Qu'un président et qu'un premier ministre laissent un ministre mis gravement en cause dans une affaire fiscale à la tête de l'administration fiscale et de ses agents, ne voulant pas reconnaître que dans l'affaire qui le concerne il est juge et partie, puisqu'il peut empêcher tout inspecteur du fic de faire son travail, en dit long sur la remise en cause qu'ils font de la séparation républicaine stricte entre affaires privées et affaires publiques.
Qu'un conseiller s'enrichisse en profitant de son poste, qu'un ministre fraude le fisc et qu'il ne soit ni inquiété ni poursuivi, voilà leur morale, telle est leur normalité.