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Nov

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Solitudes de Noel

Les petites âmes et la belle âme que j’aime ne sont pas là. La vie est compliquée ou on se complique parfois la vie. Noel n'a pas sa magie ce soir.

Cette solitude ce soir est quelque chose qui me travaille depuis plusieurs jours. J’ai eu beau essayé de m’y préparer, cela n’a pas servi à grand-chose… le coup de fil de celle qu’on aime quelques instants avant que la rupture réseau se fasse jusqu’au lendemain… et là c’est la plongée dans cette no-life d’un soir à la symbolique terrifiante pour celui qui est ainsi…

Impossible de manger quoi que ce soit, juste une gorgée d’eau a pu passer.  Ne trichons pas, j’ai essayé, mais impossible, comme si le corps se rebellait lui aussi.

Mon chien comprend le triste moment. Avec sa robe noire, son volume massif, il vient me tendre la papâte comme pour réconforter. Il sent que la soirée sera longue… il y a ce poids qu’il sent en moi…

Mon regard est vide, disons que les yeux sont mouillés par moment, surement dans ces instants ou l’on pense à des délires avec l’être cher… celle qui n’a pas pu être là ce soir… des souvenirs vivants et doux qui font que la vie est belle à ses côtés… Mais…

 Larmes donc… poids tout simple sur ce Noel qui passe avec une lenteur lugubre… la réflexion va et vient… une mère qui n’a qu’une mémoire en bouillie, une gamine de 4 ans qui est loin, celle qu’on aime et qu’on a envie d’avoir chaque jour à ses cotés…

 Parfois le sourire revient, car la pensée a effleuré ces « pareils à un rêve » ou des « pensées cavarro »… mais la symbolique de ce soir est là dans l’esprit… on sent la brutalité de cet instant de solitude… 

 Ailleurs, une jeune femme découvre un homme qui s’est plié en quatre, mais qui n’a pas su faire l’essentiel sur de l’humain… ici, c’est le vide d’un soir terrible… c’est des larmes simples et pures.

 Le temps passe toujours et encore… il griffe et meurtrit l’esprit de cette soirée… il égratigne et broie… et détruit... Ce Noel alors devient plus spirituel, les larmes ne sont que secondaires… on envoie un « je t’aime » à celle qu’on aime… c’est simple et évident, mais ce soir-là, c’est l’essentiel. Souffrance simple...

 Pareil à jamais !

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