Sam.
29
Aoû

MEDIAPART

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La grèce rentre en territoire connu...par l'allemagne

rappel d'un précédent billet, il ya une alternative viable pour l'économie grec, expérimentée par l'allemagne, l'histoire est là qui nous l'indique....

http://mobile.agoravox.fr/actualites/economie/article/les-solutions-anti-crise-des-nazis-105231

Ce qui est salaud c'est à la fois de nous révolter en nous montrant l'illégitimité de la dette grecque et de nous faire croire que plus rien maintenant ne peut les sauver, que tout est foutu que seule l'impuissance et la résignation sont notre seule avenir, drôle de cohabitation avec l'ordre établi depuis la crise de 2008.

Ne me parlez pas de Porto Rico

L'europe fait comme si la grèce était sauvable, que tout dépendait de négociations, ce qui aboutit à une ceraine stabilité des bourses. On a même vu les sondeurs tenter de fabriquer l'opinion sur le référendum, convaincre que les grec acceptaient en fait de nouvelles mesures d'austérité.

La propagande, le mensonge, la manipulation cache mal la faillite liée aux profiteurs de pays qui ont une mauvaise gestion, au point que l'on peut se demander si il ne s'agit pas de taire le cas de Porto Rico, la Grèce des caraïbes, pour éviter l'évidence, l'endettement attire les vautours, les fonds hyper spéculatifs, quand ils ne sont pas là dès l'origine,  dont le précédent argentin a mis en évidence qu'ils étaient protégés par l'état de droit.

http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021176794997-etouffe-par-sa-dette-porto-rico-se-prepare-a-faire-defaut-1133180.php

Porto Rico c'est 73 milliards de dollars de dettes (65 milliards d’euros), 100% du PIB et des millions d’épargnants et de retraités américains qui ont placé directement ou via des fonds leur argent en obligations municipales.

La règle veut en matière de placements de ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier, aussi si ces millions d'américains veulent retrouver leur capital, ils risquent de vendre en masse des valeurs boursières et ce genre de mouvement massif a les conséquences que l'on connaît.

Pour les républicains pas question d'aider un Etat qui a en dettes l'équivalent de son PIB, ce qui est assez marrant comme raisonnement de mauvaise foi vu le niveau d'endettement du pays. Précisons que Porto Rico ou Puerto Rico est un territoire non incorporé des États-Unis avec un statut de commonwealth et ne fait donc pas officiellement partie des états de l'union, ce qui ne contraint légalement à aucune solidarité.

Le défaut, la restructuration de la dette, son effacement sont surveillés de près et par le pouvoir et par les gestionnaires de placements qui ont déjà embauché une armée d'avocats pour que la population locale, vu que les résidents américains repartent fissa sur le continent, aient tout à payer. On pourra toujours déclencher plus tard un programme d'aide humanitaire pour faire supporter au citoyens du monde la saignée des seigneurs de la bourse en invoquant le dérèglement climatique par  exemple.

Avec la législation américaine la seule question à se poser est de savoir quand l'île sera mise en vente.

Quand on voit un ministre de l'économie signer un contrat avec une société fantôme qui n'a aucune garantie en capital sur le territoire, l'on perçoit que ce soit par incompétence ou malhonnêteté le pouvoir aveugle de l'argent qui est partout et le manque de sagesse, qui est nul part.

Ne me parlez pas de Porto Rico, faisons semblant de négocier, tout va bien madame la marquise, il n'y a aucun  risque à laisser faire de tels fonds, jamais ils n'oseraient faire de même en europe même si la loi les y autorise, tel est le message en écran de fumée. A ruiner les consommateurs épargnants ça n'a aucune conséquence sur l'économie qu'on se le dise et encore moins sur les valeurs boursière, bien évidemment

Que le pouvoir central d'une union soit le garant en dernier ressort tel est pourtant l'enjeu des deux crises quelque mer qui nous sépare, ce que ces fonds mettent à l'épreuve et tentent d'imposer. De part et d'autre de l'atlantique du point de vue politique il y a le même refus et ce refus, il faut compter sur les capacités de nuisances de ces fonds pour le balayer via les taux d'intérêts au prix de la ruine de populations entières qui n'ont demandé qu'à faire leur vie le plus normalement du monde.

Le pouvoir financier se comporte en classe ayant des intérêts communs entre ses membres agissant de manière coordonnée, cohérente, pour tenter d'imposer ses règles à des pouvoirs qui à confondre affaires et pouvoir politique n'ont plus aucun sens de l'intérêt général et quand tout est mis à nu l'on vous rassure comme quoi tout ceci n'a aucune conséquence, comme si le crédit ce n'était pas la confance.

Si les hommes ne sont pas bons par nature ils sont contraints de le devenir par intérêts.

Cette thèse de Rousseau peut s'appliquer à la france en europe, mais pas seulement.

L'allemagne veut se débarasser du fardeau des pays du sud, ses intérêts sont au nord et à l'est, elle perçoit le grexit comme un soulagement, elle ne perçoit les risques financiers, taux d'intérêts, cds, qu'adressés aux pays en difficulté, pensant qu'ils ne l'atteindront jamais. En cas de crise elle croit avoir fait la preuve de ses capacités à s'en sortir plus vite que les autres permettant d'accroître sa puissance et son influence.

Il n'est qu'à voir comment l'on déroule le tapis rouge pour l'angleterre qui menace elle aussi de sortir et que l'on place un pistolet sur la tempe des grecs pour comprendre que ne pas venir en aide aux grecs, pour la france c'est se condamner elle-même.

Encore faudrait-il que la france au lieu de se coucher comme elle l'a toujours fait en matière d'union européenne, ait une présidence consciente des enjeux ce qui lui permettrait de retourner les pays comme l'espagne le Portugal et les anciens pays de l'est dans cette bataille de ce que doit être l'europe aujourd'hui

Si pour nos dirigeants la négation des souverainetés démocratiques ne compte pas, qu'ils agissent par intérêt. Encore faudrait-il avoir des hauts fonctionnairess et conseillers capables de conceptualiser ce moment historique où à abandonner la grèce on accepte que l'on vous fasse à vous-même ce que vous acceptez de faire aux autres.

Ceci dit les investisseurs arbitreront, soit ils ne veulent pas retourner à la belle époque de la spéculation effrénée mais à double tranchant défaiseuse d'europe soit ils jouent la carte des pays forts dans la zone euro en s'attaquant aux pays les plus faibles, afin d'assainir la place et réduire leurs risques, se privant du même coup d'une surface d'investissements homogène et sécure car garantie par les pays moteurs de l'europe.

Dans le pays des lumières nos dirigeants jouent notre destin aux dés, plutôt encore une fois d'avoir une ligne politique claire, un projet, conforme aux traités, où l'appartenance à l'europe signifie la solidarité entre pays et est la structure même de sa constitution, ce que Delors avait réussi à faire signer aux 12 pays...ce que l'allemagne si pointilleuse sur le droit s'est empressée d'oublier....préférant le zigzag politicien cherchant à gagner sur les deux tableaux, fidélité à l'allmeagne et non renoncement aux principes, d'un président seulement soucieux de sa réputation, de l'image de la france, plutôt que de porter une vision pour l'avenir européen qui forcément serait clivante mais aussi déterminante que celle des pères fondateurs.

En quoi la grèce nous concerne.

 La question de la démocratie en europe se réduit à celle du droit pour chaque état nation à opposer un veto, hors questions démocratiques et de droits de l'homme, au sein de l'Union à un

De la grèce et de Mediapart

comme l'indique le nombre de posts sur une reprise par la rédaction de Medipart de l'agence Reuters prévenant de la décision d'organiser un référendum en Grèce, ce moment grèce est le moment charnière de notre avenir européen, quelque soit l'issue de cette crise elle marque profondémment les esprits, c'est le moment où chaque peuple de chaque état prend conscience qu'il est dans une union où minoritaire il doit s'incliner quelque soit sa volonté démocratique. Nous voici dans les Etats Unis d'europe à l'insu de notre plein gré, voilà ce que nous révèle l'affaire grecque ce sans que jamais nous n'ayons eu à nous prononcer clairement sur un tel abandon total de souveraineté.

Le prix à payer est là, net et clair, il devient conscient pour chacun. Rester au sein de l'europe c'est accepter cette logique là, reste qu'il n'existe pas de parti à gauche qui préconise d'en sortir, ne mettant en cause que la nature néo libérale qui gouverne les esprits des gouvernants européens sans admettre que ce n'est qu'un moment de l'europe, que ce pourrait être une toute autre politique, que l'essentiel est que chaque état s'en remet aux décisions de la majorité des autres et surtout des plus influents. Cette privation de destin national est ce qui travaille la société française, à ne pas la traiter, les pires aventuriers peuvent s'y engouffrer.

comme l'indique le nombre de posts, les lecteurs de Mediapart ont des priorités hsitoriques que les rédacteurs du journal sous estiment gravement comme toutes les élites politiques d'ailleurs, à ne pas vouloir prendre cette urgence de détermination en compte, à ne pas ouvrir le débat, voulons nous d'une europe qui puisse être la négation de la volonté démocratique d'états nations, l'on conduit chacun à l'explosion, quelle s'exprime dans les urnes ou dans la rue.

Mediapart à l'origine se voulait être aussi un mediateur, sur cette question historique, mis à part deux journalistes qui épisodiquement mais fondamentalement s'expriment, mediapart est aux abonnés absents, ne questionnant jamais les politiques sur les raisons de leur abscence de pensée politique à ce sujet.

après faudra pas pleurer, ce qu'ils ne font et ne feront pas puisque nous vendant leurs commentaire/articles sur des évènement passés et des décisions irrévocables ils pourront au lieu de nous montrer les enjeux et d'exiger de la représentation démocratique qu'elle soit à leur hauteur encore et toujours gloser.

Opération diversion

le côté anxiogène et révoltant du traitement du peuple grec par les néo-libéraux européens valait bien une opération de diversion, tout comme les prestidigitateurs les voilà qu'ils occuppent les esprits sur toutes les chaines, journaux et media avec une histoire que tout le monde connaît,  qui avait bien marché à l'époque, manquerait plus que les épargnants effrayés retirent leurs obligations d'état de leur portefeuille.  A l'initiative de cette actualisation, mediapart et libération, journaux de la petite bourgeoisie éclairée qui tend l'oreille à tous ceux qui leur conseille d'éviter de mettre la panique, Martine Orange nous ayant montré dans quel monde nous vivons.

Le pire c'est que ça marche.

Achetez de l'or, l'europe signe son arrêt de mort

"La Grèce est un vrai sujet. On ne peut pas exclure une sortie de la Grèce de la zone euro et si cela se produit on aura immédiatement des attaques sur l’Espagne, l’Italie, voire la France et cela sera la fin de l’euro", estime un gérant parisien. 

Les marchés obligataires mondiaux ont accumulé des pertes estimées à 300 milliards de livres au cours des six dernières semaines.

Bienvenu à la remontée des taux d'intérêts sur les obligations d'état, à la flambée des CDS, à la spirale déflationniste qui va en découler.

Le monde à l'envers, ceux qui font des placements trouvent plus rationnel et moins dangereux d'annuler une grande partie de la dette grecque.

http://www.lematin.ch/economie/Un-plan-d-urgence-serait-prevu-pour-la-Grece/story/14708469 (decendre jusqu'à la vidéo).

A noter que dans cette petite histoire de soutien à la grèce comme la corde soutient le pendu, l'espagne en est pour plus de 18 milliards d'euros, la france de 45 milliards et je ne parle même pas des petits pays, à refuser DSK et à lui filer des affaires de moeurs dans les pattes pour léliminer et éviter qu'il ne revienne, on élimine comme par hasard le seul qui demandait à ce que les banques prennent leurs pertes, les gouvernements ont cédés aux refus des banques et ça leur revient en pleine gueule, bien fait pourrait-on dire si une fois de plus les peuples n'avaient pas à en subir les conséquences.  Un socialiste slovène responsable dans son pays trouve anormal qu'on annule tout ou partie d ela dette grecque vu les efforts fournis par son pays pour les mêmes raisons, c'est vrai il n'y aurait pas d'équité en ce cas car quand on se préoccuppe de gestion et pas du bien être des peuples, quand on renie le mot socialisme tout en en gardant l'étiquette on bannit tout droit à faire référence à l'équité en se faisant agent des banques.

Une remarque, pour se couvrir face aux risques ce financier investit dans les actions, la bulle boursière va donc pouvoir exploser, d'autant qu'en ce moment tous les fonds font du ménage dans leurs portefeuilles d'actions en ne cherchant à conserver que ceux de la meilleure qualité, résultat la survalorisation des plus importantes entreprises va masquer la dépréciation des autres précipitant la création de junks bonds à la périphérie.

17/06 ils ont mis aux négociations un économiste diplômé d'Oxford, les européens étaient alors très content, résultat, le voici

http://www.liberation.fr/monde/2015/06/17/il-faut-nous-laisser-tenter-une-recette-differente_1331850

20/06 Grèce-Europe c'est fini,

les grecs pourraient faire le plus mauvais cadeau qui soit à l'europe, capituler, accepter toutes le conditions iniques qu'on leur réclame, la dette est irremboursable et l'europe aurait beau verser des aides et des aides dans ce tonneau des danaïdes, elle risquerait d'y laisser sa chemise. L'autre branche de l'alternative, annuler tout ou partie de la dette reviendrait reviendrait à affirmer qu'il n'y a plus de règles au sein de l'europe donnant ainsi le pouvoir aux petits pays de mettre en cause l'édifice européen basé sur le libéralisme à la moindre élection. L'europe doit être libéral ou ne sera ps, tel est le message. A choisir entre rationalisme de gestion et respect des règles au service d'un modèle ultra libéral, les dirigeants européens prennent tous les risques abandonnant leur héritage des lumières et tout sens de la politique, l'art d'organiser la cité.

L'europe pourrait accepter in extremis un plan de réduction des dettes et de relance pour la grèce, le mal est fait, la première intention, abandonner sur le bord du chemin l'union entre états, le mariage de raison, pour le meilleur et le pire des états, marquera à tout jamais de suspicion cette volonté politique originelle qui s'est galvaudé en réunion d'égoïsmes autour de la libre circulation de marchandises avec comme support une monnaie unique pour diminuer les frais de change.

Les investisseurs le savent, dorénavant plus aucun état en difficulté n'est à l'abri de l'abandon des autres. Plus personne ne peut s'en sortir par le haut, le mal est fait, la crise dans le couple a été trop forte, trop loin, remettant en cause au nom de la bonne gestion jusqu'à un principe fondateur des valeurs européennes, la démocratie. Le lien n'est plus que d'intérêts réciproques et faute de celà, ils n'ont vraiment plus rien à se dire, plus de valeurs communes, comme développé dans sa pire expression dans ce journal allemand sur une base racialiste, ils redeviennent des étrangers..

Grèce, eureka pire

La stratégie de Mathieu Pigasse-Varoufakis est que l'europe a plus intérêt à garder la grèce dans son giron vu ce qui lui en coûterait à ne pas faire aboutir les négociations,143 milliards.

Seulement voilà pour la france le montant atteindrait seulement 45 milliards, déjà pris en charge dans la dette et en outre ce défaut serait un facteur contraignant de plus pour mener des réformes conformes aux règles libérales adoptées par tous les pays membres, in fine cette charge supplémentaire contribuant au renforcement et l'accélération des mesures de dérégulation au sein de l'europe. La Grèce comme accélérateur irréversible du libéralisme conquérant, tel est leur point de vue....---->

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