Le président de la France laisse détruire la vie d'une citoyenne française, Aurore Martin, au prétexte qu'elle a usé de son droit de libre expression dans un pays étranger lequel met des restrictions à la démocratie, à propos desquelles pourtant garant de la signature de la france de la convention des droits de l'homme, il n' aurait rien à dire, ce qui ne l'empêche pas de se prononcer pour la construction de l'aéroport de Nantes alors que le tribunal administratif subordonne à une étude d'impact sur l'eau et à une définition exacte des compensations son autorisation définitive.
Respecter l'indépendance de la justice c'est pour le premier magistrat de france affirmer qu'il y ait eu "un certain nombre de procédures et de recours qui pour l'essentiel ont été épuisés" ce qui revient à considérer à l'encontre de la décision du tribunal que ses restrictions ne sont que des questions secondaires, négligeables que l'on peut ignorer. Comment des engins de chantier peuvent entamer des travaux, abattre des arbres, alors que ces considérations restrictives ordonnées par un tribunal ne sont pas réglées, en violation manifeste du respect du droit, sinon avec la complicité manifeste du président, pour qui la messe est dite et peu importe la chose jugée.
Selon lui manifester, ce serait une mise en cause manifeste des élus démocratiquement élus, comme si l'opinion que l'on a d'un sujet pesait automatiquement sur la ligne générale que l'on veut voir adopter. Ou alors il faudrait qu'il démissione lui-même pour avoir tant changé sur l'économie et le traitement infligé à des Roms qui veulent intégrer la société française..
De toute manière, foin de justice et d'indépendance, dans le cas d'Aurore Martin il s'agit de ne pas se mettre à dos un allié adossé à la méditerranée devenue secteur stratégique pour la politique étrangère de la france, et dans le cas de l'aéroport de Nantes, il leurs importe peu que son déplacement détruise un mode de vie et un éco-système puisque ce faisant l'essentiel est de récupérer une énorme surface de terrains se prêtant à de juteuses opérations immobilières, générant un flux de recettes bienvenues pour compenser l'austérité décidée par le président.
Aucun principe, sinon celui du cynisme, après tout les intérêts de la France sont ainsi préservés, et la machine à à prélèvements relancée.
Du coup selon ce bon principe, qui veut que la fin justifie les moyens, on ne comprend pas du tout pourquoi il n'autorise pas l'exploitation sauvage des gaz de schiste qui pourrait soulager le déficit de notre commerce extérieur.
Allez encore un effort vous gouvernez les intérêts de la France et de son économie, pas la préservation d'un mode de vie et d'un éco-système, dès lors que l'on est sans principe, ni valeurs, on peut gentiment violer ce qui fait l'âme d'un pays.