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Des bêtes à bon Dieu croqueuses d'hommes
Ce pourrait être le titre d'un film X, c'est celui d'un film d'horreur.
On se souvient du succès mérité du chef d'oeuvre de Ridley Scott qui avait fait fureur en 1979 : « Alien, le huitième passager » (1), où une petite créature extra-terrestre apparemment inoffensive monte à bord d'un vaisseau spatial, s'attaque à un passager puis à un autre en mutant à chaque repas de chair humaine, faisant gicler du sang sur toutes les parois du grand écran, et gagnant en taille et en agressivité au fur et à mesure des festins au point de finir par devenir un terrible monstre destructeur.
Et bien nous y sommes presque. Non, non, je ne plaisante pas.
C'est une histoire toute bête de coccinelle qui m'a été rapportée par l'une de ses victimes.
Les coccinelles, vous le savez, sont ces bêtes à bon Dieu qui font la joie des jardiniers et des enfants au printemps. On la porte même en effigie sur le revers d'une veste ou en broche comme porte-bonheur.
Et bien figurez-vous que dans la lutte contre les ravageurs des cultures, certains ont cru bon de proposer de manière incontrôlée des solutions alternatives aux méthodes modernes d'éradication qui sont, elles, devenues sujettes à caution après avoir été présentées comme des panacées : pesticides (apparemment dangereux pour la santé humaine), OGM (apparemment nuisibles à la diversité biologique mais dont l'impact sur la santé humaine est toujours en débat) (2).
Le principe en soi est pourtant louable et mérite qu'on s'y attarde : il s'agit de lutter par des méthodes traditionnelles, voire ancestrales, contre lesdits ravageurs (essentiellement des insectes ou des larves d'insectes herbivores) en introduisant dans les champs cultivés de manière maîtrisée des prédateurs de ces ravageurs (insectes carnivores utiles à l'homme). Sauf qu'il est toujours difficile de bien maîtriser les flux entre espèces introduites et espèces détruites, ce qui peut entrainer une rupture de l'équilibre naturel.
Des études ont ainsi été menées sur la coccinelle, dévoreuse de pucerons, et particulièrement adaptée à la mission de service public de la protection des cultures.
La coccinelle asiatique, répondant au charmant nom d'Harmonia axyridis, s'est avérée très efficace en subissant avec succès l'épreuve des tests de laboratoire, et elle fut importée massivement par les américains principalement de Chine à partir de 1982, puis exportée en Europe (Royaume-Uni, Benelux) où elle a dû s'acclimater à un nouvel environnement en mutant à son tour au bout de quelques générations.
C'est alors que les ennuis ont commencé à se faire sentir. Devenue géante (3 à 4 fois plus grosse qu'une coccinelle normale), plus prolifique et plus agressive (elle s'attaque à ses congénères européennes qu'elle décime et provoque de légers pincements au doigt si on se laisse mordiller), elle est aujourd'hui considérée comme une espèce nuisible invasive avec une progression fulgurante : nord, est et centre de la France sont colonisés, leurs individus dotés d'un fort instinct grégaire, ayant la particularité de se regrouper pendant la période de reproduction avec une prédilection pour les maisons en pierre ou en ciment qui les protègent du froid à la campagne ou à la ville (3).
Pour l'heure, un plan de surveillance a bien été mis en place de manière à suivre la progression de l'invasion et tâcher de la circonscrire, mais aucune solution n'a encore été trouvée pour éradiquer ce nouveau fléau introduit par l'homme.
La quête de la maîtrise de l'environnement n'est-elle pas une chimère ?
Lincunable, 18.11.2010
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Alien,_le_huiti%C3%A8me_passager
voir à ce sujet le dernier billet de Dianne :


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Et vlà t-y pas que le Bon Dieu nous envoie la huitième plaie d'Egypte !
c'est exactement ça, BaruchS. Sauf que le Bon Dieu ici c'est l'homme dont le nom est bien prononçable.
Et en plus, elles sont moches : casaque marron, points noirs !
Bon, en voilà au moins qui ont tout pour plaire, Dianne.
D'autres casaques auraient peut-être davantage leurs chances:
surtout turques ! (quzzak=aventurier, vagabond) !
je me demande, chère Dianne, s'il n'y a pas confusion entre un peuple nomade (langue turco-mongole ayant donné en tatar "cosaque") et un vêtement (bas latin casula ou ce qu'on porte à la maison ayant donné en français casaque ou cape de mousquetaire puis vêtement aux couleurs de l'écurie des jokeys)
Consultons nos grimoires cher Lincunable ! Merci d'apporter vos connaissances au débat.
Importer des coccinelles chinoises a été un choix, qui s'est très probablement fait pour une basse question de fric (non non, je n'enlèverai pas "basse"!!!). Donc le problème n'est pas de chercher la maîtrise de l'environnement, mais plutôt le refus de mettre des moeyns convenables là où il en faut, et de cehrcher à faire beaucoup avec peu de pognon, tout en engrangeant un max de bénéfice.
Cet esprit quasi "magique" et donc infantile de l'Humanité, c'est bien plutôt là le problème.
je n'ai pas cette information sur la question de fric, Dominique Couturier. L'avez-vous ? En revanche, il est certain que nous en avons plein chez nous des coccinelles qui ne coûtent pas un radis puisqu'elles n'ont pas de propriétaire.
Je pense donc que l'étude scientifique comparative entre espèces a été prépondérante et que l'asiatique s'est avérée plus vorace même avant mutation.
En revanche, les études de faisabilité qui coûtent, elles, cher, ont dû être un peu bâclées. De plus, les contraintes sur les risques étaient moins sévères dans les années 80 qu'aujourd'hui
Importer des coccinelles chinoises a été un choix, qui s'est très probablement fait pour une basse question de fric (non non, je n'enlèverai pas "basse"!!!). Donc le problème n'est pas de chercher la maîtrise de l'environnement, mais plutôt le refus de mettre des moyens convenables là où il en faut, et de chercher à faire beaucoup avec peu de pognon, tout en engrangeant un max de bénéfice.
Cet esprit quasi "magique" et donc infantile de l'Humanité, c'est bien plutôt là le problème.
même réponse que précédemment
Après le péril jaune, même les coccinelles chinoises sont agressives... Mais qu'est-ce qu'ils ont , ces chinetoques?... Et si on leur passe du Carla Bruni, on a resté leur réaction ? Si on leur projette des discours d'Eric Woerth ? Il faut que l'INRA fasse quelque chose !...
c'est à peu près la même différence qu'entre un moustique tempéré sans gravité , et un moustique pas tempéré porteur de chikoungounya ou de paludisme. Eric Besson n'est pas dans le coup, Jean-yves Bouchicot.
Appelez immédiatement le lieutenant Ripley !!!
jointe par téléphone, concombre masqué, elle serait actuellement indisponible pour cause de déplacement sur Fiorina 16 à la recherche des corps de Newt et du caporal Hicks en vue de leur incinération
que cela nous serve de leçon: surtout, ne pas importer des bons dieux en rapport avec la taille de la coccinelle made in chine... ça ferait jaser auprès du feu, là-haut.
très bonne iniatitive, Raphaël Jornet. Je mets imméditement une bûche dedans pour être sûr que ma prière soit entendue