyages au karcher étaient bien un missile populaire contre le peuple...il y a autant de racaille que de beaufs...numériquement....
On a toujours parlé en son nom car il n a toujours été qu'un devenir sans nom.
"Le peuple est mouvement", OUI Kakadoundiaye, et absolument OUI.
Par Identité, pourquoi pas, mais sûrement prioritairement plus par "Nécessité" selon moi, et la crise économique actuelle bat de plusieurs longueur la dominante identitaire du mouvement populaire.
D'ailleurs les élites actuelles au pouvoir ne peuvent plus grand chose pour la France, et ce dans la mesure où l'Europe de par ses directives Régaliennes prend totalement le pas sur la Nation.
Il me semble opportun d'ailleurs pour le pouvoir en place de noyer le "Populisme de type strictement économique" dans un soi-disant "Populisme de type strictement Identitaire et Moraliste" car cela tombe plutôt bien pour ses affaires, qui elles ne sont pas au mieux en termes de déficits et de dettes, devant être épongées faut-il le rappeler par le peuple.
N'oublions jamais : "La seule et dernière chose qui reste et appartient au peuple c'est la Nation" (sic) Jean Jaurès.
@ +E-ON
La confusion ne porte pas que sur le populisme, elle porte encore des relents de lutte des classes inversée puisque soutenue par la gauche intellectuelle actuelle. L'élite en entier serait seule cultivée et à même d'imposer ses vues...?
Quoi, il n'y a que l'élite auto-proclamée et le "peuple" ? Ou dans ce peuple, il y a de nombreux dîplomés, cultivés, "bourgeois", qui ne vont pas à la messe, font partie de l'élite réelle, ne votent pas FN, sont de droite ou de gauche et pourtant pensent comme le "peuple" sur des questions de société !!
Parfois et surtout l'idéologie de "gôche" manque singulièrement de bon sens !
Il n'y a pas que Nietzsche et Sartre...il y a Montaigne et les Lumières.
Il faudrait peut-être aussi relire Epicure sans lunettes libertaires...
l'affaire Freddo M est close?
Mitterrand : une association va déposer plainte en Belgique
L’association International All Rights s’apprête à déposer plainte devant la justice belge contre Frédéric Mitterrand pour avoir fait l’apologie de la pédophilie, notamment dans son livre « La mauvaise vie », a indiqué la vice-présidente française de l’association Nadia Weiler-Strasser.
cf le soir Be
International All Rights, qui lutte contre « toute forme d’impunité publique et la défense de l’enfance », compte ensuite faire de même en Suisse et aux Etats-Unis.
L’association reproche au ministre de la Culture et de la Communication français d’avoir soutenu le réalisateur Roman Polanski, accusé de viol sur mineure aux Etats-Unis, et de « banaliser des atteintes sexuelles très graves ».
Le livre de Frédéric Mitterrand étant vendu en Belgique et l’association ayant des adhérents belges, la plainte, dont la qualification pénale doit encore être déterminée, serait jugée recevable.
L’association étudie également la possibilité d’entamer une action complémentaire en saisie des droits d’auteur en Belgique pour indemniser les victimes.
(Belga)
International all Rights lutte contre toute forme etc....Bienvenu au club.!!! Mais il faudrait qu'elle se bouge un peu les fesses cette International truc machin qui ne sait pas parler français mais, apparemment, oeuvre en Belgique ou en Suisse où, comme chacun sait, il ne se parle qu'anglais..Si elle se bouge un peu le popotin, elle ferait bien d'aller voir un peu en Afrique par exemple où les marabouts empêchent les jeunes d'aller en classe, pour mendier et ne leur enseigne que le Coran ...j'aimerais bien voir cela. Car peut etre Polanki et Mitterand et leurs copains réunis ont pollué deux trois ephèbes ou Lolitas mais les marabouts c est pas milliers qu'ils polluent ...Alors International Right je ne sais quoi on se met au taf ou en pinaille? ou on se fait de pub sur le dos des autres...Allez donc dénoncer le khalife des mourides de Touba....tout le monde rigolera bien..au lieu de vous faire mousser en jappant comme roquets aux trousses de qui vous emmerdent.
La Belgique se caractérise par une justice dotée d'une compétence universelle. Comme l'Espagne.
Que voila un article faux-cul, qui condamne le "populisme" d'extrême-droite mais ne veut pas condamner le "populisme" de gauche parcequ'il serait lui un moyen de renouer des liens avec le "peuple", prétendument offusqué du libéralisme culturel de la gauche de gouvernement. Le populisme comme on l'a vu sur cette question est toujours une saloperie de gauche comme de droite.
T'es le meilleur sur ce coup là STA, super Bien Vu et d'accord avec Toi.
Il y a déjà des sens interdit à profusion dans nos rues, il y en aura bientôt sûrement avec inscrit "Populisme" dessus, et ce de quelque étiquette que ce soit, histoire que le pouvoir soit bien peinard et intouchable de tout côté.
@ +E-ON
STA
"le peuple" n'est peut-être pas, tant qu'on le dit, "offusqué du libéralisme culturel de la gauche de gouvernement", mais par hypothèse - car qui peut parler au nom du peuple ?- il pourrait l'être parce que la gauche ( et souvent l'extrême gauche...) a recentré son combat politique sur des questions de société à défaut d'avoir une réponse sur la "question sociale". Dans cette perpective il lui faut absolument dénoncer une droite limite fascisante. En fait la gauche moderne, qui, à la différence de l'archaïque, a su évoluer, se donne, par impuissance idéolgique, un fantôme pour adversaire... Et, à la question de Boudiou: "de quoi Sarkozy est-il le nom ?" on peut répondre: du capitalisme à un stade avancé de la marchandisation de l'humain. Comme exemple de bon "spectacle" fantômatique je rappellerai la communion populaire qui nous a rassemblée contre "le fascisme" entre les deux tours de la présidentielle de 2002; et les affaires Polenski/Mitterand, dans les réactions et contre réactions qu'elles ont suscitées, me paraissent révéler ce dont Sarkozy et Berlusconi sont les symptomes.
Cordialement
STA
"populisme" voilà bien le mot qui tue aujourd'hui. Il y a bien longtemps, pour parler du peuple, Emile Pouget disait "populo" et il ne se bouchait pas le nez en employant ce mot. Horreur ! "le Père peinard ne fut rien qu'un appel au meutre" ...
Cordialement
Bon billet, pour une question incontournable sur les projets politiques de l'avenir proche.
Le populisme, c'est le souci accordé à des inquiétudes manifestées au sein du peuple, et sa réponse prétendue aller bien au-delà du minimum exigé.
En ce sens, le populisme peut devenir extrêment péjoratif, quand le peuple souffre vraiment, ou craint légitimement.
Sont populistes des sujets comme la famille, la sécurité et les peines pénales, l'immigration, les taxes, la promotion et la justice sociale, les bas revenus du travail.
Ce sont bien sûr de vrais sujets, utilisés ou manipulés par les pires escrocs de la politique. Actuellemnt, le plus fort d'entre eux, et le plus impudent, dirige le pays.
La gauche a évité nombre de ces sujets. Faire les questions, c'était aussi faire les réponses, elle a donc laissé certains problèmes phares à la droite qui s'en est emparé, dans le même temps où la gauche faisait la même chose sur d'autres sujets.
Or la gauche n'a pas le monopole du coeur, et la droite celui de la sécurité, très loin de là, pur l'un comme pour l'autre.
Aujourd'hui, si l'on veut éviter les dérives d'une droite dure, ou d'une gauche autoritariste, et les errements d'un laisser aller préjudiciable d'une droite et d'une gauche sans repères, il faut la vérité.
Et la vérité s'accorde très mal avec la politique.
Un grand merci pour tous ces commentaires souvent passionnés et toujours passionnants. Il me semble à vous lire que la question du populisme (sa nature, ses usages, sa "réversibilité"...) sera bel et bien au coeur de la campagne de 2012 tant la gauche de gouvernement n'aura qu'une possibilité si elle veut revenir au pouvoir : reconquérir le vote populaire (une large partie du moins). Quel que soit son candidat (sa candidate) ! Au travail...