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Onfray ou la haine de Freud

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La haine de Freud, denrée gravement avariée depuis le temps qu’elle est en vente, se trouve pourtant toujours sur l’étal des boutiquiers français. Comme les épidémies de grippe, elle revient par saisons, obstinée, agaçante mais jamais bien grave, avec une souche virale toujours identique à elle-même et les mêmes symptômes. Il n’est pas même utile de soigner, ça passe tout seul après quelques semaines de légère fièvre.

Le dernier avatar de cette passion porte le nom de Michel Onfray. Je n’aurais jamais cru m’intéresser à cette espèce de bateleur triste, spécialisé dans la vente du n’importe-quoi : Kant annonçait Eichmann, St Jean préfigurait Hitler !! Michel Onfray, lui, ne préfigure rien, il est la figure même du désert de la pensée. Avant même la parution de son « must » anti-Freud (Onfray intitule ça : « Le déclin d’une idole », pour lui ce serait plutôt : « L’idole d’un déclin »), il était déjà sur les plateaux TV, préparant la commercialisation de son nouveau produit. Il avait trouvé, vendredi dernier, en la personne de l’illustre F.O.G. (jamais pseudo ne fut mieux porté !) son premier détaillant. « Ah ! Qu’est-ce que vous lui mettez au vieux Freud ! Ca c’est de l’analyse de texte ! Avec ce livre vous tapez en plein dans le mille ! » FOG se trompe, ce n’est pas « dans le mille », c’est dans bien plus que notre Onfray espère taper. Il vise haut le petit père ! En termes de négoce je veux dire. Parce qu’en termes de « pensée », il est difficile de faire plus bas. (voir Élisabeth Roudinesco *)

« Alors, qu’est-ce que vous lui reprochez à Freud ? » éructe FOG plus que jamais dans le brouillard. « Ben voilà, il aimait l’argent, y’avait que ça qui l’intéressait. C’était un bourgeois viennois avide de célébrité. » Ca, c’est de la pensée : les premiers mots prononcés par notre brillant analyste du texte freudien pour présenter son travail, c’est ça. Je ne sais pas ce qui scotche le plus dans cette assertion tant elle est ahurissante.

La vanité du propos ? Quand on s’attaque à Freud, géant de la pensée quoiqu’en dise notre Tartuffe, on a autre chose à dire en premier qu’une atteinte à la personne ou aux défauts privés de l’homme. D’autant que tout le monde sait, même les plus freudiens des freudiens, que le vieux Sigmund était effectivement avide de gloire et probablement de biens matériels. Il n’a jamais cessé de l’écrire dans toute sa correspondance, publiée depuis des décennies, en particulier les lettres adressées à « sa » Martha chérie. Et alors ? Tous les intellectuels du XXème siècle (ou presque) sont affligés de ce même symptôme que, dans un anachronisme contrôlé, j’appellerais le « syndrome du buzz ». Oui, Freud, petit médecin viennois, issu de famille modeste de la petite bourgeoisie juive, rêve de réussite sociale. Ca ne le rend ni original ni sympathique, j’en conviens évidemment, mais quel est le rapport avec la valeur de son œuvre ?

Le « déplacement » de la fiche clinique du sieur Onfray lui-même ? En voilà un assoiffé de notoriété, d’argent et de « buzz » ! Depuis des années, il court les plateaux télé, ondes de radios, magazines (y compris people), journaux, sites internet, têtes de gondoles des FNAC, il est difficile de lui échapper ! La « philo de service » à tous les rayons. On ne hait jamais tant chez les autres que ce qu’on a repéré chez soi-même, pas besoin de Freud pour savoir ça.

Et puis, mais quand même, sur la pensée, la découverte de l’inconscient, la psychanalyse, les millions de gens qui souffrent et qu’on soigne de façon radicalement différente depuis Freud, la refonte de la psychiatrie, la rupture révolutionnaire dans la conception même de la notion de folie, de psychopathologie qu’est-ce que vous avez à dire M. Onfray ?

C’est là le plus désolant. M. Onfray n’a rien à dire de nouveau qu’une faible ressucée de toutes les vagues d’anti-freudisme successives :

- L’accusation de pansexualisme (je n’aurais jamais cru réentendre cette antienne au XXIème siècle !) : Freud voit tout à travers la sexualité. C’est comme ça que les thèses freudiennes ont été accueillies en France à partir de 1908 (**). Bravo M. Onfray, vous renouvelez la pensée. Aussi bien le milieu médical que les cercles philosophiques organisèrent la résistance aux travaux viennois sur cette « accusation » : ce viennois ne parle que de cul. Eh bien…oui. Enfin en partie. Ses topiques sont en effet imprégnées de cette irruption majeure de la sexualité dans la psyché humaine. Et, jusqu’à nouvel ordre, tous les thérapeutes, y compris non freudiens, ont bien dû s’y faire : les pulsions sexuelles sont le terreau fondamental de la psychologie humaine. Pas le seul, mais fondamental. Et c’est Freud qui, le premier, non pas le découvre (on le savait depuis l’Ancien Testament au moins et que faire de Schopenhauer « toute passion en effet, quelque apparence éthérée qu’elle se donne, a sa racine dans l’instinct sexuel » ?) (***) mais pose, de manière constitutive, qu’aucune analyse du sujet ne peut en faire l’économie. Encore une fois, personne depuis, et encore aujourd’hui, n’en fait l’économie : même les jungiens, pourtant longtemps réticents sur le sujet, y sont largement ralliés. Même (et surtout) les freudo-marxistes (Reich par exemple) qui en ont même remis des couches sur le thème, jusqu’au ridicule.

Sur le sujet, Onfray fait mieux. Il reprend mot à mot l’accusation de perversité sexuelle lancée à Freud par l’extrême-droite française dès 1920, et par les nazis après 1930 : c’est parce que Freud désirait sa mère qu’il a inventé le « complexe d’Œdipe ». Un sommet du grotesque. Le complexe d’Œdipe est un outil de travail incontournable pour des dizaines de milliers de professionnels de la santé mentale à travers le monde. Et M. Onfray affirme, sans rire, que c’est le problème personnel du petit Siggy !

- Freud est un pillard. Il reprend des concepts antérieurs, à Gomperz, à Nietszche, à Hartmann. Evidemment M. Onfray ! Vous reprenez bien les âneries rituelles qui ont été déversées sur Freud depuis un siècle ! Oui, Freud se nourrit de la philosophie du XIXème siècle et avant. C’est d’ailleurs bien ce qui a rendu ses travaux si difficiles à décrypter dans leur caractère radicalement nouveau. Quand Freud découvre l’inconscient, la fonction de la parole, le « ça », la « pulsion de mort », il découvre des continents nouveaux, inouïs, mais il le fait dans les termes de la philosophie traditionnelle, ce qui obscurcit la radicalité de son propos. C’est là tout le travail de déblayage auquel Jacques Lacan se livrera tout au long de son enseignement.

- Freud n’a pas inventé de thérapie : la psychanalyse ne soigne pas. D’ailleurs assène Onfray, Freud le reconnaissait à la fin de sa vie. Mais pas qu’à la fin de sa vie, toute sa vie ! Jamais Freud ne prétend guérir quiconque de la névrose, moins encore de la psychose bien sûr. Le concept de « guérison » est totalement absent de son œuvre et de sa préoccupation. Soigner est l’objectif de toute thérapie, pas guérir. Lacan disait « apprendre à faire avec le symptôme ». C’est là l’ambition de toute cure : permettre au sujet de se dépatouiller avec ses symptômes, d’organiser une vie possible malgré le symptôme. Découvrir la source du symptôme n’est pas l’éradiquer mais le « comprendre » au sens étymologique du terme c’est-à-dire l’inclure. Parce que la « maladie » névrotique, c’est le symptôme « non-inclus », « forclos » disait Lacan, ce qui implique ni dedans ni dehors mais en œuvre dans la pathologie. C’est la forclusion qui « rend malade » : rendre lisible le symptôme est la condition pour faire avec la maladie. Pas pour la guérir.

- La psychanalyse est une théorie de classe marquée du sceau de la bourgeoisie. D’ailleurs, nous dit MO sans rire, Freud et son cercle ne soignaient que des riches qui payaient l’équivalent de 450 euros la séance pour certains, dégrevés d’impôts m’sieurs dames ! Bien sûr, Freud n’avait rien d’un militant prolétarien plus ou moins trotskisant comme notre pourfendeur. C’est un bon bourgeois autrichien (enfin, il se croyait autrichien…) qui soigne des bons et des bonnes bourgeoises. La question n’est évidemment pas là. La percée freudienne dans la lecture du psychisme va permettre une avancée sans précédent de toutes les formes de psychothérapies (prise en charge de la folie, compréhension de la psycho-somatique, traitement de l’hystérie et des névroses, de la dépression). Avancée qui, bien sûr, aura très vite un caractère universel et qui, par conséquent profitera à tous, même aux « névrosés prolétariens ». Parce que ça existe M. Onfray, des névrosés prolétariens. Il n’y avait que L’URSS de Staline pour oser dire qu’ « il n’y avait pas de fous au paradis des prolétaires » !

En parlant de Freud, Lacan utilisait souvent l’expression « petit médecin viennois ». Je crois que ce que certains ont pris à l’époque pour un « trait d’esprit » était beaucoup plus sérieux que cela ! Freud n’est qu’un petit médecin viennois, bourré de symptômes de petit-bourgeois, travaillé par sa judéité, sa sexualité, son ego. Enfin comme tout le monde quoi ! Il n’est pas Dieu, M. Onfray, je veux dire celui que « vous vous êtes fait avant » paraît-il ! Et il semble bien que vous ayez cru continuer à avoir affaire avec Dieu face à Freud.

Dans une envolée lyrique (on a les enthousiasmes qu’on peut), notre inénarrable FOG a conclu son entretien avec le non moins inénarrable Onfray par cette phrase : « La dernière fois vous vous êtes fait Dieu, ce coup-ci c’est Freud, qui est le prochain sur la liste ? » Et Onfray de répondre : « Les tenants de l’écologie ». Que les écologistes dorment tranquilles, si Onfray s’occupent d’eux comme il l’a fait de Freud, ça ne leur fera pas bien mal !

(*) Le Monde des Livres 15/04/10

(**) Elisabeth Roudinesco « Histoire de la psychanalyse en France » (Poche)

(***) Jacques Le Rider « Freud, de l’Acropole au Sinaï » (PUF)

Tous les commentaires

je retiens le ..."l’illustre F.O.G. (jamais pseudo ne fut mieux porté !)"

et le .... "éructe FOG"

qui se heurtent à votre "on a autre chose à dire en premier qu’une atteinte à la personne ou aux défauts privés de l’homme." ,

et puis votre :" On ne hait jamais tant chez les autres que ce qu’on a repéré chez soi-même"

Vous finissez par "... si Onfray s’occupent d’eux comme il l’a fait de Freud, ça ne leur fera pas bien mal !"

Ouf ! tant mieux ! vos lecteurs seront rassurés sur ce livre qui paraît le 21 avril...!!!

Je vous accorde un "dérapage perso" sur FOG probablement dû à l'agacement à la lecture des "bonnes pages" que je viens de finir de l'incroyable livre d'Onfray, tissu d'invraisemblances et d'attaques ad hominem, allant jusqu'à lui prêter une paternité à 69 ans avec une femme (sa belle-soeur) de 59 ans !

Quant à FOG, il fallait voir l'absence totale de toute question critique à Onfray : juste la jubilation du "Buzz" !!

Bien à vous

Merci Léon-Marc Lévy.

Je viens de lire les articles sur ce livre d' Onfray dans le Point (qui fait sa couverture sur "Onfray déboulonne Freud").

Jacques Alain Miller y fait une réponse à Onfray avec cet argument:

Le "postulat de départ" d'Onfray est "double:

"1)la psychanalyse est une philosophie; 2) toute philosophie est l'autobiographie déguisée de son auteur, une construction faite pour "soulager sa "douleur existentielle", "mettre de l'ordre dans sa vie". Il s'ensuit que la psychanalyse est une thérapie à l'usage du seul Freud. Elle prétend valoir pour d'autres? Extrapolation abusive, imposture. CQFD. Ce canevas délirant est d'une logique implacable dès que le postulat est admis."

Et les extraits du livre d'Onfray édités par Le Point correspondent à cette analyse critique de J.A. Miller.

Délirant? Onfray "démontre" que Freud, dans son livre "l'homme Moïse et le monothéisme" est...antisémite.

J'ajoute que Michel Onfray n'a jamais été "trotskysant", loin s'en faut.

D'ailleurs, après avoir fait profession de "communiste libertaire", il a appelé à voter pour le cercle post-stalinien de MG Buffet...

je suis super motivé ...

La médiatisation crétinise. Onfray n'y échappe pas.

Il est à craindre que la médiapartisation aussi, vu la profondeur de l'argumentaire.

 

on va faire court et bref ...

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le freudisme vient suppléer le christiannisme, en tant que doctrine scientiste, qui permet notamment de rendre plus crédible la transcendance judéo-chrétienne du monde moderne, en deplacant le curseur d'une foi béate à celle d'une foi basé sur une théorie de la psychologie ...

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c'est ainsi que se positionne l'influence des théories des freud au sein de l'évolution de notre modus operandi transcendant contemporain, toutefois les thèses de freud ne remplace pas une transcendance du monde qui tend vers un athéïsme radical mais interprête à nouveau différentes relations qui entre la psyché, l'éros, la mort qui représente d'une certaine façon le prolongement de la doctrine chrétienne sous d'autres formes ...

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le livre d'onfray vient se positionner dans cet difficulté à comprendre la transcendance athée aujourd'hui sous le regard d'un athéïsme scientiste qui perpetue les valeurs notamment du judaïsme ...

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au centre de cette question essentiellement la question métaphyisique, dont onfray en s'en prenant notamment au personnage de freud démontre la double personnalité et le relatif manque de crédibilité personnelle en ce qui représente l'application de la psychologie et de la psychanalyse comme moyen de perpétuer des mécanismes, qui ne renvoit pas uniquement à une meilleure connaissance du fonctionnement du cerveau humain, mais une façon de traduire des valeurs proche du religieux, avec des justifications différentes.

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l'inconscient, le conscient, le surmoi viennent poser les bases d'une nouvelle façon de devoir essayer de trouver un équilibre, cela est en partie vrai en tant que progrès scientifique objectif pour mieux comprendre le fonctionnement de la conscience, mais cela se traduit par un usage pour le fonctionnement de la société contemporaine et des différents mécanismes sociologiques qui peuvent ne représenter que le prolongement sous différentes formes d'une transcendance qui ne dit pas son nom.

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ce en quoi les travaux de freud peuvent représenter soit un peu vers un monde plus athée, ou inversement une façon de mieux affirmer une transcendance sous une appelation différente qui représente l'aura aujourd'hui de la psychiatrie et de la psychanalyse comme réponse aux angoisses existentielles du monde moderne.

Rien compris !

Ben comme ça on est au moins deux !!!

Vaut mieux avoir l'air con à deux, on se sent moins seul !!!

Merci Clin d'oeil

Vraiment pas de quoi, sans vous, j'aurais peut être pas osé le dire, quoique...

RireRireRire !!!

on est au moins 3 à ne rien comprendre ! si je peux me joindre à vous ?

C'est étrange au point et je ne vois que 2 hypothèses

1) c'est une plaisanterie

2) c'est un test de machine à répondre aux articles de médiapart, un automate quoi.

Moi, c'est à Freud que je ne comprends rien.

J'ai essayé, mais il doit me manquer le code d'entrée.

Pas de problèmes chers amis crétins, plus on est de crétins, plus on rit, c'est bien connu...

On devrait penser à faire un club de ceux qui n'y comprennent rien...

c'est bien là le souci, tous ces gens qui crachent et eructent les uns contre les autres, n'ont pas l'intention que nous tous puissions comprendre, ils utilisent leur savoir, pour imposer leurs idées, sans tolerer une contradiction, et si on se faisait notre idée nous même!!!!!!!.

D'ailleurs chers amis C....., ne dit on pas ceci " la lumière va plus vite que le son" ce qui fait que beaucoup de gens brillent avant d'avoir l'air C.....!!!!!

@ Mr JoëlMartin,

Il n'y a rien à comprendre. Je veux dire : ce n'est pas le plus important, comprendre. L'important, c'est de parler.

"J'ai essayé, mais il doit me manquer le code d'entrée."

Plutôt qu'un code, disons que c'est surtout une clé dont il s'agit, une clé qui doit jouer correctement à l'intérieur d'une serrure.

Puisque vous avez essayé, c'est peut-être comme avec tout, la vie de couple par exemple : il faut, parfois, tâtonner. Autre hypothèse : vous faites peut-être partie de ceux qui n'ont pas besoin d'une analyse. Trop de gens, hélas, croient que tout le monde a besoin d'une analyse. Or, non seulement c'est faux, mais il faut surtout que ça reste le dernier recours.

Cordialement

Avec un soutien comme ça, Onfray est un peu dans le caca.

"Avec des amis comme ça, pas besoin d'ennemis".
Freud, c'est une attention nouvelle et différente à l'humain. Pas plus. Très marquée par son époque. Hautement variable selon la doiture et l'honnêteté du praticien.

la pensée de freud est double sur le plan métaphysique, elle représente objectivement un progrès scientifique, mais dans sa façon de s'appliquer au monde moderne perpétue certaines valeurs ou mécanismes qui renvoient immanquablement aux valeurs judéo-chrétiennes

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la compréhension de la psyché pourrait se concevoir comme une façon de permettre de mieux comprendre l'humain et opposition à l'obscurantisme religieux, ce en quoi freud représente un pas vers un athéïsme synonyme d'épanouissement sur le plan métaphysique, et en même temps représente le socle également d'une certaine conception du monde qui prolonge les liens instaurés par différentes religions, notamment chrétienne, concernant notre rapport au sexe, à la mort, à la souffrance, au péché sous un jour différent qui est celui de la psychanalyse.

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mais essentiellement freud est intéressant en ce qu'il met en évidence le fonctionnement de la psyché et de l'inconscient, ce qui représente une avancée considérable pour la compréhension des mécanismes de la pensée humaine, et plus généralement de la façon de mieux comprendre l'homme.

Là je vous suis.

> - Vous vous faites analyser ? - Oh, depuis quinze ans seulement. Encore un an, et après j'essaie Lourdes. [Woody Allen]

À ceci près qu'on ne se fait pas analyser. L'analyse, c'est le boulot de celui qui parle. Être en analyse décrit un certain état, mais se conjugue à la forme active – je fais une analyse…, il fait une analyse – et non passive, comme la position allongée le fait croire à ceux qui n'ont jamais fait cette expérience, encouragés en cela par les scènes montrées au cinéma (y compris par Woody Allen) ou décrites dans la littérature, qui sont ridicules tant elles dénaturent la réalité et le travail d'une analyse.

oui enfin, je partage tout de même l'avis de woody allen, sur le peu d'intérêt de la psychanalyse ...

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la façon dont cette profession entretient parfois certaines nevroses tout à fait légitimes, pour en faire une rente de leur raison d'être

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je ne connais réellement personne qui ait été " guéri ", réellement connu un mieux grace à la psychiatrie, absolument personne, et même plutot le contraire malheureusement ...

Vous remarquerez, cher Jonath, que sur la « guérison » je ne dis rien d’autre dans mon billet. Personne chez les freudiens, pas même Freud et encore moins Lacan, n’a jamais prétendu « guérir ». Par contre, les concepts freudiens ont permis l’irruption d’un tout autre regard sur la psychopathologie en général et en particulier sur la « folie ». Freud et l’inconscient sont au départ d’une révolution majeure dans l’approche psychiatrique.
Bien à vous

certes, je partage cet avis, mais il est bien souvent éloigné de ce que représente malheureusement la psychiatrie de nos jours, ou la psychanalyse

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pour de nombreuses situations, la psychanalyse représenterait un moyen de soigner certains maux, certains désordres intérieurs, le concept de " dépression nerveuse ", de psychoses, de nevroses, inaugure également des méthodes pour essayer de soigner ces névroses, et selon la sincérité des différents practiciens aboutit à des résultats relativement probants.

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cela se représente également pour différents fonctionnements au sein de la société, n'est pas sans lien avec une façon de créer un contexte, dont on pourrait parfois déconstruire et analyser également, certains discours politiques qui se réclament de vouloir également soigner différentes souffrances intérieurs, on aborde alors ici la question des " guérisseurs " qui peut parfois relever d'une démarche sincère et parfois n'être que forfaiture ou simple illusion.

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le travail de freud ouvre également certes la voie à la notion d'insconscient, voire d'inconscient collectif qui permettra l'avènement du surréalisme, d'une introspection différente de la pensée humaine, et amènera également les recherches de jung, que j'apprécie beaucoup par ailleurs.

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je pense qu'il est utile pour ces différentes questions d'être capable de faire la part certes entre ce que freud permet d'expliquer du fonctionnement de la conscience humaine, de l'usage qu'il en est fait pour permettre de répondre à certains désordres.

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ce débat est intéressant en ce qu'il renvoit à la question de la connaissance du fonctionnement de notre intelligence, et donc de la construction de notre raison synonyme d'un outil pour accèder à un meilleur épanouissement.

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bien à vous également ;-)

@Léon-Marc Lévy

"Freud et l’inconscient sont au départ d’une révolution majeure dans l’approche psychiatrique."

Bonne nouvelle.

Que peut-on en déduire sur l'efficacité des traitements psychanalytiques, par rapport aux traitements de la médecine psychiatrique ?

Question subsidiaire : y a-t-il possibilité de synergie entre les récents progrès des neurosciences et ceux, d'un autre siècle, de la psychanalyse ?

Merci de votre réponse éventuelle.

peut-être pas forcément léon-marc levy, si onfray s'est intéressé à freud c'est peut être aussi pour essayer d'en éprouver la pertinence

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le fait de dire qu'il ne s'agit pas d'une science laisse de facto perplexe sur la validité thérapeutique sur laquelle se fondent les pratiques qui se réclament de la psychanalyse ...

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enfin, il est intéressant que onfray ait fait ce travail pour essayer de mieux comprendre les origines du mythe freud qui représente comme vous l'expliquez la racine de différentes pratiques plus ou moins reconnues ...

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mais il faudra effectivement mieux prendre connaissance du livre de onfray pour juger de la façon dont il a construit cette critique en effet.

Tout ce long pensum pour en arriver à dire ce que tout le monde sait !!!

A savoir que Freud a été novateur dans son domaine tout en étant influencé par son éducation judéo-chrétienne !!!

Remarquez, ils sont nombreux dans ce cas-là cher Jonath !!!

ben non, tout le monde ne le sait pas, le concombre masqué... moi, par exemple, je ne le savais pas... vous pensez que Roudinesco aussi ????

alors, on est plusieurs...

En fait cher Raphaël Jornet, dès qu'on aborde le domaine de la psychanalyse, je ne pense plus rien !!!

RireRireRire !!!

 

Personnellement, je suis assez soufflé, qu'on veuille se payer Freud, et les freudiens, pourquoi pas?

Qu'on veuille tirer un trait sur la psychanalyse freudienne, il faut être débile.

Au sens faible, quelque part, physiologiquement et mentalement parlant, sans connotation péjorative au sens moral, mais définitif au sens de la capacité.

Freud, c'est l'inconscient.

Donc Freud, c'est Adler, et c'est aussi Jung.

Pour parler simplement du basique des analyses psychologiques.

Freud, ce sont névrose et psychose pensées autrement, sans rien enlever à Charcot, ou à n'importe quel médecin ou psychiatre qui aurait su avancer non pas dans les soins, mais aussi dans les guérisons, de ses patients.

Freud, c'est un monument, sur lequel ont grandi et prospéré, d'autres monuments de la pensée.

Franchement, à écouter Onfray, on n'a pas trop l'impression qu'il va compter pour la prospérité, et pour voir se développer autour de ses idées, des méthodes qui ne sont pas toutes efficaces, mais qui pour certaines ont permis d'y voir à défaut de clair, au moins un peu trouble, là où il n'y avait que du bleu, marine profond.

Merci aux penseurs qui pensent pour nous, même si toute idée tourne la plupart de temps autour de ses propres problèmes.

Celui de MO serait-il de trouver un public?

Le mal du siècle?

Cela ne m'arrive pas souvent, j'ai imprimé votre billet Léon-Marc Lévy.

Merci à vous pour l'intérêt que vous portez à mon post.

A+

Moi je l'ai recommandé. Et je ne comprends toujours pas ce que les ennemis acharnés de la psychanalyse ont à lui reprocher. Chacun est libre d'en faire une ou pas. Je ne vois pas quel tort ça fait aux autres pour susciter de si violentes réactions... En gros, donc, "pourquoi tant de haine" ? Cela m'échappe totalement, en dehors bien sûr du manichéisme pour/contre, social/pas social, utile/pas utile, cher/pas cher, etc. qui est devenu un des seuls bouts de lorgnette de notre société !

Chère Grain, je tente une hypothèse : ce n'est pas tant la psychanalyse qui fait grogner que l'existence de l'inconscient rappelé à chacun ; pas facile de se mettre dans la tête qu'une grosse part de soi échappe à la maîtrise ....

A-t-on déjà vu une théorie qui réveille ainsi les passions ? peut être, je ne vois pas ...

 

Ce que j'ai lu dans Le Point de ces écrits d'Onfray sur Freud me semble être une passion de l'ignorance sous un aspect d'érudition. La passion de l'ignorance est féroce, je crois qu'elle ne frappe pas que la psychanalyse.

L'hypothése de l'inconscient fait-elle scandale? Je l'espère, comme Kairos nous y invite plus bas sur ce fil. Mais le déni satisfait de l'inconscient est partie intégrante du discours dominant, il me semble.

"Passion de l'ignorance", en effet et celle-là a les dents acérées.

Et n'est-elle pas soeur jumelle du déni ?

A ne pas louper: le plaidoyer d'Onfray contre Internet aujourd'hui dans le Monde. Le Net est comparé à... des vespasiennes, rien moins que ça ! Quant à la liberté d'expression, elle ne serait au service que du pire....

Mais ce type sait-il faire autre chose que des plaidoyers contre qqch (la psychanalyse, Internet, les critiques en général - sauf bien sûr les siennes -, la liberté d'expression, etc.) ?

Est-ce une pose "tendance" actuellement dans le monde de la philosophie ?

Et, question subsidiaire pour départager les ex-aequo, n'y a t'il rien de plus urgent à vitupérer que la psychanalyse, le Web ou la liberté d'expression ?

"La dangerosité dans notre société est aujourd'hui en partie imputable à la passion de l'ignorance ambiante."

(Franz Kaltenbeck, psychanalyste)

Sans commentaire - il y en aurait trop à faire.

@Marielle Billy

Une théorie qui éveille les passions, expression gentille pour dire qu'elle provoque de farouches controverses, on vient de le voir avec les scuds que s'envoient Roudinesco et Onfray, est souvent une théorie qui repose sur fort peu de faits expérimentaux.

C'est tout le problème. La psychanalyse n'a pas vraiment fait la preuve de son efficacité, sauf chez ceux qui la considèrent comme une vérité révélée.

L'auteur du billet parle d'approche, il est prudent et il a raison de l'être.

Je constate que les arguments pour et contre Freud sont plus des actes de foi que des arguments raisonnés, sans parler des dégâts collatéraux, insultes et anathèmes réciproques qui détruisent le débat d'idées.

La mécanique quantique et la relativité générale ne suscitent pas autant de passions. Mais nous aident au quotidien, efficacement, sans douleur...

 

@ Marielle Billy et Joël Martin

Il y a, dans la psychanalyse, un fait expérimental (que la psychanalyse nous fait expérimenter), qui est le "continent noir" qu'elle nous fait découvrir en nous-même : cette énorme part de nous-même sur laquelle nous n'avons pas de prise, à laquelle nous ne pouvons que nous soumettre.

C'est cela, la peur de cet incontrôlé, qui est à la source des attaques constantes, continuelles, contre la psychanalyse. On n'a bien plus peur de soi que de la psychanalyse.

"On a bien plus peur de soi que de la psychanalyse". Oui. C'est bien cela. Peur du "continent noir", peur de s'aventurer sur des "terres inexplorées", peur de l'ombre, peur des daïmons, des fantômes, des fantasmes. On refoule tout cela, et cela ressort autrement, et on dit que la psychanalyse ne sert à rien, que l'inconscience n'existe pas. On a peur du travail que nécessite de "se" aventurer.

A ceux qui disent que le travail analytique n'a jamais "guéri" personne, je répondrai qu'on ne guérit jamais de la maladie humaine, mais que la psychanalyse aide à se connaître, et donc à s'orienter. (Savoir où est son Est. D'où peut se lever sa propre lumiére, chaque jour.)

Pour rejoindre ce que dit Naja : la psychanalyse procéde de l' expérience intérieure. A mon sens, le seul travail qui vaille.

"A-t-on déjà vu une théorie qui réveille ainsi les passions ?"

Dieu ? Peut-etre...

***

Freud, c'est entre autres choses le courage de penser seul librement ... Ainsi, malgré son entourage qui le conjure de n'en rien faire, il publie "Moïse ou le monothéisme". Il touche à l'idole sacrée du peuple juif en pleine persécution nazie, alors que lui-même a dû fuir Vienne, que des membres de sa famille périront dans les camps... Constamment il revoie et renvoie ses théorie, il les réoriente, les critique, les ouvre à des questionnements, des hypothèses qu'il appartiendra à une prochaine génération de poursuivre, de défaire... Le "scandale" Freud continue et tant mieux...

Vous touchez juste. Le seul vrai et permanent scandale freudien est une manière inouïe de penser qui consiste à défaire constamment toute certitude y compris les siennes propres. Il ne supporte pas la suture.

La métaphore christique fonctionne : "l'église" freudienne a été fondée par des disciples. Le "père" a douté jusqu'au bout, le "Moïse" en est le meilleur témoignage

++

Et l'on voit au sein même des écoles analytiques se répéter les passions déchirantes.

C'est donc bien la vie que tout cela remue.

@ JoHa, qui sont "les héritiers" de Freud, d'après vous ?

Votre réponse m'intéresse (je précise que je suis pas dans le 'camp' Onfray, au cas où).

Peneloppe,

Une première lecture de cette expression qui m'est venue en écrivant ce commentaire - les 'héritiers de Freud' - pourrait laisser croire qu'il s'agit des psychanalystes. Mais que seraient-ils sans ceux qui s'adressent à eux ? Soit les analysant(e)s que les psychanalystes ont aussi été avant de devenir psychanalystes.

 

Plus largement, Freud a initié un large mouvement de prise en compte de ce que vivent intérieurement - psychiquement, inconsciemment - les êtres de paroles que nous sommes, dans la relation aux autres, et de la singularité de chacun(e) parmi ces êtres de paroles.

Au moment où j'écris ceci, je pense qu'on pourrait me dire que les écrivains témoignent aussi de cette dimension de singularité psychique, mais la parole et l'écrit ne sont pas identiques.

Ce large mouvement initié par Freud a participé à modifier profondément nos représentations de nous-mêmes et des relations que nous entretenons avec les autres, avec des conséquences multiples dans de nombreux domaines de travail notamment : par exemple, proposer (sans imposer) aux psychiatres, aux travailleurs sociaux, et à bien d'autres qui s'occupent 'des autres', de s'intéresser à découvrir l'étrange(r) en soi, il me semble que c'est une formidable école de modestie... si la démarche analysante est maintenue vivante en soi. Maintenir cette démarche vivante, cela implique par exemple ceci que disait Freud : chaque cas qui ne cadre pas avec la théorie doit amener à revisiter la théorie - les psychanalystes ont été inégaux à cet égard car ce n'est pas facile de maintenir cette éthique qui consiste à accueillir chaque analysant, chaque patient quand on est psychiatre (c'est mon cas), comme si c'était la première fois, comme différent des autres en lui-même et dans la relation, pas facile de continuer à revisiter le corpus de savoir élaboré et de le modifier petit à petit, avec d'autres c'est-à-dire pas selon sa simple fantaisie, et sans trahir l'éthique de la psychanalyse.

Freud a fondé la psychanalyse, introduisant une discontinuité dans la pensée de l'être humain sur lui-même, dans la pensée de la 'folie', de la sexualité et de l'amour. Mais cette fondation a aussi rencontré une époque à la fois formidable et terrible - le XXe siècle - qui a accueilli cette pensée et lui a permis de rencontrer d'autres questions qui se posaient dans d'autres champs de savoir...

Cf. http://www.mediapart.fr/journal/france/180410/documentaire-un-monde-sans-fous

excellent cher JoHa, c'est tout à fait ça oui certes, merci ...

JoHa, merci pour votre réponse. J'en comprends que "les héritiers" de Freud seraient, donc, nous tous.

On peut refuser un héritage ... (je pense à Onfray)

 

600 pages détaillées, reprenant et développant les thèses de Sartre et de Derrida, qui ne trouvaient en la psychanalyse Freudienne qu'une monstrueuse supercherie de manipulation des masses, 600 pages à la façon d'une très minutieuse enquête d'investigation étudiant et recoupant un très grand nombre des inepties proférées par le soi-disant grand Maître maléfique, 600 pages où le voile tombe enfin (pas celui qu'on croit finalement) et les masques de basses compromissions serviles aussi, au sein de la société civile moderne.

Enfin la délivrance et la révélation.

Un seul mot, et puis non, finalement deux mots, à la façon Sartrienne :

"Bravo et Merci" Onfray.

@ +NEO-

Vertubleu, je vois que vous "y allez".

Quel vocabulaire ! Vous avez comme une rogne, mais que vous a donc fait la théorie psychanalytique et sa mise au jour de l'inconscient par la plume et la pratique de Freud ?

Je rajoute, un peu vite, pour le peu que je connaisse :

Sartre s'oppose à l'idée de "censure inconsciente", la ramenant à la "mauvaise foi" du sujet qui se ment sciemment à lui même, il préfère parler de censure consciente, car selon lui il y aurait chez Freud une fatalité de la névrose. Et Sartre dénonce toute fatalité, ceci en lien avec son idée de la liberté.

Mais la psychanalyse est justement une des voies (pas la seule) pour rétablir le sujet dans sa responsabilité, il n'y a de fatalité que pour celui qui le veut bien. (attention, je ne parle pas de la fatalité sociale - on ne décide pas de naître pauvre ou bourgeois ...).

 

 

 

 

J'ai personnellement recommandé votre billet Chère Marielle dont le texte sur Péneloppe est évidemment sublime et ô combien superbement déroulé par vos soins aussi attentifs qu'éclairés sur le sujet, mais je n'y suis pas intervenu, afin de vous laissez en toute quiétude, celle que vous réclamiez dans l'intitulé.

Vous voyez bien que je ne suis pas complètement "rogne", car lorsque cela m'arrive, tel Attila, j'envahis tout et vous le savez bien.

@ +NEO-

Merci Vertubleu mais vous savez bien que j'accueille très volontiers toute contradiction, puisque moi même je me trompe plus d'une fois, et puis le béni-oui-oui est assommant.

Merci pour ce billet ! Simplement, MO n'est pas trotskyste mais libertaire pro-Front de gauche. Trotsky, lui, portait un grand intérêt à la psychanalyse.

Merci Yvan de me corriger. J'ai écrit "trotskisant" mais c'est de la façade. En fait depuis deux ou trois bouquins je trouve que MO flirte de + en + ouvertement avec les thèses d'extreme droite : religion hédoniste, thèses paganistes, soutien au débat sur l'identité nationale, haine de la psychanalyse. Ca sent pas bon chez notre filousophe.

Sartre ne considère pas la psychalyse comme une "monstrueuse surpercherie"... Il ne retient pas l'inconscient comme principe du refoulement parce que ce dernier obéirait alors à un détermisme et que cela suppose précisément la conscience, si je parviens à résumer; D'où la "mauvaise foi" en procédure de substitution... Mais il partage avec la psychanalyse la valeur signifiante de tous les aspects du comportement, notamment les plus anodins, les plus incontrôlés... Et cela donne son "Flaubert" qui est un excerce d'interprétation analytique tout aussi risqué et fragile que le Léonard de Vinci de Freud...

"De fait, Freud met un nom à l'événement inattendu, au rêve qui surprend le sujet, et dit : "Ici, il existe un savoir autre que nous allons appeler insconscient." Dans le même essai, qui s'attache à répondre notamment à l'objection sartrienne aujourd'hui assez courante, J.-D; Nasio commence par préciser : "L'inconscient n'est pas une instance occulte, déjà là, en attente d'une interprétation qui viendrait la revéler." Et à la remarque d'un interlocuteur "la psychanalyse ne peut être valide que dans le champ de ses observations, qui est la situation analytique", Lacan confirmait : "C'est exactement ce que je dis. Nous n'avons pas moyen de savoir si l'incopnscient existe hors de la psychanalyse."

Mais bon, il est d'époque de s'en tenir à "l'immédiatiquement" absorbable par un public qui n'est pas là pour se prendre la tête trop longtemps. Figure incontournable des plateau de télévision je crains que Michel Onfray, en l'occurrence, ne se compare à Bernard-Henry Levy expédiant le criticisme de Kant à travers une vie sexuelle tout droit sortie d'un canular...

++

chère Marielle, tout d'abord c'est très agréable de te croiser... On discute beaucoup de "l'inconscient", s'il existe ou non, mais ce n'est pas là vraiment que se situe le scandale de Freud. C'est le contenu sexuel du refoulement... Et je me demande si, de Jung à Michel Onfray, ce n'est toujours pas ça l'inadmissible ? Le "libertinage solaire" ne vient-il pas d'ailleurs chasser cet inconscient névrotique et nous offrir le renouveau du plaisir sans faute ? Un plaisir sans faute qui a tout de même sa part de "haine", comme il apparaît dans la présente affaire...

+ 1

Merci pour ce recadrage que les polémistes, fort occupés à en découdre, ont un peu oublié de faire.

Hormis le bruit, l'empoignade qui précède le lancement d'un livre théoriquement amené à faire penser, et qui sans doute aboutira à l'inverse, la dispute prenant le pas sur toute réflexion, indulgence peut-être pour FOG: lisez l'Américain, ce monsieur revient de loin, le meurtre du père, il connait, et Freud peut-être , fait problème..

 

Merci pour ce billet dont je partage les points de vue.

Je croyais que la psychanalyse devenait de moins en moins crédible: les évaluations de son efficacité sont assez médiocres. les approches cognitives et systémiques sont bcp plus. efficaces.Or, pour une critique de l'argument de la supposée a-historicité de la psychanalyse Tobie Nathan apporte des faits observés dans d'autres cultures. Enfin comme toute théorie et pratique, la psychanalyse subit l'usure du temps et des nouvelles connaissance de l'esprit humain. Les neurosciences et les théories de l'information sont- là pour le montrer.

Les neurosciences et les théories de l'information sont- là pour le montrer.

 

Oui, elles 'montrent' mais elles ne démontrent pas. Je ne puis que vous conseiller :

http://www.mediapart.fr/journal/france/180410/documentaire-un-monde-sans-fous

"Les neurosciences et les théories de l'information sont là pour le montrer". Sauf que les "neurosciences" se heurtent à leur limite, qui est la même que celle de la science physique : on ne sait plus quoi désarticuler, aprés le boson de Higgs.Et la "théorie de l'information" reste collée à son départ, qui est d'être une théorie. La psychanalyse -en tant qu'exploration de l'inconscient, que je préfére nommer "inconscience"- a ceci pour elle qu'elle est une pratique, un travail, et une aventure dans le langage, dans sa propre langue ("à soi", "personnelle"). On peut s'y perdre, comme dans toute aventure humaine, on peut s'y trouver. On peut, en tout cas s'y élaborer en tant qu'être de langue, de parole, de verbe et de logos.

Hu hu hu !

Mais si elle aime elle, on f'rait mieux de tout relire voire tout relier à cette own, nan ???

Hu hu hu !

Bon, desserrez les fessiers, respirez amplement, ça va aller, pas d'inquiétude, le progrès est en marche.

L'important est bien toujours de dire.

Dear.

Ah ! Juste à ma copine dom : t'es pas sympa quand tu affirmes que ce livre n'amènera pas à penser. Faut pas être aussi désespérée, tu peux le faire et tes potes(ses) zaussi.

Ah ! Encore à ma copine grain : t'es pas sympa quand tu parles de ce "type". On entend presque derrière ce mot comme un flot (flow) de ressentiment. Je crois qu'il serait bon d'analyser profond tout ça.

Dear.

Chère Arpège,

je ne parlais pas du livre, mais de l'empoignade qui précèdait sa parution, de la polémique tous azimuths, qui relèvent du teaser propre à faire grimper les ventes.

Le livre, c'est un peu le problème, Mediapart n'en ayant fourni aucun compte rendu, on ne savait de lui que ce qu'Elisabeth Roudinesco en dit, soit un commentaire, une interpétation qui est peut-être juste, mais allez savoir, et ce que Michel Onfray refuse d'en dire. C'est peu .

En fait, à lire ce qui au fil des jours s'additionne, d'ailleurs, l'empoignade cédant le pas à des arguments, plus sûre du tout que cela n'amène pas à penser. Même si, méditation du jour, confondre régulièrement le goût de la polémique, de la provocation avec une avancée de la réflexion est une excellente façon de s'empêcher de penser...

S'en prendre, aujourd'hui, à la personne de Freud, c'est à la fois surprenant ( un siècle que ça dure) et logique. Ca m'intéresse assez pour lire la bio de Peter Gay, ce que Freud lui-même a pu écrire. Mais lorsque je lis que Freud n'a pas "respecté la règle d'or de la psychalyse", les bras m'en tombent: c'est comme reprocher à Marie Curie d'avoir été infoutue d'échapper à l'irradation. On apprend en avançant à tâtons.

Il y a quelque chose qui ne se raconte pas, en matière de psychanalyse, ou alors ça devient une anecdote de divan. Le "résultat" est celui de l'analysant, pas de l'analyste ( même s'il a travaillé pour ça...). Et pris dans le mouvement de la vie, c'est à dire temporaire. Interrogé. D'où cette impression de "secte", de "croyants" qu'en retirent certains, alors qu'il s'agit de l'inverse, s'appréhender dans le monde et non hors du monde, remettre en question et non appliquer une grille d'interprétation.

Comme Joha, je renvoie au films mis en ligne par Mediapart à propos de la psychiatrie , de la maladie mentale. Cela relativise les choses ici débattues, et il y a urgence. La différence entre psyché et cerveau, dit un médecin, la différence entre deux mondes.

Enfin, en lisant un peu partout, je vois ici et là des souffrances, des demandes, des interrogations, même déguisées. Alors, loin du pour ou contre Onfray, peut-être que c'est bien, de donner à voir et à lire quelque chose qui ne soit pas seulement "une prise de position" mais une amorce.

 

 

Il n'y a pas de contradiction entre les neurosciences et la psychanalyse. Freud disait lui même que "dans 50 ans la biologie aura sans doute trouvé des solutions à de nombreux problèmes sur lesquels je butte".

Ce qui s'est avéré vrai dans de nombreuses pathologies. Il ne s'agit pas de croire où non en l'existence de l'inconscient (St Augustin parlait déjà d'une force cachée en nous qui nous pousse à faire des choses malgré nous).

Il s'agit de se demander d'où viennent les symptômes qui nous pourrissent la vie, comment ils se construisent et comment faire pour échapper à leur domination. C'est un dépassement des limites du volontarisme. C'est là que le pauvre MO est dans la panade. Il en est encore aux limites de la volonté. Il essaie de "rationaliser". C'est une attitude, beaucoup plus qu'un savoir.

Il ne s'agit pas dans la psychanalyse, de calmer quelques angoisses existentielles. Le prozac peut s'en charger. Le point qui frotte (et fort) dans cette polémique tourne autour du déni d'héritage. Le fantasme de l'auto-construction du sujet qui ne doit rien à ces ancètres (dont le père tient un des rôles principaux). A celui qui ne sait pas trier, le droit d'inventaire dans l'héritage peut inciter à rejeter tout le père en bloc."Je prèfère être mon propre père, que d'avoir un père imparfait". Et imparfait, le pauvre Freud il n'a cessé de l'être. C'est même de là qu'il a tiré son génie.

Ah ce connais-toi toi-même ! Il n'a pas fini de nous en faire baver.

Il y a un fossé entre neurosciences et psychanalyse : la langue, l'élaboration de son propre langage articulé. Le sens donné aux phonémes et aux nouménes. Et aux phénoménes. L'être humain ("être" étant pris en tant que verbe, à l'infinitif) , le fait d'être, et humain, est un travail constant. Les neurosciences s'adressent à la "machine", au corps visible. Le travail en psychanalyse (qui n'est pas que d'analyse) s'adresse au corpus, à ce qu'élabore l'animal.


Parfait Bernard Colin. J'ajoute, à propos de Freud et du doute (fécond !) : "Je ne cesse d'envier les physiciens et les mathématiciens qui sont sûrs de leur fait. Moi, je plane, pour ainsi dire, dans les airs. Les faits psychiques semblent non mesurables et le demeureront probablement toujours" (Albert Plé. Freud et la morale 1969).
Les concepts fondateurs sont universels. Le reste, tout le reste, est une technique clinique, avec ce que ça implique d'"inrépétable", d'unique, d'aventureux, d'heureux et pourquoi pas, de foireux ! La folie scientiste veut tout mettre en boîte et ferait bien de se répéter cette phrase magnifique de Jorge Luis Borges : "Que voulez-vous que je vous dise de moi ? Je ne sais rien de moi. Je ne sais même pas la date de ma mort."

Les sciences neuronales et psychanalyse ne s'opposent pas, elles n'emploient pas les mêmes outils donc ne "voient" pas la même chose.

 

Les neurosciences ne contredisent pas l'existent d'un inconscient, c'est déjà un point esssentiel dans ce débat.

Reste à comprendre comment est structuré cet inconscient.

Les neurosciences ont elles aussi retrouvé que chaque "système neuronal" est structuré de façon singulière, à partir des premières expériences qui "frayent" les premiers chemins neuronaux. (ma source : les travaux de Jean Pol Tassin)

Là encore, c'est un point important.

 

Ce sont nos premières expériences qui façonnent la structure de notre psychisme : voilà un point d'accord entre la littérature, la psychanalyse, les neurosciences.

Le langage n'est pas transparent, les mots ont un sens particulier à chaque culture, mais aussi, à chaque monde intérieur, donc à chaque psychisme individuel : le sens rationnel (appris) interfère avec le sens affectif, qui lui même dépend des premières expériences de l'enfance- lire Bachelard, entre autre. Accord là encore entre pas mal de disciplines ou champs de recherche.

Etc.

 

Toutes ces approches sont complémentaires, mais si on préfère se battre à leur propos à coups d'exclusive, ce sera toujours possible !

 

 

Fantie,

Pous savoir si psychanalyse et neuroscience s'opposent, c'est aux protagonistes qu'il faut le demander. A ce sujet au moins, ils sont d'accord de dire - avec ou sans haine - qu'il y a une hétérogénéité radicale et irréductible entre les deux champs de savoir, aucune complémentarité en vue. Et ce ne sont pas les quelques "neuropsychanalystes" errant ici ou là - qui font sourire les uns et les autres (deuxième point d'accord) - qui changeront cette hétérogénéité des approches.

Nombre de psychiatres nord-américains, déçus par les promesses vides des neurosciences, en reviennent d'ores et déjà - mais il faudra probablement du temps pour que ce mouvement s'amorce en France où le champ de la psychiatrie, dans un état de déconstruction avancé, n'aura bientôt plus grand-chose à "envier" aux States si on continue à laisser faire.

 

PS : Les neurosciences ont leur grandeur dans leur champ, soit celui de la neurologie.

Oui, j'aime les sciences, pas si mécaniste que vous le présentez. J'aime la science dans ce qu'elle a de sincère. Dans sa quête éperdue de la perception des mille miroitements du réel.

Quand le professeur Arago, président de l'académie des sciences, rejette les projets de deux ingénieurs, Eiffel et Bienvenüe, parce que la tour du premier constituerait un immense paratonnerre qui électrocuterait tout Paris au premier orage, et parce que la vitesse insensée (30 km/h) des trains souterrains du second, dans des tunnels étroits, provoquerait des turbulences de pression, capable de détruire poumons et tympans des voyageurs, je suis sûr qu'à l'état de ses connaissances, il croit réellement à ces dangers.

La science, c'est l'art d'être ignorant.

Je me demande si MO a lu Bachelard. Peut-être que cela lui éviterait de quitter si rapidement l'histoire, et de devenir le Dieudonné de la philo.

D'ailleurs comment et pourquoi parler, à l'image de l'intitulé de ce billet, de haine de Freud, là où Michel Onfray, au fil de 600 pages d'enquête nous permet de mieux connaître Freud, son univers, son contexte familial, politique et philosophique, avec des éléments factuels jamais encore divulgués au grand public.

Méconnaissance serait amour, et augmentation de connaissance serait haine ?

@ +NEO-

Je ne sais pas si méconnaissance pourrait être amour. Mais que l'augmentation de connaissance soit haine, c'est peut-être le ton péremptoire, sûr de lui, de Roudinesco qui vous fait écrire cela, Vertubleu.

Or, Roudinesco est, de longue date (ce qui signifie bien des recherches) une historienne de Freud et de la psychanalyse. Alors quand elle affirme que Monsieur Onfray fait des erreurs (voire des mensonges) parmi ces "éléments factuels jamais encore divulgués au grand public", j'ai tendance à accorder foi à l'historienne plutôt qu'au polémiste - qui joue beaucoup trop sur le "jamais encore divulgués au grand public" (depuis le temps !) pour avoir l'air honnête, pour ne pas avoir l'air de rien de plus que d'un bateleur.

Je parlais de la "Haine" que Roudinesco semble bel et bien prêté à Onfray, alors que ce dernier ne fait que nous apporter des éléments complémentaires à la connaissance que nous avons de Freud et de son univers.

@ +NEO-

La "Haine" que E. Roudinesco prête à M. Onfray, elle pourrait bien être due à sa colère d'historienne chevronnée de Freud et de son univers, quand elle estime (et constate en historienne) que M.Onfray déforme l'histoire qu'elle connaît bien, se permet des corrections et des ajouts qui sont, nous dit-elle, des mensonges.

Pourquoi tant de haine ?, oui, mais aussi : pourquoi mentir ? Et aussi : qui ment ?

Je le répète, ma confiance va plutôt à l'historienne chevronnée qu'au professeur de philosophie qui prétend nous ouvrir les yeux.

Voilà tout.

Onfray n'est pas forcément anti-Freud.

Onfray apporte et divulgue tout simplement des éléments complémentaires pour une meilleure connaissance de Freud.

Qui peut se plaindre d'un complément de connaissance ??

Chacun peut se faire sa propre opinion après lecture de ces éléments.

Si vous préférez Roudinesco, à la bonne heure !, mais souffrez aussi que d'autres puissent souhaiter opter pour d'autres sources d'information afin d'atteindre l'objectivité sur le sujet, ou du moins s'en approcher.

@ +NEO-

Rien de ce que votre cher Onfray publie dans son livre n'est nouveau: exactement, rien!

Notez qu'une connaissance approfondie d'un sujet contredit presque toujours les informations venant d'une connaissance suprficielle. Votre cher Onfray est un prétentieux qui a lu vite mal, ne voit que le dessus des cartes ( le côté qui l'arrange), s'appuie certes sur des sources à vos yeux aussi respectables que M. Onfray lui-même ( le GRECE, le club de l'Horloge et l'ineffable Bénesteau) et surtout ne doute de rien . Un "philosophe" qui ne doute de rien, c'est nouveau. On le dirait taillé sur mesure pour vous, Vertubleu, qui semblez d'une nature à peu douter et qui faites dans le "je l'ai pas lu, je l'ai pas vu - mais j'en ai entendu causer" et avez d'emblée ouvert le bal des faux-culs avec vos lapsus à la Goebbels... Souffrez que d'autres aient l'odorat plus fin que le vôtre.

bon ...

-

ce que onfray dit de freud c'est vrai ou non ?

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concernant les thérapies notamment, je suis absolument daccord ...

-

concernant les mensonges de freud , vrai ou pas ?

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merci onfray ...

Oui vous avez raison: blanc ou noir, comme dans la vie...

blanc ou noir quoi ?

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ce qu'il dit est vrai ou non, et mérité d'être connu si c'est vrai ...

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perso il s'agit d'un travail de vulgarisation et de meilleure connaissance de freud que j'apprécie ...

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en quoi cela vous pose-t-il problème objectivement de permettre de mieux faire connaitre la vérité ?

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pouvez-vous dire svp concretement en quoi cela vous dérange-t-il ?

Chère Naja,

Je partage votre intuition :-)

Cela dit, M. Onfray n'est nul "prof de philo": il a en effet enseigné quelques années il ya longtemps dans un lycée technique où la place de la philosophie est si restreinte que ce genre d'affectation n'est pas considéré comme une marque de réussite. Son ressentiment contre les profs de philo - qui tient à son semi-échec professionnel, est en toute lettre dans ses écrits, et il faut voir les horreurs qu'il sort contre ses "collègues". Quant à l'Université populaire, c'est le contraire d'un enseignement et du pur music-hall, sur la scène du théâtre d'Hérouville saint clair, avec les très importantes subventions ( plusieurs dizaines de milliers d'euros chaque année) de la Région ( socialiste...pour laquelle Onfray a -évidemment!- appellé à voter) au détriment de la bibliothèque Universitaire de Caen qui crève par manque de moyens.

quel rapport avec freud ?

-

vous êtes sure aussi que dans ce genre de niveau de ragot il aurait pas également les pieds plats aussi pendant que vous y êtes ou autre sorte de commentaire désobligeant et hors sujet, synonyme de jugement tout à fait subjectif de votre part, ne se basant en rien sur une réfléxion concernant sa démarche philosophique ...

-

il ne s'agit que de jugements tout à fait subjectif de votre part ...

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je pense que sa façon de mieux faire connaitre freud avec ses défauts contribue à ramener un peu de vérité, de clarté et de lucidité dans un domaine qui par ailleurs est fortement soumis à différentes fabulations ...

-

donc plutot être reconnaissant pour ce travail assez utile pour permettre plus de clarté ...

Religion Freudienne et mensonges y étant liés et la soutenant depuis très longtemps, trop longtemps, soyons des gogos pourquoi pas, mais des gogos éclairés au moins :

Michel Onfray L'affabulation de Freud [itv] FR2 220410 Lucet

@ +ENO-

merci pour la vidéo, je l'avais entendu s'exprimer en itw avec franz olivier gisberg depuis 2/3 semaines, onfray est pas un idiot, et pas quelqu'un non plus de mal intentionné ...

-

il met en évidence des questions qui telles que la religion suscitent diverses réactions parfois totalement déplacées, et représente plutot une démarche salutaire ...

-

je veux dire si des gens croient aussi béatement en la validité et crédibilité de l'intérêt de la psychanalyse, c'est avant tout par l'intermédiaire de freud ...

-

si ce dernier était relativement un imposteur, et par ailleurs ne présente aucune théorie proprement scientifique, je pense qu'il est plutot bénéfique de permettre de faire la clarté sur cela.

-

donc plutot merci me concernant pour cette démarche de michel onfray, par un soucis de plus de clarté, de lucidité sur les choses, la psychanalyse notamment.

sartre - l'improbable salaud ... rien n'est tout bon ou tout mauvais ...

-

si onfray écrit un bouquin sur freud, c'est certainement que cette question l'intéresse ...

-

freud ou onfray ne sont pas des saints ... ni roudinesco ...

 

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"Pour rejoindre ce que dit Naja : la psychanalyse procéde de l' expérience intérieure. A mon sens, le seul travail qui vaille."

(Pierre Ferron, quelque part dans le fil)

 

Comme c'est un travail, elle n'est peut-être plus dans l'époque pressée que nous traversons actuellement.

 

Tiens, il y aurait une discussion intéressante à mener sur travail et croyance.

Après tout, la philo pratique est elle aussi un travail sur soi. Et son présupposé de départ quand il existe (Platon ?) est bien une croyance.

Mais pour discuter de nos croyances respectives, ou des formes différentes que peut prendre un travail sur soi, un travail sur les présupposés (là on retrouverait Bachelard !), etc., il faudrait considérer la discussion comme...

... comme un travail sur "nous" ?

Cet interview est exemplaire de ce qu'on appelle la réthorique de contamination:

La psychanalyse est une religion puisque les réactions que je reçois sont les mêmes que celle de mon traité d'athéologie.

La psychanalyse croit à la magie puisqu'il y a des guéris à Lourdes.

c'était un truc de riche, donc c'est suspect. (et celui qui a inventé la voiture, l'avion, le double vitrage, le LIVRE ?)

Freud a menti, donc toute sa théorie est une arnaque. Il était lui même objet de ses recherches donc ça n'a rien d'objectif. (remarquez le lapsus en passant, Freud maintenant aurait aussi fini par coucher avec sa soeur sur le tard. Hou! l'affreux).

C'est par excellence une réthorique pour impressionner le jury, une réthorique de proc, quand le dossier manque de pièce. (je ne parle même pas de l'extraordinaire argument du placebo.)

Ma question: est-ce que la télévision et le marché du livre conduisent tous les philosophes à devenir idiots, quelque soit leur bord ? Où est-ce qu'elle les séléctionne dés qu'ils le sont ?

Rassurez-vous, cher Bernard Colin: Onfray n'est nul philosophe! c'est un sophiste, très exactement. Un sophiste de cauchemard, appuyé sur une incroyable camapagne de presse, dont le financement laisse pensif.

PS: "Sophiste" est pour moi celui qui s'affranchit des règles de la contradiction, pour qui vrai et vraisemblable, possible et catégorique s'équivalent - vous m'excuserez d'être un peu basique - il s'agit donc de la pire sophistique qui soit, de très bas étage. Niveau France télévision, notamment...

Je trouve que Michel Onfray est intéressant dans son entreprise de relecture le l'histoire de la philo mais pas très reconnaissant.
En effet quand on lit ses ouvrages (contre histoire de la philosophie en 5 tomes), qui demeurent certes salutaires sur le plan du "réveil" intellectuel, on se rend compte qu'il n'a de cesse d'utiliser dans le but de pourfendre par exemple le christianisme (simple exemple), les concepts que Freud a mis beaucoup de temps et d'énergie (une vie) à construire. Il suffit de le lire : il parle (et écrit) le "freud" comme il respire. Pourquoi alors une telle charge anti-freudienne ?

certes Freud a dit aussi des bêtises (féminité, homoséxualité...) que d'autres disaient à son époque, mais que lui, corrige à mesure.

On ne peut pas reprocher à Christophe Colombde ne pas avoir atteint la lune...
Certes, il faut sortir des dogmes, mais il me semble que les psychanalystes d'aujourd'hui le font volontiers, avec allant et esprit critique, et renouvellent , pour les meilleurs d'entre eux, la théorie freudienne.
Bref Michel Onfray est peu reconnaissant, mais après tout, c'est son droit.
Disons que c'est juste un peu incohérent eu égard à ses écrits antérieurs, où il utilise et exploite le travail des psychanalystes à peu de frais.
dommage...mais pas dommageable pour "les chercheurs de la connaissance",qui, comme le disait Nietzsche, "sont des inconnus pour eux-mêmes".

arkeo

ce livre est plein de mensonge,fausses infos et cette peur de reconnaitre la revolutionpsychanalitique est si banale,fastoche,Onfray est usé!La vogue de negationnisme de tout n'est pas signe d'intelligence ,mais de sa propre indigence,de sa negation de sa part d'ombre, et de sa meconnaissance des faits reels de la vie de Freud,minable et reminable ce bouquin!!

"Pour qu'une femme et un homme puisse pleinement s'unir, il faut préalablement bien sûr qu'ils trouvent la coquille et la retirent ensemble" (sic) Saint Vertu - An 10

Vous n'êtes pas sans savoir les potes, qu'un livre avive depuis maintenant une bonne semaine une intense polémique dans le landernau germanopratin parisien correctement nourri, et dûment vêtu et logé aux meilleures et prestigieuses adresses de Neuilly et Saint-germain-des-Près.

Ce livre, intitulé "Le Crépuscule d'une Idole" commis par un gueux, Michel Onfray, bref un de nos frères de misère, a soulevé de telles passions chez ses détracteurs que l'on se serait cru revenu au bon vieux temps de l'autodafé et de la censure inquisitoriale réunis en un seul et même mouvement, avec des intégristes du temple Freudien lancés en premières lignes médiatiques, toutes babines de haine retroussées, bave aux lèvres et invectives en bouche, plus hargneuses et immondes les unes que les autres.

Celui qui s'illustra avec le plus de véhémence dans ce si pitoyable exercice fut l'hystérique Miller, aux honoraires de consultation aussi élevés que son niveau de tolérance minimale, sur le plateau de C+ de Denisot, bref un homme sans prix.

Nos terres médiapartiennes où le calme d'une érudite sagesse s'allie aisément à une saine participation générale toujours propice à l'échange intelligent plutôt qu'à la guerre de tranchée, furent assez épargnées par ce furieux déchainement de violence.

On préféra nous présenter une soi-disant "experte" historique de l'univers Freudien, la sus-nommée Roudinesco, qui nous fit parvenir un long texte d'analyse du livre (avant qu'il ne soit même disposé en rayon dans toutes les librairies de France et de Navarre), concluant donc préalablement pour tous les abonnés de Médiapart, que celui-ci était non seulement pavé d'erreurs plus majeures les unes que les autres, mais également truffé d'ineptes rumeurs, bref un honteux brûlot, dont la définition même de nature le confinait fatalement à être destiné au moins au bûcher de l'oubli immédiat, voire même, pourquoi pas tant qu'on y est, au vrai foyer d'extermination domestique qui soit, en gros la cheminée pour ceux qui en sont dotés.

Néanmoins, ladite experte, vraie chienne de garde de la pensée et du temple Freudien, aussi peu désirable à l'écrit qu'en photo, oublia, comble de l'ironie, de relever ce qui est certainement l'une des plus grosses coquilles de l'histoire de l'édition française et qui se trouve bel et bien trôner, tel le nez au milieu du visage, dans les 600 pages écrites par l'hérétique sorcier Onfray, notre frère le gueux.

Ce qui me fait dire la chose suivante, soit l'experte n'en est pas vraiment une, et je m'interrogerait conséquemment sur la pertinence de mon abonnement à haut frais pour lire quelques fois Onfray sur médiapart, soit l'experte utilise des "nègres" peu formés et rompus à l'histoire et à l'univers de Freud expliquant possiblement qu'ils se soient fait avoir dès le premier obstacle, auquel cas, elle devrait peut-être se faire rapidement analyser, car l'esclavage est aboli depuis quelques temps maintenant.

Dans les deux cas de figure, et tant que la dame n'aura pas relevé l'énorme coquille dont il s'agit, elle est fautive dans un premier élan et reste donc une pipe imparfaite et un vent sans grande conséquence autre que d'avoir bien entendu perturbé le havre de paix et de bonheur qu'est médiapart.

Heureusement, hier soir, l'immense Boris Cyrulnik (que j'apprécie au plus haut point soit dit en passant) a relevé sur le plateau de FOG le niveau des tenants de la psychanalyse et je pense même que Cyrulnik est largement plus fort que Freud, et que c'est donc à ce dernier que médiapart devrait très rapidement ouvrir large tribune, et que l'on fasse interner le plus vite possible l'autre déjantée.

Allez, je vous souhaite à tous de déjeuner en Paix.

@ +NOE-

Perdu dans l'espace, de l'immense connerie.

C'est le sort vertublesque.

Adieu, ou plutôt au diable, pauvre abruti.

Toi aussi Passifou t'as perdu la "Coquille" ??

Allez hop !!! en analyse mon petit....

mmddrr de mmddrr !!!

@ +ENO-

Passifou: ici, tout à fait d'accord avec vous.

Votre texte est très intéressant Mr Léon-Marc Lévy. Merci.

J'admire votre patience vis-à-vis de MO le neu neu !

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