Mer.
03
Sep

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Le libéralisme a échoué... de l'aveu même des libéraux.

En effet, chers amis, les libéraux admettent eux-mêmes que leur système est imbécile.

Bon, evidemment, ils ne le disent pas comme cela; ils essaient de le faire en passant comme si cela ne changeait pas leur autorité ou leur expertise.

Ils se contentent d'appeler, pour résoudre la crise, à l'instauration de règles nouvelles encadrant les marchés financiers.

Ce qui signifie - si je comprends bien - qu'ils admettent que les problèmes actuels viennent de l'absence de ces règles.

Et donc de ce que les agents économiques sont laissés trop libres.

Or quel est le courant philosophico-économico-politique qui déclare qu'il faut que l'Etat laisse les agents économiques les plus libres possibles pour que la croissance et la prospérité s'installent? Eh bien, le libéralisme (comme son nom l'indique).

CQFD.

Tous les commentaires

25/09/2011, 07:48 | Par AA Bradley

Le hic dans votre raisonnement - tout à fait juste par ailleurs - c'est qu'ils n'en ont strictement rien à cirer les libéraux. Et de plus, pensez-vous qu'ils soient assez bêtes, les libéraux, au point qu'ils soient incapables de tenir le même raisonnement ? Non, évidemment... La triste vérité, c'est qu'ils savent fort bien ce qu'ils sont en train de faire, et ce depuis trente ans, et qu'ils poursuivent tranquillement leur petit bonhomme de chemin en nous enfumant allègrement tout au long. Jusqu'à ... ?

25/09/2011, 10:52 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de AA Bradley le 25/09/2011 à 07:48

c'est qu'ils n'en ont strictement rien à cirer les libéraux.

Je suis bien d'accord et j'explique d'ailleurs qu'ils font mine de rien. Et c'est aussi pour cela que je me permets de souligner leur propre contradiction; car si je n'attends rien des libéraux comme tels, il est bon que les autres gardent en tête cette contradiction - lorsque, par exemple, on reçoit encore tel ou tel "expert" dans une émission comme si rien n'avait changé. Et c'est ce "comme si rien n'avait changé" contre lequel il faut se battre : car l'enfumage est tout de même assez fort. Je n'ai encore jamais vu ou entendu un d'entre eux dire qu'il s'était trompé; par contre, je les entends expliquer ce qu'il faudrait faire. Etre toujours à la manoeuvre, ne jamais paraître discrédités par les faits, il faut reconnaitre qu'ils ont un certain aplomb!

25/09/2011, 10:46 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de [email protected] le 25/09/2011 à 08:05

Tout à fait, cher Melchior, la liberté véritable se construit et demande des régulations. Mais ce n'est pas moi qui oppose régulation et liberté, ce sont les libéraux, dont ici j'adopte le raisonnement, qui, pendant des années, se sont opposées à toute régulation au nom de la liberté, comme si celle-ci était une donnée première et spontanée.

25/09/2011, 12:14 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Lefrere Marc le 25/09/2011 à 10:46

Les gens à qui vous vous en prenez sont les ultra-libéraux ou les néo-libéraux. Le libéralisme historique n'est plus qu'un courant de pensée, qui n'a pas plus de responsabilité dans la politique économique actuelle que le socialisme français du XIXème siècle n'en avait dans le national-socialisme, ou même dans le "socialisme" de Milosevic.

27/09/2011, 22:14 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de [email protected] le 25/09/2011 à 12:14

Ce qu'on appelle aujourd'hui le libéralisme n'a rien à voir avec le libéralisme du siècle des lumières.

C'est un hold-up sémantique.

Le libéralisme actuel, celui de fric tout puissant, c'est la liberté du renard dans le poulailler, selon la formule bien connue.

Ou, pour rester dans la zoologie, le règne du Veau d'Or.

25/09/2011, 13:43 | Par AA Bradley

Libéral est un terme générique qui englobe toute la clique des néo, des ultra ou des hyper libéraux. Arrêtez donc de nous enfumer, vous aussi, MGL, avec vos distingos à la noix. Dirait-on ultra-socialistes, ultra-communistes même si le mot ultra est parfois employé seul pour signifier extrémiste (par contre on a bien conservateurs et ultra conservateurs, ce qui tendrait à montrer que l'extrêmisme est plutôt une tendance de droite). Quant à A. Smith, le père du libéralisme, il avait les mêmes idées à la con que vous, et on voit ce qu'elles ont donné. Je pense notamment à sa fameuse main invisible.

25/09/2011, 14:12 | Par [email protected] en réponse au commentaire de AA Bradley le 25/09/2011 à 13:43

Cher Adrien Labayrade,

 

Vous me rendriez un réel service si vous vouliez bien me retrouver l'endroit exact où Adam Smith a parlé de la main invisible (dans son oeuvre à lui, bien sûr). Nous pourrions alors en discuter, en fonction du contexte.

 

 

Ce n'est pas beau de renier ses ancêtres. Adam Smith est notre père à tous, Marx et les marxistes compris (et Keynes par-dessus le marché).

 

 

Cette demande que je vous fais concernant la mention de la main invisible, je la fais aussi à toute la communauté médiapartienne.

 

 

Melchior, bourrique facétieuse.

25/09/2011, 14:59 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de [email protected] le 25/09/2011 à 14:12

Ce n'est pas après vos connaissances quasi encyclopédiques que j'en ai, MGL, mais à votre cerveau qui semble débordé par toute la masse d'informations qu'il contient. Si je peux vous donner un conseil, essayez d'abord d'y remettre un peu d'ordre, en vous débarrassant d'un maximum de détails inutiles, par exemple.

_

Extrait de Wikipédia :La main invisible dans l'approche discontinue du libéralisme classique.../ Cette approche est celle du libéralisme classique et aurait été diffusée « inconsciemment par des milliers d'auteurs de manuels »[N 1]. Dans cette version, la « main invisible » serait une métaphore par laquelle Smith signifierait que les marchés sont autorégulateurs et conduiraient à l'harmonie sociale. /..

Si effectivement l'expression n'est pas d'A. Smith, il en est l'inspirateur.

 

25/09/2011, 15:06 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de [email protected] le 25/09/2011 à 14:59

En effet mais votre réponse a dû interférer avec la modication que j'apportais à mon post. Comme vous voyez, je vous donne partiellement raison (la dernière ligne que j'ai ajoutée) sur ce point. Mais que ce soit lui ou un autre qui ait été inspiré par ses travaux, pensez-vous que cela change quoi que ce soit au problème ? C'est ce genre de choses que j'appelle des détails inutiles.

25/09/2011, 15:24 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de [email protected] le 25/09/2011 à 14:56

Je n'ai aucun conseil à vous donner, MGL. Ce serait peut-être même l'inverse sur des questions d'histoire et de culture générale. Mais comme je vous l'ai déjà fait observé sans beaucoup de ménagement, j'ai le sentiment, à vous lire, que vous n'avez pas réussi (encore) à faire la part des choses entre toutes les connaissances que vous avez accumulées. Autrement dit, pensez par vous-même au lieu de le faire par la bouche des auteurs que vous avez lus.

25/09/2011, 16:00 | Par Art Monica

Les gouvernements dits dedroite (Sarkozy) et degauche (Zapatero) ont non seulement laissé la spéculation le plus incontrôlée dominer l'économie et la politique, mais ils se proposent de continuer à le faire. On n'a pas le choix, tel est leur leit motiv.

 

Si l'on convient d'appeler "libérale" cette politique, on dira, cher Marc, qu'elle conduit les sociétés droit dans le mur, pour le plus grand bien des spéculateurs et des riches. Est-ce un échec pour les libéraux? Peut-être pas, vu les conséquences... Echec pour les uns, grand bénéfice pour les autres.

25/09/2011, 16:13 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Art Monica le 25/09/2011 à 16:00

Les mots ont un sens. En appelant libéraux les tenants d'un système qui est la négation même du libéralisme, on s'interdit de trouver l'issue du labyrinthe, qu'on se condamne à chercher de nouveau du côté de la dictature (du premier secrétaire sur le comité central du parti) du prolétariat. La vision binaire est implacable, et conduit nécessairement dans l'une ou l'autre erreur. Me semble-t-il. Mais je ne suis qu'une bourrique.

25/09/2011, 17:07 | Par Art Monica en réponse au commentaire de [email protected] le 25/09/2011 à 16:13

Cher Melchior, je crois mieux comprendre votre inquiétude. Vous vous référez à une conception du libéralisme qui semble aujourd’hui devoir être légèrement révisée.

 

** Le libéralisme a été un facteur de liberté puisqu’il est né d'une opposition à l’absolutisme et au droit divin : Il a affirmé la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur le pouvoir du souverain. Chaque être humain possède des droits fondamentaux qu'aucun pouvoir n'a le droit de violer. Les obligations sociales imposées par le pouvoir laissent place au libre choix de chaque individu. Il n’y a pas assujettissement, chaque individu pouvant jouir d'un maximum de liberté, notamment en matière économique.

 

La société est fondée sur la liberté d'expression des individus dans le respect du pluralisme et du libre échange des idées. Dans le domaine économique, elle joint l’initiative privée, la libre concurrence, l’économie de marché. Dans le domaine politique, elle relie des pouvoirs encadrée par la loi librement débattue et des contre pouvoirs. Le mérite est le fondement de la hiérarchie. L’état de droit permet de respecter tous les groupes et individus, l’état étant le garant de ce respect. Certains (Adam Smith, Karl Popper) considéraient que l’Etat est nécessaire à la protection des libertés individuelles, et doit intervenir dans l’économie, en matière de contrôle et de régulation.

 

** Ce qui manque à cette théorie, de fait « idéaliste », c’est le jeu des rapports de forces et de classes sociales lié au capitalisme, que nous voyons aujourd’hui de façon caricaturale à l’oeuvre. Le libre marché est entravé, perverti, (c'est une liberté pour les uns, qui opprime les autres) ce qui rend inopérant le libéralisme idéal.

 

==> Le choix n’est pas (plus?) entre le libéralisme et la dictature, mais entre une société politiquement axée sur la liberté individuelle mais économiquement dérégulée, ce qui aggrave de fait tous les systèmes de pouvoir, et une société politiquement axée sur la liberté individuelle mais économiquement régulée afin de combattre les oppressions et inégalités.

 

25/09/2011, 17:41 | Par Virgil Brill

Le terrain est pas mal miné par des ambigüités sémantiques.
Jacques Généreux préfère parler de marchéisme que de libéralisme, même néo, hyper ou ultra, pour désigner ce système ou, au nom de la liberté individuelle et de la liberté d'entreprendre, licence totale est laissée aux puissants détenteurs de capitaux pour, in fine, imposer leurs exigences à toute la société.

25/09/2011, 18:15 | Par [email protected]

à Art et Virgil

 

Je crois que nous ne sommes pas loin d'être d'accord.

 

J'hésite entre vous répondre ici (au risque d'alourdir le fil de notre auteur), faire un billet sur les frères ennemis issus du libéralisme, ou encore une présentation des premières pages du dernier livre de Rosanvallon, sur l'égalité. Je ne sais pas ce qui est le plus utile (ni, surtout, le plus faisable).

25/09/2011, 22:06 | Par Virgil Brill

Melchior

 

au risque d'alourdir le fil de notre auteur

À lui de dire ce qu'il en pense.

Je sais qu'à sa place j'aimerais bien qu'un fil sous un de mes billets s'enrichisse de ce genre de débat, de réflexion partagée entre personnes qui ne se figent pas dans des positions quasiment identitaires comme c'est souvent le cas.

 

Une remarque en passant : nombreux sont (et je m'y inclus) ceux qui déplorent le ton des échanges dans le club de Médiapart. Il suffit d'aller mettre un peu son nez ailleurs (l'Express, Libé, etc.) pour se dire qu'ici c'est quand-même largement plus vivable…

 

 

25/09/2011, 23:14 | Par Lefrere Marc en réponse au commentaire de Virgil Brill le 25/09/2011 à 22:06

Avant de "répondre" (cad partager mon humble avis et analyse) plus largement sur le fond du sujet, je peux déjà assurer les divers intervenants qu'ils sont bienvenus s'ils désirent débattre sur ce fil.

J'en serais même enchanté.

26/09/2011, 21:55 | Par Lefrere Marc

Je vais essayer de proposer une réponse!

Tout d'abord, chère Monika, je suis d'accord avec vous : pour le moment, le "libéralisme" (on le mettra entre parenthèse pour le moment) a profité aux spéculateurs et aux riches (qui ne sont pas tous les "libéraux"). Mais ce système étant contradictoire, il conduit, comme on le voit, à des crises toujours plus fortes (car toujours plus mondialisées) et il y a désormais pour eux un certain risque que tout s'effondre. En ce sens, ce serait tout de même aussi une sorte d'échec pour eux. Surtout si cela conduit les peuples à chercher refuge à l'extrème gauche (qui s'attacherait à nationaliser et à reprendre leurs richesses) ou à l'extrème droite (qui "re-nationaliserait" les Etats et pourrait aussi s'accaparer leurs biens - cf. Poutine et les nouveaux riches russes).

Sur ce qu'il peut advenir, de toute façon, je suis assez pessimiste : les choses en sont à un tel point qu'il faudrait faire preuve d'une extrème sagesse pour en sortir sans sombrer dans des excès contraires -et la sagesse n'est pas particulièrement la chose du monde la mieux partagée.

 

26/09/2011, 22:25 | Par Lefrere Marc

Cher Melchior, je me permets désormais de rebondir sur vos remarques.

Mon petit billet avait l'ambition d'attirer l'attention sur les contradictions des autorités médiatico-politiques qui se nomment elles-mêmes libérales. Et l'on est bien obligé de tenir compte du nom que les gens se donnent lorsque l'on n'en a pas d'autres à disposition facilement identifiable pour les lecteurs.

Vous dites d'ailleurs vous-mêmes que le "libéralisme historique n'est plus qu'un courant de pensée" : ce qui revient à dire qu'il ne correspond plus à rien de réel dans le monde actuel - ou pourtant des personnes se disent libérales. Et lorsque l'on parle d'elles, il n'y a donc que les "historiens" pour relever l'ambiguité (et non l'erreur).

Les noms de néolibéraux et d'ultralibéraux ne sont d'ailleurs pas eux-mêmes dénués d'ambiguité. Remarquez d'ailleurs que les libéraux tirent une très grande force rhétorique de toujours pouvoir glisser ainsi entre les attaques en faisant mine de ne pas se reconnaitre : "néolibéral, moi? Non, libéral". "Ultra? Mais allons, ne soyez pas caricatural". "La faute au libéralisme? Mais non, le système actuel n'a rien de libéral" même s'il fut pensé et mis en place par les mêmes qui se nommaient libéraux avant hier.

Je ne crois donc pas très utile d'entrer trop longtemps dans leur propre jeu.

D'autant plus qu'en réalité, la racine du problème est bien déjà présente dans la pensée libérale, qui puise plus ou moins directement sa source dans la fable des abeilles, c'est-à-dire une certaine critique de la morale au nom de l'économie.

Ce n'est pas par hasard si "la main invisible" apparait chez Smith dans sa Théorie des sentiments moraux, qui fonde la morale sur la recherche de l'approbation d'autrui, puis, surtout, de sa propre conscience, mais justifie l'utilité économique des riches en reprenant, au sérieux, ce que j'explique, avec moins de sérieux, dans ma propre petite théorie de l'économie chez les géants.(lesquels ont très bonne conscience aussi) - à ceci près que Smith semble penser que cette main invisible conduit à une répartition à peu près équitable, ce qui ne s'est jamais vu.

 

Aussi est-il bien vrai que le libéralisme n'existe nul part dans le monde : c'est qu'il est impossible qu'il se réalise. Et, de ce fait, il est bon de distinguer le libéralisme comme idée et le libéralisme comme fait, cad comme réalisation économico-politique inspirée par l'idée.

Et sous pretexte que l'idée peut être trouvée belle, il ne faudrait pas s'interdire de critiquer les faits ou de s'interdire de penser le lien entre l'idée et les faits - ce serait comme prétendre qu'il n'y avait qu'une influence marxiste négligeable dans le stalinisme.

Ainsi, comme vous le dites, il faut en effet, s'efforcer de ne pas penser en mode binaire, et de ne pas forcément reconduire toute critique du libéralisme du côté d'une apologie de la dictature du prolétariat.

 

27/09/2011, 10:14 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de Lefrere Marc le 26/09/2011 à 22:25

Excellent ! Pour ma part, je pense qu'en fait, tout se résume à une question de mentalités (deux principales selon moi qui peuvent se décliner en un mixage de tendances autorisant toutes les nuances) et que la question du système économique en place - qui conditionne le modèle de société - résulte tout bonnement de la victoire de l'une sur l'autre. Quand cessera-t-on de chercher midi à quatorze heures ? Quand nous aurons compris que tout procède de l'opposition entre ces deux mentalités (avec toutes les nuances qu'elles peuvent comporter, bien entendu et que je crois bon de préciser pour couper l'herbe sous le pied de tous ceux qui aiment les complications inutiles).

27/09/2011, 09:51 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Lefrere Marc le 26/09/2011 à 22:25

Oui, Marc, outre que le libéralisme est un idéal tronqué et erroné (qui fait l'économie des rapports de classe), on ne peut occulter que quelqu'un comme Madelin se dit "libéral".

 

Le libéralisme politique est intéressant dans sa partie respect de l'individu, mais le libéralisme économique est oppressif.

 

A la lumière des échecs des gouvernances libérales et communistes, on doit aujourd'hui repenser la société avec de nouveaux concepts.

27/09/2011, 14:36 | Par [email protected]

Puis-je vous suggérer une expérience simple ?

 

Vous écrivez d'abord, sans consultation d'aucun document, une brève définition de l'oxygène.

 

Ensuite vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/Oxyg%C3%A8ne

 

Enfin vous comparez votre définition avec la page de wikipédia.

 

NB. Vous remarquerez la concordance des dates: 1773, 74, 77 pour l'oxygène, 1776 pour le livre d'Adam Smith...

27/09/2011, 17:44 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Art Monica le 27/09/2011 à 15:56

Merci pour ces deux références. Qui démontrent bien que le mot "libéral" est mis à différentes sauces, tout comme le mot "socialiste". Il vaut mieux préciser à chaque fois de quoi l'on parle.

 

 

L'oxygène élément est une chose, le "dioxygène" en est une autre, idem l'ozone, idem l'oxygène dans l'eau (et même là, il faut distinguer l'oxygène dans la molécule d'eau et l'oxygène dissous...), enfin toutes sortes d'oxydes, tous plus exotiques les uns que les autres (ne me faites pas dire ce que je ne dis pas; l'oxygène élément est bien là dans tous les cas).

27/09/2011, 22:21 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de AA Bradley le 27/09/2011 à 18:12

Après cette passionnante et docte discussion, je réitère mon commentaire café du commerce de tout à l'heure un peu plus haut :

"Ce qu'on appelle aujourd'hui le libéralisme n'a rien à voir avec le libéralisme du siècle des lumières.

C'est un hold-up sémantique.

Le libéralisme actuel, celui du fric tout puissant, c'est la liberté du renard dans le poulailler, selon la formule bien connue.

Ou, pour rester dans la zoologie, le règne du Veau d'Or."

Il faut dire que tous les mots issus du mot "libre" emportent un peu du caractère caméléon de ce mot.

Exemple : "libre" a pratiquement deux sens opposés dans les deux expressions suivantes :

L'école libre

La libre pensée

 

28/09/2011, 07:37 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de JoëlMartin le 27/09/2011 à 22:21

Je ne partage pas du tout votre avis, Joël Martin. Le libéralisme, dès le départ, portait en lui tous les travers qui permettent aujourd'hui à la classe des exploiteurs (par opposition à celle des travailleurs et à celle de ceux qui contribuent à tous les progrès) de s'enrichir sans aucune limite et ce, sans produire la moindre richesse, ni la moindre valeur d'ordre intellectuel ou moral.

28/09/2011, 10:02 | Par Art Monica en réponse au commentaire de AA Bradley le 28/09/2011 à 07:37

Cher Joël,

 

Je n'avais pas l'impression de parler de façon docte ni dans un café du commerce. Mais simplement d'échanger pour éclaircir les points de désaccord que j'ai avec Melchior.

 

Ces discussions sont loin d'être anodines et sans intérêt, en tout cas pour moi.

28/09/2011, 11:05 | Par [email protected]

Libéralisme et modernité nouvelle (par MGL, de l’Institut de Saint Isidore).

I. Libéralisme et subversion.

A. Le libéralisme subversif. Fin 18ème, le libéralisme originel est la machine de guerre des Lumières contre le vieux monde féodal.

B. Le libéralisme perverti. Au 19ième siècle, l’accumulation capitaliste confisque la liberté et l’égalité au profit de la nouvelle classe dominante.

C. Négation de la négation. Fin 19ième - début 20ième s., le marxisme politique, croyant abattre le capitalisme, détruit en fait le libéralisme.

II. Constat d’impasses symétriques. Comment en sortir ?

A. L’impasse collectiviste. Fin 20ième s., on constate un véritable désastre généralisé.

B. L’impasse néo-libérale. L’arrogance du capitalisme financier conduit à un autre désastre.

C. Comment repartir. Éviter les deux ornières; nécessité d’un retour à l’humanisme, sur les ruines du productivisme et des idéologies systématiques.

28/09/2011, 13:19 | Par Virgil Brill

Melchior

 

Appétissant.

Billet, sors de l'encrier !

Newsletter