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MEDIAPART

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Quand Hollande défendait Mediapart

Aux quelques dirigeants socialistes – en vérité, ils ne sont pas nombreux – qui ont fait grief à Mediapart ces derniers jours d’avoir publié des enquêtes sur le compte non déclaré que l’actuel ministre du budget, Jérôme Cahuzac, a détenu pendant de longues années dans une banque suisse, on ne saurait trop conseiller de réécouter ce que disait, le candidat François Hollande, le 30 avril dernier, quelques jours tout juste, donc, avant le second tour de l’élection présidentielle.

Poursuivant nos enquêtes sur l’affairisme qui avait marqué tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, nous venions de révéler, le 28 avril, un document officiel libyen, apportant la confirmation que le régime de Kadhafi avait décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 – on peut retrouver la « home » de Mediapart ce jour-là ici, ou voir la capture d’écran ci-dessous).

C’est alors, dans certains cénacles à droite, un déchaînement de colère et de haîne. Ne voulant pas voir que Mediapart ne poursuit qu’une seule logique, celle d’une information libre et honnête, les mêmes insultes que celles entendues pendant l’affaire Bettencourt (« Fascistes », « trotsko-fascistes »…) recommencent à pleuvoir. Et le lendemain, 29 avril, le premier ministre de l’époque, François Fillon – l’un de deux pieds-nickelés qui se disputent aujourd’hui les dépouilles de l’UMP- s’en prend à notre journal sur un ton particulièrement venimeux, nous qualifiant « d’officine financée par de riches amis de François Hollande », à l’occasion d’un entretien sur Europe 1.

« On peut faire preuve d'esprit critique à l'égard de Mediapart, une officine financée par de riches amis de François Hollande qui, depuis cinq ans, n'a de cesse de vouloir traîner dans la boue le président de la République et nous sort, à sept jours des élections, selon une méthode ancienne (...), un document faux, en tout cas impossible à authentifier », s’indigne-t-il.

Le lendemain, 30 avril, François Hollande vient donc devant le même micro d’Europe 1, et prend la défense tout à la fois du droit à l’information des citoyens; et la défense des enquêtes de Mediapart. Lucide, le candidat socialiste rappelle même que Mediapart a aussi conduit peu de temps avant des enquêtes pour le moins rugueuses concernant des élus socialistes – ceux du Pas de Calais, par exemple, ou ceux des Bouches-du-Rhône.

« Ce site est un site d’information, d’investigation et cherche ce qu’il peut trouver », dit ainsi François Hollande, avant d’ajouter : « Et il est arrivé qu’il accable quelque fois des personnalités de gauche. Donc je ne vois comment il pourrait être établi qu’il y aurait là comme une relation ou une confusion entre les socialistes et ce site d’information qui est composé, je le rappelle, de journalistes reconnus. On peut les aimer ou ne pas les aimer, mais ce sont des journalistes qui sur plusieurs affaires ont démontré leur compétence ».

Ce droit à l’information des citoyens, cette bataille pour une information libre et honnête, était, dès le début, au cœur du projet de Mediapart. Et voici cinq ans, lors que nous nous préparions à créer ce journal, de nombreux hommes politiques de toutes tendances, avaient accepté de tourner de petites « vidéos » pour dire, chacun avec leur mots, qu’il n’y a pas de démocratie vivante sans une presse faisant son office, au risque de froisser les puissances, quelles qu’elles soient.

Devant notre caméra, avaient donc défilé pour rappeler ce principe démocratique, des hommes politiques aussi différents que Dominique de Villepin, François Bayrou ou encore… le même François Hollande. On retrouvera ici toutes ces vidéos de soutien. Et voici celle de François Hollande, mise en ligne le 17 janvier 2008 :

Ce jour-là, François Hollande confie donc à Mediapart que, face à la mise sous tutelle de la presse organisée par Nicolas Sarkozy et ses amis du Fouquet’s, il est important qu’une « information nouvelle » soit apportée aux citoyens, à « partir d’un travail d’enquête qui ne soit pas seulement du "people" ».

Dans les polémiques inévitables que suscitent aujourd’hui les informations publiées par Mediapart concernant Jérôme Cahuzac, les partis républicains – et parmi eux, les partis de gauche- seraient donc bien avisés de ne pas oublier ces principes démocratiques, qu’évoque François Hollande dans ces différentes déclarations. Et de ne pas oublier non plus ce qu’Albert Londres disait du métier de journaliste : « Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie »

Au cours, de ces dernières heures, c’est sans doute le secrétaire national d’Europe écologie-Les Verts, Pascal Durand, qui a le mieux rappelé ce que sont les principes élémentaires qui doivent guider une démocratie : si le principe de présomption d’innoncence doit s’appliquer à tous -les journalistes ne sont pas des procureurs-, le droit à l’information n’en est pas moins imprescriptible. Sur I-Télé, vendredi matin, il a ainsi déclaré soutenir ce que fait Mediapart, même si la présomption d'innocence est la règle pour le ministre Jérôme Cahuzac. « Il y a une présomption d'innocence en France, simplement elle doit s'équilibrer et moi, je soutiens ce que fait Mediapart: la liberté de la presse est très importante », a-t-il dit.  « Il faut trouver l'équilibre entre la liberté de la presse et leur capacité d'enquête - ils ont démontré qu'elle était très efficace - et en même temps la présomption d'innocence », a dit encore Pascal Durand, qui est par ailleurs avocat.

Mais à l’évidence, ces principes démocratiques élémentaires ont été oubliés par quelques-uns. Par exemple par le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, et la secrétaire nationale à l’économie, Karine Berger, qui ont publié un communiqué stupéfiant (on peut le consulter ici), car il ne se borne pas à défendre Jérôme Cahuzac - ce qui est le droit le plus légitime du Parti socialiste- mais conteste à la presse de faire son travail et d'exercer son droit de curiosité et d'enquête.

« Le combat politique n'autorise pas tout. Le Parti socialiste condamne fortement les attaques et les calomnies sans fondement à l'encontre de Jérôme Cahuzac. C'est le combat du ministre du budget contre la fraude fiscale et pour la justice fiscale qui est ici visé par ses adversaires. Le Parti socialiste réaffirme tout son soutien à Jérôme Cahuzac pour le combat qu'il mène en faveur de la justice et de l'intérêt général », peut-on ainsi lire.

Ainsi donc, Mediapart ménerait un « combat politique ». Les deux signataires n’osent pas dire que Mediapart est une officine, mais c’est tout comme. Et une officine qui ourdit quel complot ? Oyez, braves gens ! C’est un complot machiavélique : Mediapart chercherait par des moyens troubles à déstabiliser « le combat du ministre du budget contre la fraude fiscale ».

A lire cela, on en reste sans voix. Après tout, que les socialistes aient décidé de porter à leur tête un tel petit apparatchik, au terme d’une procédure de désignation bureaucratique, sans que les militants n’aient en vérité eu à se prononcer, cela les regarde. Mais que la grande formation politique qu’est le Parti socialiste soit du même coup, par sa voix, aussi peu soucieuse des principes démocratiques, voilà qui est consternant.

Heureusement, beaucoup de socialistes ne se reconnaîtront pas das ces anathèmes dont jusqu’à ce jour seuls les dignitaires de l’UMP avaient le monopole…

(Pour information, on peut par ailleurs consulter ci-dessous l'émission de LCI @Vous, le Mag, qui passe à plusieurs reprises ce week-end sur la chaîne, émission à laquelle j'étais invité)

Tous les commentaires

07/12/2012, 19:08 | Par 2iemDB

Attaquer Cahuzac en se prévalant d'Hollande ?

Pourtant l'article de la une affirme

Il est une pièce maîtresse du gouvernement Affaire Cahuzac: pourquoi le pouvoir serre les rangs

Cahuzac est bien attaqué en tant que "pièce maitresse" du pouvoir d'Hollande.

Ce qui reste à démontrer

09/12/2012, 18:27 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de 2iemDB le 07/12/2012 à 19:08

2iemDB

Je reprends votre info

Extrait de l'article du Journal du Dimanche "Les coulisses de l'affaire Cahuzac" par Laurent Valdiguié le 9 décembre 2012 :

"...Le fait est que le ministre du Budget est en instance de divorce de son épouse, Patricia, avec laquelle il est associé dans la clinique capillaire qu'ils ont montée en 1996. Selon nos informations, Patricia Cahuzac a mandaté en novembre 2011 plusieurs détectives pour suivre son mari. Les limiers ont procédé à des filatures durant l'hiver 2011. En octobre derniers, un des "privés" a aussi rencontré Rémy Garnier, et des rapports ont été rédigés pour l'avocate de Patricia Cahuzac, Maitre Isabelle Copé, la soeur de l'actuel président contesté de l'UMP."je ne fais aucun commentaire, je suis tenue au secret professionnel", indique Isabelle Copé au JDD.
Concours de circonstances de ce dossier, la soeur de Jean François Copé est soupçonnée d'avoir ouvert un compte en suisse en 2005 pour y placer "de l'épargne familiale". Une affaire susceptible d'intéresser l'actuel ministre du Budget..."No comment", réagit Isabelle Copé...
...En attendant la suite, Jérôme Cahuzac a décidé de se taire. Ses proches font remarquer que ce compte UBS apparait alors que le ministre du budget vient de déclarer la guerre...à l'UBS et qu'une enquête judiciaire est en cours contre les activités de la banque suisse dans l'Hexagone..."

L'amateurisme borné de Médiapart n'est-il pas évident?

L'affaire Cahuzac serait-elle une affaire Copé?

On va peut-être avoir du plus lourd!

Laurent Mauduit devrait prendre des cours de journalisme chez Laurent Valdiguié

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

07/12/2012, 20:12 | Par Gil Gosseyn

Oui.

A part le paragraphe sur P. Durand qui enlève un peu au billet de sa pertinence compte tenu de ce que représente les Verts. Dans le cas présent il aurait aussi fallu demander l'avis de tous les responsables des petits partis...Ils auraient probablement dit la même chose.

07/12/2012, 20:38 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Gil Gosseyn le 07/12/2012 à 20:12

@GIL GOSSEYNdu07/12/2012, 20 : EELV, un petit (moyen) parti plein d'avenir, car grand de par ses idées et son travail... la preuve ! ;-))

 

 

07/12/2012, 20:01 | Par Fred Oberson

Jean de la Fontaine :

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir...

http://www.jdlf.com/lesfables/livrevii/lesanimauxmaladesdelapeste

 

07/12/2012, 20:06 | Par Jean-Louis Legalery

On dit généralement que les choix sémantiques sont hautement révélateurs. Donc lorsque François Hollande pensait rendre hommage à l'indépendance de Mediapart, il disait que "Mediapart accable parfois des hommes de gauche..." "Accable" ! Fichtre ! Si ce n'est pas une opinion préconçue et un jugement hâtif, c'est drôlement bien imité...

07/12/2012, 20:15 | Par Gil Gosseyn en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 07/12/2012 à 20:06

En même temps accabler c'est aussi démontrer la culpabilité de quelqu'un. Il faudrait interroger F. Hollande sur le sens qu'il voulait donner à l'utilisation du verbe accabler...

07/12/2012, 20:48 | Par Jean-Louis Legalery en réponse au commentaire de Gil Gosseyn le 07/12/2012 à 20:15

La définition du TILF, du CNRS, c'est :" Faire ployer sous une charge physique ou morale excessive, de manière à anéantir toute possibilité ou volonté de réaction", ce serait donc l'image qu'a Hollande du travail indépendant de journaliste ?

07/12/2012, 21:59 | Par Gil Gosseyn en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 07/12/2012 à 20:48

Oui mais il y a aussi le sens de : rendre évidente la culpabilité de quelqu'un. A nouveau F. Hollande vous répondrait que c'est bien évidemment dans ce sens qu'il faut prendre son intervention...

Le "Mediapart accable parfois des hommes de gauche" = Mediapart rend parfois évidente la culpabilité des hommes de gauche.

Je ne vois pas ce qu'il y aurait à redire.

 

07/12/2012, 20:08 | Par Laurent Mauduit

J'adore toujours votre sagacité, cher Jean-Louis...

07/12/2012, 20:36 | Par jules bally-verne en réponse au commentaire de Laurent Mauduit le 07/12/2012 à 20:08

Vous pouvez, M. Mauduit, c'est votre droit, mettre dans le même sac l'ump et le ps; d'ailleurs beaucoup de vos lecteurs (bien qu'ils ne soient pas tous nourris, je pense, au catéchisme lepéniste) semblent adorer cela: le thème récurrent "la droite nous écrase, la gauche nous trahit, tous dehors!" est le ciment, hélas suicidaire, d'une part importante de votre lectorat, et il leur en faut toujours plus pour les satisfaire. Ce que Médiapart a, souvent, fait et bien fait, c'est de mettre en lumière des scandales que la plupart des médias et surtout les "majors" préféraient minimiser. Continuez à faire votre travail mais, de grâce, n'essayez pas de nous faire croire que ce dossier de la semaine, aussi mal ficelé dans la forme que sur le fond, est autre chose que l'écho d'un règlement de compte politique dont on ne connaitra les initiateurs que si un jour les sources se dévoilent. Ce que beaucoup d'abonnés attendent, c'est un récit véridique, pas des histoires alléchantes ou des allégations un  peu fumeuses.

07/12/2012, 22:03 | Par Gil Gosseyn en réponse au commentaire de profil_inactif_129016 le 07/12/2012 à 21:45

C'est d'un cucul la praline ce commentaire sur les méchants riches patrons et les pauvres gentils salariés non ?

08/12/2012, 13:34 | Par jules bally-verne en réponse au commentaire de profil_inactif_129016 le 07/12/2012 à 21:45

Si c'est ça que vous appelez une réponse, moi je veux bien! Votre objectivité et votre ultra-lucidité, c'est pareil, moi je veux bien... mais ne me faites pas dire, même si c'est votre façon de faire du "second degré", ce que je n'ai pas dit... quand ce n'est pas exactement le contraire de ce que j'ai écrit! Alors là pas d'accord! Le côté un peu simpliste de votre éxégèse a quelque chose d'assez touchant!

07/12/2012, 22:13 | Par Yves Besançon en réponse au commentaire de jules bally-verne le 07/12/2012 à 20:36

Personne ne se réjouit, sauf les lepénistes, que le nouveau pouvoir a décidé de rester sur les traces de celui qui l'a précédé, en ne se cachant d'ailleurs presque plus qu'il entend bien être un  pouvoir de rentiers au service des rentiers. Après avoir perdu son âme socialiste dans les années 80 en donnant sa bénédiction aveugle à l'Europe libérale, le PS avait pourtant aujourd'hui l'opportunité historique de se racheter en rompant avec le social-libéralisme au service du patronat et la République monarchique des rentiers politiciens. En quelques mois d'exercice du pouvoir, le spectacle qu'il nous livre, sur le fond et la forme, est affligeant si on le regarde avec une âme de gauche, notamment avec cette nouvelle affaire : l'Um-ps est donc bien née avec François Hollande ! C'est un fait politique d'ensemble qui dépasse très largement les mensonges fumeux de notre nouveau rentier de la République amateur de paradis fiscaux et la solidarité du pouvoir dont il bénéficie de façon consternante.   

08/12/2012, 13:24 | Par jules bally-verne en réponse au commentaire de Yves Besançon le 07/12/2012 à 22:13

Sur la politique du gouvernement c'est votre opinion et je la respecte, même si je ne la partage pas entièrement; mais sur la 2de partie [l'affaire que vous regardez avec une âme de gauche... l'Um-Ps est donc bien née avec François Hollande! ... les mensonges fumeux...] permettez-moi de vous dire, si vous l'ignorez, que mon âme est de gauche autant que d'autres, et qu'entre être en désaccord avec certains aspects de la politique gouvernementale et sortir contre un de ses membres des allégations qui, à l'heure qu'il est ne sont assorties d'aucune preuve, il y a une marge qui s'appelle le véritable débat démocratique. Cette limite là, aucune raison, même la meilleure des causes, ne justifie qu'on ne la respecte pas. 

08/12/2012, 15:21 | Par Yves Besançon en réponse au commentaire de jules bally-verne le 08/12/2012 à 13:24

Alors, nous n'avons pas la même définition de la gauche. Quant aux preuves dans cette affaire, permettez-moi de faire plus confiance aux journalistes de Médiapart qu'aux rentiers à la tête de ce nouveau pouvoir.

09/12/2012, 18:35 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de jules bally-verne le 07/12/2012 à 20:36

100% d'accord avec vous Jules.

Pour INFO ce que ne dit pas Médiapart:

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Enquete-sur-les-coulisses-de-l-affaire-Cahuzac-579982

07/12/2012, 21:05 | Par elisa13

Oui, mais c'était avant ! à l'époque du changement c'est maintenant, de moi président, de la guerre à la finance. C'était à l'époque des promesses, celles qui n'engagent que ceux qui les croient. Etc.

Merci pour ce billet. Bravo Mdp. 

08/12/2012, 12:04 | Par Cyril Molesini en réponse au commentaire de elisa13 le 07/12/2012 à 21:05

C'était l'époque où "Cher Edwy" soutenait l'alternance dont sa définition était : "en finir avec une présidence de dégradation nationale, de dépossession démocratique, de violence symbolique et d'injustice sociale " mais depuis l'amère déception est là http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4544865.....

07/12/2012, 21:14 | Par fabrizia

 Moui... et un article sur "Quand Mediapart faisait campagne pour le soi-disant PS" ce serait intéressant aussi... parce qu'à l'époque, toute récente, il devait déjà y avoir des affaires à révéler. Bon, merci quand même.

07/12/2012, 21:30 | Par bourbaky

Hollande a plus d'une corde à son arc. En dehors de Médiapart il peut vanter le Figaro, les Echos et même la Croix.

Ah! peut-être pas le Monde Diplomatique.

Notre caméléon national peut-il encore bluffer quelqu'un ?

07/12/2012, 21:51 | Par you

Continuez à faire votre travail en toute indépendance. Bravo

07/12/2012, 22:15 | Par jeanelisa

Histoire de perturber un peu cette petite merveille de pensée unique et de railler un chouia ce goût immodéré de se donner bonne conscience....

Et si le plus important n'était pas que notre actuel ministre du budget est AVANT TOUT un homme compétent, énergique et travailleur !

Que cherche-t-on avec cette nouvelle inquisition ? à laver + blanc que blanc ? à se faire un homme qui a (trop bien ?) réussi ?

La question présente à résoudre dans ce pays est-elle vraiment d'aller fouiller dans les (anciens) comptes bancaires de ce Monsieur ?

Dites moi, l'écrasante majorité des donneurs de leçon et prompts redresseurs de tort actuels (valeureux journalistes d'investigation ou internautes buzzophiles), s'ils avaient été, au tournant du siècle dernier, les heureux bénéficiaires d'un bon petit pécule, n'auraient-ils pas aussi songé à le mettre au chaud chez nos braves voisins helvètes, au plus profond d'un de ces coffres réputés muets comme un tombe ?

Que celui qui n'a jamais péché du côté du portefeuille (garni) se signale dans les colonnes de Mediapart ! Un article de "Une" sur un tel homme serait pour le coup un vrai Scoop!

Bien à vous

Jeane

07/12/2012, 22:35 | Par Anne Nymette en réponse au commentaire de jeanelisa le 07/12/2012 à 22:15

La question, jeanelisa, n'est-elle pas de stopper l'évasion fiscale, et qu'enfin on tende vers une moralisation de la politique et des politiques?! Les associations contre la corruption sont débordées. Jetez un oeil par exemple sur le site d'Anticor ou de Transparence Internationale.

Vous préférez sans doute que le tout un chacun repaye par l'impôt ces abus? La république est malade de ces comportements (d'ailleurs délictuels)

Faites-nous la grâce d'au moins nous reconnaître le droit de savoir. Nous ne sommes ni des "moutruches" ni des "autruches"

Une citoyenne consciente!

08/12/2012, 21:43 | Par jules bally-verne en réponse au commentaire de Anne Nymette le 07/12/2012 à 22:35

@Anne Nymette-Si vous connaissez un truc (qui marche bien sûr, pas une incantation comme d'hab') pour, en même pas 6 mois, "stopper l'évasion fiscale, et qu'enfin on tende vers la moralisation de la politique...", dites le vite, parcequ'il n'y a que deux hypothèses:                                                                                         -soit vous ignorez tout de la réalité du problème, qui ne touche pas que la France et dont les multiples aspects sont aussi complexes que variés,               -soit vous détenez un procédé qu'il faut faire breveter d'urgence (même si ça devait vous enrichir et vous faire payer beaucoup plus d'impôts dans l'avenir, cet éventuel procédé secret pourrait rapidement rétablir l'équilibre budgétaire de notre pays et même trouver des débouchés à l'exportation) Votre impatience vous honore, mais je préfère vous prévenir qu'atteindre ces objectifs sera sans doute une oeuvre de longue haleine.

09/12/2012, 13:52 | Par Anne Nymette en réponse au commentaire de jules bally-verne le 08/12/2012 à 21:43

 @Jules bally-verne : oui je connais un truc : je me suis engagée dans une association anticorruption. J'estimais en effet que rester spectatrice n'était plus possible . Quant aux incantations, cher Jules, vous devez rarement en lire de ma part. Je suis plutôt dans l'action. Clin d'œil Renseignez-vous, c'est l'affaire de tous les citoyens et tous soutiens sont les bienvenus. Bien cordialement.

09/12/2012, 20:38 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Anne Nymette le 09/12/2012 à 13:52

@ jules balivernes

en fait c'est facile de lutter contre la fraude fiscale.

1- trés simple : On laisse travailler les inspecteurs, on leur donne des moyens, leur hiérarchie ne leur met pas de bâton dans les roues.

2- plus impressionnant : On décide que toute entreprise installée aussi dans un paradis fiscal, filiales comprises, est interdite.

3- plus costaud mais peut-être inutile si 2- est bien appliqué : on menace réellement, d'embargo s'il le faut, les paradis fiscaux. ( on ne leur dit pas "signez dix accord de coopération entre vous et c'est bon" )

4- alors là, encore plus costaud , il faut du courage et de l'abnégation : ne pas perdre ou oublier dans un tiroir une liste de fraudeurs .

11/12/2012, 13:50 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de jules bally-verne le 08/12/2012 à 21:43

jules: y a toujours le controle des capitaux à la frontière comme d'antan.

09/12/2012, 18:41 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Anne Nymette le 07/12/2012 à 22:35

La question, jeanelisa, n'est-elle pas de stopper l'évasion fiscale

Anne

En effet c'est un combat majeur et la lutte contre les paradis fiscaux!

Dans l'affaire Cahuzac, il aurait été intéressant que Médiapart fouille un plus. Quand on apprend que l'avocate de Patricia Cahuzac est Isabelle Copé, on s'interroge non?

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Enquete-sur-les-coulisses-de-l-affaire-Cahuzac-579982

11/12/2012, 13:10 | Par Anne Nymette en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 09/12/2012 à 18:41

Merci Jean-Michel, cet article m'avait z'échappé! TRES TRES INTERESSANT!

07/12/2012, 22:42 | Par Gil Gosseyn en réponse au commentaire de jeanelisa le 07/12/2012 à 22:15

@Jeanelise,

Voilà un commentaire intéressant.

Le génie et la vertu ne font pas toujours bon ménage...

 

 

 

08/12/2012, 09:55 | Par [email protected] en réponse au commentaire de jeanelisa le 07/12/2012 à 22:15

@jeanelisa

"dites moi,l'écrasante majorité des donneurs de leçon et prompts redresseurs de tort actuels (valeureux journalistes d'investigation ou internautes buzzophiles), s'ils avaient été, au tournant du siècle dernier, les heureux bénéficiaires d'un bon petit pécule, n'auraient-ils pas aussi songé à le mettre au chaud chez nos braves voisins helvètes, au plus profond d'un de ces coffres réputés muets comme un tombe ?"


ben non ! vraiment non ! parlez pour vous ! vous faites l'apologie de la fraude fiscale ! c'est consternant !

et il est de bon ton quand on fait l'apologie de la fraude ficale de brocarder en gras la bonne conscience. lamentable.

 

09/12/2012, 20:15 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Gil Gosseyn le 08/12/2012 à 14:32

donc je résume pour ne pas copiercoller tout le commentaire de jeanelise :

... Cahuzac est formidable et c'est ça qui est important, il ne faut donc pas l'embêter avec sa fraude fiscale . Et de toute façon même ses détracteurs auraient cédé à la tentation si l'occasion s'était présentée ...

Effectivement on peut appeler ça invitation à une prise de recul !!

 

( le vocabulaire et le ton de jeanelise, lui, n'indique pas vraiment de prise de recul : ... pensée unique ... railler... inquisition... donneurs de leçons ...)

08/12/2012, 16:44 | Par Juliette BOUCHERY en réponse au commentaire de jeanelisa le 07/12/2012 à 22:15

Énergique, sans doute. Compétent et travailleur - il faudrait savoir pour qui. Apparemment pas pour le peuple de France.

07/12/2012, 22:27 | Par Anne Nymette

oui Laurent, "on en reste sans voix" .

Je crains d'ailleurs qu'avec de tels comportements, ce soit certaines  candidatures qui resteront "sans voix" à l'avenir. En tous cas sans la mienne Bouche cousue utile ou pas je jouerai la couleur : vert ou... blanc Merci à toute l'équipe de Médiapart

08/12/2012, 14:22 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

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Jérôme Cahuzac

Il est nommé le 16 mai 2012 ministre délégué chargé du budget.

Il est le frère d'Antoine Cahuzac, directeur général d'EDF Énergies nouvelles, et ancien président du directoire d'HSBC Private Bank France.

 

  1. A propos d'HSBC - Liste CP

    13 Mai 2011

    Antoine Cahuzac est nommé Président du Directoire de HSBC Private Bank France à compter du 14 Mai 2011.

    Il aura pour mission d’accélérer le développement des activités de banque privée d’HSBC en France, en renforçant les synergies avec les métiers de Banque de Financement, d’Investissement et de Marchés, de Banque de Particuliers, de Banque d’Entreprise et des différentes entités du groupe HSBC Private Banking.

Parcours professionnel

Antoine Cahuzac, 56 ans, ancien élève de l’Ecole polytechnique, a occupé depuis 1985 diverses fonctions au sein de la Banque d’Investissement de HSBC France. D’abord au sein de la Direction des marchés, où il prend la responsabilité du département de Swap en 1988. En 1994, il est nommé Président de la société de Bourse de HSBC France et responsable des marchés actions. En 1998, il prend la responsabilité de la Direction des Grands Clients de HSBC France. Puis, basé à Londres, il devient en 2004 co-responsable du secteur « Ressources naturelles et Utility » pour l’ensemble des Grands Clients du groupe HSBC. Il part ensuite à Dubaï en 2006, en tant que Head of Global Banking pour la région Moyen Orient et Afrique du Nord.

En juin 2008, il revient en France en tant que Senior Corporate Advisor auprès du Directeur General et réintègre le Comité Exécutif de HSBC France.

 EDF EN : les deux patrons s'en vont, un banquier aux commandes »La Tribune, 13 janvier 2012

De HSBC au Liborgate, les nouveaux scandales de la finance ...

 

 

 HSBC, Woerth, Estrosi... Les vérités du procureur Montgolfier

 Dans un entretien à Mediapart, le magistrat s’exprime pour la première fois sur le jeu trouble du gouvernement et de l’ancien ministre du budget, Eric Woerth, dans l’affaire des comptes bancaires HSBC. Il révèle qu’au moment où M. Woerth brandissait, à l’été 2009, une liste de 3.000 fraudeurs français du fisc, son enquête avait en réalité permis d’en identifier plus de 8.000, parmi lesquels se trouvait Patrice de Maistre, à l’époque gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt et employeur direct de Mme Woerth

 

Secret bancaire :L’homme qui valait des milliards

A 40 ans, Hervé Falciani est l'informaticien qui a livré à plusieurs gouvernements européens les fichiers avec les noms de milliers de leurs ressortissants ayant des comptes auprès de la filiale suisse de la banque HSBC. Arrêté à Barcelone fin juillet, il attend d’être extradé vers la Suisse.

Les rares noms qui sont révélés dans la presse française provoquent une série de scandales, en particulier dans les cas de Patrice de Maistre – gestionnaire financier de Liliane Bettencourt, principale actionnaire du groupe L'Oréal –, de l'héritière du fabricant de parfum Nina Ricci et de Jean-Charles Marchiani, bras droit de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua. La Suisse continue de faire pression pour que la France lui remette l'ordinateur d'Hervé Falciani. Paris n'y consent qu'en février 2010. Avant cela, le procureur de la République envoie des copies à tous les pays avec lesquels Paris a des accords de coopération en matière fiscale et qui en ont fait la demande.

Le 24 mai 2010, l'information communiquée par la France est déjà à l'étude au siège de l'administration fiscale espagnole. Cette dernière invite les fraudeurs présumés à se faire connaître et à régler leur dû, majoré d'une amende. Les sommes recouvrées en Espagne grâce aux données révélées par l'informaticien monégasque représentent, à l'heure actuelle, “la plus grande opération de régularisation de l'histoire du fisc”. Selon des sources non officielles, il s'agirait de plus de 6 milliards d'euros. La liste comporte des hommes puissants, comme Emilio Botín, président de la banque Santander. 

07/12/2012, 22:50 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

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Argent de l'UMP : la liste secrète

"Editée en juin 2007 au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, elle révèle tout d’abord la surreprésentation de la haute-finance, notamment des banques (Goldman Sachs), des fonds d’investissements et des hedge-funds, en lien avec des paradis fiscaux, dans les financements du premier parti de France (en nombre d’adhérents). La part des “délocalisés” du fisc français, installés en Suisse, en Belgique ou à Londres, saute également aux yeux.

Cette liste dévoile aussi une forme – à peine déguisée – de lobbying de grandes entreprises (françaises ou étrangères) et la présence, dans les rangs du Premier Cercle, de plusieurs personnalités étrangères influentes (pour l’essentiel anglo-saxonnes) dont les liens avec la France semblent a priori plus que limités, si ce n’est inexistants.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 544 membres du Premier Cercle de juin 2007, 147 appartiennent au monde de la haute-finance. Soit, à nouveau, un gros quart. Les plus grands banquiers de la place sont dans la liste : Charles de Croisset (Goldman Sachs), Michel David-Weill (Lazard), David de Rothschild (Rothschild), Nicholas Clive-Worms (Banque Worms), Edouard de Ribes (Rivaud), Charles-Henri Filippi (HSBC)...

S’agissant de la dizaine de grands donateurs de l’UMP résidant en Suisse, une majorité sont banquiers : Henri Danguy des Déserts (ancien de SG Private Bank), Jean-François de Clermont Tonnerre (banque Hottinger), Aimery Langlois-Meurinne (ancien de GBL et Meryll Linch), Christophe Mazurier (banque Pasche) ou Marc Odendall (ancien de Meryll Linch et JP Morgan).

Trois responsables de Lehman Brothers, dont la faillite en septembre 2008 a révélé des pratiques comptables plus que douteuses du géant bancaire, figurent également dans l’annuaire du Premier Cercle : Nicolas Pourcelet (managing director), Alexandre Capez (head of structured volatility) et Benoît d’Angelin (co-director investments Europe).

Trois cadres de la banque d’investissements new-yorkaise Cantor Fitzgerald, spécialisée dans le courtage de bons du Trésor américain et liée à la Réserve fédérale de New York, ont financé l’UMP : Alexandre Artus, Avi Bouhadana et Michael Halimi. Les trois ont élu domicile entre Londres et New-York.

Les hedge funds, ces fonds spéculatifs opaques et dérégulés, symboles du « capitalisme de casino », sont eux aussi bien représentés par leurs dirigeants dans la liste des grands donateurs de l’UMP : Talaris Capital, Concerto Capital Management, Alphagen, Centaurus, Blackstone, Amber Capital La plupart d’entre eux sont liés de très près aux paradis fiscaux, ceux-là mêmes que Nicolas Sarkozy dit avoir fait disparaître une fois élu — ils ne se sont en réalité jamais aussi bien portés (voir ici ou ).

Les archives de l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappellent par exemple que le hedge fund Amber Capital, dont le patron Joseph Oughourlian est membre du Premier Cercle, est implanté aux Iles Cayman. De même qu’Olivier de Montal, ancien administrateur d’un hedge fund, Olympia Capital, lui aussi grand donateur de l’UMP, qui a revendiqué en janvier 2009 auprès des autorités américaines une domiciliation personnelle dans les Iles Cayman (voir document ci-dessous).

Autre membre du Premier Cercle, l’homme d’affaires Eric Le Moyne de Serigny, ancien collaborateur de l’ombre d’Eric Woerth au ministère du budget, avait quant à lui été qualifié d’« ange du paradis fiscal » par le site Rue89, qui avait publié une enquête révélant, documents à l’appui, l’implication de M. Serigny dans l’administration de sociétés-écran au Panama."

08/12/2012, 14:21 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

  Ils ont  privatisés, bradés, détruits et  institutionnalisé l'évasion fiscale, grâce à des complicités au cœur de l’État jusqu'au Ministère des finances, où des fichiers de fraudeurs,  sont tronqués. Pourquoi vident-ils les caisses ? 

Pourquoi François Hollande a-t-il nommé au Ministère du budjet, le frère d'un ancien haut cadre de l'une des banques spécialisée en évasion fiscale ?

Cernée par les scandales, HSBC ternit un peu plus la réputation de ...

De HSBC au Liborgate, les nouveaux scandales de la finance ...

La banque HSBC épinglée pour blanchiment d'argent de la drogue ...

Pourquoi  cette évasion fiscale massive, après la desctruction de l'Europe  programmée, jetant des millions de citoyens à la rue,  et le MES  un outil décidé par Nicolas Sarkozy "et ses amis", appuyé par François Hollande,  pour donner plus de puissance à la finance et retirer la souveraineté des pays  ? 

Nous  préparent-ils une guerre ?

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UBS ou l'industrialisation de la fraude fiscale

"UBS a industrialisé son système d’évasion fiscale partout dans le monde."Mais ce qu’allaient découvrir les contrôleurs dans leur enquête dépassait tout ce qu’ils auraient pu supposer : la banque organisait sur une large échelle et sur tout le territoire une évasion fiscale massive vers la Suisse, masquée par une comptabilité occulte et parallèle. Des cadres dirigeants jusqu’au sommet de la banque étaient totalement impliqués dans la fraude. L'identité des clients et les numéros de leurs comptes clandestins étaient notés à la main dans « le carnet de lait » avant d'être reportés dans un répertoire occulte baptisé « fichier vache ». Tout cela était totalement caché dans les comptes français de la banque mais soigneusement noté en Suisse. Car le calcul des bonus des cadres était aussi fonction des clients et des fortunes qu’ils avaient su rediriger vers la Suisse. Dix-huit mois plus tard, l’ACP, à la suite d’une nouvelle dénonciation anonyme fort documentée sur les pratiques de la banque en France, ouvrit officiellement le dossier. Un fait aurait dû lui mettre la puce à l’oreille plus tôt : comment était-il possible que la filiale française d’UBS, spécialisée uniquement dans la gestion de fortune, activité normalement très lucrative, soit systématiquement déficitaire depuis son installation à Paris en 2000 ? Pourquoi le groupe, censé être bon gestionnaire, ne prenait aucune mesure mais au contraire continuait à développer son maillage en France ?

 

 

 

 

07/12/2012, 23:47 | Par Jeanmarc

M. Mauduit commence à se justifier, à nous prendre à témoin.

Et il se réfère à la sagacité d'EELV !! C'est peut être un peu faible si l'on considère le spectacle navrant qu' EELV nous donne depuis 6 mois ...

08/12/2012, 09:24 | Par broons

Sans vouloir m'étendre sur l'affaire soulevée par Mediapart, on ne peut que remarquer -une fois de plus- que le titre de l'article est biaisé. "Quand Hollande soutenait Mediapart" suppose qu'aujourd'hui il ne le soutient plus. Or on ne trouve aucune allusion dans l'article à une quelconque position ou déclaration d'Hollande sur Mediapart depuis le début de l'affaire, ou alors vous les gardez secrètes. 

Essayez-donc d'être un peu plus rigoureux, la crédibilité y gagnera. Vous avez à Mediapart un spécialiste de la langue qui anime une excellente émission sur France Culture, Antoine Perraud. Demandez-lui de vous aider à rédiger les titres.

08/12/2012, 10:16 | Par broons en réponse au commentaire de broons le 08/12/2012 à 09:24

Petite erreur sur le titre : "Quand Hollande défendait Mediapart".

Toujours à propos des titres : pourquoi Mediapart a-t-il titré mardi "Le compte suisse du ministre du budget" et non "Quand le ministre du budget possédait un compte en Suisse ?"

08/12/2012, 11:43 | Par guydufau en réponse au commentaire de broons le 08/12/2012 à 10:16

Pas convaincant du tout Mr broons !

11/12/2012, 13:51 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de guydufau le 08/12/2012 à 11:43

oui le titre l'intéresse plus que l'article

08/12/2012, 09:50 | Par isaure

Assez d'accord avec Jules. Pas envie de m'associer aux amateurs du "tous pourris". Pour qui voteront-ils aux prochaines élections ?

Par ailleurs, au risque de choquer, s'il s'avère que Cahuzac a vraiment eu un compte en Suisse en 2001, il n'était, que je sache ni ministre du budget, ni ministre du tout. Ce n'est pas bien mais où est le conflit d'intérêt ?

Si on veut critiquer le gouvernement, les angles ne manquent pas sur le fond des choses, s'attaquer aux personnes est beaucoup moins efficace. Aucun parti, aucun groupe n'a que des membres purs et sans faille.

08/12/2012, 10:33 | Par profil_inactif_145012

 

N'empêche que le Parti Socialiste vient de rater une belle occasion dans la lutte pour la transparence. Au lieu de choisir une défense systématique de leur ministre, ils auraient pu insister auprès de lui que lumière soit faite. Il doit y avoir moyen, non, plutôt qu'attaquer en justice les journalistes.

 

D'autres socialistes ont peut-être quelque chose à cacher, en Suisse ou ailleurs, et à se reprocher. Ce front solidaire n'est sans doute pas sans arrière-pensées. Eva Joly pourrait expliquer comment les choses se passent en Norvège...

 

08/12/2012, 11:45 | Par ralbol

MDP dérange,à droite,à gauche,un peu partout!vive Mediapart,et toute son équipe de journalistes.

08/12/2012, 12:58 | Par gilleslecomte

La vraie question, que je ne vois pas clairement posée, est de savoir si l'information de Mediapart est exacte ou non.

Dans le premier cas Cahuzac est un faux cul de la pire espèce (espèce politicienne) -- il lutte contre l'évasion fiscale alors qu'il la pratique ou l'a pratiquée -- et un menteur éhonté -- il jure, les yeux dans les yeux du Parlement, du peuple, qu'il n'a jamais possédé  de compte à l'étranger.

Dans le second c'est Mediapart qui est condamnable, et à mes yeux c'est encore plus grave puisque cela voudrait dire qu'avec Mediapart on a à faire à une bande de rigolos irresponsables ou, pire, de vils journaleux stipendiés. Je ne peux pas y croire. Alors, vite, les preuves irréfutables...

08/12/2012, 13:18 | Par isaure

Je crois, Gilles, qu'il n'y a pas de preuves irréfutables. C'est du moins ce qu'Edwy Plenel nous a dit au cours d'une brillante conférence dans la belle ville de Nantes où il est né. Il a dit qu'il était sûr, ce qui fait un peu "intime conviction". 

J'admire beaucoup E. Plenel mais à nous expliquer qu'il faut " dépolluer la mer" (de la corruption), il apparaît à la fois naÏf et arrogant, procureur et donneur de leçons et je continue de penser qu'il vaut mieux que cela. Il a par exemple évoqué la "démocratie participative" chère à Ségolène Royal et toujours pas à l'oeuvre. Cela est un vrai combat où nous le suivrons volontiers.

09/12/2012, 15:56 | Par gilleslecomte en réponse au commentaire de isaure le 08/12/2012 à 13:18

Alors si Mediapart n'a pas de preuves irréfutables, il ne reste plus qu'à espérer que la justice, elle, en trouvera. Sinon je ne vois qu'une solution: des excuses publiques de Plenel, Arfi, Mauduit et les autres...!!

08/12/2012, 13:19 | Par isaure

Je crois, Gilles, qu'il n'y a pas de preuves irréfutables. C'est du moins ce qu'Edwy Plenel nous a dit au cours d'une brillante conférence dans la belle ville de Nantes où il est né. Il a dit qu'il était sûr, ce qui fait un peu "intime conviction". 

J'admire beaucoup E. Plenel mais à nous expliquer qu'il faut " dépolluer la mer" (de la corruption), il apparaît à la fois naÏf et arrogant, procureur et donneur de leçons et je continue de penser qu'il vaut mieux que cela. Il a par exemple évoqué la "démocratie participative" chère à Ségolène Royal et toujours pas à l'oeuvre. Cela est un vrai combat où nous le suivrons volontiers.

08/12/2012, 15:32 | Par bernard uguen

Ce qui est vrai, c'est que c'est Cahuzac qui feuilletonne sa réponse.

08/12/2012, 15:37 | Par jeanbruca

Aux journalistes de Mediapart,

continuez, vous faites du bon boulot. Vous avez levé un gros lièvre.

 

08/12/2012, 17:34 | Par alain chauvet

Médiapart est à la critique de l'Etat ce que la puce est au chien : le gratouilleur du magouilleur, un agent de surface.

Qu'il aille, ce Médiapart qui se veut à part, mener des enquêtes de terrains du côté des ouvriers, du côté des soignants, du côté des paysans, du côté des intellectuels, du côté des arts et des sciences...

Du côté de tous ceux qui sont privés de leur Voix, dans ce monde vorace et corseté, que régente l'Etat de l'argent et de l'inégalité, de la corruption et du mensonge.

Pas de la petite voix du vote en papier dit démocratique, qui n'est qu'un attrape couillon pris dans le trafic et les tractations scabreuses des Partis et autres Fronts. Mais de cette Voix encore retenue au coeur et à la raison, qui n'a au vrai pour destin que de trouver la voie collective d'une émancipation de la toute puissance d'imposition de l'Etat...

... sans oublier tous ceux qui en accompagnent, sous un mode satisfait ou speudo critique, la domination : la charette des parlementaires, des sénateurs, des réprésentants syndicaux et des médias. Chacun intéressé, selon son ordre, et le rapport de force et de place qui le lie à l'Etat, à participer du pouvoir. 

08/12/2012, 16:45 | Par Axel J

Bien entendu qu'ils se tiennent tous les coudes en toute solidarité.

L'argent caché en Suisse ou ailleurs, la triche sur les feuilles d'impôts, c'est bien le sport national français, non?

Approuvé avec force rires, aimables plaisanteries et clins d'oeils entendus, jusqu'aux couches les plus simples d'une population toute acquise à ce "sport"...

08/12/2012, 18:51 | Par Fantie B.

on peut choisir de défendre Cahuzac, comme certains commentateurs de Mediapart...

... et aussi, comme JV Placé (cliquer) Surpris

Ou bien on peut réserver sa sympathie aux licenciés d'UBS qui tentaient de dénoncer le scandale de la fraude fiscale organisée - voir l'article de Martine Orange sur Mediapart.

08/12/2012, 21:21 | Par KAK

Je suis estomaquée par la mauvaise foi intellectuelle des sympathisants socialistes, aucun n'a demandé en son temps les "preuves irréfutables" des accusations portées contre sarko et sa bande. Aujourd'hui  que de cris de "vierges éffarouchées" ou de commentaires distillants que peut etre médiapart s'est fait berné ! qu'est ce qui les poussent ? ils ont peur d'avoir été trahis et c'est insuportable ? oui c'est insuportable d'etre trahis mais c'est mieux d'essayer de rester lucide et il me semble que les sympatisants et les encartés PS feraient mieux de mettre la pression sur ceux qui les représentent car ils ne les représentent peut etre plus, ce sont les militants qui font la force d'un parti. Ce sont nous les electeurs qui les mettons au pouvoir, ils doivent nous rendre des comptes.

Et puis surtout si ces gens ne sont pas à la hauteur de votre idéal, gardez cet idéal !

09/12/2012, 18:20 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de KAK le 08/12/2012 à 21:21

KAK

Vous parlez de mauvaise foi intellectuelle? 

Extrait de l'article du Journal du Dimanche "Les coulisses de l'affaire Cahuzac" par Laurent Valdiguié le 9 décembre 2012 :

"...Le fait est que le ministre du Budget est en instance de divorce de son épouse, Patricia, avec laquelle il est associé dans la clinique capillaire qu'ils ont montée en 1996. Selon nos informations, Patricia Cahuzac a mandaté en novembre 2011 plusieurs détectives pour suivre son mari. Les limiers ont procédé à des filatures durant l'hiver 2011. En octobre derniers, un des "privés" a aussi rencontré Rémy Garnier, et des rapports ont été rédigés pour l'avocate de Patricia Cahuzac, Maitre Isabelle Copé, la soeur de l'actuel président contesté de l'UMP."je ne fais aucun commentaire, je suis tenue au secret professionnel", indique Isabelle Copé au JDD.
Concours de circonstances de ce dossier, la soeur de Jean François Copé est soupçonnée d'avoir ouvert un compte en suisse en 2005 pour y placer "de l'épargne familiale". Une affaire susceptible d'intéresser l'actuel ministre du Budget..."No comment", réagit Isabelle Copé...
...En attendant la suite, Jérôme Cahuzac a décidé de se taire. Ses proches font remarquer que ce compte UBS apparait alors que le ministre du budget vient de déclarer la guerre...à l'UBS et qu'une enquête judiciaire est en cours contre les activités de la banque suisse dans l'Hexagone..."

L'amateurisme borné de Médiapart n'est-il pas évident?

L'affaire Cahuzac serait-elle une affaire Copé?

On va peut-être avoir du plus lourd!

09/12/2012, 19:48 | Par Jean Lasry

"Touche pas à mon pote" : M. Désir n'a pas changé, il a seulement changé de potes  et prend aujourd'hui fait et cause pour les infortunes des grandes fortunes bien de chez nous.

Mais M. Désir n'est pas forcément M. Réalité, et il n'apporte pas les preuves que les informations de Médiapart sont des "calomnies sans fondement". Son inconscient avoue-t-il par ce pléonasme qu'il y aurait des "calomnies" avec fondement ?

Quant à Mme Berger, dont j'ai l'honneur et l'avantage d'avoir été l'électeur, elle devrait savoir que défendre une brebis supposée galeuse n'est pas le meilleur moyen de préserver le troupeau.

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