Sat.
26
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

oui ou non, « alliance PS-UMP au Parlement européen » ou la Méluche "entre mauvaise foi et paranoïa » ?

Faut-il nous dire la vérité, à nous les imbéciles quand nous voulons savoir ? Mauvaise foi ou pas, PS et UMP voteront bien ensemble. Voyons voir :

 

 

 

LE 16 JANVIER SUR RUE 89  :

http://www.rue89.com/2012/01/16/melenchon-pointe-lalliance-ps-ump-au-parlement-europeen-228426

« Mélenchon pointe l'alliance PS-UMP au Parlement européen

 

Voilà un beau télescopage d'agendas : alors qu'en France, le candidat Hollande fustige le président Sarkozy, en Europe, le PS va porter son candidat au perchoir du Parlement avec le soutien de l'UMP !

L'Allemand Martin Schulz, 56 ans, devrait être élu mardi à la présidence du Parlement européen. Il est soutenu à la fois par son groupe, « l'alliance progressiste des socialistes et démocrates » (SD), qui regroupe (notamment) les socialistes français et par le Parti populaire européen (PPE), dont sont membres les élus de l'UMP. Une « collaboration sans principe ».

En pleine crise financière et à quelques mois de l'élection présidentielle, une telle alliance est du pain bénit pour le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Dans un communiqué, il dénonce la « collusion » entre les deux partis et rappelle les textes à tonalité libérale qu'a votés Martin Schulz :

« Je dénonce la collusion et les renvois d'ascenseur entre les socialistes et la droite dans les institutions européennes. En pleine agression de la finance contre les peuples en général et contre la France en particulier, je n'apporterai pas mon soutien à cette collaboration sans principe.

L'union des “oui” au Traité de Lisbonne est devenue l'union du “oui” à l'austérité et au libéralisme ! Martin Schulz en est la caricature.

Il a voté, entre autres, les résolutions en faveur des sanctions contre les dépassements de déficits autorisés, les nouveaux pouvoirs des agences de notation, la libéralisation du gaz et le paquet ferroviaire sans oublier la directive service. »

En 2009, le PS laissait élire Barroso. On se souvient par ailleurs que Schulz avait vertement critiqué la politique de Nicolas Sarkozy vis-à-vis des Roms. Mais d'où vient cette curieuse alliance PS-UMP au niveau européen ?  D'un accord passé en 2009 entre Martin Schulz, jusqu'ici président du groupe SD, et son homologue du PPE : si son groupe s'abstenait lors du vote d'investiture de José Manuel Barroso, le président (de droite) de la Commission européenne, Schulz obtenait la présidence du Parlement en 2012.

Respecté en 2009, le deal le sera aussi en 2012 : une porte-parole du PPE a confirmé à Rue89 que la droite voterait bien pour la gauche mardi.

Contactée pour connaître son sentiment sur la portée actuelle de cet accord une crise budgétaire plus tard, Catherine Trautmann, députée SD et chargée des questions européennes dans l'équipe de campagne de François Hollande, n'a pas encore eu le temps de nous répondre : elle est candidate à la succession de Martin Schulz à la présidence du groupe SD »...

--

LE 17 JANVIER 2012, SUR LE SITE DES DEPUTES SOCIALISTES AU PARLEMENT EUROPEEN, UNE REPONSE:

http://www.deputes-socialistes.eu/?p=7170 

 « Jean-Luc Mélenchon : entre mauvaise foi et paranoïa

Jean-Luc Mélenchon a violemment attaqué aujourd’hui le Président du groupe S&D et futur Président du Parlement européen Martin Schulz, l’accusant de jouer « la finance contre les peuples en général et contre la France en particulier » par un soutien supposé « à l’austérité et au libéralisme ».

Au nom de l’ensemble de la délégation socialiste française, Catherine Trautmann soutient avec force Martin Schulz :

« Alors que le Conseil est dominé par la droite, alors que le Parlement Européen est aujourd’hui mis à l’écart par ces mêmes gouvernements qui n’entendent pas la voix des citoyens, nous sommes convaincus que Martin Schulz saura plaider et défendre une autre Europe, démocratique et solidaire, face aux marchés, à la finance et aux spéculateurs ».

 « Les positions qu’il a défendues ces dernières années en notre nom sont sans équivoques : le S&D est le groupe politique qui a porté et fait avancer la Taxe sur les Transactions sur les transactions financières. Sans nous, cette proposition serait enterrée, par les libéraux alliés à l’extrême gauche qui refuse de « coller des rustines » au capitalisme, et fait ainsi par sa politique du pire le jeu des néolibéraux et de la finance. Concernant l’austérité, le groupe S&D a été le fer de lance de la lutte contre le « Six-Pack », ensemble de textes qui visent à imposer l’austérité partout en Europe. Nous aurions aimé avoir le soutien des eurodéputés de la GUE -groupe dont faire partie M. Mélenchon- en commission des affaires économiques et dans l’hémicycle à cette occasion ! », ajoute l’eurodéputée.

« Collectivement, sous l’égide de Martin Schulz, les sociaux-démocrates européens s’opposent également depuis le début au projet de Traité que veulent imposer Sarkozy et Merkel à l’ensemble de l’Europe. Face à ce programme dangereux, nous soutenons – et finirons par obtenir – un renforcement de la BCE, les eurobonds, un budget communautaire renforcé, etc.

On ne peut que regretter que Jean-Luc Mélenchon se trompe une nouvelle fois de cible, et accrédite à demi-mots une nouvelle théorie du « complot » : c’est la droite qu’il faut combattre, jour après jour, dans le travail parlementaire et dans le débat public », conclut Catherine Trautmann."

--

comparatif offert par Léon

Tous les commentaires

voui !

L.

un comparatif sans commentaires, c'est pratique... on se fait son idée soit même !

oui, on fait comme les huitres, on flitre sans l'aide de personne... comme un poisson dans l'eau.

Léon

Si "c'est la droite qu'il faut combattre", Mme Trautmann, pourquoi tendre la main à Bayrou et refuser le débat avec j.l. Melenchon , pourquoi laisser élire Barroso en 2009 et quid du vote du PPE pour Schultz en 2012 ? Par souci de transparence et de clarté bien sûr ! Cessez de vous moquer de nous.

Docteur Mélenchon dit la vérité aux imbéciles qui nous prennent pour des cons :

Catherine Trautmann, Euro-Socialiste :"nous sommes convaincus que Martin Schulz saura plaider et défendre une autre Europe, démocratique et solidaire, face aux marchés, à la finance et aux spéculateurs ». 

L'Express, hebdo pas socialiste :Totalisant 387 des voix sur 670 suffrages exprimés, l'ancien chef de file du groupe socialiste a été élu avec le soutien des députés de la principale formation du Parlement, le PPE (Parti populaire européen), en vertu d'un accord entre les deux partis pour se partager le perchoir à mi-terme de la mandature d'une durée de cinq ans. Il a aussi bénéficié des voix des élus libéraux et d'une grande partie des Verts. Candidats face à lui, les Britanniques Diana Wallis (ALDE, libéraux) et Nirj Deva (ECR, conservateurs eurosceptiques) ont recueilli respectivement 141 et 142 voix.         Mauvaise foi ou paranoïa ???? !!

 

euh.....!!!!

Dans consensus, il y a con, et il y en marre d'être pris pour un con par les beaux parleurs. 

-

http://blogs.mediapart.fr/blog/danivance/180112/nous-les-pauvres-du-consensus-en-marre

-

Signé: Sensus Dessuset des sous.

J'ai découvert votre billet, et les remarques que vous faites sur M.Barroso, m'a rappeler son élection, ou plutôt, son élection-sans-vagues, sur laquelle j’avais évoqué  un billet d'un journal de Lisbonne:

 http://blogs.mediapart.fr/blog/arthur-porto/140409/monsieur-barroso-entre-la-morue-et-la-sardine-grillee

Newsletter
Je m'identifie