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Les larmes de la rue Solferino
J'étais rue Solferino le 6 mai 2007 à 20h et je me rappelais que quelques jours avant j'étais au stade Charléty. C'était un beau meeting Charléty avec un bon discours de Ségolène des artistes pour mettre l'ambiance et puis des soutiens venant de mouvements associatifs comme le collectif "sauvons la recherche". Il y avait du monde à Charléty plus de 20 000 personnes des vieux des jeunes des rouges des verts et même des oranges. En partant je m'étais dit que ça allait peut-être le faire.
Le 6 mai j'attendais donc les résultats avec quelques amis quelque part dans la foule de la rue Solferino. Bon en réalité on n'espérait plus grand chose vu que depuis 18 h les SMS faisaient chauffer les portables.
53 à 47 pour sarko
sur ?
Oui ils vont l'annoncer !!
Bon on attendait quand même espérant vaguement un miracle. Enfin le résultat fatidique est tombé
Sarkozy est élu président de la république
Des cris sont montés de la foule des "putain de merde" "fais chier" puis les larmes sont venues et puis encore des cris
Comme Paris est une petite ville, nous avons poussé jusqu'à place de la concorde en quelques minutes. L'obélisque était bien là, elle contemplait de ses 3000 ans les sarkozistes qui fêtaient leur victoire. Il ne faut que quelque pas pour aller de Solferino à concorde mais ce n'était plus la même planète et pas vraiment le même public. Je me souviens d'un jeune qui portait un costard en soie, une gravure de mode sortie tout droit d'une publicité bling bling.
Nous avons fini notre virée électorale place de la Bastille là encore c'était une autre ambiance; les CRS enfilaient leurs tenus de robotcop pas besoin d'être devin pour savoir comment la soirée se terminerait. Pas envie non plus de voir de plus près les geôles de la république, la soirée s'est donc gentiment terminée dans un resto de St Michel
J'aimerai bien que nos hiérarques de gauche, nos apparatchiks de la pensée politique, nos stratèges des urnes électorales se souviennent des larmes de la rue Solferino


Tous les commentaires
Les larmes, oui je me souviens....
Mais surtout la colère, enfin la mienne !
(Je ne te dis pas comment le narguilé s'est encastré dans un mur ! Même les crocodiles se sont planqués derrière les vases canopes !
)
Comment un peuple peut-il s'être fourvoyé autant ?
Je reste persusadée que Ségolène Royal a payé le prix fort.....parce qu'elle est une femme !
Misère.
Ouai les militatnts ont pleuré rue Solferino
et exprimé leurs colères place de la Bastille. 
Quant à Ségolene, elle a aussi payé le fait de s'être construite en dehors du PS, elle ne rentre pas dans le moule
Mais vu le bazar qui régne au PS, je ne suis pas sur que les choses auraient été différente avec Fabus ou DSK
C'était comme à la bataille de Solférino mais où la bravitude nous aurait lâché devant la grande muraille de Chine. Mon souvenir de Charletty : une foule énorme qui affluait de toutes parts sur le boulevard Jourdan en pique-niquant sur la pelouse du T3 qu'on avait fait arrêter pour la circonstance après six mois seulement de fonctionnement. Je me souviens aussi qu'il y avait une petite Clio orange aux couleurs du Modem discrètement venue soutenir la "Michelle Bachelet" du vieux continent. Mais ce fut insuffisant.
Oui je me souviens de gendarme mobile un peu débordé par la situation, et d'une foule restée bloquée à l'extérieur et écoutant tranquillement le discours de ségolene
Les oranges étaient discrets mais j'en ai vu quelques-un
Je me souviens du périphérique, dans le car qui nous emmenait à Charlety, des signes échangés avec les voitures autour de nous, il y en avait tant, qu'on s'est dit "c'est pas posssible, on dirait qu'on va gagner !".
Ne t'inquiète pas.
" Un jour pourtant, un jour viendra..... "
Ce n'est qu'une question de temps.
Aux larmes, citoyen(ne)s !!!
Lincunable, membre actif de l'association des anciens combattants de Charletty
J'aime bien les membres actifs....
Des promesses, des promesses !!!
Nous dans notre lointaine province on avait pas Charletty mais des larmes de rage Je garde aussi cette très belle image de SR ne pouvant s'arracher à l'enthousiasme de tous ces militants pourtant défaits. J'ai compris à cet instant que rien n'était fini.
Oui, et je crois aussi que l'image de SR souriante sur la terrasse de Soferino, signifiait que rien n'était fini, qu'on avait perdu une bataille mais pas la guerre. Replaçons nous un instant en 2002, avec la mine dépitée de Jospin je me retire de la politique. SR ce fut quand même d'une autre classe, dans la défaite.
loin d'être évident, à voir ...
Vous ne croyez pas si bien dire, Neftari, Le Cabilat...