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Ca y est, les Slovaques ont enfin dit « oui » !

C’est vrai qu’il a fallu les pousser un peu, mais le 586549ième plan de sauvetage de la Grèce (celui qui précède exactement le 586550ième , qui va aussi sauver la Grèce, évidemment) est enfin rendu possible !

Et puis l’Europe n’en est pas à sa première petite entorse à la démocratie, après tout !

Ce qu’il y a d’assez intéressant, lorsqu’on analyse les choses de près, c’est la progression que l'on constate.

D’abord il y eut le peuple irlandais qui vota « non ». On fit revoter le peuple irlandais, qui vota « oui ». Preuve qu’on avait bien raison. C’est bien connu : lorsque le peuple vote « non », il se trompe, lorsqu’il vote « oui », il est intelligent (quelle que soit la question). C’est d’ailleurs pour cela qu’on ne le refait voter que lorsqu’il vote « non ».

Mais bon, d’un certain point de vue, que le peuple défasse ce que le peuple fit : l’autorité démocratique, pour avoir été forcée, n’en était pas moins exercée.

Puis vint le peuple français, qui vota « non ». Mince. Problème. C’est que le peuple français, il serait bien capable de revoter « non », le bougre ! Alors on réunit les parlementaires et, en bon représentants du peuple, ils votèrent très majoritairement... « oui ». Ouf ! L’Europe était sauve.

Evidemment, quelques esprits chagrins firent remarquer qu’il y avait là une entorse assez grave à la démocratie : des représentants qui contredisent le vote expresse du peuple qu’ils sont censés représenter, c’est ennuyeux. Que le vote du peuple devienne purement consultatif et non plus décisionnaire, c’est embêtant. Mais on continua à appeler cela la démocratie (et même démocratie représentative car on ose tout) et on fit comme si de rien n’était.

Et puis voilà que la Slovaquie permit à la « démocratie représentative » de faire un pas en avant : cette fois, ce furent les députés eux-mêmes qui votèrent « non ». Mais qu’est-ce qui leur a pris à ceux-là ? Ils n’ont pas encore compris que les votes réclamés par l’Europe ne toléraient jamais de refus ? Ni une ni deux, on les fit revoter. Et, heureusement, cette fois-ci, ils sont rentrés dans le rang et ils ont voté « oui ».

Bref, que ce soit le peuple contre le peuple, les représentants contre le peuple ou les représentants contre eux-mêmes : quoi qu’il arrive, il faut toujours voter « oui ».

Quand on vous dit qu’il n’y a pas d’alternative !

Mais ne soyons pas caricatural, ce n’est pas (encore) un système autoritaire : la preuve, il y a des votes.

Alors, bien sûr, lorsqu’on est un peu simplet comme moi, on est bien obligé de constater que, décidément, en Europe, les voies de la démocratie sont devenues de plus en plus impénétrables !

Tous les commentaires

13/10/2011, 23:50 | Par Liliane Baie

Merci.

Je prolongerai en rappelant que les théoriciens de Palo-Alto ont depuis longtemps mis en évidence ce qu'ils ont appelé "les injonctions paradoxales" du genre "Fais ce que je te dis, mais tu fais comme tu veux". C'est-à-dire, ici : "Tu fais ce que tu veux mais fais ce que je te dis".

Notons que ce type d'injonction, théorisé ultérieurement sous le terme de double-contrainte, se trouve apparemment plus souvent dans des familles où il y a un schizophrène.

De là à dire que l'on veut nous rendre fous... peut-être pas, mais cela ajoute certainement à le confusion et à la paralysie ambiante...

 

 

 

14/10/2011, 19:41 | Par Danyves en réponse au commentaire de Liliane Baie le 13/10/2011 à 23:50

http://sspa.boisestate.edu/anthropology/files/2010/08/BATESON-Experiments-in-Thinking.pdf

 

Gregory Bateson, dans Steps to an Ecology of Mind , donne l'exemple de la mère qui repousse sa fille qui s'approche d'elle pour l'embrasser en lui disant "tu vois que tu ne m'aime pas".

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Steps_to_an_Ecology_of_Mind

 

 

13/10/2011, 23:57 | Par Art Monica

Il faut toujours dire Oui, en fait. C'est une question fermée à une seule réponse. On n'est même plus dans le binaire, mais dans l'unaire. Lunaire.

14/10/2011, 01:26 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Oui ... l'étape suivant est la suppression des parlementaires . Ils ne seront plus d'aucune utilité au vu des textes en préparation ... Tout sera décidé à Bruxelles.

Il parait que l'heure est aux économies ..

 

Si ils ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis , c'est qu'ils n'ont pas réfléchi plus loin que le bout de leur nez ..

 

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/le-mecanisme-europeen-de-stabilite-31929

 

Barroso veut accélérer la mise en place de ce texte surréaliste , on parle même de la fin de l'année .

 

Vous pensez qu'ils voteront OUI à la suppression du Parlement qui ne sera plus d'aucune utilité ?

14/10/2011, 01:45 | Par SAINE COLERE

Ce NON au referendum sur le traité européun,

Ce refus citoyen , foulé aux pieds par les representants des deux Assemblées restera à jamais une tache dans l'Histoire de notre democratie .

Les derniers soubressauts du PS en sont encore temoins .

14/10/2011, 09:23 | Par brocéliande

Heureusement, mercredi soir Hollande a proposé que ce type de décisions soient prises à la majorité et non plus à l'unanimité. Je trouve aussi que certains peuples et parlements sont "irresponsables".

14/10/2011, 09:36 | Par melgrilab@yahoo.fr

Je ne comprends pas ces réactions.

 

Le Parlement slovaque a dit "non !" au gouvernement (un peu comme le peuple français avait dit "non !", en son temps, à Raffarin). Après négociation, et acceptation par le gouvernement de convoquer des élections générales en mars prochain, le Parlement a dit "oui..." au projet d'aide à la Grèce. Les 27 pays sont maintenant d'accord là-dessus.

 

Si le Peuple slovaque est contre la décision de son Parlement, il peut le faire savoir:

1) dans la rue dès maintenant,

2) dans les urnes en mars.

 

Si vous avez d'autres propositions, faites-les connaître

1) aux Slovaques,

2) à la communauté médiapartienne...

 

Au fait, où en est la traduction en slovaque de notre appel ?

14/10/2011, 09:51 | Par Art Monica en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/10/2011 à 09:36

Melchior,

 

La question est le rapport des institutions aux avis émis par les citoyens et, plus largement, au pouvoir démocratique.

 

Il ne s'agit pas ici des Grecs (demain les Espagnols, les Portugais, les Français), mais de l'érosion accélérée des droits des citoyens par une instance européenne qui a confisqué et détourné les pouvoirs nationaux démocratiques pour une logique qui nuit à tous les peuples sans exception.

 

Cette Europe-là, Melchior, n'est pas (la) bonne.

14/10/2011, 09:58 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Art Monica le 14/10/2011 à 09:51

Art Monica .. c'est pire que çà

Ce matin , les médias résonnent de nouveaux bruits de bottes ... mais la cible est Iranienne .

Les USA sont prets à tout pour sauver leur suprématie armes et monnaie , y compris à déclarer la Guerre de toute urgence à l'Iran , meme sans raison .. Donc ils la fabriquent .

 

La guerre est un excellent moyen pour recycler les excédents monétaires dans la fabrication d'armes .

Nous avons à réagir d'urgence pour empecher nos élus de suivre cette politique de la folie non ordinaire .

 

Les motions d'urgence çà existe

14/10/2011, 10:00 | Par Art Monica en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 14/10/2011 à 09:58

Oui, Marie-Caroline, nous vivons en direct la stratégie du choc.

Et les lanceurs d'alerte sont pris pour des paranos.

14/10/2011, 19:19 | Par Danyves en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 14/10/2011 à 09:58

La guerre est le meilleur moyen d'améliorer la rentabilité du Capital

John Meynard Keynes

 

14/10/2011, 10:02 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Art Monica le 14/10/2011 à 09:51

Si quelque chose peut être mis en cause ici, c'est le fonctionnement des institutions nationales slovaques elles-mêmes, pas l'Europe. C'est vrai qu'on irait plus vite avec une constitution européenne fédéraliste, et les décisions prises à la majorité.

 

 

 

14/10/2011, 11:49 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/10/2011 à 10:02

Cher Melchior,

 

Si quelque chose peut être mis en cause ici, c'est le fonctionnement des institutions nationales slovaques elles-mêmes, pas l'Europe.

Vous avez bien raison : c'est une loi universelle, l'Europe ne pouvant pas être en cause, c'est le fonctionnement des instutions nationales qui doivent bien l'être.

Et le raisonnement que vous tenez concernant les slovaques (le "non" provient d'arrangement politiciens - et la politique étant autre chose que des arrangements, il faut revoter "oui") est malheureusement toujours servi : que ce soit le peuple qui vote, pour qu'il revote; que ce soit le peuple qui vote, pour que ses représentants revote; et désormais que ce soit les représentants qui se déjugent eux-mêmes.

Toujours, le "non" est le fruit de mauvais jeux politiciens (démagogie, faux compromis et le peuple n'a rien compris ou vote contre son propre gouvernement), et les vrais "responsables" heureusement sont là pour revoter "oui".

La seule question qui vaille est la suivante : est-il possible qu'un jour un "non" soit respecté?

Autrement dit, une fois qu'elle sont entrées dans l'UE, les démocraties nationales ont-elles encore réellement le choix ou le vote n'est-il plus qu'un mécanisme d'enregistrement -cad une mascarade?

14/10/2011, 20:28 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Lefrere Marc le 14/10/2011 à 11:49

Vous avez tort de persifler. La majorité de non est le fait de partis coalisés dont un au moins avait donné très clairement le sens de son vote: obtenir des législatives anticipées. Le gouvernement s'y est résolu et dès lors la voie était ouverte pour le vote de l'accord européen. Tout cela est le fait des parlementaires slovaques; on en pense ce que l'on veut, mais ce n'est pas à mettre sur le dos du peuple qui se serait déjugé, ni des institutions européennes.

14/10/2011, 20:46 | Par brocéliande en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/10/2011 à 20:28

Vous avez entièrement raison : ce sont les parlementaires slovaques. Comme pour le traité de Lisbonne : ce sont les parlementaires français, notamment de gauche, qui ont, avec la droite, déjugé le peuple. Marc ne persifle pas. L'on peut être comme vous, pour une europe fédérale, et ne pas pour autant nier le vote du peuple français ou lui inventer des intentions que vous ne pouvez connaître. Cela s'appelle de la mauvaise foi. Cela dessert le politique.

 

14/10/2011, 09:43 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

@Melchior

Course contre la montre .. Voir mon dernier billet de blog

Bonjour Commissaire , Adieu les Députés

14/10/2011, 14:49 | Par winoc

 

de toutes façons.

il doit être ce que les "Grands ont décidés"

on va voter ,et si cela ne convient pas ,on détourne!

si cela ne passe pas par la porte,ce sera par,la fenetre ,le toi!

14/10/2011, 16:05 | Par Thierry T. d'Ouville

C'est la grande invention démocratique des Eurocrates : le référendum à résultat bloqué. vous votez jusqu'à ce que le résultat soit celui désiré par l'oligarchie !

14/10/2011, 19:30 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Thierry T. d'Ouville le 14/10/2011 à 16:05

En général , cela se termine dans la rue ..

Et çà commence demain je crois ...

 

14/10/2011, 20:32 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Thierry T. d'Ouville le 14/10/2011 à 16:05

Il n'y avait pas de référendum. Tout s'est passé entre le parlement et le gouvernement (voir plus haut).

 

 

De toutes façons les Slovaques savent ce qu'ils doivent à l'Europe, qui leur a versé de belles subventions ces dernières années. Il aurait été mesquin de refuser d'aider la Grèce.

 

 

Notons bien que ces petits problèmes se règleraient plus facilement si les votes se faisaient à la majorité. On y viendra.

14/10/2011, 21:01 | Par brocéliande en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/10/2011 à 20:32

les Slovaques savent ce qu'ils doivent à l'Europe, qui leur a versé de belles subventions ces dernières années.

C'est ce que j'aime chez les partisans de l'Europe fédérale. Soyez heureux peuples pauvres, l'Europe vous donne de l'argent. Aussi, comme pour l'Irlande, la fière, incapable de voter Oui du premier coup, pliez sous le joug de ceux qui savent. Les bons, les vrais, ceux de Bruxelles, riches de l'argent des autres. Pas un euro de l'argent que nous, peuples européens, avons donné et donnerons encore, n'ira aux salariés grecs. Le FESF n'a qu'un objectif : sauver les actionnaires des banques. Je vous renvoie au blog de Paul Jorion, qui pourtant semble??? avoir un certain goût pour l'Europe fédérale.

14/10/2011, 21:12 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de brocéliande le 14/10/2011 à 21:01

Pour l'Irlande: le premier vote, le vote non sur Lisbonne, a été obtenu par une campagne menée par des ultralibéraux, parmi lesquels Philippe de Villiers. On a fait croire notamment aux catholiques que l'Europe les obligerait à pratiquer l'avortement. Des choses de ce genre. Le gouvernement a dû rassurer le peuple en précisant qu'un certain nombre de domaines resteraient de la responsabilité de l'Etat irlandais. Moyennant quoi le deuxième référendum a été favorable au oui.

 

En Espagne aussi ce sont les cathos réactionnaires qui ont conduit la campagne pour le non. Mais là ils ont raté leur coup dès la première fois.

 

 

Il faudrait en finir avec cette faribole des peuples qu'on force à revoter, encore et encore, jusqu'à ce qu'ils cèdent au grand complot qui leur veut du mal.

14/10/2011, 21:51 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/10/2011 à 21:12

On a fait croire notamment aux catholiques que l'Europe les obligerait à pratiquer l'avortement.

Il est bien exact qu'à l'inverse, pour faire voter "oui", on ne fait strictement rien croire aux gens. Que du vrai et du sincère. D'ailleurs, tout va bien.On a eu la prospérité et la protection promise, et on a évité le chaos annoncé si on votait non.

 

Il faudrait en finir avec cette faribole des peuples qu'on force à revoter, encore et encore

C'est vrai, quoi, on ne les fait voter que deux fois et c'est normal. C'est toujours comme ça.

C'est quand d'ailleurs qu'on revote Maastricht? Je suis impatient, j'ai fourbi mes arguments, maintenant!

14/10/2011, 22:01 | Par Art Monica

Melchior a parlé du "grand complot qui leur veut du mal": la discussion est close, Marc. Cet âne là ne veut pas boire de notre eau ;-)

14/10/2011, 22:32 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de Art Monica le 14/10/2011 à 22:01

Hélas, oui, il ne veut pas. Et, comme je l'aime bien, cet animal, cela m'attriste un peu.

Il fait mine de ne pas comprendre et n'ose pas penser que ce qu'il voit est bien ce qu'il voit : que les marchés ont commandé la construction européenne (avec d'ailleurs des tas de "bonnes" raisons philosophiques sur le "commerce pacificateur") et que la démocratie est accessoire pour les marchés (c'est mieux avec, car cela sauve les apparences, mais si on doit passer par dessus, tant pis).

Ceci dit, il a bien raison de présenter ses arguments!

Et cette manière de "déconstruire" les votes défavorables pour en saper la légitimité et justifier un nouveau vote est intéressante. Peut-être est-ce même une entreprise utile - mais y fonder une telle pratique politique rend la démocratie impossible.

Car la justice réclamerait qu'on fasse de même pour les votes positifs, de sorte que jamais le vote ne serait en soi décisif, mais seulement l'interprétation de leurs motivations explicites ou implicites.

Ce qui soumettra toujours après coup la volonté du peuple à bien des vicissitudes... sophistiques (ou sondagières : les motivations du peuple en Une "le vote sera-t-il valable ou pas? Le Grand Bureau de Vérification va consulter les études d'opinion et statuer", suspense!)!

On pourrait écrire un roman en tirant la logique des tendances actuelles! Clin d'oeil

15/10/2011, 08:21 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Lefrere Marc le 14/10/2011 à 22:32

Moi aussi, j'aime cet animal aux longues oreilles. Mais quand il a dit Non, c'est Non, et comme il a dit Oui, c'est définitivement Oui. Eh oui...

14/10/2011, 22:07 | Par melgrilab@yahoo.fr

J'ai peur en effet que la discussion ne soit close, si on s'obstine à voir un malin génie tout puissant à l'oeuvre.

14/10/2011, 22:14 | Par Liliane Baie en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/10/2011 à 22:07

Je crains, Melchior Griset-Labûche, qu'il ne s'agisse pas d'un génie, malin ou pas, mais d'une entente bien comprise entre puissants déterminés.

14/10/2011, 22:16 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Liliane Baie le 14/10/2011 à 22:14

Et vous pensez que ce sont ces puissants déterminés qui ont fait revoter le Parlement slovaque ?

14/10/2011, 22:27 | Par Liliane Baie en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 14/10/2011 à 22:16

Je pense que ce n'est pas par hasard que se développe la stratégie consistant à revoter ce qui a déjà été voté lorsque le résultat du scrutin ne correspond pas aux souhaits des puissants et du pouvoir qui les soutient.

A part ça, les voies des stratégies d'influence sont multiples et, souvent, cachées.

 

14/10/2011, 22:19 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Liliane Baie le 14/10/2011 à 22:14

La stratégie du choc.

 

Si on ne veut pas admettre qu'elle ait une existence, on ne peut discuter.

 

Melchior, savez-vous que c'est ce qu'a dit Fillon cet après-midi? Que la gauche inventait des complots inexistants venant du capitalisme et des spéculateurs... J'ai sursauté dans ma voiture.

15/10/2011, 09:46 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Art Monica le 14/10/2011 à 22:19

Le billet porte sur le oui slovaque, et c'est sur ce point que je conteste le point de vue de l'auteur.

15/10/2011, 13:16 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

La désintégration des modèles sociaux européens , avec des pays qui viennent de signer la construction de l'autoroute Varsovie Berlin avec une entreprise Chinoise, moins disante de 52% par rapport aux autres , parce qu'elle foule aux pieds toutes les règles sociales de l'UE ...

cela doit venir des promesses non mensongères du OUI !!!!!

 

Demain , ce seront nos autoroutes et routes , nos immeubles , sans aucun respect de la législation du travail et encore moins des règles sociales , comme ce qui se passe avec les 800 Chinois qui vont construire le Varsovie Berlin ..

Vous pouvez dire adieu à vos retraites , à votre sécurité sociale , à la législation du travail sur les 35 H ou même sur les 40 (pour information , les chinois qui construisent l'autoroute en question se relaient par équipe et renseignez vous sur les conditions , jour et nuit bien entendu et sans doute Dimanche inclus !!!!).

 

Les débats n'auront pas lieu d'être , ils ne seront d'aucune utilité puisque nous n'arrêtons pas de dire OUI à cette Europe de désintégration , et quand les peuples disent NON , on les fait revoter jusqu'à ce que le OUI arrive ..

 

Effectivement , les anti OUI sont des adeptes de la théorie du complot !!!!

http://www.debout-la-republique.fr/Quand-les-Chinois-construisent-l.html

15/10/2011, 14:12 | Par melgrilab@yahoo.fr

J'ajoute (et je m'en tiendrai là) que le peuple slovaque aura l'occasion de dire très précisément ce qu'il pense de tout cela lors des élections législatives de mars 2012, tout comme les Espagnols en novembre prochain et les Français en avril-mai.

15/10/2011, 17:45 | Par Art Monica en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 15/10/2011 à 14:12

Mais il faut que d'ici là, les peuples soient informés des tenants et aboutissants. Or, face à la doxa, nous sommes des moucherons très enfumés, Melchior.

15/10/2011, 20:00 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de Art Monica le 15/10/2011 à 17:45

D'autant plus que, pendant les législatives, on parle très très peu de l'Europe...

 

Ainsi, lorsqu'à un projet européen le peuple ou le parlement dit "non", on "déconstruit" les raisons du non, pour expliquer qu'il n'était pas réellement adressé au projet. Mais lorsque le peuple vote aux legislatives nationales pour des personnes qui, par ailleurs, ne discutent pas de l'Europe mais ne s'y oppose pas, on explique que c'est une preuve manifeste de soutien à l'Europe.

On nous a fait le coup avec le traité de lisbonne : Sarko a été élu or il avait dit qu'il ferait un traité, donc il a le droit de s'asseoir sur le vote précédent du peuple. Comme si, en ce cas, le peuple avait voté pour lui pour cette raison et non pas pour plein d'autres...

 

15/10/2011, 21:36 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Lefrere Marc le 15/10/2011 à 20:00

En 2007 les trois candidats arrivés en tête au premier tour (totalisant deux tiers des voix) étaient des partisans du oui deux ans plus tôt, et avaient tous trois explicitement déclaré qu'il faudrait bien surmonter le blocage des institutions européennes dû à la victoire du non en 2005. Ségolène prévoyait un grand débat suivi d'un nouveau référendum, Bayrou je ne sais plus, et Sarko ce qu'il a fait. On ne peut pas lui reprocher d'avoir fait ce qu'il avait dit qu'il ferait.

16/10/2011, 11:00 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 15/10/2011 à 21:36

Mais les gens n'ont pas voté "sarko" pour son projet européen, mais pour des craintes sur l'insécurité, pour des problèmes nationaux.

En suivant le même raisonnement que celui que l'on fait subir au "non" (et même en oubliant que c'est une reprise du Traité Constitutionnel déjà refusé par le peuple) on doit en déduire que ce projet n'a pas de réelle légitimité populaire (puisque le peuple n'a pas voté pour lui, mais pour des raisons nationales) et qu'il doit être revoté.

15/10/2011, 21:10 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Malgré le OUI slovaque voici un NON Hongrois .. et celui là est pour moi porteur d'espoir . Il y a encore des peuples qui se battent

La Hongrie veut faire plier les banques ..

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-hongrie-veut-faire-plier-les-102468

Merci Mandrake

15/10/2011, 21:29 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 15/10/2011 à 21:10

La Hongrie est dans la zone euro ? Cela m'avait échappé.

15/10/2011, 21:33 | Par Art Monica en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 15/10/2011 à 21:29

Hi han hi han... les banques ne concernent pas que la zone euro... Et la zone euro dépend de la mondial... Euh du monde ;-)

15/10/2011, 21:38 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Art Monica le 15/10/2011 à 21:33

On me parle de NON hongrois faisant pendant au OUI slovaque, j'essaie de comprendre.

15/10/2011, 21:48 | Par Art Monica en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 15/10/2011 à 21:38

Voui mon âne. Un "Non aux banques" des Hongrois fait pendant au "Non devenu Oui aux banques" des Slovaques. - L'Europe qui nous a trahis est celle qui a privilégié les intérêts des spéculateurs sur les droits des peuples. Pas l'Europe en elle-même pour laquelle j'avais dit Oui, et dont j'ignorais qu'elle allait être confisquée et distordue de la sorte.

16/10/2011, 10:41 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Art Monica le 15/10/2011 à 21:48

@Melchior

Non les Hongrois ne sont pas en zone Euro , ils devaient y rentrer .

Le Groupe Visigrad réuni il y a deux jours à Bruxelles a décidé de reporter cette décision sine die .

Par contre , les montages insensés commis par des banques Hongroises ou étrangères , viennent de se faire reprendre par la justice Hongroise .. et les banques sont priées d'assumer les conséquences de leurs contrats déments .

Avouez que si nous avions eus une loi identique en France , nous n'en serions pas là avec nos communes , et Dexia n'ayant pas pu proposer des contrats irremboursables par ceux qui les ont pris , n'en serait sans doute pas là ..

 

Effectivement , cette reprise en main par le politique fait grincer les dents des banquiers et des eurocrates .

16/10/2011, 11:41 | Par brocéliande en réponse au commentaire de Lefrere Marc le 16/10/2011 à 11:26

Nigel Farage! Arrête de faire le malin, Marc, la situation est grave!Sourire

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