On se serait cru dans un Etat Policier
Aujourd'hui, une manifestation lycéenne s'est tenue à Lyon aux alentours de 11h du matin.
Elle n'était pas commanditée par une organisation syndicale mais par l'Union des Lycéens de Lyon, crée spécialement pour la mobilisation contre la Réforme de Xavier Darcos. La majorité des lycées lyonnais y étaient représentée ce qui laissait place à un cortège impressionnant par son ampleur et son animation. Celui ci pouvait inquiéter car le manque de service d'ordre propre à la manifestation était une évidence. A part quelques adultes éparpillés, on ne trouvait que des lycéens et certains jeunes agités.
Tout semblait se dérouler sans troubles apparents. Les policiers étaient présents, pour assurer la circulation des carrefours, mais déjà les camions de CRS, en grand nombre, gravitaient autour de la manifestation.
Finalement, ce qui justifiait la présence de CRS dans la rue arriva. Sans savoir ce qui se passait réellement, les manifestants s'éparpillaient en masse. En réalité, des CRS se postaient de l'autre côté de l'avenue Berthelot (7ème). Des voitures furent abîmées, des gaz fumigènes utilisés, des jets de pierre lancés. En quelques secondes, tout bascula, le quartier était envahi par des policiers et des CRS, sous le regard effaré des passants.
Certains lycéens racontent que tout est venu d'adultes cagoulés, non lycéens, d'une trentaine d'année qui se sont acharnés sur des voitures. D'autres pensent qu'il s'agit de"casseurs de grève", prêt à tout pour mettre en terme au mouvement lycéen. Ou encore d'autres ont fait allusion à la présence prématurée des CRS, dans un quartier assez "chic" de Lyon qu'il fallait donc protéger de tout perturbateurs.
Quoiqu'il en soit, une fois les incidents commencés, il ne restait plus qu'une minorité infime de jeunes prêt à s'affronter avec les CRS. La majorité des lycéens (certains interrogés) semblait désespérée de voir la manifestation s'achever dans de telles conditions.
Pendant un moment, je n'ai plus reconnu ma ville sous la fumée et envahi par des CRS. J'ai cru possible les affrontements avec les forces de l'ordre.
Une chose est sure : les CRS, eux aussi, ont provoqué les jeunes, rien que par leur présence exacerbée...Les perturbations ont commencé là où ils étaient stationnés, ce qui pousse à s'interroger.
De plus, le cortège avait débuté sa manifestation à la Place des Terreaux, sans heurt jusqu'à l'avenue Berthelot!



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Merci des infos, mêmes contradictoires, elles vaudront mieux que celles des grands medias... ou des CRS.