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Les élections européennes: quels enjeux?

A l'heure où la remise en cause du capitalisme est nécessaire, et a été défendue par nos dirigeants, les élections européennes devraient prendre une dimension majeure. Or, le constat est maigre puisque les Français ne sont toujours pas informés du véritable sens et de la véritable nature de ces élections. Il serait sans doute utile de rappeler qu'une grande majorité de nos lois sont des directives de Bruxelles.

 

Voulues pour répondre au déficit démocratique que connaît l'Union Européenne, ces élections ne font que renforcer le peu d'intérêt des citoyens à l'égard du Parlement européen. L'abstention est révélatrice puisque depuis 1979 (date des premières élections européennes) son taux n'a pas cessé d'augmenter. Rien qu'en France, en 1979 il s'élevait à 39% alors qu'en 1999 il avoisinait les 50% pour atteindre en 2004 59%. Ce constat remet en cause la légitimité démocratique de l'UE dans son ensemble.

 

Et pour cause : l'UE reste abstraite et trop technocratique aux yeux des citoyens. Sorte de machine en marche qui agit et frappe malgrè l'intention de la majorité des français d'y mettre un terme (rappel du refus pour le Traité Constitutionnel en 2005 et du passage du Traité de Lisbonne par voie parlementaire) et d'y changer l'idéologie dominante : l'ultra-libéralisme, cause de la crise actuelle qui sévit sur notre pays.

 

Comment alors aborder ces prochaines élections européennes du 7 juin 2009? Elles sont nécessaires pour faire virer dans un autre sens l'UE mais elles ne paraissent pas être une solution suffisante. Chaque parti mène sa campagne à l'échelle nationale alors que seul les résultats de l'ensemble des 27 comptent. L'enjeu des élections européennes est mal connu des français. S'agit-il de condamner notre gouvernement national en élisant des parlementaires de gauche ou alors s'agit il de réflechir sur les politiques que mènent l'UE et de les condamner à leur tour?

 

Faut il encore donner la possibilité aux français de comprendre le véritable enjeu de ces élections européennes!

 

Tous les commentaires

Que dire des députés européens qui votent certains textes sans pouvoir les lire? Je pense à la libéralisation des services, directive européenne (notamment, et c'est visible dans les universités) calquée sur les accords de l'OMC, que dire alors du parlement européen jeune qui n'est qu'une grosse mascarade propagandiste, que dire si ce n'est que le parlement européen est bafoué, ignoré, ou consulté pour approuver une mesure teintée d'europatriotisme. Que dire de l'indépendance de la Banque Européenne vis à vis des états, que dire de cette Europe libérale construit par des états libéraux. Quand je vois des militants s'évertuer à faire la campagne européenne, je peine à vouloir aller voter. Alors la meilleur façon de désapprouver cette Europe ne serait-elle pas l'abstention?

Je comptais faire un billet en posant justement cette question!! merci

Réponse de Angelika Schwall-Duren (SPD, Allemagne) dans le Monde du 1er Nov 2008 ................. "L'heure est à la réparation du moteur européen actuel. Et ne nous déclarons pas vaincus ou désabusés dès le premier revers ! Il y en aura d'autres. Cette réparation est sans alternative : nombre de compétences de nos Etats-nations ont été transférées à Bruxelles, que nous l'acceptions aujourd'hui ou non. Cela est un fait et il est - heureusement - irréversible. La question est de savoir comment nous pouvons agir au niveau national pour que le déficit démocratique qui accompagne ce transfert soit comblé. Il ne le sera pas en blâmant les soi-disant institutions européennes : les institutions européennes, c'est nous ! Par contre, il s'agit de rapprocher Bruxelles des citoyens" .................... c'était une tribune intitulée "Français, votre europessimisme nous désespère"

Dépolitisation = abstention et choisir entre la chèvre et le choux quand la machine est conduite par des taupes ce n'est pas très mobilisateur. Raison de plus pour informer autrement.

Des listes anticapitalistes avec un "programme commun" seront présentes dans 25 des 27 pays de l'UE. Dans notre hexagone, il s'agira de celle animée par le NPA dont les porte-parole seront, entre autres, Olivier Besancenot (3ème de liste en Ile-de-France), Raoul Marc Jennar, citoyen belge, chercheur, altermondialiste dans le Sud-ESt, Myriam Martin pour le Sud-ouest, Christian N'Guyen, vacataire pour le Centre, Omar Slaouti, prof en Ile-de-France et Christine Poupin, technicienne chez Total pour le Nord-Ouest. Outre un SMIC minimum dans chaque pays, les élus lutteront contre l'indépendance de la BCE vis à vis des états et une "autre Europe" que celle, libérale, que les traités de dérégulations signés tant par l'UMP, le MODEM ou le PS (avec le PC et les Verts sous Jospin).

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