Sous prétexte d'une reconstitution non conforme d'une scène de crime, une famille de victime veut faire interdire le passage évoquant le meurtre d'un militaire, ce qui revient à interdire ce document qui retrace l'itinéraire de cet extrémiste salafiste et qui pose des questions sur sa surveillance.
A chaque fois qu'une personne décède il y a toujours quelqu'un dans une famille pour tenter de s'approprier le décès, par des larmes, par l'évocation des souvenirs comme si les autres n'étaient pas marqués par sa mort.
Imaginez deux secondes si sous ce prétexte on interdisait tout reportage actuel sur Auschwitz, ou sur le seul camp français d'extermination en alsace qui n'a jamais fonctionné avec des fours puisque l'extermination se faisait à la balle de fusil et où pourtant figurent des fours crématooires avec des ossements, je ne sais si il est encore ouvert à la visite (j'avais onze ans et j'en cauchemarde toujours)
Il est des morts qui appartiennent à tous, ils font partie de notre mémoire collective avec ses flous sur certains détails.