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02
Sep

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Ah les cons!

maintenir l'europe à tout prix fusse à celui de la ruine et de la souffrance des peuples, telle est la position de Pierre Laurent qui salue le travail de Hollande.

Pourquoi Vanourfarkis a démissioné

Yanis Varoufakis, persuadé d'avance que cette situation allait se produire, avait prévu "un triptyque" d'actions pour y répondre : "émettre des IOUs" (phonétiquement "I owe you", "je vous dois", des reconnaissances de dettes en euros), "appliquer une décote sur les obligations grecques" détenues par la BCE depuis 2012, pour réduire d'autant la dette, et "prendre le contrôle de la Banque de Grèce des mains de la BCE".

Cela laissait, selon lui, entrevoir une possible sortie de la Grèce de l'euro mais avec la certitude, explique-t-il, qu'il n'y avait de toute façon aucun moyen légal de la pousser dehors. Le tout pour faire peur et obtenir un meilleur accord des créanciers, selon lui.

Il a été mis en minorité quatre voix contre 2 et a donc démissioné.

On connaît la suite.

Grand Capital contre solidarités

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, peu accoutumé à la langue de bois, a assuré jeudi depuis Washington que "la France serait contente que quelqu'un force le Parlement" à voter de dures réformes.

"La France serait contente que quelqu'un force le Parlement, mais c'est difficile, c'est la démocratie", a-t-il dit lors d'un débat dans la capitale américaine, après avoir évoqué les réformes selon lui "très réussies" menées en Espagne sous la supervision de la troïka.

La "troïka", terme tombé en disgrâce en raison du rejet par les Grecs de cette organisation, désigne un groupe de hauts fonctionnaires de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international, et de l'Union européenne, qui contrôle la mise en oeuvre de réformes dans les pays européens bénéficiant d'une aide internationale.

"Si vous en parlez avec mes amis français, que ce soit (le ministre des Finances) Michel Sapin ou (de l'Economie) Emmanuel Macron, ils ont de longues histoires à raconter sur la difficulté à convaincre l'opinion publique et le Parlement de la nécessité de réformes du marché du travail", avait dit auparavant ce chantre de la discipline budgétaire.

c'était en avril 2015

Mise sous tutelle, le grexit comme objectif, toujours

Selon Mediapart hollande sortirait grandi de cet accord, Ludovic Lamant applaudit quand des financiers mettent sous tutelle une démocratie, car c'est ce qui vient de se passer.

Riès, hélas

avait tout bien analysé dès 2010

http://www.mediapart.fr/journal/economie/200310/grece-pourquoi-lallemagne-decide-de-faire-un-exemple

bref nous n'avons pas voulu croire dans un scénario basé sur des faits avérés et une logique d'intérêts bien établie, nous, simples lecteurs, mais que dire alors de nos élites de droite comme de gauche qui le sachant ont tout fait pour être les alliés de ce processus là, à moins qu'à force d'agir au coup par coup elles se retrouvent devant une situation à l'insu de leur plein gré? Une belle faillite... du système politique français couverte par un enfumage de dernière minute cherchant à nous faire croire qu'une alliance construite par l'allemagne durant ces cinq dernières années pouvait tomber sous les coups de boutoir d'une france daignant s'intéresser à la situation durant les deux dernières semaines, pitoyable et indigne pour reprendre à l'envers les propos du nain président.

Nain président, une belle campagne électorale pour les socialistes aux régionales et à la présidentielle.

http://www.lejdd.fr/Politique/Grece-Le-bras-de-fer-est-engage-selon-Francois-Hollande-742076

Manque de confiance et vraie trahison

Helmut Kohl à Paris après une longue discussion avec François Mitterrand en avril 1990 : "La réunification allemande et l'approfondissement de la relation de l'Allemagne avec l'Europe sont les deux faces d'une même médaille."

Quant au veto de la finlande (dont on se souvient de la présidence sur le thème plus d'intégration) plus intéressée par ses relations économiques avec la russie et l'allemagne il peut être levé en prétant attention au déséquilibre de son apport à l'UE qui est plus important que ce qu'elle perçoit.

Relations financières entre l'UE et la Finlande en 2013:

  • Total des dépenses de l'UE en Finlande: 1,497 milliards d'euros
  • Total des dépenses de l'UE en % du RNB finlandais: 0,77 %
  • Contribution totale de la Finlande au budget de l'UE: 2,032 milliards d'euros
  • Contribution de la Finlande au budget de l'UE en % de son RNB: 1,04 %

Pour rappel contribution de la france 1,04 en 2011 (plus en 2012), de l'allemagne 0,97%

Le premier ministre grec devrait mettre ce marché en main, soit l'accord, très difficile pour nous, soit sortie de l'euro et de l'ue, ce qui signifie que la base de l'otan devient seulement base américaine. J'ajoute au vu de ce qui s'ajoute ce dimanche, taxes douanières sur les produits en provenance de l'europe, ouverture au libre échange vers la russie et d'autres pays méditérannéens.

La seule conclusion est que les pays les plus riches sont prêts à vendre les pays les moins riches aux fonds vautours par appartement, c'était le titre de mon billet Ne me parlez pas de Porto Rico où les fonds vautours se sont emparés de l'ile et de ses actifs ce qui a fait fuir la population en majorité des retraités américains qui sont ruinés, la pauvreté et la violence explosant sur cette île. Obama tente de les sauver, les gens, car ces fonds vont aller en justice réclamer leur dû, les républicains s'y opposent, telle est l'alignement de notre europe, manquera plus qu'à tirer à vue sur les musulmans aux tenues traditionnelles de ramadan et tous les opposants et la boucle sera bouclée, socialisme ou barbarie qu'il disait Cornelius Castoriadis à la suite de Rosa Luxemburg

Un président pervers organisé qui ne se réclame que de la dignité de l'idée européenne que pour mieux la violer, président indigne qui n'est venu au chevet du peuple grec que pour mieux l'achever, dont le seul modèle est Bernard Tapie, voilà ce dont nous devons nous débarasser, il enfonce notre pays dans une logique de gripsou, faisant fi des meilleurs moments de notre histoire.

Il faut en tirer les conséquences politiques, non à l'europe, oui à sa reconstruction mais d'abord la rupture avec tous ceux qui la représentent d'abord ici pour ensuite dénoncer les traités .


La raison et le coeur dans l'expression, bien sûr c'est par une femme, Zoé Konstantopoulou, présidente du parlement grec, que les meilleurs propos politiques ont été tenus:

« Cette Europe qui utilise la monnaie unique comme un outil d’asservissement plutôt que comme un outil au service du bien être des peuples devient cauchemardesque ! », s’est elle indignée, en dénonçant l’intransigeance allemande et les « intérêts enchevêtrés » des oligarques, des vieilles élites politiques et des Eurocrates. « Puisque les créanciers continuent leur chantage, on ne peut pas parler de choix, a-t-elle affirmé, la voix tremblante d’émotion. Ils parlent aujourd’hui d’aide humanitaire. Mais suite à quoi ? Suite à un tremblement de terre ? Suite à une inondation ? Non ! Suite à leur décision délibérée de priver le peuple grec de ses moyens de subsistance ! »

Restructuration de la dette

La grèce accepte toutes les contraintes des créanciers en contrepartie d'une restructuration de la dette et d'un plan d'aide au développement.

D'après Merkel il est hors de question que les victimes aient droit au même traitement de faveur que leur bourreau.

cette iniquité marque la fin de toute idée européenne, le début d'un national égoïsme.

l'allemagne n'utilise sa puissance encore et toujours qu'au détriment des autres peuples.

Nous n'avons rien à faire avec elle, ni avec les autres, tels les finlandais qui pensent que les bons comptes font les bons amis alors qu'ils font les grands mesquins qu'on ne veut fréquenter. J'attends l'internaute qui dressera la carte des pays fréquentables à la lumière des évènements récents, car c'est dans l'épreuve qu'on voit ses vrais amis, par nos destinations touristiques nous pouvons ainsi peser puisque pour eux seul l'argent compte.

Peu importe que tout ceci fût aussi dû à la mauvaise gestion des grecs pour ne pas dire plus, puisque la seule question posée par la crise grecques était comment s'en sortir ensemble.

L'europe devient un conglomérat d'états nations recroquevillés sur leur égoïsme, sans coeur, sans projet, sans désir d'avenir autre que des négociations de marchands de tapis basé sur le principe i want my money back si british dont on voit où il mène politiquement.

La problématique soulevée par cette crise est celle de la capacité d'une structure politique à réguler les intérêts particuliers, qu'ils soient d'ordre nationaux ou financiers. A échouer c'est la défense de l'intérêt général qui sombre. Demain sans doute nous verrons l'allemagne traînée devant les tribunaux pour n'avoir jamais réglé sa dette de guerre envers la grèce, et pourquoi pas la france et tous les autres signe de l'incapacité de tous à dépasser sa propre histoire.

L'union européenne tombera pour les mêmes raison que l'urss

Ce qui a provoqué l'éclatement de l'urss, c'est que le centre vendait aux pays satellites des produits manufacturés, en général des machines outils en contrepartie de matières premières, le différentiel de plus-value étant tel qu'ils n'ont pu tenir et c'est pourquoi dès 1979, je prédisais la chute de l'urss, à l'époque nous étions douze!

Les pays riches de l'union européenne ne font pas autrement, l'allemagne se permettant de dépasser allègrement les plafonds d'excédents de commerce extérieur sans qu'aucune contrepartie pourtant prévue juridiquement au sein de l'union ne soit versée. Evidemment elle a veillé à ne pas ruiner tous ses clients lors de la crise 2008, mais fonctionnellement vous ne verrez jamais les pays les mieux portants reverser en aide au développement leur surplus, ils ne servent qu'à rembourser leur propre dette qui n'existerait pas si ils n'avaient pas nationalisé les pertes des banques.  Le pire qui puisse leur arrriver c'est que la crise finisse pour les pays les plus puissants l'écart se creusera d'autant plus.

Bref à fonctionnement identique, conséquences identiques, si l'union n'est pas viable c'est qu'organiquement elle accroit le différentiel de production de valeurs entre pays les plus développés et les moins structurés.

A cet égard, l'épisode grec n'est qu'un exemple criant, immanquablement il sera suivi d'autres si l'union ne se réforme pas sérieusement, car soit nous allons vers une union intégrée avec ce genre de mécanisme régulateur soit une union de façade qui n'est qu'un fédéralisme mal pensé où les différentiels entre pays riches et pays moins développés ne peuvent que s'accroître, jusqu'au séparatisme national.

Europe le basculement historique

les peuples ont compris, l'europe n'est que nocive c'est un agrégat d'états au service des banques et des affairistes et seulement celà.

Ils ont tué l'europe.

Il est temps que la vraie gauche réoriente sa ligne politique, en proposant une sortie de l'europe, car il faut une alternative de gauche anti-européenne au seul parti anti-européen qui est fasciste, c'est aussi simple que ça.

Une fois les élections gagnées on peut voir si il y a moyen de reconstruire une autre europe avec des peuples d'autres nations ayant la même vision. D'abord la sortie ensuite la reconstruction.

Avec cette manière de traiter le peuple grec en ne raisonnant que par intérêts bien compris, maintenant c'est la géopolitique, l'europe est sortie de la tête des peuples. Il faut une traduction politique sinon la révolte empruntera des voies dangereuses pour les libertés et la démocratie. Peu importe qu'il y ait accord de dernière minute ou non, c'en est fini de l'europe et de ses élites au service du fric.

Grèce, la politique doit reprendre la main.

Un retraité pleure assis sur le sol devant une banque, à Thessalonique, en Grèce. 

Photo SAKIS MITROLIDIS / AFP in Francetvinfo

Sur LCP hier des intervenants rappelaient que l'entrée de la grèce dans l'europe n' a jamais été une question économique mais une question géostratégique pour contrôler les balkans à l'heure où l'union soviétique faisait des siennes y compris en Pologne. Où les chars russes s'arrêteraient pour contenir le séparatisme des états inféodés à Moscou, telle était la question hier, telle est la question aujourd'hui. Le prix à payer accepté par le duo Helmut Schmidt-Giscard était de verser des aides, une rente sur laquelle les grecs ont vivoté et qui a détruit leur industrie puisqu'il devenait plus rentable de travailler dans des services ou des administrations que dans le système productif, lequel se voyait concurrencer par les pays développés de la zone euro. Faute d'avoir su construire une politique de défense commune, l'europe a délégué sa sécurité aux pays de l'union, les aidant, en s'endettant, à s'armer de manière moderne pour faire face à toute menace. Bref l'europe a eu besoin de la grèce et face à Daech et à la syrie, voir à l'iran elle devrait se souvenir que sa position géostratégique est toujours essentielle même si Papandréou père s'est servi de cette dépendance pour faire du chantage et réclamer toujours plus d'aides au point que c'en est devenu une constante de la politique de la grèce à l'égard de l'europe, laquelle n'a jamais cherché à obtenir surtout en les y aidant comme contrepartie un état digne de ce nom dans ce pays.

A se dire puisque l'économie va tout va, le reste n'est pas essentiel, l'allemagne fait un pari, que les périls ukrainiens et les tensions dans les balkans ressourcées par la menace terroriste dont la grèce pourrait être la tête de pont ne créent pas un effet de tenaille qui l'obligerait à non plus se protéger mais à intervenir contre une implantation des menaces qui l'encercleraient. Il vaut mieux prévenir que guérir, le splendide isolationnisme de l'allemagne si bien protégé de toute menace terroriste dès lors qu'elle fait le jeu des islamistes radicalisés, a des conséquences, celles de ne pas prévenir des menaces contre les ennemis de la démocratie.

Bref comme on disait dans le temps il faut que la politique reprenne le dessus, voeu pieux dont il faudra tirer toutes les conséquences vu les nains gestionnaires qui ont rapetissé leur souci de l'intérêt général au fur et à mesure qu'il se sont mis au service d'intérêts privés et se retrouvent fort dépourvus de toute vision géostratégique qui nous dirigent lorsque la bise survient. 

Il se trouve qu'aujourd'hui un ancien de cette aventure là s'est exprimé, il s'agit de Delors:

"Il ne s’agit donc pas de s’en tenir à mesurer les conséquences économiques et financières plus ou moins limitées d’une sortie d’Athènes de l’union monétaire : il s’agit d’appréhender l’évolution de la Grèce dans une perspective géopolitique, comme un problème européen, et qui le demeurera. Ce n’est pas seulement avec des microscopes du Fonds monétaire international (FMI) qu’il faut regarder la Grèce, mais avec des jumelles onusiennes, c’est-à-dire comme un Etat appartenant à des Balkans dont l’instabilité n’a guère besoin d’être encouragée, en ces temps de guerre en Ukraine et en Syrie et de défi terroriste – sans oublier la crise migratoire."


A lire sur le monde l'interview de Delors.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/07/04/jacques-delors-appelle-a-poursuivre-l-odyssee-avec-athenes_4670372_3232.html#m8CR5DGV3jFWIS8L.99

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