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Les femmes politiques ne sont pas assez égoïstes
« Tu vois, Léon, les femmes politiques aussi « mettent la charrue (le désir de l'autre) avant les bœufs (son désir à elle) ». Paulette m'indiquait à sa manière qu'un livre était paru qui s'était attelé à la libido féminine en politique.
« Tu vois, elles sont comme nous toutes », insista Paulette, 70% des femmes politiques « ne jouissent que “rarement” ou “de temps en temps”. Pourquoi ? Parce qu’elles cherchent plus à plaire qu’à s’envoyer en l’air ». C'est balancé sans précaution. On sent comme un air glacial qui viendrait d'Ukraine. Il paraît qu'ils s'y sont mis à deux, - un gars, une fille, pour faire plus sérieux - pour écrire cela, l'un rectifiant l'autre en fonction du sexe supposé de son partenaire. Enfin, de ce qu'il en imagine (sauf s'ils ont fait un stage ensemble dans le Larzc, si vous voyez ce que je veux dire...)
Dans leur étude, raconte Paulette, on pouvait lire que 90 à 95 % des hommes politiques « parviennent toujours ou presque toujours à l’orgasme lors des rapports sexuels ». Ca fait mal !
L'air dégagé, sûr de moi, observateur discret de la vie politique, j'ai répondu que ce n'était pas étonnant, qu'on s'en doutait bien que le chiffre serait élevé, les hommes politiques ont toujours eu une attitude qui ne trompe pas : sans cesse ils en redemandent et veulent être réélus. C'est bien le signe qu'ils prennent leur pied !
Par contre, cramponnez-vous bien à votre chaise, pour les femmes politiques, « un tiers répond “souvent ou toujours”, un tiers “environ une fois sur deux”, et un tiers “rarement ou jamais” ».
« Tu la vois l'inégalité ? La libération des mœurs, le discours sur la sexualité, tout ça, ça n'est pas passé dans les travées de l'assemblée nationale ! ».
Paulette était estomaquée.
J'ai essayé de la rassurer. Je lui ai dit que François Hollande allait changer tout ça, à défaut de Dominique Strauss-Kahn qui nous avait quitté prématurément pour avor grimpé aux rideaux dans un hôtel à deux balles. C'est pas que Jean-Luc Mélenchon soit pas sexy, mais faut pas trop faire rêver Paulette non plus, c'est moi qui me la coltine à la maison le soir en rentrant, tout de même.
C'est vrai que c'était étonnant.
Tout était fait pour plus de justice depuis quelques années: les femmes politiques sont libres désormais de choisir leur partenaire politique et surtout de “tester” le parti politique avant de partager leur vie de patachon. Prenez Rama Yade, elle passe de l'un à l'autre sans souci et sans passer par son appartement où elle n'habite pas ! Je parle pas d'Eric Besson, ce n'est pas une fille. Et on n'est pas là pour parler du nomadisme.
Revenons à nos (autres) moutons et au sujet: il y a eu aussi la loi sur la parité, mais aucun progrès n’a permis de combler le fossé entre les plaisir des hommes politiques et le plaisir des femmes politiques.
Pourquoi ?
Parce que les femmes politiques auraient été conditionnées à faire passer le plaisir de leurs électeurs avant leur propre plaisir. Plus précisément: beaucoup de femmes politiques sont plus excitées par l’idée de séduire sur un marché le dimanche en distribuant des tracts que par celle d’avoir un orgasme. De quoi se la mordre.
Il paraît même quebeaucoup de femmes politiques se projettent dans le corps d'une playmate qu'elles font, en pensée, se plier dans des positions obscènes… Comme si la femme politique avait besoin de se transformer elle-même en objet de convoitise, par procuration (la proocuration est très utile quand le vote n'est pas direct et personnel, mais il faut s'inscrire avant pour avoir accès aux urnes) pour apprivoiser l'idée de s'offrir au premier électeur venu.
Vous voyez le topo ? et ben, mariez-vous avec ça !... Evidemment, vous pouvez faire semblant de ne pas voir, siffloter l'air de rien en arrosant les fleurs jusqu'à plus soif, juste après les craquottes. Ca n'empêche, le vers est dans le fruit. On se rend ainsi compte pourquoi des lois obscènes et anti-sociales ont été prises ces cinq dernières années, et quel est le contexte.
Comme si la femme politique avait besoin, pour jouir, de manipuler un double imaginaire, une image instrumentalisée d'elle-même (que se chargent bien de photochoper leurs collègues masculins) et de regarder cette image avec les yeux désireux d'un mandant… En somme, qu'elle avait besoin de passer par un reflet d'elle-même, de se mirer dans les yeux de l'électeur ou d'un double virtuel (sans compter les abstentionnistes, si nombreux), pour être excitée comme une bête.
Vous m'avez suivi, jusque là ?
Comme Paulette recommençait à me poser des questions auxquelles je n'avais pas de réponses, que je sentais bien qu'elle allait m'en poser plus encore rien que pour m'embêter, j'ai compris qu'elle venait de lire une fois de plus en cachette « les 400 culs » sur Libé aux toilettes. Et qu'il n'y avait rien de politique.
Je m'étais bien fait avoir. Et ça, ça fait jouir Paulette.
Aaaaahhhhhh !!!!!.....
Léon
http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/02/les-femmes-ne-sont-pas-assez-%C3%A9goistes.html
Le secret des femmes. Voyage au coeur du plaisir et de la jouissance, d’Elisa Brune et Yves Ferroul, éd. Payot.


Tous les commentaires
la chaise avec les cordages bleus est très pratique.
mais comme la politique, ça laisse des traces.
Léon
... et la chaise en osier est osée...
Très très intéressant, ce blog de Libé. merci de nous l'avoir indiqué, Léon...
Mais vous, Léon, vous êtes un bad boy, ou un gentil garçon, pour Paulette ?
un "bad boy" pour Paulette ?
c'est selon.
Tantôt, elle me demande de la déchirer. Alors, Al Capone, à côté, est un enfant de coeur...
Tantôt, il faut que je sois doux. Alors, j'enfile des bas résille et le collier du chien.
Paulette, c'est une sanguine sentimentale. Mais politique aussi !
Léon
N'empêche qu'ils sont pas bien sûrs de leurs idées pour nous séduire, qu'ils soient obligés de se teindre les cheveux, de se blanchir les dents, de se faire botoxer, de perdre des kilos avec Dukon...
Et la tendresse ?... Où qu'elle est ?
Dur, dur d'être un bad boy, Annie !
non, non!! sûrs, entièrement sûrs, sans teindre les cheveux ni blanchir les crocs qui traînent par terre...
juste le charme naturel, annie !...
Léon
Vous oubliez Frau Le Pen qui est allée s'offrir un tour de valse au bal des vampires. Elle était pourtant presque parvenue à endormir la méfiance de certains endormis.
Mais le fait est que Sexus politicus, livre spécialisé sur les débordements sexuels des politiciens ne consacre aucun chapitre aux femmes politiques.
Merci beaucoup léon, pour ce billet, pour le rire ; les idées voyagent et traversent bien des frontières!
en ce moment, on a droit à des tas d'histoires d'amour: on connait celle de Sarkozy et de son mannequin célèbre de gauche, façon terminator, puis de l'enfant;
on a Marine Le Pen qui est amoureuse... de son peuple, mais son mentor et compagnon Louis Alliot est derrière à lui souffler les maux; c'est beau l'amour;
à la télé, on a dans les hommes de l'ombre avec une histoire de femme trompée qui pardonne à la maîtresse, parce que c'est pour la France...
heureusement que Mélenchon s'en ira écrire des romans d'amour seulement après son boulot qu'il a dit!
J'ai eu un choc quand j'ai vu la notification du feuilleton "les hommes de l'ombre", moi qui n'ai pas la télé, j'ai cru qu'ils avaient fait une série TV sur Ségolène et François... Nan, déjà deux élections présidentielles sur leurs affaires familiales... Si en plus, ça doit nous faire un " PS'anatomy", au secours !
oui au secours!
on peut aller voir France 2 sur ce site, pour avoir une idée:
http://www.playtv.fr/television/#france-2
Malto,
J'ai regardé les deux premiers épisodes ( j'aime bien Bruno Volkovitch
)... Mais c'est assez décevant. je suis d'accord avec le billet qu'avait fait Vingtras après le premier épisode.
On donne l'impression eu téléspectateur d'entrer dans les coulisses de la comm' , mais ça ne va pas bien lon...