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Lorsque Sarkozy vole des expressions de Ségolène Royal

 

 

Après son discours sur TF1 http://www.letemps.ch/Page/Uuid/76df032a-0a55-11df-811c-d996489948b4/Le_Sarko-Show_Moi-je_enrob%C3%A9_de_sucre_empathique, le discours du Forum de Davos est avant tout destiné au peuple français. Pour les milieux bancaires, c’est de la démagogie populiste. Sarkozy a peur d’une révolution et fait un discours de gauche, jusqu’à plagier Ségolène Royal en utilisant des expressions comme « remettre l’économie au service de l’homme » http://www.letemps.ch/Page/Uuid/76792402-0b8a-11df-9ef2-c16ac67aac55/Nicolas_Sarkozy_dessine_le_nouveau_monde_%C3%A0_Davos

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Ainsi que l’expose bien cet article de Libération, http://ecologie.blogs.liberation.fr/euro-ecolos/2010/01/sarkozy-%C3%A0-davos-banquiers-nayez-pas-peur-ce-nest-que-du-discours.html il y a un total décalage entre le discours moralisateur du capitalisme de Sarkozy et ses actes. Le capitalisme est prédateur et n’a que faire de la morale et des humains. Sarkozy ferait mieux d’admettre que les économistes se sont définitivement et grossièrement trompés en faisant confiance au libre-marché.

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Il finirait par nous faire croire que ses nombreux milliardaires du Fouquet’s soient des organisations de bienfaisance http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-invites-du-President-au-diner-du-Fouquet-s_a80603.html Surtout, avec des expressions telles « que la concurrence soit loyale », alors que ses milliardaires/multimillionnaires utilisent leur contrôle médiatique quasiment généralisé pour discréditer toute opposition et faire sa propagande. Il n’y a qu’à lire ce que met en ligne Radio-Sarkozy (Europe1) ou le Figaro-UMP-National contre Ségolène Royal, dès qu'il est questions d'élections, même régionales.

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A Montpellier en septembre dernier, Ségolène Royal appelait l'Etat à intervenir pour réguler le capitalisme (que de gesticulations et de temps perdu !) et lançait un défi à Sarkozy :

"Il y a 150 ans naissait Jean Jaurès. Jaurès engagé comme un lion dans la lutte pour la justice sociale, Jaurès qui, avec une écriture magistrale, décrit avec tant de force la souffrance ouvrière de la fin du 19ème siècle, évoque « un système de métal qui traite les hommes comme des marchandises ! » Un siècle plus tard, rien de vraiment différent. Toujours un système dont les mâchoires d’acier broie les plus faibles.

Les règles que je propose sont frappées au coin du bon sens.
1) Première règle : encadrer strictement les bonus, voire si possible les interdire, car ils sont le signe extérieur d’une société qui se délite et qui, au fond, perd son âme, car ils nous interrogent sur la France, l’Europe et le monde dans lequel nous voulons vivre. Et je vous pose la question : est-ce qu’un trader est plus utile à la société qu’un médecin, qu’un instituteur ou qu’un postier ? Et là encore, il est question de fraternité. Ceux qui veulent défendre le système actuel, sont les mêmes qui raillent l’idée de fraternité. Ils se croient des réalistes, ils se croient des gens sérieux. Mais oublier la fraternité, c’est l’irréalisme même, autrement dit, comme le dit Régis Debray, les phraseurs, ce sont eux. Ce sont eux les têtes en l’air, ceux qui n’ont plus les pieds sur terre, sur la terre des hommes et des femmes sans bonus ni parachute doré.

2) Deuxième règle : mettre fin aux intolérables collusions, conflits d’intérêts, négligences tacitement acceptées entre ceux qui soi-disant régulent et les banques dont ils sont censés assurer la surveillance. Dans l’ombre, des lobbys puissants s’affairent. Les puissances bancaires ont leurs entrées dans les cercles du pouvoir. Elles demandent l’aide de la puissance publique mais refusent que l’Etat rentre à leur capital ; elles font mine d’accepter des contraintes sur les rémunérations et les bonus, mais ces contraintes n’en sont pas. Le discours s’est brouillé. Les leurres prolifèrent. Tout le monde est pour la régulation. Tout le monde est pour l’Etat. Tout le monde est pour le contrôle. Un savant jeu de rôles est organisé. Le gouvernement doit montrer qu’il agit. Les mots sont durs, les banques sont convoquées, on pousse des cris d’orfraie, c’est la place financière de Paris qu’on assassine. La menace est jugée médiatiquement crédible, le pouvoir est satisfait ; les banques se rassurent, les acteurs ont été bons, le pire est évité. Ces connivences existent en France, mais aussi en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Voilà pourquoi l’agenda du G20 est finalement si mince.

3) Troisième règle enfin : recentrer les banques sur leur véritable métier, la collecte d’épargne et le prêt aux entreprises et aux familles. Ça veut dire interdire aux établissements financiers de proposer autre chose que des produits solides, robustes, bien identifiés et tracés. La simplicité et la robustesse ont ici deux vertus : éviter l’accident intégral que nous avons frôlé l’année dernière ; rendre possible la régulation financière. Aujourd’hui, les banques gèrent les économies de millions de familles et spéculent sur les marchés financiers. Aujourd’hui, les banques françaises, allemandes, britanniques et bien souvent américaines gèrent nos dépôts et jouent avec sur les marchés financiers. Hé bien je vous le dis, c’est avec cette confusion des genres malsaine et dangereuse qu’il faut rompre. On ne devrait pas être à la fois une banque de dépôt pour les familles et les PME et une banque s’occupant d’opérations de marchés. Ce sont deux métiers différents. Il faut donc les séparer. Aux premières la légitimité de l’intervention de l’État pour sauver l’épargne des ménages et le financement de l’économie. Aux secondes, celles qui spéculent, la responsabilité entière de leurs actes.



Voilà mes 3 propositions. Elles sont très simples. Il suffit de le vouloir. Je crois à la force de la politique, je crois à la force de la décision. Je mets donc au défi Nicolas Sarkozy d’accorder enfin un peu ses violons, ses actes à ses paroles, ses belles déclarations d’intention à ses décisions politiques. On ne peut pas théoriser le bien être à Pittsburg et provoquer le mal être à Gandrange, à Fabris, à Molex et Continental. On ne peut pas ouvrir à gauche et gouverner à droite, on ne peut pas moraliser le capitalisme au G20 et protéger les niches et le bouclier fiscal à l’assemblée. Ca n’est tout simplement plus POSSIBLE !"

 

SR comme on l'attend, et quant à l'article de P. rien à redire. Mais il faut inventer l'arrêt Proglio. C'est le moment. Aucun homme du service public ne vaut pas 150 SMIC par mois, sans compter le reste. Nous abdiquons. Toute la gauche doit prendre une position ferme et fixer l'écart non indécent.

 

@ Penelope : merci pour ce beau commentaire.

 

Je constate aussi sur le moteur de recherche de Google, à propos de Ségolène Royal, que Les Echos.fr ont mis en ligne les mêmes insanités anti-Royal concernant le congrès de Reims. je constate aussi que Les Echos.fr agissent souvent en appuyant ce genre de propagande du Figaro. Je pense que ce n'est pas un hasard, mais une volonté de propagande néfaste:

L'actionnaire-propriétaire des Echos est le milliardaire Bernard Arnault (LVMH) et il a mis comme PDG des Echos Nicolas Beytout, ex-directeur de la rédaction du Figaro durant la présidentielle. Tous deux étaient invités du Fouquet's, ainsi qu'on peut le voir sur la liste fournie par Cecilia Sarkozy http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-invites-du-President-au-diner-du-Fouquet-s_a80603.html De plus, voilà un éclairage sur Nicolas Beytout :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Beytout
En cherchant un peu, on voit plus clair dans leur dispositif de désinformation et de propagande.
C'est ça, le vrai visage du capitalisme : acheter les médias pour manipuler l'opinion publique afin decontrôler le vote populaire et tous les pouvoirs au bénéfice exclusif d'une clique de capitalistes financiers, qui n'en n'ont rien à battre, ni du peuple, ni des PME qui font vivre la majorité de la population.

J'espère qu'elle va porter plainte ...

Tant qu'il ne lui emprunte pas ses tuniques bleues...

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