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RSA, CHOMEURS, POUR QUAND LE GOULAG ?
RSA : STO, De quoi(t) est-ce que nous nous plaignons ?
Le Rappel à leur devoirs des Sans Avenir : Merci Mesdames et Messieurs du gouvernement !
Je suis vraiment heureux que notre président et ses collaborateurs aient enfin compris qu'il fallait en revenir aux fondamentaux : Créer enfin de nouveaux postes de fonctionnaires !
Même s'il s'agit de postes à temps partiel, ne boudons pas notre plaisir. 5 heures par semaine, c'est à la fois peu et beaucoup. (presqu'un quart temps à l'aulne d'un prof et sans copies à corriger à la maison... quoique à voir ou à étudier, il serait peut-être possible de leur donner des devoirs à faire à la maison en plus comme ils n'ont pas étés sages.) Il est vrai qu'ils en ont fait de la place, ces politiques au pouvoir, aidés par leurs prédécesseurs, d'ailleurs, qui initièrent en leur temps le phénomène du dégraissage des mammouths.
Finalement, avec la suppression et le non remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite, les nombreuses privatisations, plus la délégation à des sociétés privées bien informées de juteux marchés publics, j'en viens à me demander si Monsieur SARKOSY, au fond comme son ex-mentor (ou -eur), n'est pas aussi un homme de droite dont le cœur serait à gauche.
Bientôt nous aurons, grâce à ces messieurs dont la démagogie et la puissance de création m'épate, une toute nouvelle fonction publique, celle des p'tits boulots pour travailler plus et gagner moins. Le terreau est enfin prêt : La horde des bénéficiaires du RSA revient en force sur le marché de l'emploi consciente de ses devoirs envers la république après avoir usé et abusé de ses droits. Et puis il y a aussi le vivier des chômeurs fraudeurs, pourquoi pas.
De nouvelles forces vives sont en marche ! Et la cantine pour tous existe déjà, les restos du cœur et la soupe populaire, mais ils sont géniaux nos gouvernants. Outre le fait qu'il va falloir les encadrer toutes ces bonnes volontés, la mesure risque d'être un peu coûteuse... Mais gageons que ce marché juteux sera aussi l'objet d'une sous-traitance profitable à quelques affidés !
Alors les Répudié(e)s Sans Activité ? Qu'est-ce qu'on dit à son génial président et à ses non-moins géniaux collaborateurs ? Merci, humm ?...
Non !?! Bah... Vous êtes décidément des ingrats et si on vous laissait faire vous mordriez la main qui vous nourrit, m'enfin !
Une petite précision, je suis décidément un bien vilain petit canard, puisque j'en suis. Que dis-je ? J'en croque bien sûr et se voir ainsi stigmatisé m'a inspiré ce petit billet assassin !
J'vous l'disais bien : Aucune reconnaissance à attendre de ce petit peuple... Alors qu'on s'échine à chercher des solutions en haut lieu pour ces ire-radiés. (Bof, oui ces radiés des cases en colère, si vous préférez. J'avoue, pas de quoi casser trois pattes à un connard... Et là je parle de moi évidemment !)
Parce qu'au fond ce nouveau RMI m'a permis de survivre parce qu'il s'agit de cela et uniquement pour certains d'entre nous et c'est déjà bien. En plus, j'ai enfin accepté, ancien artisan, de bosser pour moins cher en faisant du tord à mes anciens comparses ! Je reviens à l'emploi, à du lien social et ai renoncé à soutenir l'économie et l'artisanat (dont je fus un temps aussi) avec mes petits bras musclés, quel con ! Acceptant enfin ce nouveau statut provisoire qui m'était offert pour trois ans. Je suis quelqu'un de positif. Et je dois ajouter, Mr GUEANT, que je ne suis pas un fainéant profitant honteusement du système, je doute même que vous puissiez me suivre un jour au travail, quand j'en ai ! Mais je suis heureux que vous ayez trouvé ce remède de cheval à la crise...
Curieux, je fus convié il y a quelques temps en compagnie de mes commensaux à une réunion visant à un jour siéger en commission pluraliste, visant à élire des représentants pour statuer sur quelques cas poignants de mes frères et sœurs de galère. Je me garais loin avec mon auto, puisque j'en ai encore une, le rouge au front, rasant les murs, de peur d'être identifié comme l'un de ces parias sangsues de l'état qui avec ces subsides trouvent encore le moyen d'en posséder une.
Je m'attendais plein d'aprioris à découvrir la lie du monde du travail et j'en restais baba ! Rien que des irréductibles comme moi très souvent cinquantenaires et parfois même à s'y méprendre, maniant la langue de Molière avec une curieuse maestria, paraissant sur qualifiés et refusant bien sûr obstinément de bosser pour des clopinettes. Ou les reclu(e)s et les relégué(e)s présentes étaient visiblement trié(e)s sur le volet ou ce fut le fruit d'une erreur de casting ?!? M'apparurent même assez positifs, prêt(e)s à aider les autres, enfin il est vrai, pondérons, qu'elles et ils avaient accepté volontairement de venir à cette réunion déjà. Ayant peut-être ainsi déjà dépassé le stade du renfermement sur soi que l'éviction du monde du travail provoque le plus souvent en nous dé-sociabilisant peu à peu. Donc peut-être en voie de guérison, espérant retrouver l'estime de soi ? Parce que le RSAiste, après le RMiste comme le Chômiste est forcément un has-been, un perdant quand il n'est pas un profiteur, resquilleur ou fraudeur, n'est-ce pas Messieurs-Dames du gouvernement ? A tout le moins ceux qui s'y collent et ils sont cons ou animés d'un sacré sens du sacrifice ?
Mais, au fond et sincèrement, cette fois : Merci à mes frères et sœurs contribuables, dont j'ai eu le bonheur de faire un temps partie, de m'avoir aidé à survivre et surmonter quelques temps difficiles. Contribuable que je fus et espère bien redevenir, apportant ma modeste obole au fonctionnement de notre appareil d'état et de sa vrai solidarité. Et ce n'est pas de l'humour, ou il serait grinçant et ces remerciements adressés à mes concitoyens sont tout à fait sincères quand à eux !
Quand à nos pontes qui stigmatisent à tout va en ces périodes pré-électorales, je craints fort que leur discours racoleurs ne les relèguent bientôt au rang de « Karcherisables ». Ils sont par trop tentés d'ériger en modèles les fameuses « exceptions » qui confirment la règle uniquement pour diviser, opposer et ainsi mieux régner.
En montrant à la vindicte cette lie qu'ils voudraient tant éradiquer, plutôt qu'offrir en vrais humanistes la main tendue, j'ai bien peur qu'ils ne commettent une grave erreur de jugement.
S'ils persistaient, ils risqueraient pour le coup d'en faire partie un jour, (de la lie) au regard implacable de l'histoire, la grande, celle que ne manqueront pas d'établir les générations futures.
PS : Comme j'ai pousuivis, malgré le peu de succès de ce blog ma réflexion sur le sujet, je vous la livre :
Lors de cette réunion sympathique, j'ai demandé, étonné puisque concerné, pourquoi n'apparaissait pas dans les rubriques de la déclaration trimestrielle que chaque bénéficiaire du RSA doit remplir une colonne "Pensions versées" puisqu'il existe celle des "pensions ou rentes perçues" ?
il me fut répondu que les autorités compétentes s'attachaient parfois à examiner les charges, par exemple d'un crédit contracté antérieurement par l'intéressé, auxquelles un demandeur pourrait avoir à faire face pour un logement acheté avant l'accident, perte d'emploi ou autre ayant amené le ou la RSiste à demander assitance. Mais qu'effectivement, cette rubrique n'était pas prévue et qu'on (là je suis bien d'accord) n'était pas, sous entendu dans le domaine du RSA ou au conseil général, là pour pallier à toutes les dettes d'un ou d'une requérante. je n'eus pas la présence d'esprit de m'outrer de cette réponse. Je vous livre donc après coup ce que fit germer en moi cette répartie inconsidérée et j'en excuse l'intervenant puisqu'à brûle pourpoint. Mais tout de même, il s'agit bel et bien là d'un DEVOIR et non des moindres, prioritaire même que celui qui consiste à essayer de pourvoir à l'entretien de ses enfants. Non ? Ou estimerait-on en haut lieu que les bénéficiaires du RSA ne sont que des irresponsables faisant automatiquement défaut dans tous les domaines.
Conscient des miens comme beaucoup d'autres bénéficiaires de cette mesure d'urgence, (Où alors mon cas est bel et bien désespéré...) J'ai continué à verser cette pension et ce ne fut pas simple, et quitte à réduire mes besoins en nouriturre. Je tairais les procédés par contre qui m'ont permis d'y parvenir, disons que j'avais pour ma part la chance de disposer de quelques économies et de quelques amis fidèles qui m'aidèrent à manger et reposer à l'abri. Ce qui prouve que même au RSA, il existe les nantis et les autres...
Bonne nouvelle, pour ceux que ça intéresse, ce mois ci j'en sors.
Cordialité Médiapartistes.


Tous les commentaires
A lire le billet : Je ne travaillerai plus jamais
T'en croques aussi Annie ?
On y va comme des veaux à l'abattoir ... Depuis pas moins de trente ans déjà...
Marrant que les seuls commentaires que vous inspire un tel billet soient d'exprimer votre dégoût du boulot.
J'ai encore du me louper quelque part. Serais-je trop consensuel ? Boafff, Je me demande si je vais pas mettre mon tee-shirt MDP au placard aussi. Tout ça me semble finalement assez vain...
Adrien, je dirais moutons plutôt, mais vivement les éléctions de 2012. Et si on ne fout pas dehors cette bande de gargouilloux, j'arrête de voter et applique la célèbre devise "aides-toi, le ciel t'aidera...". J'les comprends assez finalement ces jeunes dont Anne Duvivier se demandait où ils étaient passés, pour les inciter à se rendre aux urnes.
Ce n'est rien, juste un petit moment de découragement passager...
Cordialement à tous les deux.
La plupart des gens n'aiment pas leur boulot, mais il leur faut payer la voiture pour les déplacements ou la maison pour le logement et ce qui va avec (éducation des enfants, manger, recevoir, dormir, se laver... éventuellement : lire !).
La plupart des gens n'aiment pas la circulation, leur environnement, leur maison, l'éducation donnée à leurs enfants, leurs réunions de famille, mais il leur faut aller au boulot !... (et ce sont souvent les mêmes qui n'aiment pas leur boulot, voir, typologie n° 1, ci-dessus).
La plupart des gens aiment à la rigueur leurs loisirs, leurs dépenses, les coups de coeur pour des habits, un resto, une sortie entre amis, un bouquin, un film, une pièce de théâtre (ce qu'il ne faut surtout pas râter); l'apéro avec les collègues, un cadeau de Tanzantan ; ils déclarent fumer sans plaisir, boire par obligation, jouer dans l'espoir d'en sortir, et disent de la marche du monde ce que disent tous les gens qui se contentent des titres de la presse. Mais il faut bien se payer ces petits riens-là, mon bon monsieur, alors, c'est pas tout ça, mais va falloir que je rentre chez moi (variante : que je retourne au boulot).
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Conclusion sous forme de question : croyez-vous vraiment que ce pays qui s'abrutit avec le plus fort taux de vieillissement de la planète fabrique un modèle du bonheur partagé et de la joie de vivre ?...
Jean-Jacques M’µ
Désolé JJMU,
Je ne surveille pas trop mon blog constatant le peu de commentaires qu'il suscite. Merci d'avoir (ab)usé de ton temps pour y faire un tour. Mieux tu m'as posé une question et je vais tenter d'y répondre :
Bien sûr que le vieillissement de la population dans notre beau pays provoque un conservatisme pathologique, quoique je connais des vieux qui... donc ne généralisons pas et puis que proposes-tu ? De repeupler ce vieux pays ? J'ai lu le blog d'un abonné qui ose prôner l'idée toute simple que la croissance de la population mondiale est à l'origine de bien des maux de notre planète et pire je pense qu'il n'a hélas pas complètement tord. Mais ça c'est du Mao et... Sur quels critères allons nous dire qui a droit de se reproduire, qui ne l'a pas, quel nombre d'enfants il faut engendrer ? Bref réflexion déprimante et mortifère, que j'ai parfois, en constatant que j'ai aidé à concevoir quatres beaux enfants qui parviennent à ignorer ma dépression, lorsqu'elle pointe par trop le nez. Et ils ont bien raison, ils croquent la vie à pleine dents et je leur souhaite de continuer.
Notre époque est assez terrible, à la réflexion surtout la leur, parce que nous dans les années soixantes nous ne disposions pas assez, ou de trop d'informations déprimantes, pour que ça limite nos appétits de vivre. Tout était permis ou presque, nous n'étions qu'assez peu flicqués et même les agents de l'autorité publique disposaient d'une latitude qu'ils n'ont plus. Il suffit de les voir se détruire avec leurs armes de service par vague pour en être effrayé. Nous imaginions même que l'humanité et le productivisme en verve à l'époque allaient permettre d'éradiquer la faim dans le monde, c'est dire...
Quelle insouciance et quel aveuglément... Mais ton blog à toi, je me permets de te tutoyer prouve, par les solutions originales et étonnantes que tu y relaies en les diffusant, que tu crois à des avancées, radicales certes mais possibles à ton sens. Je suis bien plus pragmatique et souhaiterais simplement un monde régit par plus de justice et d'équité, sans de tels remèdes "de cheval" de ce genre, et je tente de l'exprimer avec le plus d'objectivité possible, en me mettant à la place de mes semblables (vieux concepts résidus d'une éducation judéo-chrétienne... trop prégnante peut-être) pour tenter de comprendre comment ils fonctionnent. Je me contente de lutter aussi pour ne pas être une victime tout en restant sidéré de la façon dont nous autres humains habillons nos rêves d'assouvir nos désirs de tant de manières plus hypocrites les unes que les autres en prétendant, c'est un comble, oeuvrer pour le bien de tous ou du plus grand nombre et pire convaincus que nous sommes d'avoir raison nous voudrions et nous efforçons de convaincre ceux qui pensent différemment que nous détenons la vérité, la seule, la vraie, l'unique. Devenant intolérants au possible, intransigeants, à l'égard de ceux qui ne partagent pas nos convictions. Alors que finalement la vie est extraordinaire dans ses excès de beauté et d'horrible tout comme dans la simplicité, ce qui inclu toute la variété et la multitude des comportements humains.
Gardons-nous de l'ordre et de la perfection, ce furent les idées de base de l'endoctrinement Nazi et l'on sait fort bien, vous comme moi ce qui en résulta. Nos sociétés se radicalisent et ça me rends inquiet, vraiment.
Cordialement.
H éhé hé ! Petit Ramoneur, comme tu y vas !...
Voyons, voyons voir !...
Ce que je propose ?...
Vis-à-vis du vieillissement de notre continent ?... Oh, pas grand chôze : de s'ouvrir. D'ouvrir ses fontières. D'arrêter de se la jouer : « Mes biens sont-à-moi et-n'y-venez-pas-vous-z-en-approcher-sinon-je-vous-pête-à-la-gueule ! »
.
Je propose de laisser l'histoire se faire. Même sans nous (surtout sans nous !).
Que nos quelques jeunes-z-à-nous convolent en justes noces avec leurs jeunsesses-z'à-eux s'ils le veulent, et ils le veulent, faut pas en douter, et qu’alors ensuite, ensemble, ils se te nous fassent un autre continent, parce qu'après tout ce ne sera jamais que l'histoire qui continue. Nous avons vécu la nôtre, ma foi, si nous ouvrons les frontières, nous aurons fait de notre vie un immense espoir, et ensuite, bonne chance, les z'enfants !... soyez z'heureux et faites-vous de boz-enfants.
Je le dis carricaturellement dans la forme, mais, dans le fond, je suis on ne peut plus premier degré : je crois dur comme fer que nous n'avons aucun intérêt à couper nos frontières du reste du monde (quand je dis "nous", je veux dire non seulement nos dirigeants et ceux qui votent pour eux, mais aussi les populations qui se disent "françaises" parce qu'elles ont une carte d'identité bleu-blanc-rouge, et dont je suis.).
Je ne suis pas pour la sclérose sur soi. Je trouve ça mortifère et malsain. Ça pourrit entre médocs et maladie d'Alzeihmer (ortôgraf de mémoire), avec lois sécuritaires et protectionnistes décalées, coûteuses et inappropriées aux réalités de la situation et des solutions.
Brrr !
Ça les z'excite, ça ? de rejeter la jeunesse étrangère qui frappe à nos portes ? Allons donc ! faut-il être si sot et si égoïste ?...
Réponse au mois de mai 2012.
Voilà pour le premier point.
Jean-Jacques M’µ
Sur www.anticolonial.netLa France en situation postcoloniale ?28 septembre 2011
Le 30 septembre et le 1er octobre 2011,
à l'Ecole normale supérieure (Salle Dussane), 45 rue d'Ulm, 75005 Paris,
le "Paris(s) du Vivre-Ensemble" organise deux journées de débats et de rencontres sur le thème :
La France en situation postcoloniale ?
Lire l'article entier
Semaine anticoloniale Lyonnaise27 septembre 2011
Une semaine anticoloniale à Lyon du 14 octobre au 4 novembre A vos agendas !!!
Lire l'article entier
Ok JJMU,
Sur ce point nous nous rejoignons, mis à part que de saltimbanque que je fus, tu l'es encore il me semble, n'y voies rien de péjoratif au contraire. Je crois bien t'envier cette condition que j'ai abandonnée pour une douce, une belle qui prétendit m'aimer un temps où elle me portait quelqu'intérêt passager. Et je me suis laissé prendre dans ses rêts, tant mon égo était satisfait de ses périgrinations et de hauts faits accomplis. Sot que je fus, je crus, ou plutôt me persuadais, dans toute ma fatuité, être l'i-celui qui satisferait ses aspirations idolâtres et devint son esclave empressé. Jusqu'au réveil douloureux d'un narcissisme éconduit puisqu'usé jusqu'à la corde.
De cette si commune dépression je me remets, déscillé et m'efforce de comprendre l'humaine condition dans toute sa complexité et la mienne par conséquent.
Et à présent, j'ai commis l'erreur de poser mon illustre postérieur sur un petit lopin de terre doté d'un petit mobil home, qui n'a plus de mobile que le nom, comme il sied à un petit ramoneur. Je ne te cache point qu'il me serait désagréable d'y voir déferler une horde de forcéments barbares hisutes et plus vifs que je ne le suis à présent, m'avançant tranquillement vers l'alzheimer en attendant de m'esquiver lorsque ce vieux corps fatigué aura décidé que l'esprit qu'il héberge sera devenu trop inopportun, encombrant et redondant.
J'ai eu la chance de parcourir quelques contrées lointaines quoique relativement asceptisées et encore accueillantes à l'aide d'un vaillant esquif qui m'y porta et j'en suis rentré ouvert aux autres mais point dupe que la place se réduit, sur notre pôvre globe encombré, de lieux agréables à séjourner. Mais qu'il faut y faire sa place avec loyauté mais fermeté pour ne pas finir indigent, savoir se montrer hospitalier et tolérant d'une diversité dont je n'ai pas encore totalement pris la mesure.
Sans pour autant s'asservir à des appétits de loin supérieurs aux miens. Je suis par conséquent pour les voyages et les brassages dont tu parles, dans le respect des us et coutumes de ceux que le voyageur visite, qu'il puisse ou que nous puissions nous y établir dans l'échange et l'enrichissement mutuel, juste et honnête. Sans volonté hégémonique, mais sans veulerie non plus. Libre étant et aspirant à le rester tant qu'il me sera possible... et n'en éprouvant aucun complexe puisque n'aspirant à asservir quiconque ni à aucune conquête coloniale, post-coloniale ou d'autre sorte y compris matrimoniale (ouarfff ...) mais à l'échange plutôt réciproquement narcissico-épanouissant et harmonieux.
Bonne soirée à toi, saltimbanque citoyen du monde et très cordialement.