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HAIITI : APRES LES AMPUTATIONS ABUSIVES , DES PHOTOS SCANDALEUSES DE MEDECINS SUR FACEBOOK
On n'avait pas encore fini de condamner les amputations abusives pratiquées par les chirurgiens américains sur des milliers de blessés victimes du séisme de Haïti et voilà qu’une autre polémique sur le même sujet vient d’éclabousser une profession pourtant noble et humanitaire. Des médecins portoricains venus soigner les blessés à Haïti ont mis leur photos sur Facebook, où l'on voit des membres de l'équipe soignante de Puerto Rico "Sauvons Haïti" faire la fête et rire, avec des bouteilles d'alcool et coupes de champagne, armes des soldats de la République Dominicaine voisine à la main, et même une scie q'un chirurgien empoigne pour amputer un haïtien... Ces photos ont fait le tour du monde depuis ce matin. Les gestes de ces équipes médicales portent une atteinte grave à l’éthique médicale qui exige la discrétion, le secret professionnel et le respect de la dignité humaine.Dr M. Lachkar


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Merci, il n'y a pas de mots. Un choc.
Je n'ai pas osé parler du scandal des amputations pratiquées sans aucune indication par des chirurgiens américains trop préssés à finir le boulot, comme s'ils trataient des animaux dans des conditions lamentables.
J'ai entendu à plusieurs reprises à la radio ce mot qui revenait souvent "amputation", mes oreilles se sont dressées, instinctivement, face à ce qui m'est apparu systématique. Vous nous apprenez qu'il y a une polémique à ce sujet, mais n'en sais pas plus.
Oui ça fait un moment que MSF ont parlé eux aussi de beaucoup d'amputations dès les premiers jours faute de perspectives de soins de suite suffisants. Comme à la guerre de 14. Ils n'avaient jamais vécu ça.
Quels sont les risques de gangrène à 12 h à 24 h si les médecins ne disposent pas d'infrastructures hospitalières ? Que doit faire un chirurgien entre sauver une vie ou amputer ? Je ne sais pas. C'est lui seul, seul et seul qui décide et c'est affreux car aucun diplôme, aucune circonstance normale n'apprend ça.
Ce qui m'a choquée c'est que ce problème d'amputations massives a été liée au vol apportant une unité hospitalière retardé par la gestion par les US de l'aéroport.
Aujoud'hui la TV espagnole dans son journal de quinze heures, son envoyé spéciale avait fait un réportage, dans plusieurs hopitaux au Port-au Prince et dans les environs où il a donné la parole à des professionnels de santé et à des malades opérés. Souvent de jeunes.Tous se plaignent qu'il y a eu un abus d'amputations, des milliers d'amputations ont été pratiquées, parfois sans radio préalab et donc sans qu'il ait une indication précis, sous le pretxte que sauver la vie d'une personne passait devant celle d'une jambe ou d'un bras. Toutes ces informations ont été confirmées par la suite par des professionnls de différentes nationalités.. ( voir aussi le quotidien le monde du samedi 3O janvier 2010)
Moi non plus. Mais je vais essayer quand même.
Ce qui me gêne le plus : l'arme.
Après il faut peut-être comprendre que pour soigner des blessures de guerre, amputer ou ouvrir des corps à vif, dans des circonstances catastrophiques, c'est de la folie. Et quelquefois on doit avoir besoin de simulacres ou de se droguer pour supporter soi même ce qu'on vit et ce qu'on fait.
En revanche pourquoi balancer ces photos au public ? Qui l'a fait ? Pourquoi ?
Désolé mais je ne partage pas votre avis. Etant moi-même chirurgien et ayant travaillé dans des conditions catastrophiques, je peux vous assurer que les médecins sont préparés pour travailler dans ce genre de conditions mais dans le respect d’une certaine éthique et en respectant quelques normes élémentaires de travail. En plus Haiiti n’est pas un état en guerre et les chirurgiens n’opèrent pas sous les bombes comme c’était le cas par exemple à Gaza il y a an. Quant à votre question sur l’origine des photos ? Je n’en sais rien. Mais j’ai vu des images pénibles aujourd’hui sur la TV espagnole, où des dizaines de jeunes filles pleuraient parce qu’on a amputé leurs jambes pour de simples fractures qui sont opérables.
Que certains médecins soient préparés à travailler dans ce genre de conditions, très certainement., mais je ne crois pas tous, hélas.
C'est parce que je partage complètement votre tristesse et votre indignation devant toutes ces vies massacrées pour des fractures sans doute opérables que je m'interroge.
Pourquoi en a t-on parlé aussi vite et pourquoi a t'on attendu si longtemps pour le dénoncer fortement ?
Pour Haîti, j'ai cru comprendre que de fortes répliques ont gravement retardé les secours, et que les blessures étaient très différentes des blessures dues aux bombes, mais ni pires ni moins graves. dans les deux cas c'est de toute façon insoutenable.
Quoiqu'il en soit c'est parce que votre témoignage me fait violence que je cherche à comprendre. Pas à excuser.
D'après des déclarations de certains médecins américains, les habitants d'un pays pauvre comme Haiiti ne méritaient pas une médicine à l'occidentale qui a recours à des opérations chirurgicales qui prendraient plus de temps, du materiel d'osteosynthése ( fixateur extene, ou enclouage) et qui demande dune hospitalisation de longue durée et un suivi médial. L'amputation est plus simple pour eux, elle se pratique à la va-vite et ça dégage des places rapidement. Il parait aussi que les américains cherchaient à amputer le maximum de membres pour gonffler le nombre de leurs opérations!!! C'est ahurissant, rien à dire de plus. L'interêt de la publication des photos des médecins potoricains a permis de reparler des amputations américaines. Cela ressemble un peu au scandal des photos de la prison d'Abou Gharib à Baghdad ?
Les photos d'Abou Ghraïb montraient des GI américains en train de torturer des prisonniers .... Pas tout à fait la même chose qu'ici, quand même. Sur ces photos, la plus choquante pour moi est celle du médecin, je suppose, brandissant une scie au-dessus du membre qu'il s'apprête à couper. Mais le parallèle avec la torture ...
Confrère Lachkar,
Médecin comme vous, je me sens particulièrement interpellé par votre billet.
Un peu dans le désordre, je dirai:
-qu'en est-il de votre souci de vérité quand vous évoquez des coupes de champagne là où je ne vois que des gobelets de plastic et des bouteilles de whisky? Cette remarque peut sembler insignifiante sauf que le champagne est toujours associé à la fête. Pourquoi parlez-vous de "coupes de champagne"? C'est très choquant venant de quelqu'un ayant un bagage culturel où la rationalité devrait occuper le terrain. Ne peut-on admettre que, dans des conditions si stressantes de l'exercice chirurgical, il y ait la place pour des moments de "relâchement"? Il est bien connu que l'alcool a toute sa place dans les circonstances de guerre.
-Qu'en est-il de vos sources concernant cette allégation très grave d'amputations injustifiées? Il me semble que la gravité du sujet imposait la présentation de liens et sources précises. Comment ne pas imaginer la douleur d'une population soumise à cette chirurgie de guerre et des allégations inhérentes. Il est trop facile de dire qu'il y a eu trop d'amputations sans nous donner des arguments rationnels et scientifiques. Cette "légèreté" de votre part m'est tout à fait incompréhensible. Vous savez très bien que les chirurgiens n'ont pu commencer à travailler que de nombreux jours après le séisme, à un moment où la gangrène était une très grave menace vitale, même si, pour les gens non informés (comme la majorité des Haïtiens) ce n'est pas immédiatement visible.
-D'où vous vient de faire cet amalgame entre un comportement que vous qualifiez d'inadapté chez ces chirurgiens (boire un coup après avoir opéré pendant des heures) et la mise en exergue d'un abus d'amputations? Tout se passe pour vous comme si, à Haïti, des chirurgiens "s'amusaient" (en buvant au milieu des rires tout en amputant à tour de bras): c'est assez intolérable.
-Il est évident que les photos que vous nous montrez sont choquantes. Encore aurait-il fallu les re-situer dans leur contexte. Vous vous comportez un peu comme un journaliste de "Gala", plus à l'affût de la photo choc qu'avec un vrai souci d'informer. Pourquoi les avoir relayé?
Bref, je trouve que votre billet est gravement entaché d'imprécisions et d'amalgames, en même temps que d'un esprit "people" tout à fait incongru.
-Si vous voulez faire un billet concernant la maladresse de la publication sur Facebook de telles photos: pourquoi pas?
-Si vous voulez faire un billet sur le thème d'une rumeur autour d'amputations injustifiées, faites-le...mais argumentez, je vous prie.
Votre billet est totalement à revoir. Bien à vous
Bonjour M Philips, je lis votre commentaire juste après avoir posté le mien.
Je suis assez d'accord avec vous en ce qui concerne les photos, une image posée là sans connaître le contexte ... la publication fait mauvais effet, en tout cas.
Concernant les indications (les indications vraies, les seules évoquées par ce spécialiste dont je parle plus bas) d'amputation, il semble que certains au moins, se sont , et sont encore, confrontés à un grave problème de moyens techniques ... Ce qui en soi est assez choquant. Ils sont aussi visiblement face à un très grand nombre de victimes, puisqu'ils opéraient encore de nombreuses heures par jour, à deux semaines du séisme.
Mon idée n'est pas de défendre ces pratiques que vous décrivez. Comme le dit Mouna plus haut, une tension extrême peut sans doute aussi générer des dérives (je parle des photos). Mais expliquer n'excuse pas forcément.
Concernant les amputations, j'entendais hier ou avant-hier l'interview sur France Inter d'un chirurgien habitué des missions de MSF, qui décrivait son quotidien là-bas, et semblait relativement épuisé. Il avait opéré beaucoup d'enfants, nuit et jour, et ne savait plus qui disparaissait et qui vivait encore, vu le nombre de patients.
Bref, il exprimait surtout qu'il n'avait jamais vu un tel manque de moyens, et qu'il n'en revenait pas du nombre d'amputations qu'il devait pratiquer, faute de possibilités de chirurgie réparatrice. Il est orthopédiste et chirurgien de la main, la restauration c'est son domaine. Il expliquait qu'un grand nombre de réimplantations de membres (donc de vraies indications, pas des fractures), ne pouvaient même pas être pratiquées. Il disait que même pendant la guerre en irak ou sur d'autres sites, ils avaient des blocs opératoires mille fois mieux équipés en matériel et hôpitaux que là ... Je me suis dit qu'il y avait un sacré problème dans l'organisation.
Oui, c'est assez ahurissant, et très triste pour des gens déjà traumatisés, d'avoir rajouté du traumatisme par dessus les traumatismes ... J'espère qu'il ne faut pas y voir le fait que certaines vies valent moins que d'autres, ou du moins, pour ne pas être trop radicale, que certaines choses sont plus permises à certains endroits, selon qui on traite. Mais non, ce n'est pas possible, ça, hein ?
Aborder chirurgicalement une fracture est totalement différent suivant les conditions dans lesquelles on se trouve: si l'on ne dispose pas de services médicaux sur un long terme (plusieurs semaines, si pas plusieurs mois) et avec tous les médicaments adaptés, matériel de perfusion, surveillance, il est logique de procéder à une amputation: elle seule sauve la vie du malade comme l'avait bien prouvé ce chirurgien de Napoléon qui, après Borodino (50.000 morts et combien de milliers et milliers de blessés) pratiquait jusqu'à 200 amputations par jour...et sauvait ainsi presque autant de vies.
L'amputation EST UNE CHIRURGIE DE GUERRE et à Haïti, nous sommes encore aujourd'hui dans une situation de guerre (pauvreté et famine gravissimes [rappelez-vous qu'on mange des galettes de terre cuite], déstructuration de l'Etat et des hôpitaux, insuffisance de médicaments et de personnel).
Il est tout à fait normal, dans ces conditions exceptionnelles, d'amputer et de devoir amputer à tour de bras. Ces accusations, sans argumentations scientifiques vérifiées et recoupées, me sont assez intolérables...encore plus quand elles sont relayées par un scientifique, chirurgien de surcroit! Quelle légèreté. J'attends les arguments sérieux et recoupés pour changer d'avis.
Vu le nombre apparemment massif des blessés (vu le nombre impressionant de morts, et c'est pas fini ...), il sera de plus probablement difficile, dans ces conditions assez extrêmes, de porter une évaluation claire de la validité des amputations pratiquées, de toute façon (en admettant qu'on désire la faire, du côté des organisateurs des secours).
Et il sera sans doute difficile aussi d'aborder de manière transparente la qualité des moyens mis en oeuvre en regard à l'accessibilité des lieux, etc.
Les ONG comme MSF publient-elles ce genre de bilan, au moins vu de leur côté, après ces catastrophes ?
Je voudrais juste apporter un point de vue à propos des photos et de leur interprétation. S'il peut paraitre choquant de penser que des membres d'équipe médicales se distraient alors que les patients souffrent, c'est que l'on pense qu'ils se moquent de la douleur des patients. Qui a travaillé en médecine sait bien que c'est justement la lourdeur affective et psychologique de ce qui est vécu par les équipes qui amène celles-ci à surjouer la distraction : les plaisanteries de salle de garde, les chansons paillardes sont des aspects connus de cette nécessaire libération pulsionnelle qui permet de rester vivant quand on est confronté à tant de souffrance et de mort. Sans ce poumon de survie, les soignants cesseraient rapidement leur activité.
Je me souviens d'un service hospitalier qui avait dû affronter un grand nombre de décès en un temps assez court : le personnel était extrêmement éprouvé. Leur seule porte de sortie, c'était l'humour. On peut penser que si certaines blagues avaient été sorties du contexte, elles auraient pu choquer. Mais heureusement que le génie humain trouve des solutions pour supporter l'insoutenable.
C'est un effet secondaire dommageable des réseaux sociaux : sortir certains éléments du domaine privé, et de leur contexte. Car cela renvoie le spectateur à ses propres références, voire, parfois, à ses propres fantasmes.
Lorsqu'il se produit des catastrophes humaines, il est tentant d'essayer de trouver des coupables : ça aussi, cela peut représenter une solution pour se dégager de l'angoisse. Mais il faut prendre garde à ne pas faire d'amalgame, comme le dit M Philips. Pour évaluer si des pratiques sont adaptées, il faut tenir compte du contexte : je ne suis pas certaine que nous ayons, pour l'instant, assez de recul pour cela.
Pour mémoire, il existe une édition participative sur le tremblement de terre en Haïti : Haïti, après le séisme
Message adressé à mon cher confrère Philips
Je ne veux pas faire depolémique avec vous. Vous êtes allez trop loin dans vos accusations. Vous êtes allez même jusqu’à donner des leçons en matière d’éthique et même de chirurgie. Je ne connais pas vos qualifications et de quel droit vous pouvez le faire. Je ne veux pas non plus rentrer dans tous les détails et vous répondre point par point. Je ne sais pas où est le problème pour vous ? Si c’est les photos, c’est bien des médecins de la délégation portoricaine qui les ont publiées sur facebook et c’est une bonne chose de montrer avec quelle abnégation et quel sérieux certains professionnels sont venus faire la fête plutôt que de traiter avec respect et dignité des malades qui sont doublement blessés : blessés physiquement et blessés socialement et psychiquement parce qu’ils ont tout perdu, leurs proches, leurs biens. Personnellement en tant que personne humaine et en tant que médecin je ne peux que regretter et condamner ce comportement irresponsable. Si des équipes chirurgicales en temps normal peuvent se permettre de faire des pauses ou fêter leur fin de journée opératoire avec des apéritifs, c’est leur affaire. Pas ici et dans la joie et l'indifférence.
Si j’ai tenu à poster ces photos, sur mon blog, c’est que ce sont ces photos qui ont permis de démasquer un comportement indigne de la part des chirurgiens américains qui ont abusé effectivement des amputations des haiitiens comme le confirme les déclarations de professionnels et des patients eux même. Rien ne justifie ni médicalement ni moralement une amputation sans avoir envisager toutes les possibilités de préserver le membre en question. J’en sais quelque chose, pour avoir pratiqué des amputations, sur les séquelles qu’elles laissent surtout chez des jeunes et dans un pays pauvre Ce que je dénonce là c’est cette médecine à deux vitesses, une médecine pour les riches et les occidentaux et une médecine pour les pauvres du tiers monde. J’en sais quelque chose là aussi. Vous pouvez vous faire convaincre par les arguments des américains. Ils sont fort dans la matière. On l’a bien vu avec les photos de la prison de Abougharib de Barghdad et bien d’autres montages comme les armes à destruction massive.
Pour mes sources, vous avez tous les médias qui depuis quelques jours en parlent sans que personne y compris de la profession ne réagisse. Où est passé la bonne conscience européenne. On se précipite d’abord pour aller récupérer et sauver « enfants» adoptés. Je sais que c’est pas suffisant. Alors je vous recommande de lire le reportage publié par le quotidien français le Monde du 30janvier 2010. Je crois que vous pouvez leur faire confiance.
En fin j’ai encore uneinformation intéressante sur la médecine américaine, là aussi je n’ai desources vérifiables en dehors des médias. Les hôpitaux américains refusentdepuis quelques jours de continuer de soigner des blessés de Haiiti transférésdans ces hôpitaux tant que leurs soins ne soient pris en charge par quelqu’un. Encore une autre sur Haiiti, ce matin on a arrêté à la frontière de Haiiti avec la république dominicaine dix personnes dont des américains et deux prêtres avec trente enfants kidnappés pour aller les vendre aux Etats Unies. Voilà l'autre visage de l'aide humanitaire apporté à ce pays meurtri déjà depuis très longtemps par la colonisation et le soutien à des despotes.
Cher confrère, je rejettedonc vos accusations. Je suis prêt à discuter, mais pas prêt à recevoir deleçons de quiconque.
Salutations confraternelles
Je vous fais joindre lapartie de l’article disponible sur le site du journal. Le Monde.
En Haïti,les médecins face au dilemme de l'amputation Article publié le 30 Janvier 2010
Par Annick Cojean
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 1045 mots
Extrait :
Le manque de moyens aggrave l'état des blessés. Ce fut dujamais-vu. Des amputations par milliers. A la chaîne. Bras, mains, doigts,jambes. Sans radio préalable. Parfois sans anesthésiques ni antalgiques. Leplus souvent à ciel ouvert. Ou sous le seul éclairage d'une lampe frontale. Ilfallait aller vite ; des milliers de blessés attendaient, et chaque minutecomptait. Il importait d'être efficace ; on craignait la gangrène ; on savaitqu'il fallait libérer les places au plus vite ; on se disait qu'il n'y auraitpas de suivi postopératoire.
Annick Cojean, une grande reporter au Monde depuis des années et sur tous les fronts, ne dit rien d'autre que ce que dit MPhilips ; devant le risque de gangrène, et devant les manques en tout genre en Haiti, hélas, seule l'amputation peut sauver des vies.Elle n'accuse personne.
Quant aux photos, on peut leur faire dire n'importe quoi sorties de leur contexte. Mais OK, ce n'etait pas tres elegant de les publier sur Facebook comme ça.
M Lachkar,
-J'ai lu l'article de Mme Cojean, du Monde, journaliste des plus sérieuses et n'ai pas retrouvé les accusations d'amputations exagérées. Seulement une situation de GUERRE imposant une médecine de GUERRE. J'attends toujours des sources détaillées et sérieuses, émanant de professionnels de santé, validant ces allégations d'amputations sans raisons.
-Pour ce qui est du comportement du personnel de santé sur les photos, je vous renvoie au commentaire de Mme Liliane B.
Bien à vous.
J’ai oublié d’ajouter que sur les photos, on ne voit que lesmembres de l’équipe médicale qui sont entrain de faire une grande fête avec un airde guerriers triomphants. Je ne vois pas où le sensationnel et la comparaison avec le sensationnel de Gala.Je ne cherche pas de gain matériel à travers mes écrits. Je témoigne avec sincérité. Si cela a pu choqué quelques uns des lecteursde médiapart et en particulier des médecins je m’en excuse, c’était pas mon intentionloin de là. Encore une fois prêt à discuter mais pas de leçons s’il vous plaît. Si on s’engage surcette voix, on s’en sortira pas. Vous pouvez être d’accord ou pas d’accord, chacunest libre de penser ce qu’il et de l’exprimer mais dans le respect.
Y a t- il eu trop d' amputations ? Etait il possible de faire autrement ? Je n' en sais rien ; il aurait fallu etre sur place . Ceci dit , que les médecins , chirurgiens et equipes soignantes se défoulent le soir , l' alcool aidant , d' une journée surement harassante , je ne vois rien à redire ; j' ai connu ça .
artnaif,
Je pense que vous ne faites rien d'autre que d'exprimer en peu de mots ce que nous devons sans doute être un très grand nombre, bien au delà du corps médical, à penser de ce billet. Merci
Nous n’avons peut être pas la même conception ni sur la médecine nisur l’éthique et encore moins sur le sens de la vie. Ce qui vous dérange c’est peut être l’alcool,des médecins avec leurs infirmières entrain de se soûler la gueule comme devulgaires clochards. Une véritable mauvaise image renvoyée à la conscience de chacun d’entre nous.
Un autre lien français qui se demande sur ce qui se passe à Haiit.Pour avoir toute la vérité, il faut attendre le travail de commissions bidons qui vont leur travail dans quelques années.
http://www.lepost.fr/article/2010/01/29/1913338_haiti-fallait-il-amputer-autant-de-gens-et-aussi-vite.html
Je me demande à quoi serventtous ces avions, ces bateaux de guerre, ces milliers de soldats débarqués commedans les films de Copola. La présence de tout ce monde aurait dû servir àinstaller des hôpitaux avec des blocs opératoires dignes de ce nom. Où étaienttous ces journalistes pour dénoncer la transformation d’ une opération d’aide humanitaire en uneopération d’occupation militaire . Sarkozy a dénoncé l’arrogance de la présenceaméricaine, mais il voulait juste avoir sa part du gâteau. Normal, la France aun droit d’héritage sur cette Ile si lointaine. Les médias étaient plutôt présents pour couvrir les prouesses des sauveteurs israéliens (good job israél) qui n’ont pas honted’empêcher l’entrée des équipes médicales et
de médicaments poursauver des milliers d’enfants toujours malades à Ghaza. Vous avez peut-être raison, les équipes israéliennes ont fait des milliers de kilomètres pour une cause humanitaire. Vous ne le savez peut-être: il y a beaucoup plus de journalistes que de personnel médical et paramédical, souvent peu qualifié et sans moyens . C'est du show-biz point à la ligne.
Si je vous en parle c'est que j'ai vécu un tremblement de terre il y a exactement six ans. Vous vous rappelez peut être du séisme qui avait frappé ma ville Alhoceima ( Maroc) et sa région. J'étais au cour des évènements pour en avoir été un des acteurs pas uniquement en tant que médecin mais aussi en tant que responsable d'une ONG humanitaire locale. Je garde de mauvais souvenirs de certains médias et de leur trucage dans le montage de leur JT (TF1 ; France 2 par exemple) et certains humanitaires étrangers donneurs de leçons venus faire du tourisme et dépenser les fonds des bienfaiteurs et de bailleurs de fonds dans des futilités
M Lachkar,
Comment ne pas acquiescer à ce commentaire? Il n'y a rien à en redire.
Le problème, car problème il y a, reste:
-les assertions d'amputations non justifiées,
-la dénonciation d'un comportement médical "incompatible avec le statut de médecin", alors qu'il s'agit d'un défoulement post-stress. Sa publication sur Facebook est très maladroite, elle ne discrédite pas le travail de ces professionnels,
-votre allusion à des "coupes de champagne" sans fondement.
Que la catastrophe de Haïti vous ait ému, je le comprends; que vous ayez ensuite un peu "disjoncté" dans votre billet, c'est très regrettable. Reconnaissez-le car cette histoire d'amputations, c'est grave.
Je ne crois pas qu'on a lu le même article du Monde. Voilà exactement ce que dit un médecin des pompiers de Paris qui demande qu'on ne cite pas son nom " Une équipe de médecins texans, déjà repartie, a causé des ravages et fait de la médecine de guerre" . Je lis plus loin " mais les américains l'ont rendue presque systématique, sans prendre le temps d'imaginer une autre solution, fiers de cet abattage leur permettant de se prévaloir de chiffres impressionnants de patients"
Je laisse le soin aux lecteurs Médiapart qui n'ont pas accés à l'article en entier de m'expliquer ce qu'on comprend à la lecture de la déclaration de ce médecin français dont on ne sait pas s'il est musulman lui aussi. Peut-être ?
Qu' est ce que ça à voir que médecin soit musulman ou pas ? Vous perdez les pédales cher monsieur .
Je ne me rabaisserai pas à votre niveau pour répondre àvotre provocation / insulte.
Ce n' est pas une provocation , c' est une question .
Je ne comprends pas cette histoire de "médecins américains" alors que des médecins de MSF-France (pas forcément tous français mais en général de nationalités de pays francophones) sont intervenus sur les ondes pour parler des amputations qu'ils devaient pratiquer massivement.
Je ne vois pas l'intérêt non plus de contribuer à diffuser ces photos, qui ne sont d'ailleurs pas toutes choquantes, mais dont la juxtaposition semble un peu bizarre.
Après, qu'il y ait eu des amputations abusives, c'est probable. Je crois me souvenir de telles polémiques sur l'action des services médicaux lors de l'ouragan Katrina (et là encore on pourra dire que les victimes auront été des noirs pauvres).
L'urgence n'est sans doute pas là actuellement, mais dans la reprise des évacuations sanitaires vers les Etats-Unis, bloquées car personne ne sait là-bas qui va payer.
Cordialement
L'utilisation populiste du malheur par les médias est quotidienne et choquante pas seulement pour les grandes catastrophes .Les abus compassionnels sont insuportables.
Inversement la générosité spontanée dont l'espèce humaine est capable tout à fait réconfortante .
Le corps médical tenu à une éthique doit aussi supporter les critiques, les observations, les remarques.
Les abus d'une médecine de guerre peuvent être condamnés mais aussi nuancés.
Les photos sur face book sont sans intérêt.
Je comprend l'indignation de M Lachkar qui a déjà vécu en direct des catastrophes du même genre, il est plus simple pour nous bien au chaud devant nos écrans de distribuer les bons et mauvais points.
Je me suis procuré cet article du Monde, que vous êtes plusieurs à citer, avec des lectures différentes.
Certes la journaliste n'accuse ni ne conclut à des abus.
Ceci dit, si ses premières lignes traitent bien de ce qui a présidé, les premiers jours, à ces amputations massives (il fallait faire vite, il fallait libérer les places, beaucoup de blessés, il n'y aurait pas de suivi, ...bref, la médecine de guerre), cela ne constitue que la courte introduction de son texte.
Le corps de l'article est longuement constitué des interrogations, notamment basées sur les témoignages de médecins français qui en reviennent et interrogent les pratiques.
L'article n'accuse pas, mais il interroge, quand même ...
Bon, ça ne suffit pas pour polémiquer, on ne peut s'appuyer sur çapour conclure, et il est difficile de le faire en effet, sur le dos de ceux qui sont, eux, allés travailler de longues heures et jours dans des conditions très dures.
Je trouve qu'interroger n'est cependant pas inutile. Est-ce que des rapports officiels, autres que ces témoignages individuels, pourront apporter autre chose, ne serait-ce que pour améliorer les conditions de prises en charge dans des situations futures ?
Pratiquement, qui sait aujourd'hui ce qu'est une médecine "de guerre"? Partout où elles vont, les armées modernes sont accompagnées de services médicaux pratiquement identiques à ceux que nous connaissons, chez nous, dans nos villes.
Quand on parle de "médecine de guerre, de chirurgie de guerre", on fait allusion à ce que se passait autrefois sur les champs de bataille au temps de Napoléon par exemple.
La situation, aujourd'hui, à Haïti, est pratiquement comparable à ce qui existait au temps de Napoléon: pas assez de personnel, pas assez de salles d'opérations normalement équipées, pas assez de médicaments (morphine, antibiotiques, pansements, etc, etc).
Ne pas amputer, cela signifie:
-passer beaucoup plus de temps avec le patient sur la table d'opération(au détriment d'autres qui attendent et risquent de mourir),
-la disponibilité d'un lit pour une période prolongée, jusqu'à ce que tout risque d'infection soit écarté (et de tout ce que cela signifie en terme d'accompagnement en personnel et en soins), au détriment d'autres qui attendent sur le sol,
-la disponibilité alimentaire, les conditions d'hygiène,
-la possibilité d'intervenir avant que le moindre risque de gangrène n'apparaisse, c-à-d très vite, très tôt après le traumatisme, sur un patient en bon état général, en bon état de nutrition, bien hydraté. Ce n'a jamais été le cas.
Tout le monde comprendra que, dans ces conditions tout à fait exceptionnelles, dans un pays totalement anéanti (et déjà très gravement amoindri avant la catastrophe), il faille agir "comme au temps de Napoléon", c'est à dire, sauf quelques exceptions ayant pu être soignés à bord de bateaux hôpitaux, amputer, amputer, encore amputer.
Jusqu'à preuve avérée du contraire (amputation dans le mépris de la population), je réfute donc cette assertion d'amputations "abusives". Et ce n'est pas le simple discours d'un pompier interviewé qui me fera changer d'avis.
En fin de compte, après lecture de cet article de Mme Cojean daté du 29/01, je dois reconnaitre que des interrogations sont acceptables.
Je n'ai pas regardé les photos ou vidéos, par choix.
Le vrai scandale à mes yeux: le sous développement d'un pays comme Haïti, qui oblige à recourir à une médecine de guerre, faute d'infrastructures, et de personnes formées en nombre suffisant.
Ensuite, que les medecins US ne soient pas des plus humanistes, les plus capables de dialoguer avec les gens, ça n'aurait rien d'étonnant.
Ce serait un peu comme leurs armées, qui quand elles débarquent quelque part, n'arrivent pas à comprendre la population, ni leur ennemi.
Trouvé sur mediapart (conférence de rédaction ce midi)
HAÏTI (1). L'armée américaine a annoncé vendredi 29 janvier l'interruption des évacuations de victimes du séisme en Haïti vers des hôpitaux aux Etats-Unis en raison des inquiétudes soulevées par certains Etats sur le coût des soins.
(...)
Il a invoqué les difficultés pour trouver une destination en raison des appels à l'aide fédérale formulés par certains Etats américains, dont la Floride, pour financer les soins.
"Si la Floride ne les accepte pas [...] et je ne peux pas le confirmer, mais je pense que la Georgie a fait une déclaration similaire, donc si on ne peut les emmener nulle part pour les faire soigner, ils restent à Haïti", a-t-il dit.
(...)
Dans le New York Times, un porte-parole du gouverneur de Floride, Charlie Crist, reconnaît que la demande d'aide adressée au gouvernement fédéral a pu provoquer une certaine "confusion".
"La Floride se tient prête à aider nos voisins en Haïti, mais il nous faut un plan d'action et de remboursement pour les soins que nous fournissons", a dit ce porte-parole, Sterling Ivey. (Nouvelobs.com avec AFP)
La Floride, un état trop pauvre pour être solidaire par lui-même, dirait-on.
Voilà le message privé qui m'a été envoyé par artnaif, il y a un instant.
"Je crois surtout que c' est cette bouteille de whisky qui vous géne ; quant au champagne , il n' y en a pas . Ou voyez vous une atteinte au secret professionnel ? Vos propos sont anti- deontologiques . On n' accuse pas des confreres d' atteinte à l' ethique médicale sur la foi de ragots de journalistes . Je me demande vraiment si vous avez connu ce genre de situation . J' en doute ."
Je refuse de répondreà ce genre de provoations. Je commence à douter s'il est encore possible de continuer à dialoguer sur médiapart avec des attitudes pareilles. Désolé, je vais arrêter malgré moi de continuer de répondre à vos commentaires
M Lachkar,
Je participe entièrement à votre indignation. Je n'ai pas apprécié le sens général de votre billet, je vous l'ai dit, l'ai écrit. Mais les sous-entendus de certains commentaires sont insupportables et indignes de personnes civilisées.
Respectueusement.
Vous retournez vite votre veste , M Philips , au point de teminer par "repectueusement " votre réponse à notre confrére ! Il n' y a aucun sous entendu dans le message que je lui ai envoyé . Je n' arrive pas à comprendre qu' il soit indigné par un défoulement post stress un peu arrosé . C' est tout ; et ça me fait un peu douter qu'il ait jamais participé à ce genre d' opérations . Pas de quoi monter sur vos grands chevaux !
artnaif,
Je vous avais suivi dans un premier temps, mais le "Je crois surtout que c' est cette bouteille de whisky qui vous gêne" ne passe pas quand on sait que notre interlocuteur s'appelle Mr Lachkar, c'est à dire un nom à résonance arabe et quand on sait que les musulmans sont opposés à la consommation d'alcool. Voilà pourquoi je ne peux vous suivre suite à ce commentaire. Je pense d'ailleurs que c'est aussi dans ce sens que le Dr Lachkar l'a perçu.
Si je me trompe, rectifiez clairement et je me repositionnerai. Bien à vous.
Je rectifie clairement ; je n' ai prété aucune attention à la résonnance que vous dites arabe de son nom ; en revanche , son billet délibérément agressif à l' égard de nos confréres portoricains ou americains m' a beaucoup choqué . Voila .
artnaif,
Il me semble important que vous ayez fait cette mise au point, en ces temps où (à gauche comme à droite) on peut entendre des allusions déplaisantes. Je vous en donne acte. Voilà.
Pour en finir , je trouve le billet de notre confrére carrément dégueulasse ; parce qu' il y a 2 bouteilles d' alcool sur les photos , il laisse entendre que ces médecins et soignants passent leur temps à faire la féte et à rigoler ; ce raccourci délibéré est ignoble .
Monsieur Lackar ,je dois vous dire tout d'abord que j'aprécie particulièrement vos billets ,autant sur votre livre en préparation que surl 'islam.Sur ce sujet ici ,il est bien dommage que vous vous soyez bloqué ,car c'est quand meme vous qui avez initié ce fil ,vous ui parlez de champagne ( d' ou notion de fete)là ou il n'y en a pas .En outre ,vous laissez transparaitre votre colèreplus haut en evoquant des médecins en train de se souler la gueule .Dans ces conditions il fallait s'attendre à des réactions du type de celle d'Arnaif .Celà aurait été le cas meme si vous n'aviez pas éré musulman.Ces images sont choquantes ,mais je ne vois pas non plus ou vous voyez une atteinte au secret médical ,etant donnè ,qu'aucun nom n'est cité,aucune personne photographiée,aucun renseignement donné sur une personne.Moi une image me choque ,c'est cette arme qu'on brandit ,comme si c'était un jouet ,dans des circonstances aussi tragiques .Ces images balancées montrent bien les ravages auxuels donnent lieu Facebook et autre réseaux sociaux sur le net .
L'article fait un peu plus que s'interroger quand même:
Sophie Grosclaude, une jeune chirurgienne orthopédiste française, engagée dans la Chaîne de l'Espoir, opère à la clinique Lambert, à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. Elle non plus ne mâche pas ses mots. Elle revient "effarée" d'une discussion avec un chirurgien américain rencontré à l'hôpital israélien, qui pliait bagages. "Je lui racontais que pour réparer les fractures, je faisais exactement comme en France, en posant des clous et des fixateurs externes dont on dispose désormais en grand nombre." Et alors ? "Il trouvait ça fou ! Il me disait: “A quoi bon ? Ce pays est trop pauvre. Il n'y aura pas de suivi médical sérieux de vos patients. C'est tellement plus simple de les amputer. C'est propre, définitif…”"
La chirurgienne est bouleversée. "Il me parlait d'une sous-population ! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux. Mais enfin, on ne tranche pas comme ça une jambe ! Si on n'est pas obligé de la couper, il faut se battre pour la garder. On n'est pas en guerre ! On peut revoir et suivre nos patients !"
Des accusations assez précises je trouve
Le cabilat,
Les deux chirurgiens ont à la fois raison et tort.
Concernant le chirurgien américain, ses propos sont cyniques mais il est vrai que aujourd'hui Haïti ne dispose pas de ce qu'il faudrait pour assurer un suivi et des soins dans de bonnes conditions pour tout le monde.
Concernant la "jeune chirurgienne française", elle a vraiment tort de penser que, avec des broches, les suites seront aussi simples qu'en France.
En conclusion, questionnements: oui. Accusations: non.
Il faut lire tout l'article il y a un autre exemple:
D'autres amputations ne s'imposent pas. Et mardi soir, par exemple, refusant la suggestion de leurs collègues américains d'amputer le bras d'une femme dont la fracture s'était infectée, les pompiers français l'ont fait transporter par hélicoptère sur le Siroco, le bâtiment français ancré au large de Port-au-Prince, où elle a été soignée.
Dans l'article, ils disent que de toute façon même amputé les malades ont besoin d'un suivi médical, donc tant qu'à faire autant essayer de sauver le plus possible non ?
L'autre truc c'est que si effectivement s'il y a un problème de suivi à cause des infrastructures, vivre avec un membre en moins ça va pas être simple, être handicapé à Haïti ce n'est pas comme en France
Oui, il interroge beaucoup (la journaliste retranscrit sans conclure, mais on sait lire), il ne dit pas que tout cela était justifié par une pratique de médecine de guerre et qu'il n' y avait pas moyen de faire autrement (ce qui semblait ressortir de deux commentaires, plus haut) ...
Après, on peut opposer que ce ne sont que quelques témoignages. Un rapport un peu officiel, ne serait-ce que des ONG concernées, par exemple, serait utile. Mais verra t-il le jour ? Le font-elles systématiquement après ces grandes missions-là ? Je ne connais pas du tout ce milieu.