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PS : des avancées et encore un blocage sur les questions de sécurité

Le « Pacte national de protection et de sécurité publique » rendu public par le Parti socialiste, le 17 novembre, n'a pas été remarqué autant qu'il le mérite, probablement en raison de la « guerre des chefs » qui continue logiquement de ternir l'image du PS. Rien ne dit du reste que ce texte entrera dans l'histoire tant cette querelle des égos menace à tout moment de ruiner les efforts de réflexion collective antérieurs et de déterminer les responsabilités des hommes et des femmes politiques en fonction de leurs allégeances plutôt que de leurs compétences.

Et pourtant, ce texte constitue une avancée indéniable et importante dans la réflexion interne à ce parti. Signalons que cette avancée est liée en partie à la personne de Jean-Jacques Urvoas. Cet universitaire, élu député dans la 1ère circonscription du Finistère en 2007, est aussi secrétaire national chargé de la sécurité au PS depuis mai 2009. Moins « médiatique » que la plupart des autres responsables socialistes intervenant régulièrement sur les questions de sécurité, J.-J. Urvoas est un homme politique qui n'a pas cessé d'être un universitaire. Il s'informe auprès des chercheurs, il travaille et connaît ses dossiers, il a le souci du détail, il veut objectiver, il évite de parler de ce qu'il ne connaît pas, il a le sens de la mesure. Les nombreuses notes qu'il publie pour les fondations Terra Nova et Jean Jaurès le montrent : sur les questions pénales comme sur les problèmes de sociologie électorale, l'analyse est toujours très documentée. Enfin, c'est un homme droit qui ne donne pas l'impression de travailler avant tout pour sa petite gloire personnelle, comme le font tant d'autres à gauche comme à droite. En témoigne aussi sa position sur le non-cumul des mandats (qu'il s'est appliqué à lui-même), tout comme les commentaires sans concession qu'il publie régulièrement sur son blog général ou sur celui accueilli par Libération et consacré au récit de sa vie de parlementaire. Ceci est rare et méritait donc d'être dit.

Reste à présent à examiner le contenu de ce « Pacte national de protection et de sécurité publique », qui est révélateur à la fois de fortes avancées et de la persistance de blocages dans les grandes lignes intellectuelles et politiques.

 

En finir (enfin) avec la rhétorique droitière de « l'excuse »...

 

Ce texte comporte d'abord un préambule qui énonce que cette politique reposera sur quatre principes. Le premier consiste à reconnaître que c'est toute la société qui créé ou non de la sécurité, et qu'ainsi « la violence de notre société est la première cause de l'insécurité. [...] Lutter contre l'insécurité, c'est donc d'abord bâtir une société qui crée de la sécurité ». Voilà une première avancée majeure en comparaison avec un PS qui s'était auto-bâillonné depuis 1998, lorsque Lionel Jospin avait voulu « jouer les durs » et avait repris à son compte l'interdit de penser les problèmes sociaux sous peine de propager la « culture de l'excuse » chère à la rhétorique de droite. Au contraire, il est affirmé donc ici que la violence procède de la société globale (on évoque notamment son « chômage de masse », ses « inégalités », sa « dureté de ces relations de travail », sa « ghettoïsation », son « échec scolaire », sa « dévalorisation des institutions »), et non d'une poignée de méchants délinquants qui auraient choisi de l'être et qu'il suffirait d'éliminer pour tout aille de nouveau pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce tournant intellectuel et politique est fondamental. Il en découle du reste que la sécurité n'est pas seulement l'affaire des institutions régaliennes, mais aussi des élus locaux et de tous les citoyens que le texte prétend associer davantage aux décisions locales en la matière.

La suite est plus pragmatique mais non moins importante. Le second principe est au fond celui de la dissuasion : les socialistes veulent « une présence quotidienne et pérenne des forces de la sécurité et de la justice ». Policiers et gendarmes ne sont quasiment plus sur le terrain, dans la rue, les socialistes veulent les y remettre et leur en donner les moyens dans « l'esprit de la police de proximité » (que la gendarmerie a toujours été, ajouterons-nous). Et ceci est à mettre en parallèle avec le contenu de la proposition n° 7 : « Nous ne croyons pas à la solution miracle de la vidéosurveillance. Nous utilisons la vidéo quand elle est utile, dans les endroits clos ou pour aider à résoudre des problèmes ponctuels comme des trafics ». Voilà, là aussi, une avancée considérable dans un parti où régnait jusqu'à présent, sur cette question, un conformisme voire une soumission étonnante face aux discours du gouvernement actuel ainsi qu'une certaine surdité face aux travaux scientifiques remettant en question l'efficacité et le coût de cette technologie.

Toujours au chapitre du pragmatisme, à côté d'une « modernisation » de la police et de la justice qui est appelée de ses vœux à gauche comme à droite, le texte du PS évoque « une capacité formalisée de médiation » conférée aux policiers et aux gendarmes qui leur redonnerait un pouvoir de discernement aujourd'hui en voie de disparition sous la pression d'une politique du chiffre que le texte entend remplacer par une politique du résultat, ce dernier devant être mesuré à l'aune « du service rendu à la population ». Ensuite, les socialistes promettent de donner réellement aux maires « les moyens de coordonner la politique territoriale de prévention » par le biais d'une « nouvelle génération de contrats locaux de protection et de tranquillité publique » devant devenir « de véritables lieux de codécisions » associant les « associations de prévention » mais aussi l'ensemble des citoyens par le biais des conseils de quartier et d'un droit de pétition (ce dernier point comportant cependant un risque de dérive populiste manifestement insuffisamment réfléchi).

Enfin, la réponse judiciaire à la délinquance est présentée également comme devant être « dissuasive », avec pour cela la promesse d'un élargissement de l'éventail des sanctions judiciaires afin que « la sanction [soit] immédiate, systématique et proportionnée », notamment un développement des « travaux d'intérêt général » et la création de « travaux d'intérêt éducatif » dans les établissements scolaires. Et c'est sans doute sur ces thèmes que résident encore quelques reliquats d'une posture répressive que le PS hésite probablement à abandonner de peur, encore et toujours, d'être accusé de « laxisme » par la droite. C'est là que le PS doit faire encore un effort pour s'émanciper de l'idéologie de la « tolérance zéro » et de la posture répressive qui en découle fatalement dans le contexte français.

 

... mais (hélas) pas avec la posture répressive et l'horizon de la « tolérance zéro »

 

Si la plupart des principes généraux qui structurent ce texte du PS sont donc fort intéressants, reste que leur mise en application concrète (dans les 22 propositions) trahit à de nombreuses reprises une posture répressive - parfois même un petit côté « père fouettard » - à la fois regrettable et révélatrice d'un blocage politique persistant.

Ainsi, si les rédacteurs du texte ont compris l'importance de l'échec scolaire et de « l'exclusion scolaire », les mesures concrètes annoncées (« internats pédagogiques », « cellules de veille éducative susceptibles d'intervenir par exemple dès que des troubles du comportement sont repérés chez de jeunes enfants ou que des cas chroniques d'absentéisme scolaire sont signalés ») visent davantage à contrôler et prendre en charge les conséquences de ces échecs et exclusions qu'à les prévenir en amont. De même, s'il est pour le moins ambitieux d'annoncer qu'« il faut mettre fin à la ghettoïsation de notre pays », on regrette l'importance donnée ensuite au « développement de la prévention situationnelle des violences urbaines en matière d'urbanisme et de réglementation dans les établissements recevant du public », le tout en annonçant le « renforcement des prérogatives des préfets dans ces domaines ». De manière plus générale, dans un texte qui met l'accent sur la protection et la tranquillité, il est tout de même surprenant de voir tant de mesures et tant de phrases répétant les mots « sanction », « rapidité », « immédiateté », « systématicité », qui sont les mots de l'idéologie de la tolérance zéro. N'est-ce qu'une question de mot ? Pour certains socialistes peut-être, mais pour d'autres certainement pas. Comment expliquer, du reste, ce passage de la tribune du Monde que la première secrétaire du PS, Martine Aubry, a publié le même jour pour présenter la synthèse de cette réflexion du PS ? Il est dit ceci : « chaque grand bassin de vie verra la construction d'un centre de discipline et de réinsertion destiné aux jeunes délinquants multirécidivistes. La formation y sera strictement obligatoire et à la sortie de ces centres, un suivi éducatif et social sera poursuivi avec rigueur ». Et le passage est précédé d'allusions à « l'impunité » dont bénéficieraient beaucoup de mineurs délinquants.

Nous partageons sur ce point la critique de Jean-Pierre Rosenczveig. Les socialistes ignorent-ils que, après vingt ans d'injonctions politiques en ce sens, la justice des mineurs est celle qui répond aujourd'hui le plus en comparaison avec d'autres domaines ? Par ailleurs, il existe déjà divers foyers éducatifs en milieu ouvert, des centres éducatifs renforcés, des centres éducatifs fermés et des prisons pour mineurs. On voudrait surtout les voir évaluer scientifiquement avant de parler de quoi que ce soit d'autre. Dès lors que vient faire ce « centre de discipline et de réinsertion » dans le dispositif ? S'agit-il de la reprise de l'idée de Ségolène Royal, l'« encadrement militaire » en moins ? Quoi qu'il en soit, à travers ce genre de développement, la direction du PS opère une série de glissements : des incivilités à la délinquance puis au « multirécidivisme », ne laissant apercevoir au final qu'une solution en terme de contention et en dramatisant au passage les problèmes de délinquance juvénile (la grande majorité des jeunes commettant une infraction n'ont pas ce profil de « multirécidivistes »). A l'inverse, la majorité des problèmes sont des petits problèmes, d'incivilités (type « hall d'immeuble ») et de petite délinquance. Et c'est le plus souvent l'absence de réponse locale à ces petits problèmes récurrents qui exaspère une partie de nos concitoyens. Or, ici, la réponse ne pourra jamais être fondamentalement policière et judiciaire. C'est là, au contraire, que l'on attendrait un effort de réflexion, à partir notamment des expériences développées par des « médiateurs sociaux » et des « correspondants de nuit » dans de nombreuses villes. N'est-il pas très révélateur que, dans ces 22 propositions, le mot de « médiation » ne soit systématiquement employé que pour parler des policiers et des gendarmes ?

 

Cerises sur le gâteau

 

Voici donc de réelles avancées, ainsi qu'un problème de posture globale persistant qui méritera une constante vigilance. Ne boudons pas notre plaisir, cependant, à constater ces avancées et à relever encore ces deux propositions finales du texte. La première de « développer fortement l'action publique à l'encontre de toutes les formes de délinquance financière, en dotant les services de police judiciaire et de justice pénale des moyens nécessaires ». Car là est la véritable impunité. La seconde de modifier l'évaluation des résultats de l'action policière en partant du « service rendu à la population (efficacité, rapidité et dialogue) » et de « transformer l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) en une autorité administrative indépendante », au lieu d'une structure demeurant intimement liée au ministère de l'Intérieur et dont le président (Alain Bauer) doit ses positions au chef de l'Etat lui-même...

Tous les commentaires

12/12/2010, 20:05 | Par albinos

Il ne restera à Jean-Jacques Urvoas qu'à rejoindre le Front de gauche pour faire valoir ses propositions...

13/12/2010, 23:00 | Par peneloppe en réponse au commentaire de albinos le 12/12/2010 à 20:05

Toujours aussi gaga, les mélenchonistes.

12/12/2010, 21:01 | Par Serge Koulberg

Voici des avancées réconfortantes dans la pensée du PS sur la sécurité. C'est bien un des points sur lesquels le discours et les pratiques du PS étaient devenus insupportables à l'époque Jospin, un des points où la culture "pas de gauche" des dirigeants du PS était le plus visible.

Lutter contre l’insécurité, c’est donc d’abord bâtir une société qui crée de la sécurité voilà un premier pas de mise à distance de la perméabilité aux thèmes de l'extrême droite et de la droite extrême.

13/12/2010, 09:28 | Par Jean Claude Massé

Enfin on prendrai le problème à son origine. Bien sûr la mise en application est bien plus difficile que ce qui est fait aujourd'hui mais oh combien plus gratifiant.

13/12/2010, 12:19 | Par serge athiel

De belles avancées (en particulier de reconnaître que "la violence de notre société est la 1ère cause de l'insécurité" et donc de poser comme principe que c'est toute la société qui créé ou non de la sécurité) mais peut mieux faire (et surtout de ne pas rester sur certains arguments et principes d'action de la "tolérance zéro"). Je ne connaissais pas ce nouveau responsable en charge de la sécurité au PS, Jean - Jacques URVOAS qui m'a l'air d'une personne tout à fait respectable et bien informée des problématiques dont il a la responsabilité.

13/12/2010, 23:01 | Par peneloppe en réponse au commentaire de serge athiel le 13/12/2010 à 12:19

La députée Delphine Batho est - également - chargée de la sécurité, au Ps (proche de S Royal, JJ Urvoas étant proche de Dsk : d'où sans doute le préambule 'hors sujet' de l'auteur du billet autour du thème des "egos")

13/12/2010, 14:39 | Par Diogenius

Si on peut comprendre ce besoin chez l'auteur de donner un coup de chapeau à son collegue J. URVOAS, il devient moins aisé de comprendre pourquoi il tient tant à placer ce "pacte sur la sécurité" en opposition avec la doctine Jospin. Je cite : "lorsque Lionel Jospin avait voulu « jouer les durs » et avait repris à son compte l'interdit de penser les problèmes sociaux sous peine de propager la « culture de l'excuse » chère à la rhétorique de droite". On ne comprend pas très bien ce que cela veut dire, si ce n'est un certain besoin de sacrifier au besoin de la petite controverse. Le petit jeu qui consiste à vouloir faire croire que l'ancien premier ministre n'était pas à l'aise sur les questions de sécurité est tout simplement stupide. On a entendu Jospin répéter que le premier des droits était la sécurité, et je ne vois pas en quoi dire cela ou dire que "Lutter contre l'insécurité, c'est donc d'abord bâtir une société qui crée de la sécurité " ce n'est pas la même chose. La légende d'un P.S. moins bon que la droite sur les questions de sécurité a la vie dure, mais, ça reste justement une légende, à la propagation de laquelle certains hommes ou médias dits de gauche ont malheureusement prété la main. Le reste n'est qu'enfarinage. Sinon, il faudrait qu'on m'explique pourquoi à l'époque de Jospin il y avait plus de policiers dans les lieux publics.

Cette façon qu'ont les actuels dirigents du P.S. de battre leur coulpe sur la proitrine des autres est tout juste répugnante.

Le P.S. pour se prémunir de l'accusation de soit disant laxisme de la part de ses adversaires se croit obligé de rivaliser avec eux en matière d'annonces sécuritaires, ce qui est stupide. Car, quoi qu'il fasse, cette propagande ne cessera pas, l'UMP met en avant le seul point sur lequel il se croit meilleur, bien à tort d'ailleurs.

 

13/12/2010, 14:42 | Par fernandvital

il était temps que les "conseillers" des N° 1 socialistes depuis Chevénement et les sauvageons jusqu'à Royal et ses encadrants militaires (souvenir de sa propre jeunesse, peut être?...) sortent du coller-copier de la droite type APM-Sarko, et s'éloignent aussi du calque U.S. de la tolérance zéro. Comprendre un problème n'est pas l'excuser. Mais il va falloir convaincre ces agités (candidats, bien sûr, mais aussi beaucoup d'adhérents) qui veulent tout tout de suite: le pouvoir, les résultats même si c'est au prix de pactes honteux avec le côté "obscur" que chaque individu porte en lui, en se drapant souvent dans le désir de vengeance, présenté comme naturel et nécessaire. Et puis, pour finir, bien sûr, arrêter le processus de dépénalisation des délits financiers de tous ordres: regardez l'histoire édifiante du baron Seillères de ses complices et de ceux qui, complices sont devenus les pigeons! Espérons que le silence qui a entouré la rédaction du texte de M. Urvoas ne sera pas celui de l'enterrement par le candidat PS. de ce texte plutôt positif.

13/12/2010, 14:47 | Par m DRUT GORJU

les maires (+de 36000 )doivent etre investis plus qu'actuellement dans ce travail sur la tranquillité .. Leur role est eminent et doit les amener à s'occuper plus de cela que des trous dans les routes -il y a des services pour ces problèmes -ou la neige sur les trottoirs .Là aussi ,il existe des services responsables -meteo ,dde ...-qui font leur travail si on leur en donne les moyens

.il est vrai que c'est plus facile d'intervenir dans les petites communes ,mais on peut imaginer des délégations par quartier ,travaillant avec les services qui entourent les enfants les jeunes et les" border line" et la police ;cette societe est violente ,évidemment ,elle place l'argent devant les humains ;elle est donc inhumaine .. mais ,en attendant de la changer ,ce qui ne saurait tarder ,de gré ou de force ,il faut aider les femmes seules avec enfants car elles n'ont que peu de temps et bien peu de moyens ,mettre au travail (toutes sortes de travail :aussi bien le chant ,la guitare ,la peinture ,le cinema ..que le jardinage ,la patisserie ,l'artisanat ;;, )tous les jeunes qui ne trouvent rien à faire .. "l'oisiveté est mere de tous les vices "

13/12/2010, 15:49 | Par josie francois

En matière de sécurité, je pense qu'il faut agir à tous les niveaux, ne pas en oublier un seul.

Même en mettant en place, comme le dit le billet, une "société qui crée de la sécurité", il y aura toujours quelques problèmes. Le chômage zéro, la société idéalement pacifique, existeront-ils un jour? Chacun le voudrait bien ! Si cela était le cas, combien de temps faudrait-t-il pour qu'ils soient généralisés? Ma réponse, jamais... mais dans le meilleur des cas, le temps de plusieurs mandats présidentiels !!!

En tout état de cause, il serait naïf de retomber dans le discours quasi dogmatique de la gauche, misant uniquement sur la prévention, qui a abouti à une attitude considérée par beaucoup comme du laxisme.

La prévention, D'ABORD, OUI, mais jamais elle ne suffira à érradiquer totalement la délinquance, surtout dans la période qui succédera aux dégats causés par la droite, par la crise du "capitalisme echevelé". Pour certaines personnes, certains jeunes, le mal sera déjà fait, et ils ne se métamorphoseront pas du jour au lendemain.

Alors, et plus encore dans l'immédiate succession des élections de 2012, si la gauche est au pouvoir, il sera important qu'elle ait prévu de devoir faire face aux problèmes sécuritaires installés.

A côté de la prévention, il faut quand c'est nécessaire, être capable de proposer des sanctions adaptées à chaque âge et à chaque type de méfait, accompagnées de mesures éducatives et de réinsertion. Et en ce qui concerne la délinquance des plus jeunes,à l'âge ou une autre éducation est encore possible, quand les mauvaises pratiques ne sont pas trop ancrées, en agissant rapidement, on peut sortir des jeunes de la délinquance. Il faut se donner les moyens, prévoir des établisssements adaptés.

De droite ou de gauche, qui peut nier qu'il vaut mieux être réactif le plus vite possible ?

MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR. Mais, quand la prévention a échoué, IL EST PREFERABLE DE SOIGNER UN MAL A LA RACINE QUE QUAND IL S'EST REPANDU.

Il serait d'une naïveté coupable, donc irresponsable de la part d'un parti proposant un programme de gouvernement, de s'imaginer que la prévention puisse seule éviter les dérives, et dispenser de prévoir de nécessaires sanctions et réhabilitations.

13/12/2010, 17:15 | Par VERLAINE

L'école, de la maternelle au lycée est aussi un excellent endroit d'initiation à la prévention. Mais dans quelle état vont être nos écoles en 2012 puisque l'on continue à les vider de leurs enseignants et à ne plus former les quelques uns qui arrivent. Il faudra s'attaquer tout de suite à cette question de l'Ecole pour lui redonner la place que certains ont voulu lui faire perdre.

13/12/2010, 18:35 | Par josie francois

Exact Verlaine. Le début c'est l'école.

13/12/2010, 23:41 | Par pascal b

Nous partageons sur ce point la critique de Jean-Pierre Rosenczveig. Les socialistes ignorent-ils que, après vingt ans d'injonctions politiques en ce sens, la justice des mineurs est celle qui répond aujourd'hui le plus en comparaison avec d'autres domaines ? Par ailleurs, il existe déjà divers foyers éducatifs en milieu ouvert, des centres éducatifs renforcés, des centres éducatifs fermés et des prisons pour mineurs. On voudrait surtout les voir évaluer scientifiquement avant de parler de quoi que ce soit d'autre. Dès lors que vient faire ce « centre de discipline et de réinsertion » dans le dispositif ?

C'est une critique qui n'est point mineure.

L'autre critique que je voudrais ajouter est qu'il n'est pas rappelé que les présidentiables socialistes ont pour coutume de n'être lié en rien par les travaux collectifs réalisés par le PS.

14/12/2010, 09:07 | Par gaelz

Merci pour cet article éclairant. C'est le premier que je lise depuis longtemps qui remette, sur le sujet des rapports étranges du PS avec les idéologies sécuritaires, les points de vue à l'endroit.

« cellules de veille éducative susceptibles d'intervenir par exemple dès que des troubles du comportement sont repérés chez de jeunes enfants" ... quand on connaît les orientations actuelles de l'Education Nationale dans ce sens, y compris à la maternelle; les tendances du PS; et dans le contexte des questions de sécurité, on ne peut qu'être inquiet.

Face à l'explosion de la criminalité dans la petite section, aux pervers prédateurs de chupa-chups, aux terroristes en couche-culotte à explosifs, aux dealers de doudous, et aux dangereux déviants à la tétine du mauvais côté, tolérance zéro! Le PS saura agir à temps, ne pas se complaire dans l'angélisme, lutter contre ses tendances gauchistes, mener la politique """crédible""" qui lui gagnera les suffrages du centre, être plus ferme que la droite sarkozyste, et montrer de quel côté était le laxisme coupable!

14/12/2010, 09:23 | Par mastermind

« guerre des chefs »

Voila typiquement comment on transforme un debat democratique pré primaire en un affrontement guerrier

qui continue logiquement

Dit de cette maniere là , on fait passer insidieusement qu'il n'y a pas d'alternative possible à un débat democratique ; cela ne peut être qu'une guerre .Le poids des mots .

14/12/2010, 11:42 | Par josie francois

"... troubles de comportements chez de jeunes enfants"..

La formule est vague, dans la mesure où on ne sait pas ce que signifie ici: 'jeunes enfants". Ce sera à préciser (par les différents candidats par exemples)

Les infos n'ont pas manquées pour nous informer du fait que la délinquance touche des personnes de plus en plus jeunes: par exemple des "jeunes" de 13ans, voire 12, ou 11 ans.

Parler de couches-culottes est une interprétation pour le moins orientée, mais on entend aussi parler d'enfants capables de perturber une classe primaire, à eux seuls. Je ne vois pasi d''inconvénient à ce qu'on essaie de voir si on peut agir pour faire en sorte de comprendre ce qui ne va pas, et de permettre à la classe d'avancer normalement! Les parents confrontés à ces situations ne les vivent pas comme négligeables, et leurs inquiétudes sont réelles pour ce que vivent leurs progénitures à l'école. S'en desintéresser, c'est faire le lit du FN .

Chacun sait qu'il existe des familles au sein desquelles des soucis existent (il suffit d'écouter la chronique de Claude Almoss, psychanalyste et pédopsychiatre, sur France Info); les parents sont parfois débordés en croyant bien faire; le PS prône depuis longtemps "l'école des parents", par exemple. C'est tout de même mieux que d'attendre que les situations se dégradent, en laissant démunis des enseignants et des classes, puis plus tard, de supprimer les allocations familiales sans chercher à comprendre le fond du problème. On peut être inquiet par principe ... ou on peut être rassuré...

Le pire, c'est le laisser aller.

Il est certain que ce qui compte alors, c'est que les vrais moyens soient donnés, et qu'on évalue les résultats pour éventuellement corriger le tir.C'est là le plus difficile.

A ce propos, il est évident qu'" il existe déjà divers foyers éducatifs en milieu ouvert, des centres éducatifs renforcés, des centres éducatifs fermés et des prisons pour mineurs. On voudrait surtout les voir évaluer scientifiquement avant de parler de quoi que ce soit d'autre. Dès lors que vient faire ce « centre de discipline et de réinsertion » dans le dispositif ?

pourquoi ne pas comprendre, dans le projet socialiste, que ces centres feront partie des "centres de discipline et de réinsertion" évoqués? La formule est imprécise, donc ouverte.Toutes ces solutions ne peuvent-elles pas cohabiter? Faudra-t-il évaluer les dispositifs en place, les revoir ? Les candidats aux primaires devront expliquer leurs point de vue, et répondre aux questions .

C'est l'intérêt des primaires.

Ces objectifs donnent les grandes lignes et appellent à des précisions.

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