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Le Shadok du Figaro

Avant de regarder « Les Chemins de la foi » ce matin de dimanche, je vagabondais sur la toile, à la recherche d'une fixation sur laquelle mes contemplations télévisuelles et spirituelles donneraient un sens, y compris dans celui du pardon.
 

 

Le blog « A perdre la raison » m'en a donné une. Ce matin, je vais prier pour que les journalistes de Médiapart ne soient pas contaminés par le syndrome Yves Thréard, « l'éminent directeur adjoint de la rédaction du Figaro et éditorialiste », qui le2 décembre 2011 traitait Arnaud Montebourg de"social-nationaliste" : "La germanophobie de Montebourg, qui compare Angela Merkel à Bismarck, renvoie à la tentation du social-nationalisme de quelques figures de la gauche au siècle dernier."

 

Qu'Yves Thréard l'écrive, c'est son droit, là n'est pas le problème.

 

Mais là où l'on se plie en deux, c'est quand on lit que le 19 mai 2010, soit dix huit mois avant, le même Yves Thréard avait écrit dans le même journal un billet intitulé "Merkel, un Bismarck en jupon !".

Protégé par ses lunettes, le regard qu'Yves Thréard porte sur les lecteurs du Figaro n'est pas très rassurant. Ils les prend pour des cons.

Bouffon du roi, il devrait demander à son camarade président qu'Hadopi fasse en sorte que l'internet ne garde aucune trace de ce qui pourrait montrer que nous ne sommes que des clowns, que l'on soit sous convention collective des journalistes ou pas.

Tout compte fait, non, je ne prierai pas pour lui, tellement sa droite ne s'y prête pas.

Juste un coup de pied au culte à Yves Thréard..

 

 

Léon,

figarologue

 

*

 

Le 2 décembre 2011, Yves Thréard écrit :

 

 

« Montebourg et le social-nationalisme

 

Par Yves Thréard le 2 décembre 2011 21h10 | | Commentaires (22)

La germanophobie de Montebourg, qui compare Angela Merkel à Bismarck, renvoie à la tentation du social-nationalisme de quelques figures de la gauche au siècle dernier. Le politologue Dominique Reynié avait déjà relevé ce travers chez bon nombre de "nonistes" socialistes, lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.

Aujourd'hui, les accents anti allemands de MM. Montebourg ou Le Guen rappellent les attaques contre la menace du plombier polonais de Laurent Fabius et quelques autres, il y a six ans. Aucun d'eux n'est, bien sûr, suspect d'épouser les idées de Marcel Déat, théoricien du social-nationalisme à la française, dans les années 1930. On sait où cela l'a mené, et la France avec.

C'est bien pour cela que les camarades de gauche, qu'ils soient démondialistes, protectionnistes ou souverainistes, devraient davantage surveiller leur langage. »

 

http://blog.lefigaro.fr/threard/2011/12/montebourg-et-le-social-nation.html

 

--

 

 

Le 19 mai 2010, Yves Thréard avait écrit :

 

 

«Yves Thréard le 19 mai 2010 18h29 || Commentaires (33)

L'Europe à l'heure allemande. Angela Merkel, dans une intervention sans concession aujourd'hui devant les députés du Bundestag, a invité ses partenaires de l'union européenne à suivre l'exemple de son pays : "Je veux que l'Europe s'engage à adopter une nouvelle culture de stabilité (...). Notre culture de stabilité a plus que fait ses preuves. Les règles ne doivent pas s'orienter sur les plus faibles, mais sur les plus forts". Et le gouvernement allemand de préconiser des sanctions contre les mauvais élèves : annulation des aides structurelles, suspension du droit de vote au Conseil européen...

Les critiques ne vont pas manquer de pleuvoir. Mais force est de reconnaître que Merkel a raison. Si l'Europe veut peser dans le monde, être efficace pour chacun de ses membres, elle doit se faire par le haut. Et le haut, c'est l'Allemagne qui, depuis dix ans, se serre la ceinture pour se rénover, digérer sa réunification, quand les autres persistent dans le mensonge politique ou le déni de réalité.

Vingt et un an après la chute du mur de Berlin, l'état d'esprit allemand a changé. La phase de "décontamination" du passé honteux est passée. L'Allemagne, nain politique contraint d'être l'élève sage et dévoué de la construction européenne pendant des années, est réunifiée. Le pays redresse la tête et entend bien faire valoir ses droits et ses intérêts, comme n'importe quelle nation. Quoi de plus normal ! On ne peut lui en vouloir.

Merkel, si moquée à son arrivée au pouvoir, si critiquée dans la tourmente financière de ces dernières semaines, est une redoutable politique. Sans doute, pense-t-elle à Bismarck, le père de l'unité allemande, qui fut aussi un fervent adepte de la realpolitik pour assurer la domination de son pays dans une Europe pacifiée (il était hostile à l'annexion de l'Alsace-Lorraine). »

http://blog.lefigaro.fr/threard/2010/05/merkel-un-bismarck-en-jupon.html

 

 

 

Tous les commentaires

ces lunettes-là, peut-être.

 

En somme, à la lecture de ces deux billets de M. Thréard, on pourrait penser que dans une Europe évidemment pacifiée (c'est-à dire livrée à une guerre économique), il souhaite, à l'instar de je ne sais plus quel homme politique français (Laval ?), "la victoire de l'Allemagne" ?

Quant à la comparaison avec Bismarck, c'est un lieu commun, d'ailleurs plutôt élogieux...

jolie lecture, hector carignan !

bon dimanche

Léon

Avec la misogynie réac en plus. Il est bien connu que tout ce qu'une femme fait, elle le fait "en jupon".

JK (blogeuse en jup... pyjama. On est dimanche tout de même!)

Sourire

léon

scientifique, tout ça, JYD13 !!! merci du détour !

et pourtant, il tourne, comme dirait l'autre !

Léon

salut christian paultre !

très exactement ! ils nous offrent un spectacle fouillé sur les détails et nous passent à pertes et profits l'essentiel.

bon dimanche

Léon

dans le sens "urinoir", netmamou ? Sourire

vous avez bien raison,

... tant ça fait pisser de rire de voir qu'un tel donneur de leçons n'est qu'un petit diseur de n'importe quoi... comme nous autres !!!

Léon

Excellent, Léon, vraiment excellent.

 

Comme quoi, au royaume des médias, l'important n'est pas d'être pertinent, utile ou pédagogique : l'important, c'est de se faire remarquer. C'est à la façon choisie que l'on mesure la pertinence du propos et l'intérêt présenté par le locuteur.

 

Si l'on mettait "L'Etre et le Néant" en scène, Yves Thréard conviendrait parfaitement dans le rôle du Néant.

sans masque, samines ? quel chance !

quel bel homme !

Léon

Magnifique!

 

Yves Thréard croit sans doute que les lecteurs oublient, qu'ils n'ont aucune culture et aucun repères!

Bien vu Léon!

Quelle bande de neuneus! regarder la télé peut être dangereux, passer à la télé régulièrement comme Monsieur Thréard à C dans l'air n'arrange pas ses neurones;

ils ne savent même plus ce qu'ils racontent!

Les lecteurs du FIG feraient mieux d'aller boire un coup par ici ,

P1000534.jpg

aïe ! reconnus !! la cinquième colonne de la place VendômeRire!!!

Léon

Les journalistes du Figaro pensent d'abord à aider Sarkozy dans son noble combat contre Hollande qui tente, par effraction, de pénétrer à l'Elysée .

Ils sont tout à fait prêts, à dire ou à écrire n'importe quoi, pour atteindre cet objectif .

Alors, prendre leurs propres lecteurs pour des cons, est bien le cadet de leurs soucis .

Merci pour ce petit bijou de billet .

JP N

 

Le figaro : journal à parcourir d'un derrière distrait ....

sujet d'étude pour trouduculoge averti

Et pis c'est vrai ça : si les gens de gauche se mêlent de reprendre les idées d'un Thréard de droite ,où va la République ?

La sobriété intellectuelle de ce Thréard est monumentale !

Je recommande et je plussoie !!!

 

Paulette

Pardon Léon

 

Yves Tréhard

Quelle pompe à m......

Et il continue de pomper,pomper, pomper ....!

Ha... le Figaro de Dassault , que d'immense collaborateurs .

 

(pauvres Shadocks , ils ne meritent pas un tel sort )

une pompe à quoi , saine colère ? ohhhh!!

d'accord pour dire que les shadoks ne la pompaient pas!Sourire

Léon

Je voulais ecrire médisances .....................

Qu'allez vous imaginer ?

Voilà. Votre billet, Léon n'a pas assez circulé.

Résultat; dans l'émission " ce soir ou jamais", l'arroseur n'a pas pu être arrosé. dommage ...parce que Zemmour était sur la plateau.

Nul doute qu'il aurait apprécié !

 

 

Vive le grand Thréard de Jardin, "Là, où tous ceux qui montent, convergent"

 

 

Vive lui !, sinoué! (Chardin sera content)

Léon

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