Emmanuel Todd explique pourquoi Sarkozy peut être battu en 2012 !
Emmanuel Todd a livré au Monde une passionnante analyse de la situation engendrée par l'instauration du grand débat sur l'identité nationale.
Todd est démographe et historien et c'est un fait connaisseur de l'état psychologique, sociologique et social du pays. L'entretien qu'il a accordé au Monde devrait être lu et relu par tous les opposants à l'actuel président de la République, car il contient tous instruments d'analyse nécessaires à a construction d'une stratégie qui peut mener la gauche au pouvoir en 2012.
1/ le Sarkozysme et le débat sur l'identité nationale:
« Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques.
La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national. »
2/ le Sarkozysme et l'immigration:
« Je suis plutôt optimiste : quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu'ils n'en ont rien à foutre des questions de couleur et d'origine ethnique ou religieuse ! »
3/ le Sarkozysme et les musulmans:
« Je me demande même si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans - comme en Afghanistan ou sur l'Iran - n'est pas pour lui (NDLR: Nicolas Sarkozy) un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question...
Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Comme un réflexe conditionné. Mais quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre. »
4/ le Sarkosysme à l'épreuve de l'Histoire:
« Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme. »
5/ le Sarkozysme tel qu'en lui même:
« Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale et relève d'une analyse durkheimienne - en termes d'anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d'une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d'émergence oligarchique.
Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe. »
Il y aurait quinze pages de conclusions politiques (et électorales) à rédiger à partir de cette analyse. N'en retenons que la principale.
1/ La stratégie électorale de l'actuel président est basée sur des données sociales et sociologiques (et par conséquent politiques) erronées, ce qui est la cause de l'effet boomerang du débat sur l'identité nationale. L'actuel pouvoir est déconnecté de la réalité française et prépare 2012 selon les canons désormais obsolètes de 2007.
2/ La nature de ce pouvoir de « droite » est originale car d'essence purement réactionnaire. Pour la première fois depuis 1945, 2012 verra l'affrontement des républicains héritiers de 1789 (de tous horizons, de droite à gauche) et d'un pouvoir sortant d'inspiration extrême ou ultra droitière, ultime dégénérescence du gaullisme, modèle autoritaire régulièrement testé par les Français depuis 1789 (Charles X, Napoléon III, Boulanger, Pétain) et qu'ils finissent TOUJOURS par rejeter.
En 1995, Jacques Chirac s'était inspiré des analyses de Todd relatives à la fracture sociale afin de définir sa stratégie de campagne électorale présidentielle. Qui le fera en 2012?
PS: Sources Le Post



Tous les commentaires
Excellent billet ! Effectivement l'analyse historique et politique de Todd est pertinente. Si elle rejoint bon nombre de commentaires exprimés sur MEDIAPART, elle a le mérite de la clarté.
Quelles que soient les aigreurs manifestées à l'encontre d'Emmanuel Todd (notamment dans le dernier numéro de MARIANNE) on ne peut que réflechir à cet état des lieux et en tirer toutes les conséquences militantes qu'il requiert.
Todd c'est un vrai Boss !!!
Mon préféré, vraiment.
@ +O-NE
Ah ! Que cet article me fait plaisir. Je remercie son auteur et en profite pour inviter les lecteurs à réécouter l'émission de N. Demorand sur France Inter avec comme invité à 8h 20 Emmanuel Todd (en 2008), qui lui déclarait tout vertement que le "régime actuel est fascisant", ce qui au passage avait failli "étrangler" ledit sieur Nicolas (journaliste). Puisqu'il lui a fait répéter une deuxième fois. Et par ailleurs les commentaires du Monde n'engage que sa plume, mais il faut respecter le Roy.... Et c'est pourquoi, je ne considère plus depuis fort longtemps ledit journal comme "la référence", celle-ci étant désormais Médiapart.
Mais chacun peut lire et/ou relire "Après la démocratie" de novembre 2008 ; parmi d'autres.
Bonne santé et tous mes voeux.
Dommage de ne pas mettre de lien vers cet entretien, mais merci quand même pour ce billet.
A noter que "Mediapart" peut relever de la même stratégie d'importation du conflit moyen-oriental que celle que Todd soupçonne chez Sarkozy : c'est le spécialiste "Moyen Orient" du site qui nous a proposés un article sur deux maghrébines, censé nous montrer qu'elles sont normales.
Babarsatva "Droopy" 666, il vous faut instamment créer une association de lutte contre Mediapart puisqu'il semble que ce soit votre souci majeur voire votre obsession. Ne laissez pas persister ni s'envenimer vos frustrations pour l'année nouvelle.
Parce que décidément, vous ne paraissez pas plus joyeux ni plein d'entrain en 2010 qu'en 2009. La morositude vous ronge. Essayez le shit.
Voici le lien : "Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre"Article paru dans l'édition du 27.12.09 Le Monde.
je partage à 200 % votre idée !! je pense exactement come vous, que le débat sur l'identité nationale à été et restera le débat de trop, celui qui fait désormais déborder le vase ! Mr Sarkozy d'extrème drote ? il est dommage que ses deux précédnts minstères à l'économie et à l'intéreur oû il a montré sa véritable figure, ainsi que sa façon de respecter les français, lui immigré à deux générations de pologne ! Je pense que deux phrases vont résumer pour longtemps son passage à la présidentce : "nettoyer la racaille au karcher" et "casses-toi pauv'con". Lorsqu'on s'exprime de cette façon, on a rien à faire à la tête du pays de Voltaire, Camus, Molière, j'en passe des milliers !
Tres bon billet en effet. Reste a savoir ce qu'on aura a la place de M. S. Si c'est pour un DSK a la place (ce qui est franchement possible), ca ne me convient pas non plus.
Thomas-goirand,
C'est "franchement possible", oui, je le crains ! Pire. Si, seul le choix entre "bonnet blanc" et "blanc bonnet" m'était proposé, je voterais, cette fois, DSK. J'avais pourtant bien résisté, jusqu'ici, à cette tentation de choisir entre la peste et le choléra. En 2002 Chirac n'a pas eu ma voix... ni Le Pen, bien sûr !
Cordialement
la mémoire courte
il y a en France 55% d'électeurs qui votent à Droite toujours et tout le temps. 3 types d'élections:
1 celles avec possibilité de manipulations: législatives et régionales et locales; toutes élections à deux tours à une semaine d'intervalle;
ET 2 celle ou en fin de compte on a un vote de droite contre un vote de gauche sans possibilités de manipulations et c'est le deuxième tour de la Présidentielle. ET celle là: la Gauche la perd TOUJOURS . Une exception : Chirac pour battre Giscard a élu Mitterrand
ET 3 Ré election là la prime est au sortant. Donc comme n'a pas dit peyrefitte sans énorme bêtise nous sommesau pouvoir jusqu'à 2100 ...
les français rejettent toujours la Droite autoritaire ? Je l'espère -- mais je n'en suis pas sûr. D'iallauers, en ce qui concerne Napoléon III, il aurait tranquillement achevé so règne s'il n'était pas tombé dans le piège tendu par Bismarck, c'est-à-dire sans la défaite de son armée en 1870...
Finalement, j'ai bien peur que l'analyse de "forgetleon" ci-dessus soit juste, car en effet le Français moyen
- déteste le discours égalitaire
- déteste l'impôt (mais râle quand le service public fonctionne d emoins en moins bien)
- se fiche pas mal des régressions sociales, de la politique scolaire calamaiteurse et d ela politique universitaire catastrophique d el'avtuel gouvernement
- se fiche de la liberté de la presse
- déteste les discours des moralisateurs
Bref, il regarde le JT de midi de TF1 et se vautre avec plaisir dans le provincialisme des médias et de la politique françaises. Le seul enjeu qu'il perçoit, du coup, c'est la montée en partie imaginaire de l'insécurité -un de ce sentiment qui vient en grande partie de tous les faits divers dont il est abreuvé par la télévision et par ses journaux locaux
Exact, mais dans tout ce qu'on peut espérer, les Français de droite, les 55 % pressentis ci-dessus, sont capables de voter DSK magnifié par son retour sur la scène politique par une bonne campagne de communication, aucun membre du PS ne va oser s'interposer, le passé récent pesant très lourd... Les conservateurs peuvent opter pour "la droite de la gauche", après tout, c'est une forme de droite vivable faute d'émergence d'autre candidat consistant à gauche. On pourra même s'estimer heureux !
La radicalisation (la violence de ses propos) progressive des propos de Todd depuis 1995 est assez surprenante. Son ironie est la bienvenue le plus souvent et elle fait fait médiatiquement mouche. Mais pour ce qui est de ces analyses historiques, je reste très perplexe à la relecture de "l'invention de l'Europe" et du "destin des immigrés".
J'adhère à l'analyse de Todd. Quant au clin d'eoil de M.Challali, j'ai quelques doutes. Cette "France de vieux", c'est 22 millions de seniors, 30 millions en 2030. Près d'1/3 de l'électorat. Qui s'abstient peu, qui change peu d'avis, et qui a voté NS à 61 et 68% (60-74 ans/75+), et dont l'importance en nombre croît d'année en année. Ce qui forme un handicap redoutable pour un challengeur qui ne serait pas de droite.
Et comme cette partie vitale et stratégique de l'électorat est choyée et soignée... Communication sur la violence, les voyous, les bandes, débat sur l'identité, mesures pour "accompagner les personnes qui perdent un proche"présentées récemment par N.Morano... Alors nul doute qu'ils ne feront pas défaut et qu'en face la partie sera bien rude.
En 2012, il faudra aussi tenir compte de la motivation de Sarkozy.
Pas sur du tout qu'elle soit la même qu'en 2007. Personnellement, j'en doute fort.
Si vous croyez que ses Maîtres vont lui laisser le choix, vous êtes un doux rêveur Cher Campagnol.
@ +O-NE
Ah c'est vrai le grand Complot. (Comme ça tout est plus simple, on n'a même plus à réfléchir.)
C'est pas une question de "complot" en tant que telle, mais plutôt une simple question d'architecture, de structure et de son mécanisme de fonctionnement.
Sarkosi ne fait pas partie de la droite patrimoniale, de terroir et de valeurs Françaises, à l'image d'un Villepin, Séguin, Bayrou ou quelques autres.
Il fait partie de la droite d'affaires, et il est ni plus, ni moins qu'un petit manager de ce système dorénavant "mondialisé" (vous avez pas raté toutes les "unes" des journaux depuis 10/15 ans quand même), à l'image de son frère François, qui siège à la direction du groupe Carlyle.
Ces managers ont des dirigeants au dessus d'eux, ça tombe sous le sens.
@ +O-NE
Je pense comme vous, Campagnol, en 2012, même ceux qui ont opté pour le sarkozysme par intérêt en auront leur claque du bonhomme, de son omniprésidence qui fout la pression sur chacun, y compris ses sbires. Quand même, des personnalités comme Besson, Morano, Lefebvre, pour ne citer que les plus rebutants, rendent tout le monde maboul ! Quel esclavage ! Le pire masochiste demande grâce un beau jour, non, quand une alternative se présente ? Les vieux retraités ont une descendance qui en aura forcément bavé du quinquennat. Le gros piège n'est pas l'éventuelle candidature présidentielle à un deuxième mandat, mais qu'il n'y ait personne en face capable de rivaliser "en gueule" !
@ Fantine B
"Le grand complot", dites vous, je croyais que ces grands mots sont du passé; mais voila qu'ils reviennent, mais bon ! C'est pas l'essentiel.
Je ne crois pas, Fantine B, qe l'auteur de cette réflexion ou analyse dit ou voulait dire que c'est fini la chose (2012) est dans la poche, il est moins bête que ça tout de même et je sais que vous en conviendrez.
Cependant, selon moi, il souligne juste les thèmes qui gêneraient bien sérieusement le Président pour sa réelection, par les thèmes et orientations politiques que ce dernier a lui même pris ou lancé; et, entre autre ce débat sur " l'identité nationale".
Et d'ailleurs, Todd dit bien: "peut être Battu" et non, va être battu.
Ne voyez-vous pas, par là, matière à réfléchir ?
Bien cordialement à vous !
Excusez moi, M Challali, de n'avoir pas précisé que je répondais à un commentateur, Vertubleu, juste au dessus, pour qui Sarkozy reçoit des ordres du patronat (international ?), ce patronat ayant ourdi un Grand Complot pour (....).
Par contre j'apprécie les analyses d'Emmanuel Todd, même si je ne le suis pas toujours jusqu'au bout. Effectivement, E. Todd est quelqu'un qui pousse à réfléchir, et votre résumé est éclairant.
J'espère surtout qu'E Todd a raison quand il dit que les électeurs français finissent toujours par rejeter l'espèce de droite réactionnaire voire extrême que Sarkozy a réussi à réunir.
Il existe par exemple, et bel et bien, ne vous en déplaise Fantie, un complexe "militaro/industriel" clairement identifié depuis les années 50 (Eisenhower et JFK en parlaient déjà) et dont les objectifs sont précisément déterminés, à savoir sur-conflit et sur-armement.
Penchons-nous donc un instant sur l'une des promesses de janvier 2007 du candidat à la présidentielle Nicolas Sarkosi :
"La France n'a pas vocation a être militairement présente en Afghanistan, si je suis élu, je ferais procéder aux retraits de nos troupes" (sic) Nicolas Sarkosy.
Et une fois élu = mise de la France sous coupe réglée de l'Otan et renforcement de la présence des troupes Françaises en Afghanistan.....
Oula Oups Barbatrucs !!! ni vu, ni connu je t'embrouille, et les ventes d'armes s'envolent, nos fils et nos frères morts là bas aussi bien sûr......
@ +O-NE
Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner »
Certes la citation est de l'inénarrable (et inimitable) Warren Buffett, mais elle dit clairement ce que vous refusez d'admettre. Les maîtres de la finance, les banquiers, les grands administrateurs de multinationales avancent leurs pions partout et chaque fois qu'ils le peuvent. Que Sarkozy soit un de ces pions ne fait désormais aucun doute. Son absence absolue d'ossature idéologique (qui lui permet de tout absorber de Jaurès à Pétain en passant par Maurras, Guy Moquet et les Glières - où il s'est particulièrement illustré par son tact et sa finesse) combinée à l'extrême cohérence de son agenda (détruire, détruire, détruire, toute forme d'Etat social, toute cohésion républicaine, opposer, opposer, opposer les uns aux autres, les citoyens, les catégories socio-professionnelles, les groupes ethniques…) démontrent s'il en était besoin qu'il est en mission et suit point à point (assez bêtement d'ailleurs) un programme de démolition qui lui est dicté par des intérêts supérieurs. Le reste n'est que diversion, écume, pipeau, manœuvres dilatoires pour ne pas perdre pied trop vite face à une France de plus en plus braquée et rétive qui sent bien, plus ou moins confusément, ce qu'on est en train de lui faire subir. M. Sarkozy est un condottiere et comme tel, mérite le sort des condottieri, non celui des hommes politiques "normaux". C'est, je pense, le sens de la phrase inaugurée lors de son élection par M. Léotard et souvent reprise depuis : "Tout ça finira mal". Pour ma part j'espère que, le concernant, cela finira très mal. Rarement l'un de nos représentants élus m'avait inspiré un tel dégoût. Et je pense vraiment ne pas être le seul dans ce cas. Sarkozy, l'homme que vous aimerez haïr.
J'avais parié que Sarkozy allait être pire que Chirac: j'en ai été largement servi. Sans aucune prétention
et seulement appliquant de ce qu'on connait des comportements psychopathologicos , celui du président
en relève largement: je pensais la même chose de son prédéceseur: pour moi l'extrême droite est au pouvoir., et ce gouvernement est clasiste: c'est une grossière évidence!
Ce qui est dramatique est qu'aucun lider digne de ce nom (modéle Mendez-france) n'est visible
à l'horizon, pour porter les idées et programmes de gauche qui ne manquent pas du tout. C'est-à-dire ,
en cohérence née d'une Ethique politique
Sauf votre respect Monsieur Todt, l'histoire certe se répète, nous ne retenons de 1789, que le 14 juillet, où concrétement il ne s'est à peu près rien passé. On a coupé la tête à un Delaunay qui tenait la prison et le peuple aura libéré quatre détenus politiques.
La nuit du 8 aout a été volontairement occultée ou pas, elle a eu des conséquences de partout en France. Abolition des privilèges.
Puis 30 ans plus tard apparait pour stabiliser le coprs social, la classe politique, la laicité. 200 000 votants en 1840, pour 35 millions d'habitants, en retard sur l'Angleterre, concernant cette recherche de démocratie.
Valmy, la chance de battre ce sang "impur".......et non ces paroles s'adressaient à la noblesse d'Europe de toutes ces castes qui craignaient de perdre leur pouvoir, et non aux étrangers et toc pour ceux qui voudraient changer les paroles, on comprend bien pourquoi ils veulent les changer, on est en théocratie. La Révolution était humaniste, baignée par des élans de nouveauté, de réflexions.
Alors, le Sarkosisme, il est trop facile de prédire sa défaite, c'est au soir du premier.......ou du second tour que les progressistes.....pourront dire, ah ben tiens, finalement le peuple ne s'est pas endormi, ce sera juste une erreur de l'histoire. Oui erreur, c'est ce mot que vous cherchait, "erreur de l'histoire", c'est la sarkosie, le symbole de la régression autrement dit.
Pour ma part, suffit d'un attentat pour saisir et faire peur aux masses.
On verra donc au soir, vers 21 h en 2012, pour l'instant, rien ne dit que ces hommes ne soient pas reconduits dans leur fonction, vous avez l'exemple de Berlusconi, oui je suis pas foncièrement persuadé que les progressistes gagnent, et puis.....la gauche? Mais où est la gauche? Chez le facteur qui de sa berge voit le fleuve, de l'autre coté la sarkosie qui contemple le fleuve, le dévit au passage, tandis que les progressistes sont sur de frêles embarcations, avec le peuple et suivront le cours de l'histoire, laissant sur place les hypothèses pour émanciper les masses par l'éducation, la recherche. En somme, soit nous avançons et rejoignons le phare, un phare, soit nous coulons. Pour l'instant......faut pas écouter Irma.
Bien sûr que N.S. Notre Saigneur peut être battu.
Mais hélas, il peut aussi remettre le couvert, car quoi qu'en dise E. Todd, pour lequel j'ai le plus profond respect et que j'apprècie depuis de nombreuses années, non le sarkosysme n'est pas encore le fascisme.
Nous sommes plus proche du berlusconisme que du fascisme même si, comme en mathématique, cette conception de l apolitique tend vers une nouvelle forme de fascisme. L'UMP qui est plus Patronal que Populaire n'a point encore d'uniformes, ne parade pas au pas de l'oie, de casse pas de l'opposant à coups de bâton et d'huile de ricin.
Il ne faut point galvauder le mot fascisme.
Mais il faut aussi en conserver la mémoire car la bête est patiente et terrée en chacun de nous, comme l'était le bacille de la peste dans le roman de Camus.
Que l'on soit sur une pente réactionnaire, conservatrice et même néo-conservatrice, soit ! La nov-langue a transformé le sens du mot Réforme. Jadis, c'était pour que demain soit meilleur qu'aujourd'hui. Présentement, on sait et chaque jour nous le confirme, que demain sera pire, pour la France réduite à la taille de son chef d'état et qui va droit dans le mur de la honte et de la faillite.
Bien entendu, l'élite ploutocratique va s'en sortir encore plus enrichie. Mais le nombre de pauvres aura augmenté et ce qui reste de notre économie aura été découpé, mis à l'encan, à commencer par nos services publics.
Rappelons au passage que les socio-démocrates ont commencé le processus il y a déjà plus d'une décennie. Jamais il n'y a eu autant de privatisations que sous Jospin, qui a battu Balladur dans ce domaine.
Il y a une haine du modèle, de l'originalité française qui se trouve entièrement définie dans le Programme du Conseil National de la Résistance et qu'il faut relire dans la mesure où s'y trouve notre spécificité, ce qui nous aurait permis de mieux résister à la dernière crise qui est loin d'être terminée, et qui réactualisé, pourrait fort bien ouvrir cet espoir tant attendu par le peuple, le vrai, pas celui des privilégiés de tous poils.
Mais si cela se trouve, Bling-bling, en aura assez de son rôle de marionnette du MEDEF et ira pantoufler en continuant de s'enrichir jusqu'à plus mais, car dans le fond, pour lui, il n'y a que cela qui compte.
Notons et rappelons toutefois que le duo "Chirac/Jospin" de 2001/2002 a refusé de ratifier l'AGCS (Accord Général Commerces et Services) promu par les USA au sein du Conseil Européen, il n'ont donc pas non plus poussé le bouchon trop loin en terme de libéralisation totale de notre société.
Celui qui est actuellement au pouvoir n'aura sûrement pas une telle limite.
@ +O-NE
La gauche peut arriver au pouvoir, mais laquelle ? celle du FMI et de l'OMC? C'est ça la gauche ? Oui l'olligarchie se tournera vers Strauss Khan si Sarkozy perd les pédales, mais ... et alors ? Business as usual.
Alors c'est quoi la gauche ?
On a déjà cherché ici "Qu'est-ce qu'être de gauche ?"
j'ai relu proudhon bof ... st simon ...
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j'aime bien thomas moore :
http://classiques.uqac.ca/classiques/More_thomas/more_thomas.html
Thomas More (1478-1535) s'est inspiré de la République de Platon pour écrire son Utopie. Dans une première partie, il critique sévèrement l'Angleterre et les autres pays européens, puis, dans la seconde partie, il donne la description idéale
d'un État soumis à un régime démocratique.
En 1516, Thomas More, chancelier d'Angleterre, lance avec L'Utopie un appel pathétique pour sauver l'humanité en perdition. Si l'ouvrage est assurément un réquisitoire contre la misère et le mal, il n'est pas pour autant l'épure d'un « socialisme vivant », n'en déplaise à certains commentateurs.
Dans un extraordinaire élan métaphysique, More cisèle pour les Utopiens une constitution qui, bien au-delà d'un réformisme politique pragmatique et plat, est destinée à opérer la rédemption de l'humanité et à recréer la substance du monde.
La force de l'œuvre se trouve dans le dynamisme spirituel qui la porte. C'est en lui que réside la fonction utopique elle-même, qui est de transcender le temps.
@ Desper
Je suis également dans le même état d'esprit que vous que vous décrivez dans votre intervention.
Ceci dit, on sait que l'option pour des politiques "du moindre mal" ont fait des ravages sociaux et politiques durant ce siècle qui s'est achevé, mais en revanche, soyons parfois plus nuancés, en l'état des choses, actuellement et depuis 2007, les choses n'ont jamais atteint ce niveau de désespoir, alors je trouve que le moindre mal, dans ce cas là, peut avoir un sens, une portée politique et une fonction de garot pour arrêter l'hémorragie dans ces conditions.
Et pour être claire avec vous, je ne sais pas si c'est DSK ou autre fugure socialiste qui incarnerait ce moindre mal, aujourd'hui, vue la situation actuelle de tout point de vue, ce moindre mal peut allerjusqu'à un gauliste sincère comme de Villepin par exemple pourtant de droite moi pas.
Villepin ? Toujours possible avec grosse campagne de com, il a pour lui la prestance, mais il m'apparaît trop "éclopé" avec toutes ses histoires de procès + son contrat jeune raté, c'est un orateur moyen : face au petit malin n'hésitant devant aucune grosse ficelle pour électriser son monde, il faut un superman sans trop de casseroles récentes. Ségolène Royal ferait trop soupe réchauffée, les électeurs n'arriveront pas à croire à cette deuxième course, ils y verront une poisse, il faut quelqu'un de carré, qui regarde bien l'objectif des caméras, dit qu'il ne faut ni se flageller ni trop rêver (Mondialisation), avec des arguments massue, des chiffres, des constats et une direction du style "redresser la barre d'abord", pour ensuite composer avec l'existant. N'importe quel électeur croit à ce langage-là s'il est bien envoyé. Croisons les doigts !
C'est bizarre! personne ici n'a envisagé Segolène Royal en 2012! alors que c'est la seule; de mon point de vue,et je ne suis pas le seul à le penser qui possède tous les outils affutés pour ce grand combat, en dehors des systèmes archi usés habituels.
Intéressez vous à ses actions et vous comprendrez( peut être!!)Sinon rien ne changera. bof!!
Ah! j'oubliai Mr Todd n'est pas du tout mais pas du tout partisan de Segolène Royal!!!
@ Jean Claude Charié
Vous m'avaez envoyez un de vos anciens article publié ici sur Mediapart sur "Quest-ce être de gauche ?", le titre est en effet vachement intéressant, accrocheur même (au sens positif du terme) quelques passages aussi, toutefois, j'attendais impatiement à lire au moins vers la fin, une ébauche, une formulation qui montre le chemain d'une Gauche qui soit de gauche en effet, dans votre article, là, je vous avoue que je n'ai rien trouvé de tel.
Bien cordialement à vous !
En passant par là un peu par hasard je découvre avec quelques longueurs de retard. Toutes mes excuses.
Je repasserai.
A très bientot
Je répondais en réalité à Desper, ce n'étais pas vraiment une réponse, plutôt une "réplique" bienveillante.
Mais, puisque vous avez pris la peine d'aller voir ce fil de discussion auquel je faisais référence, vous avez bien vu que nous sommes dans une vraie pétaudière.
C'est déjà une bonne chose, partager au moins ce constat.
Depuis, on continu de chercher. Pour vous "mettre en cannes", et ceci, ou cela... parmi d'autres.
Cordialement
J'ai lu cet article de Todd qui m'a aussi fait réfléchir, mais je suis moins enthousiaste que les commentaires précédents. Quand je lis: "La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. » Je voudrais bien savoir ce que Todd nomme "intégration" et sur quelle réalité s'appuie un tel optimisme! Si ce sont les chiffres, il faudrait les croiser avec d'autres : ceux du chômage, de la précarité, de l'échec scolaire, des "divorces mixtes" pourquoi pas ? etc.... Ou bien se satisfaire du fait qu'au royaume des aveugles le borgne est roi.
quelle bouffée de plaisir cet article! un peu du baume au coeur pour les mois à venir...mais il en faut encore beaucoup !!
* le débat sur l'identité nationale? pour qui?...personnellement, je n'ai pas été invitée à y participer !!
* la classe dirigeante ignore tout du monde dans lequel elle vit. le peuple, le peuple, le peuple..si faire peuple, c'est citer de façon plus ou moins heureuse Jaurès, Guy Moquet...c'est "causer gras" et vouloir panthéoniser un Camus qui est aux antipodes du régime et de ses dirigenats actuels, c'est dérisoire!
*démolir l'Education nationale en diminuant le nombre des enseignants, c'est aussi vouloir la main mise sur ses sujets ; c'est appauvrir les esprits.
au secours la gauche! il y a le feu au lac!!
J'ajouterais à tout cela une dimension qui ne me semble pas avoir été exposée : l'orgueil des dogmatiques est d'imposer des solutions sans consensus des intéressés, qui sont compétents. Donc l'équipe à SARKOZY s'est plue à braquer toutes les élites nationales : judiciaires, médicales, universitaires, administratives, artistiques, peut être même policières…
Les élites vont peser lourd aux prochaines présidentielles.
On le sait bien il n'y a que le fric et les brasseurs de fric qui intéressent ce gouvernement et justement le fric commence à manquer dans la France populaire.
Certes nous sommes de nombreux retraités sur ce forum et les retraités sont les pires souvent.
Article lucide, clair et extrêmement pertinent. Pour compléter, oh combien, cette analyse, permettez-moi de recommander à tous la lecture particulièrement fouillée et instructive du livre : Histoire secrète du Patronat, publié récemment à La découverte.
La collusion permanente entre politiques et patrons, le démentèlement des acquis sauciaux, l'argent public - nos impôts - offert par milliards à des patrons voyous et énarques prêts à toutes les compromissions.... et tout le reste, chiffres à l'appui. A lire, crayon à la main, impérativement.
Quand est-ce que nous réagirons ?
bébé
"La collusion permanente entre politiques et patrons, le démentèlement des acquis sauciaux, l'argent public - nos impôts - offert par milliards à des patrons voyous et énarques prêts à toutes les compromissions.... et tout le reste, chiffres à l'appui. A lire, crayon à la main, impérativement.
Quand est-ce que nous réagirons ?
bébé "
Pourquoi n'avez vous pas commencer ? Un petit peu peur...