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«A Sarkozy, Léon, il n'y a pas d'alternative», a dit le patron

Dans l'entreprise, mon patron respire. Il nous a réuni hier pour nous montrer la vidéo de la déclaration de candidature de son poulain et du Medef. A la fin, il m'a dit qu'il n'y avait pas d'alternative.


Le patron nous a expliqué qu'il fallait bien que quelqu'un regarde la réalité en face. Un seul suffisait, alors, le meilleur d'entre les vrais Français s'est dévoué pour combattre la crise sans précédent dans laquelle la politique des cinq années précédentes n'avait évidemment aucune responsabilité. La crise, c'est la faute à pas de chance. Ou à la limite aux étudiants étrangers, aux roms, aux sans papiers et à l'immigration clandestine. Et aussi au coût du travail trop cher.

Les Français sont responsables: ils sont prêts à garder le système financier et le même président qui fait confiance aux français qui savent qu'il n'y a pas d'alternative.

Le candidat de l'UMP est courageux. Il ne cherche pas à se défausser, il prendra ses responsabilités. Voilà pourquoi il a annoncé sa candidature pour un second mandat.

Il est honnète. Il nous garantit la transparence totale sur les choix qu'il aura fait dans les semaines à venir, après qu'il ait essayé de convaincre sa propre majorité du bien fondé de ses décisions concoctées avec le Médef.

Il rassure et nous questionne: "Je dois dire aux français que les choses vont se poursuivre et empirer. Qu'est ce que vous feriez à ma place ? ". Rien d'autre, évidemment. C'est pourquoi, pendant que le cadavre est encore chaud, Laurence Parisot convoque déjà les syndicats ouvriers pour mettre en place le système "compétitivité-emploi" que la CFDT se déclare prête à négocier.

Sûr de lui et de son action, en monsieur propre qui lave plus blanc, il fait don de sa personne au pays: "Nous avons mis le doigt dedans, maintenant il faut y aller, jusqu'au coude ". Quand Marcel a demandé au patron dans quoi on avait mis le doigt, il nous a répondu que cela ne nous regardait pas, qu'il s'agissait d'une image. Mohamed, qui en a vu d'autres, a résumé en disant qu'on l'avait dans l'os.

Il sait s'adapter: il dit qu'il ne va rien changer à la politique qu'il mène depuis cinq ans, mais il va en revanche changer son mode de gouvernance.

En effet, il sait que les Français ont compris depuis 2007 que la souveraineté populaire était un système archaïque et totalement inadapté à l'intégration de la France à l'Europe libérale. "Les exigences des agences de notation ont fait exploser le besoin de souveraineté nationale, personne ne s'en plaindra."

Moderne, il a décidé de remplacer les ministres de son futur gouvernement par les vrais décideurs de sa politique, Messieurs Standars, Poors, Fitch et Moody's. Comme en Italie et en Grèce.

Il n'y a pas d'alternative.

Vive la République ! vive la France !

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Léon


Tous les commentaires

alea jacta est, comme dit l'autre.

mieux vaut plutarque que jamais.

Léon

c'est un résumé parlant.

comme un dessein animé.

bonne journée, Annie !

léon

Je ne comprends plus rien à la politique cher Léon, on a eu des troncs,  des pieds, des doigts, et maintenant des coudes,  mais j'ai bien compris par contre qu'on était poliment priés de tirer la langue...

malto, vous savez bien, la gestuelle, c'est important en politique, comme le symbole.

pour l'avoir mieux dans le derche, à la fin.

vivement la prochaine glaciation...

Léon

(attention à votre langue quand même, malto !)

Qu'il est bon de vivre dans un pays démocratique avec des élus courageux qui se battent pour nous , sans eux que serions-nous devenus?

ce qui est intéressant, Belange, c'est qu'on fasse l'effort de nous parler de telle manière que l'on comprenne, nous les citoyens "ordinaires".

et là, je crois que je comprends...

léon

Merci de me comprendre !

"quand il y a crise, il y a sarkozy. Quant il n'y a pas sarkozy, il n'y a pas de crise." c'est-y ben vrai ???Sourire

l'enlever lui, ce sera toujours une crise de moins...

Léon

vous avez bien raison, Wata Yaga ! il nous reste le rire, et il faut en abuser... y compris contre nous même !

Léon

l'express:

Même les députés de la majorité doutent de Sarkozy

Par Michel Veron, publié le 30/01/2012, mis à jour le 31/01/2012 à 10:39

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/meme-les-deputes-de-la-majorite-doutent-de-sarkozy_1077170.html

Il ne suffira pas d'enlever Sarko pour rompre avec la logique libéraliste .

Marie, en popularisant un texte pareil, vous allez avoir des ennuis !

1°) avec les ayants droits... de l'original...Sourire

2°) un contrôle fiscal. (ne comptez pas vous faire sauter l'amende, car le prochain président aura besoin de rembourser la dette...)

et vous l'aurez bien cherché !

Léon

Je sais bien, mais qu'est-ce qu'on n'aurait pas dit sur Médiapart si j'avais gardé ça pour moi, hein Léon?

Excellent . Les deux vidéos en plus !

Je fait suivre votre article .

Sourire

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