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Léon parle du lien entre l'emploi et le logement
Ce n'est pas toujours facile de trouver un travail en fonction de son mérite. On le sent bien dans notre entreprise même quand ça ne nous concerne pas, mais il faut bien que la production produise sinon elle s'arrêterait.
Les vrais patrons me comprendront, quand ils veulent embaucher souvent le candidat se défile à cause de son logement, surtout s'il vient de loin à cause de son passé et qu'il a un avenir devant lui.
Le candidat s'interroge toujours de savoir si ça vaut le coup de quitter le chômage car si c'est pour gagner le smic et payer un logement trop cher à 40 kilomètres, vaut mieux continuer à cultiver ses légumes et aller au bistrot ou travailler au noir. Les plus en bonne santé font les trois, plutôt deux fois qu'une, surtout le bistrot.
Toutes les entreprises sont confrontées au problème du recrutement entravé par cette condition d'avoir un logement décent pour travailler.
Ils ont un peu raison les salariés, quand même. Vu que sinon, si l'entreprise a des difficultés pour embaucher à cause de ça, elle n'embauchera plus et elle sera obligée de faire venir des gens d'ailleurs payés moins cher et n'exigeant pas obligatoirement de vivre dans des endroits luxueux pourvus qu'ils ne soient pas aux intempéries.
C'est pourquoi les entreprises françaises de tradition traditionnelle sont sensibles et surveillent la hausse de l'immobilier qui grève les budgets individuels et les moments de repos des gens du tas, si nécessaires à leur bien être, à leur qualité de vie pour travailler mieux dans leur entreprise, pour ne pas obligatoirement être payé plus cher mais la loi Fillon a ses limites, qui ne vient rembourser à l'entrepreneur que un tiers du smic. Il ne faut pas taxer l'entreprise ni supprimer les avantages à l'embauche, sinon ça ferait comme la prime à la casse on laisserait vieillir le matériel. Là, je dis non.
Pour revenir au problème du logement, il est là le problème on n'arrivera à rien si on ne se rend pas compte qu'on est obligé de faire le lien entre l'emploi et le logement et sur la mobilité du salariat.
Quand vous n'avez pas de logement, vous n'êtes pas abrité, et quand vous ne l'êtes pas, ça vous décourage de reprendre un boulot.
Le Medef dit que c'est embêtant car les difficultés de logement chez les français susceptibles de travailler, ça a des effets sur les plans économique, social et sociétal. Dixit.
J'ai vu le cas l'autre jour à la Pizzeria Loco, le patron cherchait depuis 4 mois un pizzaiolo et quand ils ont vu les heures de travail et l'éloignement à cause du fait que la municipalité de gauche ne met pas des heures de bus à l'heure, ils ont tous renoncé. Un peu aussi à cause de la paye. Mais c'est




Tous les commentaires
j'ai regardé la télé hier soir c'était primaire. C'est humain
merci léon pour votre communication sur un vrai problème (distance domicile/travail) qui met en évidence aussi cette curieuse (...!!) situation: un Etat qui renonce à mettre l'accent sur le logement et d'honorer la Loi ,
et d'un autre côté
un remplaçant (l'organisation patronale la plus puissante) bienveillant et sans arrière pensée, qui pense au bien être matériel et moral des Français travailleurs.
C'est la resurgence - on en avait déjà eu des signes (lois sur le travail cassées à son initiative) - d'un patronat s'adonnant aux joies du paternalisme, dont l'affichage est celui d'une conscience de la nécessité d'un bien-être matériel et moral qui le conduirait à mettre à la disposition des ouvriers des écoles près de l'usine, des lieux de loisir, des logements...
le paternalisme sauce MEDEF 2012... pour le controle et la main mise par identification àl'employeur.
ça ne vous rappelle rien, deux cents ans en arrière ?
Transfert !
Le travailleur a aussi souvent une famille :c'est souvent oublié . Comme pour pouvoir s'en sortit , il faut être deux à travailler :c'est plus difficile pour être mobile ;
Et puis , dans les difficultés, on a tendance à se rapprocher de sa famille, ses amis :" partir, c'est mourir un peu " et pour avoir le smic, c'est pas très motivant .
La révolution industrielle du XIXe siècle entraîne la concentration de populations souvent étrangères à la région où elles sont contraintes de s'installer. Ces nouvelles populations ouvrières, venues de régions ou de pays éloignés, doivent donc être rapidement logées à proximité de leur lieu de travail. Il faut dire qu’il existe alors un véritable problème de logement auquel doit faire face la France notamment. Un certain nombre de rapports célèbres remontant à la première moitié du XIXe siècle rendent compte des déplorables conditions de vie des ouvriers en France (rapports du Docteur Guépin, du docteur Villermé, d’Auguste Blanqui, de Victor Considérant). Ces rapports sont à l’origine d’une véritable prise de conscience des intellectuels de l’époque comme de certains grands patrons.
Certains capitaines d’industrie mènent en effet une politique « paternaliste » envers leur main-d’œuvre. Il s’agit de prendre en charge chaque instant de la vie de l’ouvrier, pour assurer son bien-être, mais aussi pour mieux le contrôler. Ces patrons sont durablement marqués par les théories de Saint-Simon (1760-1825), qui préconisent une attitude éclairée des nouvelles élites capitalistes. L’idée de Saint-Simon est d’instituer un « nouveau christianisme » dont les fondements seraient la science et l’industrie, et l’objectif la plus grande production possible. Dans un tout autre domaine idéologique, Charles Fourier (1772-1837), un des précurseurs du socialisme, imagine dans son ouvrage Théorie de l’unité universelle, le phalanstère : une organisation d’ouvriers vivant et travaillant en coopérative. D'autres mouvements d'idées inspirent aussi au développement de ces cités, mouvements aussi divers que le catholicisme social et le courant hygiéniste, promus notamment par Adolphe Burggraeve, Frédéric Japy.
Ces théories s’inspirent aussi de projets plus proprement architecturaux développés dès le XVIIIe siècle, et notamment de Claude-Nicolas Ledoux et son projet d'Arc-et-Senans.
exactement, annie !
C'est un vrai problème, Léon.
Merci d'en parler courageusement.
Tiens, ma Tante Andrée, elle vivait dans une maison en bois, après la geurre . C'était écolo avant qu'on en parle, de l'éco logis. C'était tous les ouvriers de la sucrerie qui étaient logés comme ça.
Le quartier s'appelait " le Maroc"... J'ai jamais compris pourquoi
Et puis, y a aussi Noisiel et le chocolat Meunier. Et puis, et puis...C'était à l'époque un moyen de fidéliser les ouvriers à leur usine.
L'aurait pas fallu qu'ils commencent à penser " mal" , les ouvriers. Y avait quand même eu 1917 et les Bolchéviks ! Très mauvais exemple !
Après, des municipalités de gauche ont pris le relais: la guerre était passée et le " social" ne pouvait plus être incarné par le patron....
Alors, les grosses boîtes se sont servi des comités d'entreprise...pour garder les bons ouvriers qui auraient eu l'envie d'aller voir ailleurs si j'y suis pour être mieux payés. Là, ils pouvaient envoyer leurs gosses à la mer, en colonie de vacances.... Combien de fois on a pu entendre dire " je partirais bien, mais ... y a des avantages ici , le CE, tout ça ..."
"De 1945 à 1952, Le Corbusier construit la Cité radieuse de Marseille, un immeuble d'habitation sous la forme d'un parallélépipède sur pilotis (en forme de piètements évasés à l'aspect rugueux), qui constitue une innovation importante dans la conception architecturale des résidences d'habitations. Dans cet immeuble, il a tenté d'appliquer ses principes d'architecture pour une nouvelle forme de cité en créant un village vertical, composé de 360 appartements en duplex distribués par des rues intérieures.
Édifiée entre 1945 et 1952, située sur le boulevard Michelet de Marseille, près du Stade Vélodrome, cet immeuble est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composée de logements, elle comprend également à mi-hauteur de ses dix-sept niveaux, des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel / restaurant, librairie, etc.). Le toit-terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air."
Source wikipédia ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Corbusier
mais tous ces équipements complémentaires, intégrés aux bâtiments pour rendre les habitants "heureux", restèrent l'exception, la majorité des grands "barres" de logements fut construite sans ceux-ci, de plus avec des matériaux de mauvaise qualité qui n'ont pas duré longtemps... mais qui coûtaient pas cher ce qu'aiment particulièrement les patrons... qui à la fin ont tout le temps raison, c'est pas con... :o)))
mauvais esprit, va , Corinne N !!
quand je pense que c'est le Medef d'aujourd'hui qui ose se pencher sur le problème, j'enrage...
Eh bien chez nous (Var) on en construit beaucoup des logements !! (partout et n'importe où) et toc !!
..... pour les vieux retraités qui viennent s'installer au soleil et les touristes friqués.!!!
Les jeunes ? Les travailleurs ? ils partent ou ils crèvent... de faim !!!