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Affaire Polanski, considérations pédiatriques


Encore un billet sur ce sujet, est-ce bien utile?

Après une excellente mise au point, celle de Damien Perrotin, ICI, je souhaite revenir, non pas sur l'affaire elle-même, mais sur certains aspects spécifiquement pédiatriques dont, il me semble, un bon nombre d 'abonnés n'ont pas encore pris conscience. C'est compréhensible. L'émotion a tendance à prendre le pas sur la raison. Ce qui touche à la sexualité est de l'ordre de l'intime. Moi-même, souvent en proie à la colère, ai pris parfois des positions manquant de nuance.

Mais trop de gens sont encore dans la confusion. Essayons d'aller plus loin.


Quelques différences entre un enfant et un adulte.


Au moment de l'adolescence, de profonds changements sont à l'œuvre. Ils touchent, bien sûr, le corps. Mais ce sont aussi des transformations psychiques qui se mettent en place très progressivement. Un enfant a des désirs, mais ils ne sont pas du même ordre que ceux des adultes. Quand une petite fille dit à son père: « Quand je serai grande je me marierai avec toi », elle ne fait pas référence à une relation sexuelle. Elle se situe à un autre niveau, celui des liens affectifs.

On peut être amoureux très tôt dans la vie, ressentir une attirance physique, vouloir et chercher à être tout près de celui qu'on aime. Mais cet amour, même s'il a une composante d'ordre sexuel (désir), n'est en rien superposable à un amour d'adulte. Il s'agit avant tout d'une demande affective.

Oui, une gamine de 10 ans(et même à 3 ans) peut être dans le jeu de la séduction: c'est bien, c'est normal. Mais cette « Lolita » ne recherche pas une relation sexuelle d'adulte, elle expérimente son charme comme tout individu.  normalement constitué a le droit de le faire. Il s'agit de se conforter dans ses qualités, se conforter dans sa capacité à aller vers l'autre. La séduction fait partie intégrante des relations sociales et n'est pas synonyme de perversion. Encore faut-il savoir de quoi on parle. Il y a Lolita et Lolita!

Oui, la perversité se rencontre aussi chez les enfants. Mais est-ce une raison qui suffit à justifier le comportement de l'adulte?

Ce n'est en aucun cas parce qu'une gamine a le corps d'un adulte que son fonctionnement psychique peut être assimilé à celui de l'adulte. Ce serait trop simple.

Il faut aussi bien différencier l'âge chronologique et l'âge mental. Certains adolescents (et même des adultes) fonctionnent sur le plan psychique comme de très jeunes enfants. Ils manquent de capacité à prendre du recul. Ils sont dans la recherche de la satisfaction immédiate des désirs.

Cette immaturité de l'adulte est souvent même le point de départ de ses dérapages dans sa relation avec les enfants. Il faut être mûr, adulte pour percevoir les différences de niveau.

Ce n'est pas pour rien si les sociétés ont reconnu ce statut d'enfant. Toutes sortes de rites aident à passer de l'enfance à l'âge adulte. L'adolescence est l'âge de toutes les confusions.


Conséquences des abus sexuels chez les enfants.


Il existe, bien sûr, toutes sortes d'abus, certains plutôt sans trop de conséquence (le monsieur qui ouvre son manteau à la sortie des écoles), d'autres qui brisent toute une vie. On aura beau évoquer le pardon éventuel, il est parfois le cache-misère de toute une vie bouleversée. Ce n'est en aucun cas parce que la victime a accordé son pardon qu'elle a tourné la page en son for intérieur.

Accorder son pardon est souvent une façon détournée de dire: « Assez, j'en ai marre. Laissez-moi tranquille ». Il n'est en aucun cas gage d'apaisement et de sérénité retrouvée.

Je rappelle encore une fois que ces conséquences ne sont nullement constantes. Je veux seulement évoquer certains points, souvent très mal connus du grand public.

Citons:

-La mésestime de soi, le sentiment d'être sale. D'où la grande fréquence de phénomènes de grattage du corps, comme une manière d'essayer d'effacer une salissure.Une nette tendance à la dépression.

-Et aussi le manque de confiance en soi, la difficulté à s'investir dans le futur. Le sentiment de n'être bon à rien, de ne pas pouvoir arriver à faire quelque chose de bien de sa vie. Souvent bascule dans la prostitution.

-un sentiment de culpabilité. Tout se passe chez la victime comme si elle se sentait responsable de ce qui s'est passé. Comme si elle était l'auteur du dérapage. D'où l'importance du rôle de la Justice.

Il peut arriver que du plaisir soit ressenti d'où le renforcement de l'idée qu'on est à l'origine de ce qui s'est passé.

-des difficultés d'ordre sexuelles. Cela peut aller d'une certaine frigidité jusqu'à une impossibilité à envisager toute rencontre. L'impossibilité à s'investir dans une vie commune.

La personne prend parfois conscience de son état au moment du mariage.

-dans les situations incestueuses, les troubles peuvent encore être plus graves. Incapacité à se construire. Impossibilité à se situer au niveau des générations. Confusion sur la place occupée dans la famille. "Suis-je la mère ou la fille? Cet homme est-il mon amoureux ou mon père? Suis-je sa fille ou son épouse?"

Cette difficulté, voir cette impossibilité à dépasser la confusion peut conduire à une perpétuation du phénomène. Il existe des familles qui sont incestueuses de génération en génération. Peut-être doit-on trouver ici une explication de cet interdit de l'inceste qui existe dans toutes les sociétés humaines.

La confusion se manifeste aussi parfois par un comportement provocateur sur le plan sexuel. L'ancienne victime se comporte comme une vamp.


Le rôle de la Justice et de la Loi.


Bien sûr la Loi et la Justice ne peuvent pas tout. Pas de baguette magique, pas de panacée.

Porter plainte est une démarche très très difficile, en partie pour les raisons que j'ai évoqué plus haut (culpabilité, peur). Ce n'est pas pour rien si la Loi a considéré qu'on pouvait porter plainte après les dizaines d'années de peur qui suivent le drame. C'est aussi une façon de dire la gravité des faits.

Dire qu'un viol est un crime est aussi une manière d'affirmer la gravité des faits.

Si la Loi dit qu'il y a viol dès lors qu'il y a « tentative », qu'il y a viol "qu'il y ait ou pas consentement", qu'il y a viol dès lors "qu'il y a violence ou pas", tout cela vise à dire la gravité des faits.

Et le fait que l'affaire se retrouve devant la justice n'est en aucun cas le gage que le problème sera réglé, que la page sera tournée.

Quand, et cela arrive encore souvent, la justice s'achève par un non-lieu, le sentiment de culpabilité est renforcé et le travail de reconstruction de soi est compromis.

Le dépôt de la plainte est une première étape pour que soit reconnu le statut de victime. C'est parfois le chemin par lequel il faut passer pour envisager une reconstruction de soi ultérieure.


J'ai sans doute oublié bien d'autres points. Merci d'apporter votre contribution.

Je rappelle, pour ceux qui le souhaitent, les liens des principaux billets sur ce sujet.

Celui de Passifou ICI, celui de bertandbuchs ICI , celui de feredor ICI et celui de Ben Boukhtache ICI




Tous les commentaires

Merci beaucoup de votre article qui replace la question soulevée dans le cadre de la responsabilité des adultes vis à vis des enfants, hors des prises de position passionnelles qui sont l'expression de nos propres projections et identifications à chacun des partenaires de cette histoire.

Je rappellerai, puisque vous nous demandez des références, l'excellent article de Sandor Ferenczi, correspondant à un exposé qu'il avait fait en 1932 au XII ème congrès international de psychanalyse "Confusion de langue entre les adultes et l'enfant" in "Psychanalyse IV, oeuvres complêtes 1927-1933", Editions Payot, collection science de l'homme Payot. Ce qui concerne le sujet se trouve plus particulièrement à partir de la page 129. Je citerai : "Les enfants se sentent physiquement et moralement sans défenses, leur personalité encore trop faible pour pouvoir protester, même en pensée, la force et l'autorité écrasante des adultes les rendent muets, et peuvent même leur faire perdre conscience. Mais cette peur, quand elle atteint son point culminant, les oblige à se soumettre automatiquement à la volonté de l'agresseur, à deviner le moindre de ses désirs, à obéïr en s'oubliant complêtement, et à s'identifier totalement à l'agresseur. Par identification, disons par introjection de l'agresseur, celui-ci disparait en tant que réalité extérieure, et devient intrapsychique..."  et un peu plus loin : "Mais le changement significatif, provoqué dans l'esprit de l'enfant par l'identification anxieuse avec le partenaire adulte, est l'introjection du sentiment de culpabilité de l'adulte : le jeu jusqu'à présent anodin apparaît maintenant comme un acte méritant une punition. Si l'enfant se remet d'une telle agression, il en ressent une énorme confusion; à vrai dire, il est déjà clivé, à la fois innocent et coupable, et la confiance dans le témoignage de ses propres sens est brisée." Je préciserais, quant à moi, qu'il n'est pas "innocent et coupable", mais qu'il se sent coupable tout en étant innocent : il peut avoir conscience intellectuellement de l'abus de l'adulte, mais affectivement, il endosse la culpabilité et en exonère son abuseur.

 

C'est pourquoi les dires de l'enfant ou de l'adolescent ne sont pas à prendre en considération, sur le plan pénal, pour ce qui est de la question de la responsabilité, ou même de la souffrance affective vécue. Du fait du clivage, comme l'expliquait bien S Ferenczi, l'enfant ne perçoit le plus souvent pas la blessure subie. Ce n'est souvent qu'à l'âge adulte, et parfois vingt ou trente ans après les faits, que l'ancienne victime réalisera que son sentiment de culpabilité permanent, sa propension à penser à l'autre plutôt qu'à soi, voire à tolérer une maltraitance physique ou psychique, a ses racines dans ce traumatisme ancien et au mécanisme de clivage et d'intériorisation de la culpabilité de l'autre comme étant la sienne. C'est la raison pour laquelle l'âge ou l'ancien enfant peut porter plainte a été repoussé, d'abord dix ans après la majorité, maintenant, vingt. Certains ayant souhaité même faire entrer ces crimes dans le cadre des crimes contre l'humanité, ce qui les rendrait imprescriptibles.

 

Bien sûr, je me place là du côté de la victime, mais je souhaite, justement, que l'on puisse comprendre pourquoi le législateur ne cesse de durcir sa position. Les adultes sont responsables des enfants. Or les anciennes victimes parlent davantage maintenant, ce qui permet aux professionnels d'évaluer les ravages des abus, sexuels ou autres, vécus dans l'enfance, ravages qui s'observent surtout à l'âge adulte. Je rajouterais encore que le traumatisme est d'autant plus grave qu'il est nié, car c'est ce qui fait perdurer clivage et sentiment de culpabilité "importé". Si l'abus est reconnu, le coupable identifié et puni, et la victime accompagnée et soutenue, les conséquences, dans la grande majorité des cas, sont beaucoup moins graves que si tout reste caché, nié ou minimisé.

 

Mme Bourdin,

Merci de compléter si clairement (encore faut-il prendre le temps de vous lire!) mes remarques. Identification de l'enfant à l'adulte. Assujettissement de l'enfant face à l'adulte. Comportement de l'enfant non pas en fonction de sa propre volonté mais en fonction de ce qu'il pense que l'adulte attend de lui. Confusion.

Je pensais aussi à la si longue liste de personnages célèbres qui, heureusement pour eux, au travers de leur création (littérature, cinéma, peinture,...) sont un peu parvenus à sortir de l'enfermement. Virginia Wolf, Marlyn Monroë, tant d'autres. A des époques où le silence prenait le pas sur tout.

Merci M Philips. Mais avez-vous noté que les deux artistes que vous citez, certes ayant sublimé leurs soufrances intimes dans leur art d'une façon qui nous a tant apporté ( j'aime particulièrement la finesse expressive et l'art littéraire de Virginia Woolf dont l'importance en tant qu'auteur est selon moi sous-estimée) ont terminé leur vie par un suicide ? C'est le problème de la résilience : la réussite extérieure, et même créative, ne répare pas, ou pas complêtement, les douleurs anciennes, qui peuvent ressurgir, même longtemps après. Je vais me permettre de citer un billet que j'avais fait sur cette question et que certains, dont vous, ont déjà lu :  http://www.mediapart.fr/club/blog/l-bourdin/120809/des-trous-dans-la-resilience-charite-bien-ordonnee-commence-par-soi-meme

Mme Bourdin,

Oui, on paie parfois cher ce que l'on a subi. Barbara.

Me reviens aussi, bien sûr, Freud lui-même qui s'en est quand même assez merveilleusement sorti!

Vous contribuez à apporter beaucoup de richesse sur ces thèmes. J'ai, pendant quelques jours, regretté l'absence d'interventions d'abonnés qui auraient pu apporter leur éclairage. Bien sûr, on s'expose et, à la fin, ça lasse! Faut-il aussi dépasser la passion! Pas facile! Bon w-e!

Merci de l'excellence de votre point de vue.

"Il faut aussi bien différencier l'âge chronologique et l'âge mental. Certains adolescents (et même des adultes) fonctionnent sur le plan psychique comme de très jeunes enfants. Ils manquent de capacité à prendre du recul. Ils sont dans la recherche de la satisfaction immédiate des désirs.

Cette immaturité de l'adulte est souvent même le point de départ de ses dérapages dans sa relation avec les enfants. Il faut être mûr, adulte pour percevoir les différences de niveau."

 

 

Je crois que tout est dit ici: "l'âge chronologique et l'âge mental... "ou "l'immaturité de l'adulte..."

alors que pour certains la justification de ces abus ou agressions reposent sur le développement des corps des gamins ou gamines, culpabilisant ainsi la victime, comme si cela pouvait exonérer en quoi que ce soit l'agresseur lorsque celui-ci dépasse souvent par dizaines d'années l'âge mental et le développement du corps et des sens de l'agressé.

J'assimile ce concept de corps d'enfants coupables d'attraction, à l'obscurantisme qui est fait à la femme en tant qu'individu humain depuis de siècles.

Comme quoi, tout est affaire de respect de l'Autre!

 

A  "l'âge chronologique et l'âge mental... "ou "l'immaturité de l'adulte..." j'ajouterai que le sentiment d'impunité joue aussi pour beaucoup.

 

Je trouve aussi intéressant  lorsque vous différenciez,  M Philips, les concepts et les conséquences du pardon et de l'oubli. 

 

 

D'autre part, quant à toute cette affaire dans l'affaire, je pensais jusqu'ici que beaucoup de bruit était fait autour de la petite affaire franco-française,  me disant que comme toujours nous tombions facilement dans les pièges qui nous sont tendus tous les jours par les maîtres de la .com élyséenne pour détourner notre attention des attaques faites en rafales à  nos droits et libertés républicains (taxes, impôts nouveaux, autorisation de jeux en ligne pour le bénéfice des "copains et coquins", bourdes et dérapages verbaux, droits de l'homme bafoués, scientologie sauvée des la noyade miraculeusement, privatisation de la Poste, abus bancaires, licenciements et suicides... enfin, je suppose que chacun à sa propre liste d'horreurs).

Mais en vous lisant et en lisant d'autres points de vue et ses commentaires, je me rends compte que finalement se tromper de sujet comme nous sommes en train de le faire, parce que à la fin, ce n'est que le conflit d'un homme face à ses droits et devoirs citoyens: 

1.- la Justice d'un pays démocratique réclame sa présence pour répondre des faits avoués

2.- cet individu dispose d'énormes moyens pour assurer sa défense.

donc, que ce mélange de sujets n'est pas plus mal, parce que cela permet de démêler un peu cette embrouille culpabilisante ou déculpabilisante à propos  de faits de société que jusqu'ici restent au fond des marmites et d'éclairer et mettre en lumière la confusion et l'incohérence qu'y règnent autour, parfois de manière volontaire, donc, pas anodine.

Nous avions tous et toutes besoin d'un billet comme celui-ci, en complément des autres billets sur " l'Affaire Polanski et sa victime".

Merci M Philips.

Le plus drôle dans ce billet c'est l'absence de différenciation entre enfant d'un an et de seize. Enfin, drôle...moi ça me fait rire en tout cas. Merci donc Mphilips.

Cher Beber, M Philips parle d'abus sexuels sur les enfants ou les adolescents, et explique bien comment une adolescente (mais c'est vrai aussi pour les garçons) peut avoir une apparence mature et un développement des caractères sexuels secondaires, mais que cela ne la transforme pas pour autant en adulte. Ce qui est difficile à comprendre pour certains, mais clair pour le législateur, c'est la notion que l'adulte a autorité sur l'enfant. Deux adolescents du même âge qui ont des jeux sexuels consentis des deux côtés ne tombent pas sous le coup de la loi, parce qu'on suppose que chacun pourra dire librement non à l'autre. En revanche, quand l'un des deux partenaires est un adulte, et l'autre non, on sait que l'enfant ou l'adolescent n'a pas un rapport d'égalité avec l'adulte, et n'est pas en mesure d'exercer son libre-arbitre. Depuis sa naissance on lui dit qu'il doit obéïr aux adultes, celui-ci est plus fort physiquement, et il a l'autorité qu'a un adulte vis à vis d'un enfant. Avec souvent la menace qui va avec, explicite ou implicite. Certains pensent d'ailleurs que le plus traumatisant dans les abus sexuels sur mineurs, c'est davantage la notion d'abus d'autorité et d'emprise sur le corps que le côté sexuel.

Renseignez-vous, lisez sur cette question, écoutez des témoignages, et peut-être que vous comprendrez, et que vous aurez moins envie de rire.

Ah il s'agit d'adolescents...on avance !

C'est le billet qui m'a fait rire, pas le sujet abordé, je laisse ça aux quelques obsédés que l'incarcération de Roman Polanski semble particulièrement exciter.

Effectivement le fait d'avoir autorité sur un mineur est une circonstance aggravante dans les délits ou crimes à caractère sexuel. Ce qui n'était pas le cas d'ailleurs en l'espèce.

Cela dit votre raisonnement est transposable à n'importe quelle relation entre deux individus, notamment utilisable pour rendre compte de violences contre des femmes.

Encore une amalgame intellectuelle, assez réductrice mais pas dépourvue de malveillance:

"... je laisse ça aux obsédés que l'incarcération de Roman Polanski semble particulièrement exciter".

 

Pourquoi ne pas revenir au sujet du billet?

-

Merci pour ce billet, cher M philips,

Vous montrez toute la hauteur d'un regard serein sur un sujet, qui me  perturbe profondément pour ma part.

Les implications des points de vue présentés, dans les sujets que vous mettez en lien, l'inconscience manifeste des faits et de leur portée, s'est retrouvée exposée à une  splendide lumière.

Je les relie sans difficulté à tant d'autres sujets, qui touchent tous, de près ou de loin, au rapport que nous entretenons avec l'éthique.

Nous avons sans cesse l'exemple d'un nouvel ordre, qui n'est pas amoral, mais d'une autre morale.

Elle permet l'irresponsabilité envers tous ceux avec qui nous sommes en relation, et un droit de nature de faire absolument ce qu'on veut dès lors qu'on en a le pouvoir.

Nous en avons la démonstation sans cesse à tous les niveaux, dans ce qui fait le spectacle délirant de notre société, et même notre civilisation.

J'ai commis un dernier billet qui n'a rien à faire avec votre mesure, et votre digne réserve, mais que je me suis permis de vous dédier. Je sais bien que vous n'approuverez pas sans de très grandes réserves.

Vous aurez raison.

Mais pour affronter de petites gens, il ne faut pas toujours les grands esprits.

Bien à vous.

"Mais pour affronter de petites gens, il ne faut pas toujours les grands esprits."

Oui, pas toujours!Sourire

Mesdames, Messieur,

Après avoir parcouru ce billet commis par notre docte et éminent psycho-pédiâtre et surtout les non moins doctes interventions, je n'ai pu m'empêcher de bancer sur mon blog

CONSIDERATIONS SUR LA PSYCHANALYSE DANS SES RAPPORT AVEC LA MORALE JUDEO CHRETIENNE qui par les temps qui courent tient le haut du pavé pour Surveiller et Punir

Certains disent bien d'où ils parlent, mais de là à considérer qu'il s'agit là d'analyses "objectives" et surtout "sérieuses", il y a un pas que je ne franchis, tout simplement parce que j'ai beaucoup réfléchis sur le concept "ENFANCE" tel qu'il s'est mis en place avec l'aide des Evangiles et surtout de Pères de l'Eglise

PS

Je balancerai, sans doute encore quelques autres pavé dans la mare de la BIENSEANCE sur mon blog fxavier

fxavier,

Votre "docte" mais néanmoins "éminent" serviteur n'est que pédiatre sans chapeau, hélas ou heureusement, à votre choix! Clin d'oeil

 

Sans doute pour ça qu'on ne vous a pas consulté pour rédiger le Code Pénal espagnol (majorité sexuelle à 13 ans, 12 ans jusqu'en 1999), ou ceux des nombreux pays européens où la majorité sexuelle est fixée à 14 ans. Comme quoi le Code Pénal français ne peut être l'alpha et l'omega de ce que vous appelez pompeusement des "considérations pédiatriques". Il est évident que chaque adolescent constitue une personne à part entière, dont la sexualité ne saurait être réductible à l'idéologie ou aux lois du moment. Ce qui ne veut pas dire que les lois ne doivent pas être respectées, bien sûr : en Espagne 13 ans, en France 15 ans.

 N'empêche qu'en tant que pédiatre il est troublant que vous ne sachiez pas faire la différence entre pédophilie et relations sexuelles avec des adolescentes en-dessous de l'âge légal dans leur pays, alors que vous-même dans ce billet parlez de fillettes de 3 et 10 ans, ce qui n'a plus rien à voir avec le sujet. Il est vrai que les pédophiles sont plus du ressort des psychiatres et des magistrats que des pédiatres.

 

Cordialement et bien à vous.

Toujours fidèle à lui-même, ce cher beber! Quelle classe!Rire

Au moins je donne des informations, au milieu de ce grand défoulement aux motivations quelque peu douteuses. Cela dit j'apprécie votre retenue, je redoutais que vous vous enfonciez dans la mauvaise foi sous couvert de votre nouveau statut de "rédacteur".

 

 

Cordialement et bien à vous

Ah c'était donc ça, qui vous motivait contre M Philips?

Le jaune de M Philips n'était qu'un bug informatique, et non un "nouveau statut".

Pff tout ça pour ça. 

Clin d'oeil

A ce que je vois, vous êtes un esprit bien attentif au détail

Me reprocher d'avoir mis un "chapeau" (^) sur pédiatre est une façon bien ridicule de répondre

Par ailleurs je ne vous ai point lu sur mon blog, ce n'est sans doute pas la peine, puisque votre "religion" est bien faite, s'inscrivant à merveille dans le cadre de l'idéologie dominante contre laquelle je livre  un combat, sans passion, mais avec une certaine ironie.

L'ironie du "vieux routard de 68" qui peut penser que les choses étaient bien plus claires (il y avait des gens de droite et ceux de gauche) et surtout la parole plus libre permettait de poser les problèmes et de trouver des solutions de compromis

Amen.

M Philips, merci pour ce billet qui replace le problème dans son contexte, l'enfance ou l'adolescence, la violence ou l'abus d'autorité, ... et ce indépendamment de la célébrité du suspect dont l'arrestation a déclenché ce débat.

 

Je reviens et découvre que le billet de Feredor (excellent à mon avis) s'est enrichit de plus de 150 commentaires dont certains me paraissent particulièrement glauques ce qui n'est pas rassurant.

 

Vous avez du vous sentir un peu solitaire j'imagine pour défendre votre point de vue.

 

Et au même moment, on supprime le poste de "défenseur des enfants" pourtant dans la constitution.

 

Des ministres et "personnalités" s'offusquent de l'arrestation d'un célèbre cinéaste qui a pourtant avoué les faits et a commis l'équivalent d'un délit de fuite.

 

Des gosses sont morts pour ce même délit de fuite en France, une balle de gendarme, un refuge stupide dans un transformateur électrique, ...  

 

Et comme d'habitude, un fait divers tragique relance la polémique sur la récidive, la libération conditionnelle, ...

 

Et nos ministres ou ex porte-parole du gouvernement (en attente de recasement) de sur-enchérir, et notre président de réclamer une loi de plus ... (of course). La justice doit être appliquée dans toute sa rigueur, les remises de peine sont inaceptables, on va étudier la castration chimique, ....

 

Belle image de notre société et de nos politiques ....

 

 

Merci, Michbret, et Beber.

Un commentaire clair, net, précis, contre le mélange encore une fois de ce qui n'est pas le sujet.

On veut à toute force évacuer le viol, contre une relation sexuelle normale.

De même on s'insurge de l'aspect pénal et de la loi sur la relation sexuelle enfant adulte.

Chaque fois, on fait ainsi une tentative de promotion de quoi?

Qu'est-ceque vous défendez Beber, en rappelant l'âge d'une maturité sexuelle? Vous donnez le droit à un adulte de forcer une enfant parce qu'elle peut avoir des enfants?

Vous n'êtes pas, Michbret, non merci un tenant de l'ordre moral en marche, ni de la bande des offusqués de principe à laquelle on assimile un MPhilips et d'autres.

 En fait, c'est simple, sur un sujet qui ne peut jamais l'être, pris individuellement, le principe général à la base s'appuie sur la justice, la sécurité et l'amour des enfants.

Un ressenti qui s'exprime très différemment semble-t-il, et que nous partageons.

Et une façon d'être abordé extrêmement diverse, jusqu'à la provocation, et le mélange des genres habituels d'un Beber. Et pire.

 Bien à vous.

Cher Passifou,

Je ne défends rien quand je rappelle la loi. Et le viol de majeurs est également sanctionné par la loi, au passage.

 

Cordialement et bien à vous.

C'est quand même extraordinaire, Beber,

Vous partagez avec  quelques uns de vos semblables plus ou moins doués, qui trollent à tout va par ailleurs, le mélange des genres; l'amalgame constant, la mise en cause personnelle, et la non démonstration, comme l'esquive permanente à soutenir par n'importe quel argument des points de vue illisibles.

Sauf à mettre le foutoir et à allumer les personnes.

Vous êtes assez fatigant sur la longueur.

Je me rends bien compte de déranger en rappelant l'âge de la majorité sexuelle dans différents pays européens, alors qu'on essaie de nous faire croire que seule la norme française serait pédiatriquement correcte. Car dans ce débat on est en perpétuel procès stalinien (je ne sais plus si c'est vous ou un autre illuminé qui m'avez traité de pédophile hier).

En même temps vous aurez appris quelque chose.

 

Cordialement et bien à vous.

Tenez Beber,

Je vous prends au mot.

Pour une fois, répondez clairement.

En quoi est-ce que vous pouvez bien déranger en rappelant une majorité sexuelle, même de douze ans?

.....

Expliquez le nous, à nous qui avons des enfants de douze ans, de treize ans, des neveux et des nièces de tous les âges, des fils et des filles d'amis idem.

Expliquez moi à quoi cela vous sert-il de rappeler une majorité sexuelle de douze ou treize ans, dans une affaire de viol pédophile sous le coup d'une poursuite imprescriptible, et d'une peine possible de cinquante années de prison?

...

Que voulez-vous prouver?

...

Regardez, je vous mâche le boulot, vous copiez coller, et vous remplissez les points de suspension.

J'attends avec patience. Echangeons donc nos points de vue.

Je rappelais simplement qu'avoir une relation sexuelle avec une mineure majeure sexuellement ou proche de la majorité sexuelle (ce qui dans ce dernier cas est un crime en France, sauf erreur de ma part) n'a rien à voir avec la pédophilie. Indirectement c'était le propos de Mphilips dans son billet, puisqu'il donne comme exemple des fillettes bien plus jeunes.

 

 

Votre rappel s'apparente tout à fait à... je ne sais pas quoi.

Je connais au moins deux cas de femmes tout à fait épanouies qui ont eu leur premier enfant à quinze ans. Une en a eu un second ensuite, l'autre trois.

Dans les deux cas, les amants ignoraient l'âge de leur belle.

Et dans les deux cas, c'est l'amour avec un grand A qui était au rendez vous.

Cela n'a rien à voir avec les relations sexuelles imposées par ascendance ou par violence. Que ce soit avec des mineurs, ou des personnes en position de faiblesse, au travail par exemple.

Vous pratiquez toujours l'amalgame, et une fois de plus vos discours sont indémontrés.

Et vos mises en cause personnelle très légèrement motivées, en fait sans fondement.

Vous n'êtes pas sérieux, mais nuisible à la bonne compréhension des sujets qu'on essaie de traiter entre gens de bonne compagnie.

Et l'aplomb,  l'assiduité et la constance que vous mettezà votre affaire dispute le consternant au suspect.

 

 

Cher Monsieur Passifou

Les gens qui savent encore CE QUE PENSER VEUT DIRE, ça fatigue les âmes sensibles de votre espèce

Je suis désolée, cher Beber, mais vous ne rappelez pas la loi, mais une partie de la loi. Qui n'est d'ailleurs pas le sujet du texte de M Philips : M Philips parle des abus sexuels sur mineurs et de leurs conséquences.

Et quand vous énoncez "Il est évident que chaque adolescent constitue une personne à part entière, dont la sexualité ne saurait être réductible à l'idéologie ou aux lois du moment. Ce qui ne veut pas dire que les lois ne doivent pas être respectées, bien sûr : en Espagne 13 ans, en France 15 ans. "  je trouve que vous faites des amalgames.

 

Chaque adolescent représente-t-il une personne à part entière ? A la façon dont F Dolto disait "L'enfant est une personne", oui, c'est-à-dire quelqu'un qui existe et qui a des sentiments personnels. Mais pas une personne qui a son libre-arbitre comme un adulte peut l'avoir. La difficulté, à l'adolescence, est de prouver s'il y a eu ou pas consentement. Car avant, et en particulier avant douze, treize ans, même un consentement verbalisé ne vaut pas consentement réel, c'est ce qu'explique, déjà, en 1932, Sandor Ferenczi. Et dont j'ai moi-même tenté d'expliquer, à sa suite, les ressorts psychologiques. Même pour les adultes malades on parle de consentement "éclairé" aux protocoles thérapeutiques. S'il peut être éclairé, c'est qu'il peut ne pas l'être : un adolescent, comme une personne malade, comme une personne fragile, peut être soumise à une autorité qui obscurcit son consentement. La question du consentement ne va d'ailleurs pas de soi ( cf : "La soumission librement consentie; comment amener les gens à faire librement ce qu'ils doivent faire" de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, aux Presses Universitaires de France ).

 

De même, votre formule "Ce qui ne veut pas dire que les lois ne doivent pas être respectées, bien sûr : en Espagne 13 ans, en France 15 ans" est ambigue, car elle laisse entendre que la loi ne doit s'appliquer qu'avant 15 ans. Non, elle s'applique aussi après quinze ans, mais de façon différente, et c'est là que la notion de "personne ayant autorité" qualifiant la relation sexuelle en atteinte sexuelle apparait, parce qu'avant elle n'a pas besoin d'être mentionnée, elle est impliquée par l'âge de la victime si l'auteur de l'acte sexuel est un adulte.

 

Si je me permets d'insister sur ces questions, c'est que la gravité des conséquences de l'abus sexuel dans l'enfance, dépend de la reconnaissance ou non de la faute qui a été commise contre l'enfant ou l'adolescent. Or, la très grande majorité des abuseurs nient l'abus au pretexte que l'enfant aurait demandé ou suscité le passage à l'acte (ce qui est faux le plus souvent, mais difficile à prouver). Du fait de l'introjection de la culpabilité de l'abuseur, c'est l'enfant ou l'adolescent qui va se sentir coupable (impression d'être sali, qui ensuite peut devenir une tension anxieuse permanente pour éviter un sentiment de culpabilité qui revient sans cesse).

 

Effectivement, plus l'enfant se rapproche de l'âge adulte, plus la question évolue vers celle des agressions sexuelles entre adultes. Mais, avant la majorité civile, une relation sexuelle peut être qualifiée en atteinte sexuelle si l'auteur a une autorité sur l'adolescent. Et dans la réalité, il peut arriver que des actes vécus à cette période sans affects autres qu'une gêne et une impression bizarre de se retrouver dans un mauvais rêve, mais initiés par un adulte référent (ami du père, professeur, etc. ) se révèlent après-coup organisateurs d'une vie psychique douloureuse et empêchée. La rencontre avec un exhibitioniste peut aussi avoir des conséquences importantes ( surprenantes mêmes pour la personne qui a subi la situation quand elle était enfant) qui se développent à long terme. Là aussi, tout dépend si l'enfant peut parler de son effroi et se sentir compris.

 

Des juristes peuvent apporter ici leurs lumières.  Mais ce qui me semble important, c'est que chacun comprenne pourquoi le législateur, souhaitant protéger ces personnes vulnérables que sont les enfants, et protéger aussi leur avenir, ne considère pas qu'un enfant ou un adolescent est un adulte en miniature, responsable de ses actes comme un adulte.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abus_sexuel_sur_mineur_en_France

Chère L Bourdin,

Vous avez tout à fait raison de mettre l'accent sur la période 15-18 ans, mais ne restez pas dans la confusion adultes ayant autorité (relations sexuelles interdites)/autres adultes (relations sexuelles autorisées).

Déjà avoir des relations sexuelles avec une femme majeure peut amener à des complications...avec une mineure même en âge il y a les parents à gérer.

Personnellement j'y regarderais à deux fois, surtout avec l'énorme différence d'âge qui ne manquerait pas d'indisposer un juge en cas de judiciarisation de la relation.

Quant à dire que les adultes sont "responsables", c'est vrai juridiquement, mais psychologiquement il me semble que le club de "Mediapart" montre qu'il existe de nombreuses exceptions, d'autant plus qu'un des rares mineurs étant intervenu ès qualités dans nos échanges il y a quelques mois faisait preuve d'une rare maturité...

 

Cordialement

 

Cher Beber

Que les adultes "y regardent à deux fois" me semble sage, et protecteur de la jeunesse. Si le billet de M Philips et le battage médiatique actuel sur cette question, pouvaient permettre à un certain nombre de personnes de comprendre ce point crucial, cela aurait servi à quelque chose.

Sauf que ce point n'est pas abordé par "M Philips et le battage médiatique actuel".

Et je pensais moins dans mon cas, n'ayant pas le profil d'un prédateur, à la "protection de la jeunesse", qu'à ma propre protection. Etant sur un site de grabataires à l'audience confidentielle nous ne risquons pas d'avoir de témoignage de jeune fille ayant eu des rapports librement consentis à l'âge de 15 ans pour lequel a opté le législateur, en revanche comme vous le sous-entendiez plus tôt la majorité sexuelle n'élimine pas  par exemple le délit de détournement de mineurs, même si j'imagine qu'avec la libéralisation des moeurs il ne s'appliquera qu'à des cas entrant réellement dans son champ d'application. Mais comme de nos jours on met tout le monde en garde à vue, et qu'à la mode américaine une jeune fille alcoolisée le soir (majeure aussi, au passage) pourra prétendre avoir été violée le lendemain si elle a une contrariété ou un souci parental (cette remarque ne vise évidemment pas la victime de Roman Polanski)...

j'ajoute que les adolescents auraient intérêt aussi à y regarder à deux fois, car on peut très bien sortir en morceaux d'une relation aussi bien à 17 ans qu'à 37.

Cher Beber

"Site de grabataires" mais vous nous attaquez, là !...

"Audience confidentielle" c 'est ce que vous souhaitez ?...

"Nous ne risquons pas d'avoir de témoignage de jeune fille ayant eu des rapports librement consentis à l'âge de quinze ans" Pourquoi : le lectorat  féminin de Mediapart serait-il passé directement de petite fille à grabataire ? C'est vraiment pas de chance...

"La majorité sexuelle n'élimine pas  par exemple le délit  de détournement de mineurs, même si j'imagine qu'avec la libéralisation des moeurs il ne s'appliquera qu'à des cas entrant réellement dans son champ d'application.." Quand les moeurs étaient moins libres, on accusait de détournement de mineurs en-dehors du champ d'application de ce délit ??? C'est un scoop ?

Etc.

Mais, en-dehors de ces blagues, le plus important et qui n'est pas hors-sujet c'est "Et je pensais moins dans mon cas, n'ayant pas le profil d'un prédateur, à la "protection de la jeunesse", qu'à ma propre protection" : C'est malheureusement le cas des prédateurs, dont je pense bien que vous ne faites pas partie : ils ne pensent pas à la protection de la jeunesse, mais à la leur ( et à leur plaisir, aussi, bien sûr). C'est bien le problème, d'ailleurs.


 

Puisqu'il faut tout préciser :

si je vois un mineur en danger je tente de faire quelque chose

je ne me considère pas un danger pour des mineurs (je reverrai la question si et quand j'aurai des enfants)

on peut aussi rappeler que tout homme n'est pas pédophile ou porté vers les jeunes filles d'un quart de siècle de moins qu'eux (baillements).

Pour les mediapartiennes qui auraient commencé leur vie sexuelle à 15 ans (et même à 14 puisque c'etait l'ancien âge de majorité sexuelle, et même avant avec d'autres mineurs) je ne doute pas qu'il y en ait, mais dans les années 50 la situation n'était absolument pas la même. D'ailleurs je n'en dirai rien, connaissant peu cette époque. De toute façon il y avait quand même beaucoup moins de jeunes filles actives sexuellement très jeunes que maintenant. La BD de Claire Brétécher où la mère envoie sa fille de 13 ans chez le gyneco pour se faire prescrire la pilule "au cas où" date des années 70.

C'est cela, Beber, précisez, mais quoi?

 

   @Béber-  Vous confirmez ce que je pressentais: vous n'avez pas d'enfant... That's why....

 

Chère Liliane,

Le terme blague ne me paraît pas approprié, je parlerai plutôt de provocations, ou alors carrément de perversion.

Après tout on considère normal de faire boire des mineures avant de coucher avec elles, on ne parle pas de drogue, puisque c'est illégal, mais avec la diffusion aussi large qu'on peut le savoir de l'herbe et autres saletés à fumer, pour un adulte qui a les moyens de payer la fiesta à des gamines qui n'en n'ont pas, c'est l'occasion de rapprocher les générations contre la loi.

C'est exactement la configuration Polanski, trouvée normale par tant de gens, au-delà de l'aspect particulier de l'affaire, pardon, dédommagement, justice qui passe quand même, etc...

Ce qui faisait dire à une abonnée que les moeurs dans certains pays n'étaient pas les même que les nôtres, et qui acceptait donc le tourisme sexuel avec des mineurs comme une chose normale.

On est dans une pépinière de tordus au club.

Ce n'est pas votre langage, je sais bien.

Mais enfin, moi, je reste populaire, ou familier, ou grossier, je prends comme cela viendra.

Bien à vous.

Fantastique, Beber s'explique sans le vouloir,

Encore un qui tient pour acquis que le rapport mineur majeur, est une configuration sexuellement acceptable...Ce qui l'inquiète, c'est l'après boire. Il ne juge pas de l'opportunité de saouler des gamines.

Polanski de tous les pays, unissez-vous!

Je peux comprendre dans l'exception exceptionnelle, ce type derelations établies sur l'amour, pas la bordée infernale.

Beber veut se protéger, bonjour la bonne idée, et le faire entrer dans la norme.

Vous êtes bien tordu, mon pauvre.

Vos délires, contradictions et confusions s'expliquent mieux.

Il y a du boulot pour les psy, sur MDP.

Quand je pense que Jonath m'a envoyé une liste de psychothérapeutes, elle n'est pas perdue...

 

 

Je parlais de ce qui se passe aux USA depuis une dizaine d'années, et qu'en général on voit surgir 30 ans après en France, mais vous avez raison de vous concentrer sur Jonath (s'il est majeur), c'est certainement moins fatigant.

Pour ce qui concerne l'interdiction que vous semblez souhaiter des rapports sexuels entre majeurs et mineurs vous pouvez toujours écrire à votre député. Si vous restez poli vous ne risquez pas de vous faire enfermer. Autrement, il doit exister toutes sortes de ligues de vertu qui sont sur vos positions.

 

Bonne fin de soirée.

Des ligues de vertus qui sont sur ma position, Beber?

Mdr.

Mais ce n'est pas une ligue de vertu, qui est sur ma position, pauvre de nous, c'est la loi laïque et républicaine, qui semble ne plus intéresser personne dans ce pays.

On ne couche pas avec des mineurs après les avoir saoulés, mais qu'est-ce qui vous arrive?

Ah, je comprends, de jeunes beautés très fraiches, seins pointus, postérieurs  galbés, et cambrés, ça vous allume le sang?

Pour peu que la gosse, quatorze ans, aille se mélanger le corps avec des petits camarades de 17 ans, qui lui ont tapé dans l'oeil, et dans l'affectif,  on se dit pourquoi pas moi?

Après tout on lui paye le joint et la Vodka.

Alors, un vieux cochon se paye de la fraîcheur, un soir glauque.

La construction de la gamine, le rapport à soi-même, même celui de l'adulte, change de modèle, mais ça, la notice de l'établissement de l'humanité, on l'a jetée, elle n'intéresse pas, ce qui plaît, c'est  son plaisir, l'immédiat.

Bravo, on aura fait oeuvre sociale.

Et si la fille du voisin allume trop, mais qu'elle ne couche pas, le mieux c'est d'aller trouver les tapins, il y a des gamines pour pas cher, et bien dressées.

Le désordre moral, l'immoralité, le crime qui guette, dans tout cela, évidemment, cela n'interpelle pas.

Qu'un soir, la fine partie se termine par un viol, parce que la gamine du jour n'était pas ce qu'on considére  une  comme les autres,  on n'y pense pas.

C'est comme cela qu'on en vient à considérer d'un oeil passif les tournantes de banlieues.

Il y a des pentes qu'on prend qu'on ne remonte plus.

Celle sur laquelle ils s'engagent, eux et leurs pareils, amoureux de leur concupiscence, esclaves de leur pulsions, totalement déréglés socialement, qui font de notre monde l'enfer qu'on connaît.

Parce que le type de raisonnement qu'ils ont est dévoyé sur ce point, mais par un effet billard, porte sur beaucoup d'autres points.

Le respect de la dignité humaine, la responsabilité auprès des générations qui nous suivent, et tant d'autres choses.

Pour quelques bouteilles de whisky, ou de vodka, et caresser un corps d'une caresse qui ne  leurs appartient pas et à laquelle ils n'ont pas droit, ils font oeuvre de destruction morale, sociale, et mettent en cause l'avenir de l'ensemble de la population.

Tout cela au nom d'une jouissance, qui doit être absolument satisfaite, parce que eux, ils ont cent ou deux cents euros à jeter à l'enfer.

C'est bien.

Comme disait un cardinal, cette engeance qui voit tellement de menteurs, mais de temps en temps, il y en a un qui pense, le veau d'or et la luxure, voilà les nouveaux dieux, le troisième millénaire est spirituel, en effet, on y adore ce que les anciens appelaient le diable.

Alors dieu ou diable, je m'en fous, vous pensez bien, mais cherchez, qu'est-ce qu'ils nourrissent chez eux quand ils couvrent une jeunesse, l'ange, ou le démon, que nous pouvons tous porter en nous?

Bah, l'important, c'est de tirer son coup, bien bouffer, bien boire, et après nous le déluge.

Parfait. Comme le monde que nous laisserons.

-

 

 Avec vous tout du long Passifou et merci de le dire si bien...  Merci aussi pour leurs lumières à M.Philips et L.Bourdin.

Moi tout pareil que Capucine.

Merci à L Bourdin. Il y a une réalité: un abonné qui ne joue pas sur le même terrain. Certes il a un bagage, quelques neurones, c'est indéniable. Mais, au delà, il y a une volonté constante de ne pas perdre la main. Un argument dans un sens qui risque de le déstabiliser? Il repart dans un autre sens. Tout cela conduit à beaucoup de confusion et s'achève par des attaques ad hominen, "l'assénation" de phrases toutes faites et ainsi de suite. Bref personne ne s'y retrouve et la plupart, lassés, usés, quittent le terrain. L'abonné a gagné son match. Dommage mais c'est ce qui arrive avec quelqu'un pour qui la bonne ou mauvaise foi sont des notions très floues. Pour qui la recherche d'une forme de vérité n'est pas le but du jeu.

Depuis de nombreux mois, nous en avons des exemples multiples, sur tous les terrains, preuve, s'il en était besoin, que ce n'est pas le sujet qui le préoccupe mais le débat, le débat, le débat!

Espérons quand même qu'il restera quelques abonnés pour prendre connaissance de vos nuances, de vos rappels à la réalité des choses, au delà des apparences physiques, au delà des âges chronologiques. Bonne semaine!

Merci, M Philips

Je suis d'accord avec vous, et, d'ailleurs, j'ai dit ailleurs, et plusieurs fois, que ma politique, en l'occurence, était "don't feed the troll". Si j'ai essayé d'amener notre contradicteur à préciser sa pensée, c'est parce que le sujet est important, que votre billet permettait de prendre un peu de hauteur par rapport à ce qui est arrivé aux autres fil sur le même sujet, et que ce qu'il me semblait percevoir sous les remarques confusionnantes, c'était une conception déresponsabilisante de l'acte d'un adulte sur un adolescent, au pretexte qu'il aurait une "majorité sexuelle". Donc, une responsabilisation de l'adolescent lui-même, ce qui se rapproche de la position perverse. On a pu constater la tentation actuelle d'un abaissement de la majorité pénale, position que ne partagent pas une grande partie des professionnels. L'apparence plus adulte des adolescents d'aujourd'hui, et leur façon de se situer dans le monde "J'ai droit à..." trompent beaucoup de personnes qui y voient une maturité plus précoce qu'autrefois. De mon point de vue, j'aurais tendance à penser plutôt l'inverse, il s'agit d'une fausse "adultisation" mais la vraie maturité, avec conscience des limites, acceptation de la frustration et du report à plus tard de la satisfaction pour l'obtention d'un but élevé, conscience et acceptation de sa responsabilité, autonomie effective, me semble au contraire retardée.

 

Dans une relation à deux, si l'un refuse sa responsabilité et nie l'éventualité de sa culpabilité, cela veut dire qu'il les fera systématiquement porter à l'autre. C'est une loi générale qui peut s'appliquer à de nombreux domaines. Je pense qu'il faut être attentifs à ne pas tomber dans ce paneau où l'on nous désigne des boucs émissaires. Même un enfant violent est une victime : c'était à la société de lui apporter tout ce dont un enfant à besoin pour devenir un adulte heureux et équilibré. Autant il est important que chacun apprenne au cours de son éducation le sens de ses responsabilités, autant ce ne sera possible que si les adultes reconnaissent les leurs.

Je ne peux m'empêcher de reprendre en gras ces quelques vérités qui, me semble, n'atteignent pas un grand nombre de gens, et même de bonne foi, peut-être!

Au sujet de la maturité des jeunes:

-"la vraie maturité, avec conscience des limites, acceptation de la frustration et du report à plus tard de la satisfaction pour l'obtention d'un but élevé, conscience et acceptation de sa responsabilité, autonomie effective, me semble au contraire retardée"

-"Même un enfant violent est une victime "

-"L'apparence plus adulte des adolescents d'aujourd'hui, et leur façon de se situer dans le monde "J'ai droit à..." trompent beaucoup de personnes"

Au sujet des adultes:

"Dans une relation à deux, si l'un refuse sa responsabilité et nie l'éventualité de sa culpabilité, cela veut dire qu'il les fera systématiquement porter à l'autre "

De la totalité de cette histoire, si l'on ne retenait que cela, ce serait déjà bien!

Merci encore!

Débat de qualité!

Oui, les MP et autres LB sont décidément précieux! Merci!

Merci Axel, mais tu sais que, parfois, je ne dédaigne pas (méa culpa!) une petite friction! Comme un peu du sel de la vie! Une manière de laisser sortir une agressivité toujours latente!Clin d'oeil

M Philips, Liliane, Passifou, Je vous lis avec attention et vous m'apportez beaucoup.

Je n'interviens pas parce qu'il n'en est nul besoin et que je n'ai pas vos connaissances pointues.

Beber999, vos propos me font froid dans le dos.

 

Juste vous dire à tous qu'il y a quelques années, mon petit dernier (9 ans à l'époque des faits) a failli se faire embarquer par un pédophile devant l'école.

Mon petitout s'en est sorti comme un chef mais cela l'a énormément marqué.

Quand je vois le malaise et l'angoisse qui l'ont habité pendant des semaines alors même que cet homme malade et pervers ne l'a même pas touché, j'imagine sans difficulté les dégâts incommensurables (ça se dit ?) et dévastateurs de ces actes innacceptables sur les enfants et les adolescents.

Je sais que cela ne fait pas vraiment avancer le débat, mais cela explique à certains pourquoi leur commentaires font peur !

 

 

-

Néfertari,

Vous faites bien la différence entre le pauvre type (l'exibitioniste) qui ouvre son manteau (et ne touche pas l'enfant) et celui qui va faire son marché et essaye d'entrainer l'enfant.

Nous devons beaucoup aux Canadiens sur qui nous avons aligné nos campagnes de prévention. C'est à eux et à eux seuls que nous devons: "Ton corps c'est ton corps. Nul n'a le droit d'y toucher. Ton corps t'appartient" qui est aujourd'hui enseigné aux enfants pour les protéger des prédateurs.

Le vécu est le même que chez celui qui a subi une effraction de son domicile, même en l'absence d'objet emporté: la sensation d'une agression physique, une atteinte de l'intimité, la sensation d'avoir été violé.

J'ai un peu survolé les commentaires ce que je vais dire à peut-être était déjà dit

A propos de l'affaire Polanski je vous engage à aller consulter le blog de Maitre Eolas et la dernière émission du site arretsurimage.net

Pour Maitre Eolas l'affaire Polanski de relève pas de la pédophilie puisque pour un pédophile une fille de 13 ans déjà formé c'est trop vieux. Pour ce qui est du consentement la justice fait une différence s'il y a consentement ou pas à condition que la fille puisse exprimer un choix. D'après Eolas pour la justice la limite se situe au alentour de 12-13 ans, en gros en dessous de 12-13 il ne peut pas y avoir consentement au dessus oui. S'il y a consentement les relations sexuelles avec un mineur qui a entre 13 et 15 ans restent illégale mais la condamnation encourue est beaucoup plus faible qu'en cas de viol

Pour ce qui est de la prescription le seul crime imprescriptible est le crime contre l'humanité les autres peuvent être prescrits. Mais attention pour calculer la prescription la loi dit ceci

"En matière de crime, l'action publique se prescrit par dix années révolues à compter du jour où le crime a été commis si, dans cet intervalle, il n'a été fait aucun acte d'instruction ou de poursuite.
S'il en a été effectué dans cet intervalle, elle ne se prescrit qu'après dix années révolues à compter du dernier acte. Il en est ainsi même à l'égard des personnes qui ne seraient pas impliquées dans cet acte d'instruction ou de poursuite."

En gros s'il y a instruction de l'affaire à chaque acte judiciaire la prescription est repoussée de 10 ans. C'est ainsi que dans l'affaire Ben Barka la prescription ne s'applique toujours pas bien que les faits remontent à plus de 40 ans, la justice ayant pris soin que l'affaire soit régulièrement nourrie d'acte judiciaire

Subtilité supplémentaire lorsque la victime est mineure le délai de prescription court à partir de la majorité de la victime

Dans l'affaire de Polanski suite à un accord entre la justice californienne et le cinéaste le viol n'ayant pas été retenu, Polanski est poursuivi pour abus sexuel sur mineur (délai de prescription 10 ans). Si Polanski est toujours poursuivi ce n'est pas parce que le crime est imprescriptible mais parce que la justice californienne a pris soin de nourrir l'affaire en acte judiciaire. 

Le cabilat,

Dommage. Dommage car votre commentaire contient plusieurs erreurs assez grossières. Portant sur des définitions, sur des dispositions de la Loi. Une chose est un peu inquiétante: le choix que vous faites de retenir certaines sources plutôt que d'autres. Pourquoi? Cela vous permet en fin de compte d'émettre un avis. Mais un avis qui ne peut être retenu en raison du caractère aléatoire de vos sources. 

Autre chose: vous êtes un peu beaucoup hors sujet. Pas un mot n'est dit ici de l'affaire: elle est seulement l'occasion de redire certaines choses. Bien à vous

Pour la source, je la cite et elle me semble assez fiable, le blog de Eolas qui est avocat et qui a aussi plusieurs procureurs comme partcipant (gascogne et sub lege libertas). S'il y a quelques erreurs grossière il faut les pointer.

Et si je me suis permis ce hors sujet c'est que j'ai lu que le viol est imprescriptible hors il ne l'est pas et qu'il ne peut pas y avoir consentement or pour la justice dans certains cas il peut y avoir consentement (voir le cas de Jean-luc Lahaye)

La justice et la morale c'est 2 choses différentes.

Le cabilat,

-la Loi ne parle jamais de pédophile.

-La Loi dit que, pour qu'il y ait viol, il n'est pas nécessaire qu'il y ait consentement ou pas, contrairement à ce que vous écrivez:

Voir ICI : la menace ou la surprise suffit!

-La Loi ne fait pas de nuance d'âge: maturité sexuelle à 15 ans.

-Pour la prescription de plainte, elle est de 20 ans: voir ICI

Vous m'avez obligé à faire ces recherches alors que vous auriez très bien pu le faire vous-même. Cessez dès à présent de vous entêter. Merci.

Vous n'avez, manifestement, pas de volonté de chercher les vraies informations là où elles sont. Se référer à une émission ou à un billet de site ne suffit pas. Un peu plus de rigueur, SVP.

Oui la prescription est passé récemment à 20 ans et en voulant faire court j'ai fait trop court mais 

- cette loi n'est pas rétroactive

- et ça confirme bien ce que j'ai dit il peut y avoir prescription en cas de viol contrairement à ce que j'ai pu lire

Je n'ai jamais dit que la loi parlait de pédophilie, j'ai juste dit que pour maitre Eolas (qui connait ce genre d'affaire) les pédophiles ne s'intéressent pas  aux filles de 13 ans déjà formé donc pour lui on ne peut parler de pédophilie dans le cas de Polanski ce qui ne change rien à la gravité de l'affaire

Pour ce qui est du consentement je dis simplement que dans certain cas la justice peut retenir le fait qu'il peut y avoir consentement de la victime. Evidement s'il y a menace il ne peut y avoir consentement

En gros ce que dit Eolas en pratique en dessous de 12-13 ans on ne peut pas avoir consentement dans aucun cas car ne connaissant pas la sexualité on considère que l'enfant est au minimum surpris

Au dessus de 12-13 ans  on peut considérer que dans certains cas les relations sont consenties c'est à dire qu'il y a eu ni menace ni violence ni surprise et que dans ce cas ces relations sont illégales mais la condamnation est moindre par rapport à un viol. On parle dans ce cas là d'atteinte sexuelle sur mineure

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Atteinte_sexuelle_sur_mineur

Si je me souviens bien dans le cas de Jean-luc Lahaye qui a eu des relations sexuelle avec une mineure de 14 ans on a retenu l'atteinte sexuelle et non pas le viol. Je crois aussi me rappeler qu'il a essayé de faire valoir qu'il ignorait l'age de la fille mais que l'argument n'est pas recevable

L'atteinte sexuelle est un délit alors que la relation non consentie ( viol ) est un crime

Et encore un fois la justice et la morale sont 2 choses différentes

 http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418101&cidTexte=LEGITEXT000006070719

Le cabilat,

Je pense que vous restez délibérément hors sujet ici. Le mieux ne serait-il pas de publier votre propre billet sur ce thème qui vous tient tant à cœur? Vous trouverez certainement quelques abonnés pour vous conforter dans votre opinion, pourrez animer à votre façon. Bien à vous et merci d'avance.Sourire

@Le cabilat

D'accord avec M Philips : ces questions légales ne sont pas le sujet ici, et ont été déjà été abordées dans ce fil. Et personne n'a écrit ici que le viol était imprescriptible, mais seulement rappelé la demande de certains que les abus sexuels sur mineurs soient considérés comme crimes contre l'humanité, et, à ce titre, deviennent imprescriptibles. Cela a été souligné pour insister sur le fait que les enfants et adolescents ne sont pas forcément conscients du traumatisme qu'ils subissent, dont ils ne vivront la gravité des conséquences souvent que plus tard, et parfois tard dans leur vie, mettant parfois du temps à comprendre que les symptômes dont ils souffrent pouvaient être liés à ces évènements de leur enfance.

On se demande bien pourquoi certains semblent si anxieux de ramener ces questions à des questions de morale, ou à des questions de justice?

 

Espérablement c'est dans un processus d'ouverture d'esprit, parce qu'ils n'ont jamais vraiment réfléchi au problème, parce qu'ils ne sont renseignés que par la longue et lourde histoire des clichés littéraires et des aprioris bâtis sur le mode machiste millénaire,

et qu'ils entendent donc le prendre calmement par un bout qui leur semble moins émotionnel, donc plus "neutrement" abordable, afin de développer leur approche et d'affiner leur propre sensibilité?

 

Alors,

je voudrais réaffirmer ici, dans la ligne de Philips et de Bourdin mais hélas en dix fois moins bien,

un truc tout simple, humain, qui n'a pas grand-chose à voir avec la justice ni avec la morale:

 

Une enfant de 14 ou 18 ans, même si elle se croit consentante, même si elle se la joue supervamp maquillée qui fréquente des rockstars ou les objectifs coquins, ou bien si elle se sent authentiquement amoureuse transie de son flamboyant beau-père-moniteur-d'auto-école,

une enfant de 15, 16, 17 ou 18 ans, reste au fond une enfant, qui ne sait pas encore vraiment ce qu'elle fait, et qui à son âge encore, a besoin de la protection et du guidage responsable qu'un adulte du haut de son pouvoir et de son ascendant, peut lui apporter, DOIT lui apporter. 

Oui, Axel, pourquoi vouloir uniquement ramener à des textes de loi la réalité du fonctionnement d'un enfant.

Je suis las de ces commentaires remplis de confusion où n'apparait qu'une chose, en fin de compte: la justification de quelque chose qui n'en a pas. On se perd en demi vérités (oui, souvent les pédophiles sont d'anciennes victimes, etc, etc) comme si cela justifiait. Décidément ces billets sont une vraie leçon: il n'y a pire âne que celui qui ne veut pas boire ou encore on trouve toujours un bâton pour battre son chien.

Au bout de presque 2 semaines, c'est dur! Bien à toi et merci. Ces autres voix, en de tels moments, ça aide!Clin d'oeil

PS Ben, si tu passes par là, dis aussi, juste un mot!

Ne faites pas attention, M Philips : effectivement, ici comme ailleurs, il y a des intervenants qui ne viennent que pour apporter de la confusion, détournant le sens des interventions pour faire dévier le fil sur un chemin sans intérêt (ici, celui de l'âge de la majorité sexuelle, dont l'usage par les intervenants qui le souligne est... particulier... ), faisant dire aux commentateurs des choses qu'ils n'ont pas dites, agressant personnellement tel ou tel pour le faire sortir de ses gonds, etc. Ce n'est pas cela qui est important : c'est de pouvoir échanger sur cette question à partir de points de vue différents, pour faire avancer la pensée. Je fais confiance au lectorat de Mediapart pour savoir séparer le bon grain de l'ivraie. Je soutiens d'ailleurs le projet que chaque abonné puisse replier (de façon non définitive) les commentaires à sa volonté une fois qu'il les a lus, ou s'il ne veut pas les lire : cela rendrait la lecture plus aisée (accés direct au commentaire non lu)  et diminuerait le pouvoir de nuire des trolls et autres briseurs de fil.

 

Donc merci de votre texte et d'assurer comme vous le faites le service après-vente ! Quant à moi, je vais poster une réponse à un commentaire que j'avais laissé tomber.

@ MPhilips  

Je te lis , MPhilips ainsi que Liliane et d'autres , et j'apprends .

Simplement , c'est un domaine que je connais pas au lieu de dire des bétises , je m'abstiens

Pour le reste , tu as mon amitié et je t'apprécie , contrairement à ce que tu crois ou tu  penses  je partages ,en gros,  tes analyses 

Simplement , j'ai souhaité témoigner par rapport à l'artiste , ne pas être d'accord sur l'acharnement à l'homme et ne pas avoir des jugements définitifs, essayer de comprendre , de toute façon c'est un sujet difficile , passionnel, affectif où tout se mélangent . 

Concernant les commentaires , tu ne pourras jamais maitriser le fil, chacun dévie le problème à sa façon , en ce qui me concerne j'ai eu le même problème avec mon billet précédent .

Belle journée  à toi 

@Ben

Merci Ben d'avoir pris le temps de ce petit mot, j'apprécie beaucoup. Bonne journée aussi à toi!

@L Bourdin

Merci aussi de votre soutien. Parfois on est un peu "usé"!

D'accord avec vous MPhilips, et avec L. Bourdin, Ben et Axel J. Ainsi qu'avec Nefertari.

Quant aux trolls, puisque c'est le nom qu'on doit leur donner, vous avez raison : ils sont usants, exténuants, sans intérêt, gluants - on dirait les algues vertes de Bretagne.

Quant à moi, M Philips, plusieurs raisons me poussent à saluer ce billet et son auteur:

- Le plaisir d'écouter la voix d'un praticien qui effectue un recadrage nécessaire autour de ce qui est devenue polémique stupide et stérile à niveau national, autour de la personnalité d'un individu; polémique, à mon avis, qui sert à cacher une obscure et inextricable foret. Votre recadrage éclaire cette zone d'ombres.

- Réussite de la haute tenue du débat malgré des essais de détournements involontaires(?) du sujet.

- Réussite dont je vous remercie en tant qu'abonnée à MP car elle aide à relever ainsi la parole citoyenne et à la ramener sur la bonne voie, ou tout au moins sur la voie que plusieurs d'entre nous imaginions deviendrait cette ouverture à la libre opinion offerte par cet outil atypique.

 

La "bravitude" c'est un chemin difficile et peu gratifiante souvent à l'aune de l'applaudimètre médiatique mais il ne reste pas moins que la majorité silencieuse réfléchit et tire ses propres conclusions sans tenir compte "des applaudissement imbéciles et huées fanatiques".

 

Merci également à Liliane Bourdin pour la clarté de ses commentaires.

Rire!

J'ai écouté Finkelkraut ce matin sur Inter, je me suis soigné de mon choc auditif en lisant votre billet M Philips, ouf!

Jean Marie,

Moi, il m'a IMPOSE le billet suivant: ICI ! Bien à vous

Considérations pédiatriques ?

Roméo et Juliette - acte I scène 3 (sur http://www.inlibroveritas.net)

Lady Capulet parle à Juliette "qui n'a pas 14 ans" :

- Eh bien, songez au mariage, dès à présent ; de plus jeunes que vous, dames fort estimées, ici à Vérone même, sont déjà devenues mères ; si je ne me trompe, j'étais mère moi-même avant l'âge où vous êtes fille encore. En deux mots, voici : le vaillant Pâris vous recherche pour sa fiancée.

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La jeune fille vraisemblablement violée par Polanski n'était parait-il pas vierge. On ne peut passer ce "détail" sous silence si on prétend évoquer les conséquences psychologiques du traquenard où l'a fourrée et laissée seule son ambitieuse mère (maquerelle ?).

Et dire qu'il y a encore en France, en 2009, des gens qui pensent que pour qu'il y ait eu viol, il devrait y avoir virginité!!!!! On croit rêver!

Vous m'avez mal lu.

Mais non mais il ne sait pas vous répondre.

Monsieur Feler,

Oui, sans doute, j'ai mal compris ce que vous vouliez exprimer. Faut dire que votre raccourci est pour le moins légèrement équivoque et prêtant à confusion.

Mais, vous, ne m'avez-vous pas également mal lu? Car enfin, je ne prétends pas analyser ce qui s'est passé entre Polanski et la fillette de 13 ans: je n'en sais que ce que la presse en a rapporté. Je me suis placé sur un plan général avec comme seule intention de redire quelques réalités touchant à l'enfance, ainsi que le titre de mon billet le dit. Réalités qu'un grand nombre de gens, à mon avis, ont soit oubliées, ou jamais connues ou volontairement niées.

La question du rôle joué dans cette histoire par les parents de la gamine pourrait, à lui seul, faire l'objet de tout un billet où il apparaitrait que l'influence des parents sur le devenir de leurs enfants est primordiale.

J'ai énuméré quelques éléments, n'ai pas cherché à analyser ce qui s'est passé.

Bien à vous.

Vous avez raison, je vous avais assez mal lu, et en particulier le titre de votre billet, qui est à prendre tout simplement au pied de la lettre.

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Pour dire les choses franchement, la mésaventure - vieille de 30 ans ! - de cette jeune fille disposée à montrer son corps nu aux hommes, par papier glacé interposé, et moyennant finance, me laisse indifférent comme n'importe quel vieux fait divers. Pour vous, récemment au contact de situations similaires, et en présence des victimes, je comprend que vous preniez fait et cause pour la défense des enfants, et j'ai beaucoup apprécié votre citation de Ferenczi dans votre billet sur Finkielkraut, avec laquelle je suis absolument d'accord (et la loi française aussi avec la notion de vice de consentement).

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A l'époque j'avais cru Polanski en prison, et bien fait pour lui, basta.

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Maintenant, 30 ans après les faits, pour des raisons qui ne sont évidemment pas l'intérêt de la victime, qui n'en demandait pas tant, ni de la sécurité publique, qui n'est nullement menacée par Polanski, on déclenche des manoeuvres intercontinentales contre cet homme qui au moins avec Le pianiste a mérité l'estime publique. Il a esquivé le gros de la sanction, comme Chirac, comme Pinochet, comme tous ceux qui ont du fric et des relations ? Bof.

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Et une bonne partie de l'opinion d'embrayer, et les féministes un peu radicales, et les vertueux professionnels de tous bords.

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Ayant suivi de l'extérieur mais d'assez près, un temps, les activités de l'association l'Enfant bleu, je crois savoir savoir ce qu'il y a d'ambigu dans ces occasions de donner libre cours à sa férocité quand on a la morale pour soi.

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Pour rester dans le domaine cinématographique, je citerai le film Impitoyable de Clint Eastwood, qui prend à contre-pied le poncif "on me tue mon pote/ma femme /mes gosses au début du film, et ensuite je peux massacrer du criminel/de l'indien/du jap/du martien - il faut bien varier les plaisirs - pendant les 80 minutes restantes". Sauf que là, on voudrait que ce soit en vrai, pour nous amuser encore un coup pendant que les affaires continuent.

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Donc, vous vouliez parler des enfants, des vrais enfants victimes, et moi je réagissais à un autre fait de société : la férocité bien-pensante, et le système "du pain et des jeux" qui tourne à fond. C'est d'ailleurs pour cela que je terminais ma première réaction par une mention du spectacle révoltant de Frédéric Mitterrand, certes coupable lui aussi en son temps, mais maintenant surtout victime de celle que j'appelais la poupée de plâtre Laurence Ferrari, annonant ses simagrées de vertu télévisuelle.

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N'ayant pas la télé, j'avais été surpris d'entendre un collègue me parler de pédophilie avérée pour Frédéric Mitterrand, alors que je l'avais il y a quelques années longuement entendu sur France Culture parler de tout autre chose, et sur un ton qui forçait l'estime, que je n'avais pas au départ. Je suis donc allé voir sur internet, et je n'ai décidément pas regretté de ne pas avoir la télé, ce déluge de merde. Laurence Ferrari : environ 7 millions d'élèves en moralité chaque soir, c'est ça ?

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Donc nous ne parlions pas de la même chose, et j'ai un peu pollué votre billet. Ce dont je m'excuse.

Cordialement.

Alain,

Merci pour objectivité et votre politesse. Il m'arrive aussi de me laisser emporter!

C'est une abonnée, L Bourdin, que vous devez remercier pour la citation de Ferenczi: rendons à César!

Je ne me sens pas compétent (et de quel droit?) pour évoquer les adultes mis en cause (Polanski, Mitterrand) mais toujours me revient cette parole des enfants. Où l'avons-nous entendue ici? Où et quand s'est exprimé un enfant (disons un mineur de moins de 15 ans puisqu'on parle de sexualité)? Qui a été recueillir sa parole? Tout se passe comme si, parce que chacun avait été enfant, il était capable de dire ce que ressent un enfant quand il se trouve face au désir sexuel de l'adulte! Un seul abonné, courageusement, a dit avoir été violé à 17 ans. (Depuis, sur tous ces billets consacré à ce sujet, il s'est tu). Tous les autres, tous les autres, tous ces enfants qui, devenus aujourd'hui adultes, se taisent. Et pourtant, j'en ai l'absolue conviction, ici, sur Médiapart, il y a, non pas1 mais peut-être 10, à avoir vécu cet enfer. Pourquoi? Pourquoi ne disent-ils rien? S'ils se taisent, c'est qu'ils ont le sentiment "que cela ne sert à rien car personne ne les comprendra".Eux aussi, comme cette gamine américaine, voudraient tourner la page. Et en tous cas, ils ne croient plus aux adultes, préfèrent se taire.

Voilà la réalité de l'enfance abusée.

Je n'ai pas été un enfant abusé mais j'en ai rencontré et ai beaucoup lu et travaillé sur le sujet pour me permettre, à l'occasion, de parler en leur nom.

Il y en a quelques uns aussi qui éditent leur commentaire après l'avoir écrit.

Peut-être se sentent-ils en confiance pendant quelques heures, puis changent d'avis et effacent leur témoignage?

 

De tout coeur avec eux.

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