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Productivisme contre radicalité écologiste.

En réponse à un débat ouvert sur le blog de Arthur Porto.

vaste débat, l'écologie du côté de l'immobilisme, voir contre le progrès technologique. Il ne faudrait pas toucher à mère nature, jamais, pour certains, seulement pour certains. Je creuse la question sur les gaz de schiste, que se passerait-il si contrairement aux firmes américaines on trouvait un procédé technologique n'impactant pas les sous sols ni les nappes phréatiques...juste pour voir les réactions, les gens ne lisent pas, ne cherchent pas à s'informer, ils vous parlent des immenses dégâts constatables ailleurs, pas des expériences en cours, ils ne veulent pas savoir, les risques sont trop grands et irréversibles, ils n'ont pas foi dans le progrès qui en est sa maîtrise. Pour eux débattre est inutile, s'informer tout autant. Au lieu d'être motivé par un constat momentané d'impossibilité leur donnant envie de just do it, ils n'ont pas confiance dans l'intelligence humaine, toujours dévoyée par un monde de fric et plutôt que de mettre leurs compétences critiques au service d'un meilleur monde à venir, ne rien faire ni penser est pour eux le plus sûr garant de l'évolution. 

 Ce à quoi je m'intéresse dans ce billet c'est aux écologistes radicaux sur le terrain qui n'ont pas d' arguments juridiques ni de légitimité pour demander l'arrêt du projet. Alors que veulent-ils, quelle est leur pensée, leur projet, c'est toute l'interrogation à laquelle j'essaye de répondre ici.

La question de la légitimité démocratique est une question qui n'a rien à voir avec l'écologie radicale même si factuellement elle s'y confronte.

Quand des conseillers généraux sont en conflits d'intérêts, présidant aux destinées d'une société, lui attribuant des marchés, allant même jusqu'à voter alors qu'ils siègent à son conseil d'administration, si ils ont la légitimité démocratique, force est de constater qu'ils en font un drôle d'usage, idem lorsqu'ils font le forcing pour achever les travaux avant même que les décisions de cour de justice ne soient rendus.

Ils passent en force, pratiquant la politique du fait accompli, foulant aux pieds les règles de droit, truquant les déclarations d'intérêts publiques et réclamant le soutien de leurs alliés politiques au sein de l'appareil d'état pour violer toutes les règles de vie sociale....même si la révolte de ceux qui sont sur le terrain ne les conteste pas de ce point de vue là.

Car que disent-ils les manifestants, quand bien même le barrage serait utile, il n'a pas à être l'occasion de détruire une zone humide, important comme lieu éco-logique. Il existe d'autres moyens d'irriguer sans barrage, de cultiver en diminuant le prélèvement d'eaux...et là on glisse sur un terrain qui est celui du réchauffement climatique, pour eux, le réchauffement climatique est l'occasion de remettre en question le modèle de l'agriculture productiviste et non de réaliser des aménagements assurrant sa pérennité, celle d'un système polluant et dangereux sur le plan sanitaire.

Dès lors la confrontation ne peut qu'être totale et radicale, c'est la guerre entre deux visions du monde, deux projets de société et vu l'urgence de réagir des deux côtés ça ne peut que faire des morts.

Si l'on s'abstrait en effet des magouilles entachées d'irrégularités et d'illégalités de ce projet, quand bien même l'on remettrait à plat le projet le rendant conformes aux contraintes de la vie juridique en démocratie et de la simple honnêteté, l'opposition existerait toujours et elle serait toujours aussi radicale. Ce n'est pas que le barrage est seulement mal situé, surdimensionné, c'est qu'il est le symbole de l'agriculture productiviste.

Les écolos font chier les agriculteurs parce qu'ils proposent une autre voie d'adaptation à un environnement changeant sans que les producteurs perçoivent comment ils pourraient assurrer leur survie économique dans ce système alternatif.

Ils résument ça à "ils veulent notre mort" et de ce point de vue il y a un risque d'affrontements le 18 Novembre à Sivens vu qu'il y aura une manif d'agriculteurs là bas.

Dans cette logique les écolos radicaux qui n'ont as le souci de l'avenir social des autres sont en guerre contre l'état lequel soutient ce type d'agriculture, y compris par la force, y compris lorsque la force est au service de l'illégalité la plus totale. Il s'agit de la confrontation entre deux projets de société, radicalement et les jeunes qui ont la sensation qu'on veut les faire crever la gueule ouverte n'ont que faire, vu l'urgence, de procédures et recours légaux et autre aménagements de la vie démocratique, il sont en guerre, totale, comme Valls à l'opposé.

Tout savoir sur l'extraction des gaz de schiste

de Roland Vially, géologue à IFP Energies nouvelle, ce site:

http://www.emse.fr/~bouchardon/actu/gaz%20de%20schistes%20jlb.htm

Il existe des procédés de fracturation non hydrauliques et ne nécessitant pas de produits chimiques

en particulier la stimulation au propane gélifié d'une société canadienne pages 21 à 23 du rapport de l'assemblée nationale exigeant de grosses mesures de sécurité et valable seulement en zones non habitées

Référence:

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-off/i1581.pdf

S'en sortir par le haut

L'illégitimité des uns ne rend pas légitime l'illégitimité des autres.

Le réchauffement climatique contraint à la construction de barrages hydrauliques.

Même si ceux-ci sont peu utilisés maintenant, ces ouvrages sont une garantie pour pérénniser l'agriculture, ils sont donc d'intérêt collectif, voir d'intérêt général.

Ségolène Royal a raison, qui veut ou voulait, un plan national d'aménagements.

Les service hydrologiques de l'état sauront situer les régions voir les lieux prioritaires.

Reste que ces ouvrages doivent faire le moins de dégâts possibles sur l'environnement.

Personne ne peut s'abstraire du fait qu'en dix ans l'europe a vu sa population d'oiseaux diminuer de 410 millions.

On est au point que passereaux et perdrix vont être rangés parmis les espèces protégés.

A ne pas protéger ces espèces comme lors de la construction du barrage de Sivens l'on va les faire passer en espèces en voie d'extinction, amenant des contraintes environnmentales non dérogatoires et au vu de l'espace occupé bien plus gênantes que de protéger des espaces naturels déjà utilisés par ces espèces.

Il est essentiel que ceux-ci desservent un maximum d'agriculteurs sans obliger à dépenser des cent et des mille en énergie pour amener l'eau dans les champs.

Un bon moyen de réduction des conflits consiste à se servir de l'expertise des agents de l'état, DDE, ingénieurs en écologie et de donner à cet avis un poids suspensif car contraignant pour éviter maints recours juridiques.

Il est tout aussi essentiel pour l'ordre public, la sérénité de la vie sociale, qu'aucune construction ne soit lancée sans avoir d'abord reçu l'aval des cours de justice, que le droit soit respecté, que l'Etat n'aide pas les entrepreneurs et les donneurs d'ordre à pratiquer la politique du fait accompli en dehors de toute expression du droit.

Les politiques doivent se servir des institutions pour faire respecter le droit pas pour aider certains à y déroger.

L'état ne peut se prétendre arbitre que si il traite les opposants et les possibles exactions à égalité de traitement, à quelque corps social qu'ils aparttiennent, quelque soit leur poids dans la société et non surréagir contre des opposants à un barrage en provoquant un mort tout en laissant les paysans détruire le centre d'agen, 100.000 euros de dégâts, sans arrêter personne..

A défaut l'état et les politiques qui le dirigent perdront toute légitimité du fait même que ce faisant ils deviennent partie prenante des conflits sociaux.

Pour le moins l'assemblée nationale redeviendrait honorable si elle saluait la mort, fut-elle accidentelle, d'une personne militant pour défendre l'intérêt général plutôt que des intérêts particuliers et reconnaître que c'est une perte pour nous tous, pour la France. 

Pour le moins chaque élu devrait regretter cette mort, quelque soit son positionnement sur ce dossier et exiger que soient prises les mesures pour que ceci ne puisse se reproduire.

Bref de quoi s'agit-il, de réunir les français sur des causes d'intérêt général telles se préparer aux conséquences du réchauffement climatique en protégeant un environnement qui a son utilité y compris dans la production agricole, au risque sinon de se retrouver dans la configuration de la chine de Mao qui après avoir lancé une campagne contre toutes les espèces nuisibles à l'agriculture, particulièrement les oiseaux, a connu la plus grande famine de son histoire et qui dans notre configuration de progès technologiques aboutirait à une surutillisation de produits phyto-sanitaires mettant en danger la santé publique. 

S'en sortir par le haut, revenir aux principes républicains, à l'intérêt général, un gros effort pour ceux qui dépendent de leurs électeurs mais un investissement payant pour simplement donner une chance à notre organisation sociale de survivre à la crise.

Sinon, à pratiquer la politique de l'extrême droite sans que l'extrême droite soit au pouvoir, les électeurs, par mécontement diffus de cette loi du plus fort, s'en prendront par leur vote ou dans la rue aux forces de coercition réduites à l'état de milices d'intérêts privés, ainsi qu'aux institutions, voir à la république elle-même.

Valls-Cazeneuve écolos-paysans ou l'inégalité de traitement dans une république égalitaire.

je pensai partir en charente-maritime, mais ce n'est pas possible, les paysans manifestent contre la directive nitrates, la dernière fois, le 7 Octobre, à Agen ils ont fait pour 100.000 euros de dégâts et "si il n'y avait eu les les lycéens ils auraient foncé sur les crs avec leurs tracteurs" (sic).

Mais là contrairement à Sivens ou Toulouse il n'y a eu aucune interpellation ni aucun blessé, ni tué a-t-on envie d'ajouter

L'insécurité est à son comble avec cette horde de casseurs rarement poursuivis par la justice, le procureur étant aux abonnés absents.

De toute façon c'est la chienlit, la mairie UDI n'a pas porté plainte, demain la manif est nationale, la liberté de circuler n'est plus assuré, l'état préférant les laisser bloquer les villes..

Force doit rester au droit disait-on au temps jadis, au droit du plus fort peut-on ajouter maintenant.

In memoria.

L'historien M.Joly affirme que Zemmour fait «sienne la justification qu’avait utilisée Pétain lors d’un Conseil des ministres, fin juin 42, selon laquelle la distinction entre les juifs (français et étrangers) serait admise par l’opinion publique».

L’historien rappelle qu’en 1943 une nouvelle rafle, après celle du Vel d’Hiv de juillet 1942, avait été envisagée par les Allemands. Mais là, face au refus de Vichy d’y participer, les Allemands avaient renoncé. «Les Allemands ne pouvaient pas faire cette nouvelle rafle sans la police de Vichy. Ce qui montre que si Vichy avait dit non en 42, les Allemands n’auraient pas pu faire» celle du Vel d’Hiv. «C’est incontestable», dit-il.

Klarsfeld fils affirme que si quequ'un prend en otages dix personnes, qu'il en tue deux, on ne vient pas le remercier pour avoir sauvegarder la vie des 8 autres, ce qui revient à énoncer une banalité, Vichy est condamnable absolument quand bien même il aurait tenté de protéger les juifs français.

J'en conclus, hélas, qu'ils confirment tous la thèse de Zemmour,

Au temps jadis

J'ai eu un ami, haut fonctionnaire dans l'administration du temps de Giscard-barre, un jour je lui ai rappelé, puisqu'on parlait de l'arrivée probable des socialistes au pouvoir, qu'ils avaient la fâcheuse habitude, par souci de respectabilité, de prouver qu'il maintiendrait l'ordre et qu'à chaque fois ce complexe les amenait à laisser intervenir violemment, chaque arrivée de ceux-ci au pouvoir étant ponctuée par un ou plusieurs morts.

Il se trouve qu'ensuite il a été nommé préfet en Lorraine

Sivens, pourquoi l'état est coupable

Des travaux ne devraient pas pouvoir être engagés alors que toutes le voies de recours juridiques ne sont pas éteintes, y compris au niveau européen puisqu'en l'espèce une loi nationale mais aussi européenne protège les espèces protégées.

Tel père, telle fille... comme en 1941

c'est Zemmour qui va être content...sur la figure paternelle au moins.

Renforcer considérablement les critères du droit d'asile » et « les renvoyer chez eux, même dans des pays en guerre ».

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/24/marine-le-pen-calais-symbolise-la-chute-de-l-etat_4511972_3224.html

Hommage

ce que l'on est c'est plus ce que l'on fait aux autres que la relation qu'on entretient avec eux.

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