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Masque or no masque... DE G. FAWKES A PERSONNE... Ou l’histoire en marche ... Par Lilia FENDRI alias FEERIC
De Guy Fawkes au Journal de personne, en passant par le fait historique, la tentative d'attentat en 1605, au parlement Britannique sous le Roi Jacques One, la bande dessinée V pour Vendetta qui s’en inspire, son adaptation en film, titré V comme Vendetta , puis Anonymous qui s'inspire de la représentation de la BD pour leur masque, leur symbole ; jusqu'à Personne qui appelle à se rassembler partout dans le monde, Le 5 novembre prochain, pour dire notre indignation et notre ras le bol en silence, tous masqués pour garder l’esprit de l’anonymat, qui fait de tous l’un et de l’un tous.
« Jeu » V suivre le fil d'Ariane
Magnéto, Wiki !
Le 5 novembre 1605, ou la nuit de la « conspiration des poudres », Guy Fawkes , en désaccord avec le roi sur sa politique avec les protestants, est à l’initiative de l’attentat prévu au parlement de Londres. Afin de se débarrasser en une fois de tous les dirigeants d’un coup. Celui-ci fut déjoué par les autorités et Fawkes fut exécuté pour trahison.
Dés lors cette nuit fut baptisée la "Guy Fawkes Night" aussi connue sous le nom de "Bonfire Night" ou de "Fireworks Night
Traditionnellement, les enfants font une effigie de Guy Fawkes nommée le Guy, qui peut également représenter un personnage célèbre ou les malheurs de l'année. Ils la promènent de porte à porte pour demander "a penny for the Guy", et le soir on la brûle sur le feu de joie.
Dans l’imagerie populaire, il est le symbole de l’attentat manqué du parlement et de la chambre des lords, est souvent représenté, avec en arrière plan le parlement.
Mais il est également l’emblème de la révolte, et de la prise de parole face aux autorités en place.
C’est ce personnage rebelle qui a osé bravé le pouvoir, qui a voulu mettre le feu aux poudres pour dire NON à la politique de son Roi, qui est la source d’inspiration des diverses créations qui suivront, du 17é siècle à nos jours.
Le personnage est représenté sur ce portrait, le visage dur, inflexible, les sourcils épais, les pommettes saillantes et le nez autoritaire ; portant forte moustache et un bouc ou une barbe se finissant en pointe, ainsi qu’une abondante chevelure. Le porte chef est celui qui caractérise la société de l’époque, un haut de forme aux larges bords.
La bande dessinée et le film ainsi que le masque des Anonymous retiendrons le bouc, les sourcils les pommettes, mais lui donneront un air plutôt jovial et moqueur à la fois.
LA BANDE DESSINEE...
La série de bandes dessinées V pour Vendetta écrite par Alan Moore et David Lloyd s'inspira du visage de Guy Fawkes pour créer le masque de V.
Cette bande dessinée fut adaptée au cinéma. Dans le film V pour Vendetta, V évolue dans une Angleterre futuriste et fasciste et admire Guy Fawkes qui est, à ses yeux, un V pour Vendetta (V for Vendetta) est une série de bande dessinée réalisée de 1989 à 1990. Le scénario est signé Alan Moore et les dessins David Lloyd (ainsi que Tony Weare qui a illustré une partie des chapitres Valérie, Vacances et Vincent). La traduction en français a été assurée par Jacques Collin pour les premières éditions, puis par Alex Nikolavitch pour l'édition de 2009.
L’histoire se déroule...Dans les années 1980, une guerre mondiale éclate ; l'Europe, l'Afrique et les États-Unis d'Amérique sont réduits en cendres par des armes nucléaires. La Grande-Bretagne est épargnée par les bombardements mais pas par le chaos et les inondations issues des dérèglements climatiques. Dans cette société anglaise post-apocalyptique, un parti fasciste, Norsefire, prend en main le pouvoir et tente de rétablir le pays après avoir procédé à une épuration ethnique, politique et sociale sans pitié.
En 1997, au moment où le parti semble avoir la situation sous contrôle, un anarchiste commence une campagne pour ébranler tous les symboles du pouvoir. Cet anarchiste qui se fait appeler « V » porte un masque représentant le visage de Guy Fawkes, le plus célèbre membre de la conspiration des poudres. Lors de sa première action d'éclat, le dynamitage du Palais de Westminster, V sauve Evey, une jeune fille de 16 ans qui risquait d'être violée puis exécutée pour prostitution.
Thèmes récurrents sont... Dystopie, antifascisme, antinucléaire, société idéale, anarchisme, critique de la société, autoritarisme, télé-surveillance, manipulation des médias, obéissance citoyenne, corruption, destruction des humains et du savoir, gouvernement qui manipule le peuple par la peur.Les Albums sont au nombre de 10 en Anglais, 6 en Français. A vos paniers !
- « Anarchie veut dire “sans maître”, pas “sans ordre”. Avec l'anarchie vient une ère d'Ordnung, d'ordre vrai, qui ne peut être que volontaire. L'ordre, s'il est imposé, engendre le mécontentement, père du désordre, parent de la guillotine. Les sociétés autoritaires sont comme le patinage artistique : complexes, d'une précision mécanique parfaite, et par dessus tout précaires. Sous une fine couche de civilisation, le chaos guette... Lorsqu'elle sentira le chaos la talonner, l'autorité ourdira les plus viles intrigues pour préserver un semblant d'ordre... Mais un ordre sans justice, sans amour et sans liberté, ce qui ne pourra ralentir longtemps la descente de leur monde aux enfers. »
- « Le pays n'est pas encore sauvé, ne pense pas ça... Mais toutes ses vieilles croyances sont réduites à l'état de ruines, sur lesquelles nous pouvons construire... Voilà leur tâche : se diriger eux-mêmes, diriger leur vie, leurs amours, leur pays... »
- « Les peuples ne devraient pas craindre leur gouvernement, c'est le gouvernement qui devrait craindre le peuple... » (cf. Thomas Jefferson).
- « Souviens-toi, souviens-toi du 5 novembre 1605, de la conspiration des poudres de Guy Fawkes et de Jacques I, souviens t'en, car l'oublier jamais je ne pourrai me résoudre. » (cf. Remember Remember the Fifth of November)
V COMME VENDETTA : LE FILM !
V pour Vendetta (V for Vendetta) est un film américano-germano-britannique, réalisé par James McTeigue, sorti en 2006, et adapté par les frères Wachowski ducomic V pour Vendetta d'Alan Moore et David Lloyd.
L'action se situe à Londres dans une société dystopique, où un combattant de laliberté se faisant appeler « V » cherche à mettre en place un changement politiqueet social en menant une violente vendetta personnelle contre le gouvernementfasciste en place. La distribution se compose notamment de l'acteur australien Hugo Weaving dans le rôle de V, de l'actrice américaine Natalie Portman dans le rôle d'Evey Hammond et des acteurs britanniques John Hurt, Stephen Rea et Stephen Fry.
La sortie du film était initialement prévue par Warner Bros. le 4 novembre 2005 (un jour avant le 400e anniversaire de la Guy Fawkes Night, célébrant la Conspiration des poudres du 5 novembre 1605), mais a été retardée jusqu'au 17 mars 2006. Alan Moore, mécontent des adaptations cinématographiques de ses œuvres From Hell etLa Ligue des gentlemen extraordinaires, a refusé de voir le film et a pris ses distances vis-à-vis de la production. Les scénaristes ont supprimé de nombreuses allusions anarchistes et des références aux drogues présentes dans l’histoire originale et ont aussi modifié le message politique afin de le rendre plus pertinent pour un public du xxie siècle. Malgré de nombreuses modifications, le thème général du roman graphique reste néanmoins intact.
Des correspondances ont été perçues par la critique avec le roman 1984 de George Orwell à propos de la société dystopique et du pouvoir politique dépeints, mais aussi avec les romans Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas et Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux
Vers 2038, après une guerre à peine évoquée et un mystérieux virus utilisé lors d’un terrible attentat biologique visant trois sites importants par leur symbolique ou leur nombre de victimes (l’école primaire Sainte-Mary, la station de métro Victoria et une usine de traitement des eaux), l’Angleterre est dirigée par un parti fasciste après l’élection d’Adam Sutler. Ce dernier, ayant profité du climat de peur affectant la population, a facilement institué un régime dictatorial à la tête duquel il s’est autoproclamé « Haut Chancelier ». Un couvre-feu, dont le respect est contrôlé par sa milice, « Le Doigt », a été instauré sur tout le territoire. En parallèle, les migrants, les « païens », les musulmans et tous ceux dont les idées pouvaient s’en approcher ont été bannis, et les opposants au régime ou minorités, tels les homosexuels, pourchassés lors de la « Grande Purge ». Les plus élémentaires libertés fondamentales (la liberté d'expression en particulier) ont été abandonnées au nom de la sécurité nationale et de la guerre contre le terrorisme. Les médias sont muselés et la BTN, unique chaîne de télévision, est le principal instrument de propagande du parti.
Le soir du 4 novembre, un homme masqué et vêtu de noir, qui se fera connaître sous le nom de « V », sauve Evey Hammond des griffes des hommes du « Doigt » qui s’apprêtaient à la violer en guise de sanction alors qu'elle bravait le couvre-feu pour se rendre chez Gordon Deitrich, animateur et producteur à la BTN, où elle travaille également. V emmène Evey sur le toit d’un immeuble pour lui permettre d’assister à sa spectaculaire destruction de l’Old Bailey (l'une des Cours criminelles centrales de l'Angleterre), synchronisée avec la diffusion sur les ondes du parti de l’Ouverture solennelle 1812 de Tchaïkovski.
Le lendemain, les journalistes de la British Television Network (BTN) annoncent cependant que le gouvernement avait prévu de longue date la destruction du bâtiment. Au même instant, V prend le contrôle de la chaîne et diffuse une vidéo condamnant la politique du régime fasciste et blâmant aussi les citoyens de laisser le parti les priver ainsi de leurs libertés. V demande instamment à la population de se soulever contre l’oppression le 5 novembre, pour la nuit de Guy Fawkes, un an plus tard jour pour jour. V annonce qu’il détruira ce jour-là le Palais de Westminster (les Chambres du Parlement), autre bâtiment symbolique de Grande-Bretagne.
L’armée lance un assaut contre la Tour Jordan, siège de la BTN, prise en otage par V. Celui-ci a amorcé une bombe et a vêtu tous les otages d’un costume et d’un masque à son image afin de faciliter sa fuite. Evey, présente également ce jour-là, est blessée en voulant aider V à s’échapper. Pour la protéger des autorités, celui-ci la ramène dans sa tanière, « La Galerie des Ombres ». Là, Evey apprend qu’elle doit rester cachée avec son hôte pendant un an, jusqu’à ce que le plan de ce dernier soit mené à bien. Ses origines (fille d’activistes démocrates disparus, sœur d’une jeune victime de l’attentat de Sainte-Mary) font rapidement d’elle une fugitive recherchée par le régime en place, l'inspecteur Finch étant chargé de l'enquête sur la jeune femme ainsi que sur V.
Les roses Scarlet Carson(espèce imaginaire), sont déposées près des victimes de V.
Evey accepte finalement de rester, jusqu’à ce qu’elle apprenne que V est à l’origine de la mort de Lewis Prothero, le présentateur d'une émission télévisée de propagande en faveur du gouvernement, qui a joué un rôle, selon lui, dans l’extermination des opposants et des minorités. Lorsque V lui demande de l’aider à éliminer l’évêque Lilliman, Evey accepte en pensant ainsi à un moyen de s’enfuir, de peur d'être condamnée pour l'avoir aidé. Au moment où V s’apprête à tuer l’évêque, Evey, paniquée, en profite pour s'échapper. Elle trouve refuge chez son ancien patron et ami, l’animateur Gordon Deitrich, un homosexuel contraint de taire son orientation sexuelle de peur d'être arrêté. Pendant ce temps, V, continuant sa vendetta personnelle, élimine le Dr Delia Surridge, qui manifeste du remords et s'excuse pour ses actions passées.
Après une émission satirique de Deitrich contre le Chancelier Sutler, la police secrète mène un raid contre sa maison, et Gordon a juste le temps de prévenir Evey avant de se faire arrêter. Alors qu'elle pensait être parvenue à s'échapper discrètement par le jardin, Evey est capturée par un policier resté en arrière. Elle est alors incarcérée puis torturée pendant plusieurs jours dans le but de lui faire avouer, entre autres, où se cache V. Durant son isolement, elle va trouver une sorte de refuge et de leçon de vie en découvrant les notes d’une ancienne prisonnière lesbienne, Valérie Page.
Valérie fut arrêtée lors de la « Grande Purge » quelques années auparavant, et emprisonnée à Larkhill où elle fut également torturée. Elle décida malgré tout de laisser une trace de son passage en écrivant sa biographie sur du papier toilette. Après cette lecture, ses tortionnaires posent à Evey un ultimatum en lui ordonnant de révéler la cachette de V sous peine de mort. Ayant repris courage, elle refuse d’accéder à leur requête et leur annonce qu’elle préfère mourir. À son grand étonnement, elle est libérée sur-le-champ et découvre qu’elle était retenue par V, qui avait revêtu plusieurs identités pour tromper Evey durant son incarcération. Passées la colère et la suffocation d'Evey, V lui explique que le fait de la confronter à sa propre mort était le seul moyen de lui faire accepter plus sereinement cette éventualité et ne plus craindre ses véritables idées. V laisse ensuite Evey repartir, lui faisant promettre de revenir le voir avant le 5 novembre.
Pendant ce temps, l’inspecteur Finch en apprend plus sur les origines de V. Il découvre comment la Norsefire — le parti fasciste du « Feu Nordique » — est arrivée au pouvoir. Vingt ans plus tôt, alors que la Grande-Bretagne était en proie au chaos, le parti conservateur conduisit une répression afin de ramener l'ordre. Ainsi, les soi-disant ennemis de l’État, étrangers, musulmans, homosexuels, libéraux et opposants à la guerre, furent soumis à des rafles et beaucoup disparurent sans laisser de trace. Le pays fut profondément divisé face à cet événement, jusqu’à ce qu’une attaque bioterroriste tue environ 80 000 personnes. Une compagnie pharmaceutique appartenant à la Norsefire découvrit bientôt un traitement contre le virus, permettant au parti de s’enrichir rapidement grâce à la distribution du vaccin. La peur générée par l’attaque terroriste permit à la Norsefire de faire taire l’opposition et de gagner largement l’élection suivante. Avec le consentement silencieux des citoyens (à l'exception de quelques résistants, dont les parents d'Evey), la Norsefire transforma la Grande-Bretagne en un État policiertotalitaire, avec son chef Adam Sutler autoproclamé « Haut Chancelier ».
L’inspecteur Finch découvre que l’attaque terroriste avait été élaborée par la Norsefire dans le cadre d'un complot pour accéder au pouvoir. Le virus — ainsi que son traitement — a été conçu grâce à l’expérimentation humaine sur les « indésirables » et les dissidents politiques internés au centre de détention de Larkhill, où travaillaient alors Prothero, Lilliman et Surridge. Parmi les détenus se trouvait l’homme qui est devenu V. Alors que les autres sujets testés mouraient à la suite des expériences, l’occupant de la cellule 5 (V en chiffres romains) a acquis des aptitudes mentales et physiques accrues, au détriment de sa défiguration et de la déformation de son esprit. Ces capacités ont permis à V de détruire le camp de Larkhill et de s’échapper, après s’être engagé à prendre sa revanche sur le régime de la Norsefire.
Tandis que l'inspecteur Finch éclaircit le mystère autour des histoires d'Evey et de V, ce dernier provoque le bras droit de Sutler, Peter Creedy, également chef de la milice, en établissant avec lui un pacte faustien : comme il ne peut pas atteindre Sutler en raison de la sécurité dont il bénéficie, il propose à Creedy (seul responsable du plan d’évacuation du Haut Chancelier en cas de révolte populaire) de l'amener à lui en échange de sa propre reddition, le 5 novembre. Creedy accepte, y voyant un moyen à la fois d'éliminer le terroriste et de prendre la place de Sutler.
Alors que le 5 novembre approche, les plans de V provoquent le chaos en Grande-Bretagne et la population se montre de plus en plus rebelle et subversive face à l’autorité du gouvernement. La veille du 5 novembre, Evey rend visite à V, qui lui dévoile enfin son plan : un train bourré d’explosifs va rouler jusqu’au Parlement sur les lignes condamnées du métro. Il confie alors le lancement du train à Evey, lui laissant le choix de terminer son plan ou non, estimant que la décision finale n’est plus son affaire, mais celle des générations suivantes incarnées à ses yeux par la jeune fille présente.
V rencontre finalement Creedy, qui s'est emparé de Sutler, dans la Station Victoria. Creedy tue Sutler, mais comme V refuse d'ôter son masque devant lui, il ordonne à ses hommes de lancer leur attaque. Seul contre une douzaine d’hommes armés, V les supprime tous avant d'étrangler Creedy. Touché par plusieurs balles, il est grièvement blessé mais encore vivant grâce à une armure dissimulée sous son costume et à sa force surhumaine. Il retourne avec difficulté auprès d'Evey pour lui dire adieu. Il lui avoue son amour avant de mourir, et Evey étend son corps dans le train avec les explosifs, comme il le souhaitait.
Alors qu’elle est sur le point de faire démarrer le train, Evey est interrompue par l’arrivée de l'inspecteur Finch. Toutefois, en raison de ce qu'il a appris sur la corruption du régime, Finch lui permet de respecter les vœux de V. Pendant ce temps, des milliers de personnes déguisées en Guy Fawkes marchent sur le Parlement pour assister au spectacle. Sutler et Creedy étant morts, personne n’ordonne aux soldats de faire feu sur les manifestants, et ceux-ci envahissent sans violence les rues encerclant Westminster. L’explosion illumine le ciel de Londres et le Parlement est détruit tandis qu'est diffusée sur les ondes publiques l’Ouverture solennelle 1812 de Tchaïkovski.
Sur le toit d’un immeuble voisin, Evey et Finch assistent à l’explosion et Finch interroge Evey sur l’identité de V. Evey lui répond qu’il était la représentation du peuple.
ANONYMOUS ?
Ils n'ont que trois ans et ils font peur aux plus grandes puissances, des Etats-Unis à l'Iran en passant par le Royaume-Uni, mais aussi aux firmes multinationales. Qui sont les hackers de « Anonymous », ces pirates informatiques experts dans l'art de mettre hors-service un site web ?
Au fil des cyber-attaques, ce mouvement aux contours flous, énième progéniture de la culture web, entend bien faire passer un message : la défense de la liberté d'expression par tous les moyens, même illégaux.
En défendant les fuites de documents confidentiels de WikiLeaks, ou en s'en prenant tant aux gouvernements tunisien et égyptien pendant les révolutions dans ces pays qu'à Hadopi en France, les « Anons » s'imposent dans le débat public. Mais leur défi des lois leur vaut d'être surveillé et traqués par les polices du monde entier.
Les « plus beaux coups » des Anonymous► La scientologieEn 2008, les Anonymous apparaissent aux yeux d'un – relatif – grand public en faisant une déclaration de guerre tout aussi solennelle qu'ambitieuse à la scientologie. « C'est probablement ce qui a popularisé les Anonymous », selon Guillaume Champeau, rédacteur en chef du journal en ligne Numerama.com, interrogé sur le plateau d'Arrêt Sur Images. (Voir la vidéo de la déclaration de guerre)
► Wikileaks (opération Riposte)Mais c'est en soutenant WikiLeaks que les Anonymous sont vraiment devenus des poils-à-gratter du Web de premier rang. Alors que les fuites des documents confidentiels avaient semé la zizanie dans les relations internationales, les entreprises proches de WikiLeaks (Paypal, MasterCard et Visa) ont dû couper les ponts avec le site web dirigé par Julian Assange. Privé de ressources financières au faîte de sa gloire, le site WikiLeaks a alors reçu l'aide des Anonymous, décidés àvenger ces autres partisans de la liberté totale de l'information.
Entre-temps, les pirates d'Anonymous avaient croisé le fer avec les ayants droits des studios hollywoodiens, au nom du droit au partage de fichiers. Une parfaite illustration de la guerre entre les internautes et l'industrie du cinéma ou de de la chanson, sous le nom de code opération Payback.
► Le printemps arabeLes révolutions arabes ont permis aux hackers de jouer un rôle tout aussi politique, mais plus consensuel. En soutien aux révolutionnaires, les pirates ont lancé des attaques contre les serveurs gouvernementaux en Tunisie puis en Egypte.
Les Anonymous s'intéressent-ils à la France ?Un compte Twitter se présentant comme Anonymous France existe, et plusieurs discussions sur Internet d'« hacktivistes » français ont été découvertes.
Mais le seul fait d'arme majeur dans l'Hexagone des pirates Anonymous est la menace d'exclure d'Internet Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP, plaisanterie qui n'avait été en réalité qu'une promotion médiatique pour le mouvement, et sa lutte contre la secte scientologue. Juste un « LOL » donc. Sauf pour Frédéric Lefebvre.
Pourquoi ce masque ?Le seul « visage public » des Anonymous est ce masque, qui est initialement celui qui cache le visage de V, le héros de la bande dessinée « V pour Vendetta ». Le film du même nom (2006) a encore popularisé ce masque rieur.
Ce personnage, très cultivé et anarchiste, cherche à libérer son peuple de l'oppresion d'un gouvernement autoritaire, en éveillant les citoyens, mais aussi sans hésiter à user de la violence. (Voir un extrait du film « V pour Vendetta »)
Mais la référence à ce masque semble tenir davantage du vague clin d'œil que de la profession de foi politique.
Peut-on rattacher les Anonymous à une idéologie ?Nihilistes, anarchistes, les Anonymous ? Leur discours glorifie la liberté d'expression, conspue l'autoritarisme, refuse les compromis. Le ton de leurs communiqués est comme posé et exalté à la fois :
« Anonymous a fait son choix. Nous prendrons parti. Nous apporterons notre aide aux personnes qui luttent pour la liberté d'expression, de rassemblement, et de communication – les droits civiques essentiels pour les peuples afin de construire leurs propres futurs.
Nous ne pardonnons pas.
Nous n'oublions pas.
Redoutez-nous. »
Les Anonymous seraient-ils de romantiques révolutionnaires épris de liberté, des guévaristes du Web 2.0 ? Un sympathisant français de ce mouvement, qui requiert évidemment l'anonymat, a un tout autre avis :
« Je trouve que ce genre de mouvement, qui utilise beaucoup le LOL et la rhétorique d'un langage absurde et violent, ressemble beaucoup au mouvement dadaïste de l'entre-deux guerres. »
Le LOL, tout un programme ? La déclaration de guerre à la scientologie se fait au nom de [leur] amusement, tandis que les plantages de sites web sont considérés par ces « hacktivistes » comme des sit-in numériques, l'équivalent virtuel d'une simple manifestation. Une blague ou un coup de gueule sans conséquence.
Un communiqué des Anonymous est d'ailleurs venu expliquer que le vol de coordonnées bancaires, que Sony leur avait reproché, ne rentrait pas dans leurs pratiques. Les Anonymous cultivent l'image de pirates s'attaquant au FMI en soutien à la Grèce, aux multinationales, comme dernièrement Apple, plutôt qu'aux particuliers.
Les Anonymous ont-ils un chef ?La question n'est pas tranchée : généralement, plus on est partisan des Anonymous, plus on répond par la négative. A contrario, les adversaires de cette rhétorique d'« agit-prop' » soulignent la présence probable sinon d'un chef, du moins de leaders influents.
De fait, ils n'ont pas besoin de chef pour mener leurs attaques.
Beaucoup pensent donc qu'Anonymous est plus un état d'esprit et une façon de procéder qu'une structure avec une liste de membres et une division du travail en interne.
Comment agissent-ils ?Pour qu'un site de leur choix tombe hors service, il « suffit » que beaucoup de personnes s'y connectent en même temps. Pour faciliter ce genre de coordination, les Anonymous utilisent un logiciel, appelé Loic, qui peut amplifier leurs requêtes sur le Web. Saturé par cet excès de transfert de données, le site plante. Seulement 3 000 personnes ainsi équipées auraient suffi pour l'opération Riposte contre PayPal, MasterCard et Visa.
Le plus dur est simplement de se concerter, ce qu'ils parviennent à faire quelque fois sur des sites de partage d'images comme 4chan, ou sur des protocoles IRC, messageries instantanées familières chez les geeks.
Quelles critiques reçoivent-ils ?On leur reproche souvent l'utilisation de jeunes sans compétence et vulnérables. On les appelle des « skiddies ». Ce sont des jeunes, curieux de bidouiller sur leur ordinateur, qui se laissent convaincre que devenir pirate est facile. Ils reçoivent une notice toute prête, et partent à l'assaut de tel ou tel site… Mais ils sont souvent facilement repérables, faute de savoir masquer leur connexion.
C'est ainsi que la presse a pu faire sensation avec la découverte (par le FBI) en Auvergne d'un « cerveau des Anonymous » de 15 ans seulement.
MERCI A WIKIPEDIA ! ;)... Pour approfondir et pour d’autres sources, le web en est truffé. WIKI c’est magique, mais a ses limites, à vos claviers.
Je me suis contentée de suivre le chemin...
Merci donc à Wiki, pour avoir « synthétisé pour moi les infos permettant à chacun d’avoir une idée chronologique des faits historiques, et des interprétations artistiques qui en ont été faits, ainsi que de la métaphore symbolique qui a inspiré le mouvement Anonymous, et de m’avoir permis de me concentrer sur le fil conducteur, le lien iconographique, qui nous amène et nous mène à la plume rouge sang de Personne.
Le relais du feu est pris de façon originale et inédite par Personne.
Qui est comme elle se définit elle-même, « un peu tout le monde ».
Le « phénomène » Personne, dans divers sens du terme, apparaît sur le web, à travers « le Journal de Personne », des billets vidéos, sous formes de one woman’s show... une information scénarisée, interprétée par une forte personnalité, une Anonyme qui émerge des abimes de nos sociétés décadentes et moribondes. Une énergie universelle, pétrie de talent et de passion, une femme libre et libérée, qui incarne la liberté dont nous rêvons tous. Toujours fortement maquillés, ses regards se dessinent comme des hiéroglyphes Egyptiens, ou les masques expressifs de la comedia del arte, ce seul détail laisse à penser une formation théâtrale plutôt tragédienne. Mais la personne en question n’a pas froid aux yeux, et manie l’humour comme un mime avec des mots, comme un clown sans nez rouge.
FICHE : Personne ?
Artiste engagée. Comédienne. Tragédienne. Danseuse. Scénariste. Metteur en scène. Scénographe. Journaliste citoyenne. Un sens aigu du verbe et du geste. Un texte toujours à la limite de la perfection. Un jeu digne des plus grandes. Un humour sarcastique et caustique. Une présence grave et joyeuse. Un regard bleu mer.. Un charisme qui n’attend pas le nombre des années. Une foi inébranlable. Une rage de vivre. Le franc parlé des plus grands orateurs. Le doigt inquisiteur destiné à menacer les états et à réveiller les zombies. Un corps à corps avec l’actualité « technique » et sensuel, comme un tango.
Elle est Chavez, elle est Carla, elle est balaise, elle est « fada ».
Oui, elle a ce un petit grain de folie dont elle maitrise la trajectoire, comme un jongleur, sans filet, mais avec du savoir.
La môme Personne tantôt El Kahina, tantôt Marie ... Madeleine, s’attaque aujourd’hui sans masque, telle Evy dans V, à l’Empire Britannique et dit MERDE à Cameron....
Elle est l’emblème des indignés, l’amazone des Anonymes Français...
Elle est là quotidiennement pour nous rappeler que « Les temps changent ».
Elle est comme V derrière « son masque », le visage du PEUPLE !!!!
Une...REVOLUTIONNAIRE !!! Comme personne.
Elle joue de l’actualité, comme on joue d’un instrument de musique, avec des tonalités des tempos et des rythmes, différents et décalés, des variations savantes et parfois savoureuses.
La sonorisation est souvent impeccable, elle donne une dimension cinématographique à ses billets. La petite (par le nombre) qui l’entoure est elle aussi de qualité, au vu du résultat.
Elle donne tous les jours un peu plus, elle s’investit corporellement, elle répond à ses « clones », elle joue de sa polyvalence avec excellence, elle multiplie les personnages, et les situations ; elle est plurielle.
Elle est elles toutes, nous toutes.
Son cri sort de notre gorge.
Sa rage grogne dans nos poitrines.
Sa révolution tape à notre porte.
Sa résolution est notre force.
C’est une meneuse, une battante, une guerrière, soyons les sentinelles de son engagement originel. Que jamais il ne soit récupéré, ni retenu dans son élan
Au tempérament de feu, elle trace portraits, analyses, satires et pamphlets à coups de flèche et d’épée.
Elle nous exorcise de tous nos maux muets, elle nous « guérit » de nos silences, nous déloge de notre non voyance, titille notre conscience, nous pousse dans l’eau, et crache des flammes pour éclairer nos âmes, aiguiser nos armes.
L’appel du 5 novembre sonne comme un écho prémonitoire des événements Londoniens, après tout c’est comme une sorte de logique tacite, écrite, les flammes de la Révolte embrasent Londres, c’est l’application en temps réel, dans la vraie vie, des ce que les artistes dénoncent et décrient, c’est V.
Voici venu le temps de V.
V comme vérité, V comme volonté, V comme vaillance, V comme Valeur, V comme VICTOIRE.

