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28 march
28 Mars 2011
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Le journal de personne
Et on se bouscule pour jouer dans le film où tout bascule.
On peut dire tout et le contraire de tout : tout le monde s’en fout
On nous a menti, cette vie ne vaut pas la peine d’être ravie.
Est-ce le commencement de la fin ou la fin des fins ?
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/28-march/


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Faut-il vraiment être ligotée avec une arme braquée sur soi pour reconnaître 28 ou 50 ou 100 raisons de douter de l'avenir de l'humanité, effectivement bien mal partie ?
Je ne sais si nous sommes immondes mais oui la seule issue est "un autre monde". Le rêver est un bon début mais il faut aussi l'incarner en changeant ses habitudes de vie dans "l'ancien monde", monde égoïste et indécent de la société de consommation où certains "luttent contre l'obésité" alors que d'autres, par milliers, meurent de faim avec juste la peau sur les os, dans l'indifférence générale.
Juste un autre exemple, nous vendons des armes à la Libye dont Khadafi se sert contre sa population et ensuite nous venons l'attaquer, tout détruire dans ce pays pour mettre la main sur son pétrole, obtenir des chantiers de reconstruction (enfin, pas nous, les américains...) et revendre des armes à son successeur... la boucle est bouclée... Les dictateurs, c'est comme les talibans, quand cela nous arrange, ils sont nos amis et quand ils n'obéissent plus, ils ont tous les défauts du monde...
Dans son court traité de logique implacable Wittgenstein nous laissait entendre que le monde n'est rien d'autre que la somme arithmétique des faits.
Le monde est la somme de tout ce qui s'y passe. Pas de géométrie variable.
Rien d'original.Mais il aggrave son cas ou le nôtre,en précisant que tous les faits se valent : un enfant qui a faim ou une terre qui tremble...
Et que si nous pleurons sur nos lauriers, c'est parce que nous avons tous une fâcheuse tendance à confondre "les jugements de réalité" ( les faits) et "les jugements de valeur" ( les méfaits).
Logique qui met à mal notre sacro-sainte éthique.
Lors de mon billet du 28 mars, j'ai sciemment mélangé les événements et les jugements pour dénoncer avec une pointe d'ironie, tous ces jugements qui se font passer pour des événements.
Avec une arme braquée sur ma tempe, cette confusion volontaire avait au moins une circonstance atténuante.
Personne
Ps : Et en guise de cerise sur le gâteau, je vous dédie ce mot de Wittgenstein qui pourrait figurer sur le fronton de votre petite académie :
"Ce dont on ne peut parler, il faut le taire"
Je ne connais pas Wittgenstein qui a certainement de bonnes idéees...
Ce que je sais, c'est qu'en physique quantique l'observateur influe sur son expérience, autrement dit, le monde est tel que nous le percevons ou le décryptons car ce ne sont pas nos yeux qui voient directement mais notre cerveau qui décrypte "l'information" selon nos valeurs, notre état d'esprit, notre côté positif ou négatif.
C'est pour cela que deux personnes au vécu et à la mentalité différente réagiront très differemment à un même évènement.
Un petit exemple : au poker, deux joueurs ont la même main (enfin presque : Dame de pique et Valet de coeur pour l'un et Valet de pique et Dame de coeur pour l'autre). Selon les probabilités, leurs chances de partager le pot est très élevé, proche des 98 %.
Et pourtant, dans la pratique, si l'un est agressif et l'autre attentiste, si aucun ne "touche ses cartes", celui qui attaque gagne, faisant passer l'autre.
Dans la vie c'est pareil, celui qui attend ne voit jamais rien lui arriver, celui qui entreprend connait des échecs mais progresse beaucoup plus vite.