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Les médecins et l'argent



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Évoquer les médecins et leur rapport à l'argent peut paraître indécent, tant est ancrée, dans l'esprit de beaucoup, la notion que les médecins n'ont aucun problème d'argent.

C'est en partie vrai, mais en partie seulement.

L'argent des médecins est à un sujet sensible. Sensible pour les gens, mais sensible aussi pour les médecins eux-mêmes!

La naissance, la parentalité, la maladie, la mort: autant d'étapes de notre vie qui nous concernent chacun au plus profond. Le médecin qui nous a accompagné dans ces circonstances est automatiquement associé à ces évènements chargés d'émotion.

Selon que nous gardions de ces moments de notre vie un bon ou un mauvais souvenir et les finances de notre médecin nous apparaitront comme totalement justifiées ou très imméritées!


Le sujet est sensible aussi pour les médecins eux-même car il les renvoie à leur intimité.

Cette question de l'argent est d'ailleurs très rarement discutée entre médecins, tout se passant comme si le sujet était à ce point sensible que, d'en dire les rouages, reviendrait à se mettre à nu, chose plutôt désagréable le plus souvent! Médecin moi-même, j'ai été, comme tous mes confrères, confronté à cette question de l'argent. Comme chaque médecin, j'ai donc mes propres « explications » mais elles n'ont qu'un intérêt personnel, même si je ne refuse pas de l'évoquer!


DES STATUTS FINANCIERS TRES DIFFERENTS

 

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Il est indispensable, quand on parle des médecins et de leur argent, de savoir qu'il existe d'énormes disparités dans leurs statuts financiers. Si, statistiquement parlant (voir données plus bas), l'échelle des différence de revenus est de l'ordre de 1 à 4, au sein de chaque catégorie, les différences pourraient être de l'ordre de 1 à 100!


La rémunération des médecins dans le secteur public n'a souvent rien à voir avec celle du secteur privé. Au sein de ces deux secteurs, les différences sont également considérables. Il n'y a souvent aucune comparaison entre les gains d'un médecin exerçant en milieu rural isolé et ceux d'un grand spécialiste dans une clinique privée à Paris!

La rémunération d'un médecin de la fonction publique débutant est très éloignée de celle d'un médecin-inspecteur à un poste clé en fin de carrière ou celle d'un professeur d'université à qui l'on autorise quelques heures d'exercice privé pour « arrondir » encore un peu plus ses fins de mois!

Les différences de rémunérations ne sont pas directement liées à la spécialisation et à la durée des études. Les psychiatres et les pédiatres ont longtemps gagné globalement moins que les généralistes alors qu'ils ont eu un cursus universitaire plus long et qu'ils consacrent souvent plus de temps à leur patient. Certains, les radiologues, ont très peu de contacts avec leurs patients mais ont souvent des revenus très confortables.


Au sein de chaque catégorie médicale, il existe aussi des différences considérables en matière de revenus en fonction de l'idée même que le médecin se fait de son métier! J'y reviens ci-après.

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Il est donc aberrant de mettre tous les médecins dans le même sac, de les percevoir comme des « privilégiés » dont les revenus sont toujours confortables. Cette vision est totalement fausse, elle appartient au passé, les choses ont beaucoup changés, la médecine s'est beaucoup démocratisée et, ici comme ailleurs, il existe une « fracture sociale » au sein du corps médical! Il faut le dire, certains médecins, comme certains petits agriculteurs, tous frais déduits, sont de véritables smicars de la santé.


Aujourd'hui, les choses ont à ce point évolué que 40% des médecins ont des revenus ayant une double origine, à la fois privée(libérale) et salariée! Une autre façon de traduire une désacralisation du métier.


Il existe aussi, en médecine comme ailleurs, des disparités homme-femme. Elles n'ont, ici comme ailleurs, aucune justification.


REGARD DE LA SOCIETE

 

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Depuis une trentaine d'années le regard porté par la société sur les médecins (et leur argent), a beaucoup évolué. L'image du médecin nanti au savoir et au train de vie incontesté est loin. Pour beaucoup, le médecin n'est plus qu'un dispensateur de soins comme un autre. A ce titre, on considère souvent que ses revenus sont exagérés.

Le médecin n'occupe plus une place privilégiée sur un piédestal. Ses compétences... et ses revenus sont parfois contestés.

 

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Avec Internet, les gens rencontrent leur médecin avec souvent des idées préconçues quand à leur pathologie. Grâce à la Sécurité Sociale et à leur carte Vitale, ils estiment parfois de pas avoir à débourser le moindre centime. Parfois ils n'ont plus qu'une très vague idée du coût de la consultation. Un grand flou s'est installé concernant les revenus des médecins en raison même de l'existence du mécanisme du tiers payant.


 

 

 

 

 

 

 L'ARGENT DU MEDECIN

Évoquons maintenant les relations du médecin lui-même avec cet argent qu'il gagne.

Le médecin ne peut pas toujours échapper à l'image que la société lui renvoie parfois et il se croit ainsi « comme obligé » de s'y conformer. Des gens voient encore souvent leur médecin, mais de moins en moins(!), comme un fils-de qui a réussi et qui, à ce titre, se doit de posséder belle demeure, belle voiture, tenue élégante...et épouse « de classe »! Le médecin peut se croire « obligé » de se conformer à cette image, quitte à dépenser beaucoup d'énergie pour « faire rentrer de l'argent » et rembourser des crédits démesurés!

 

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Le médecin est aussi quelqu'un qui a eu un très long cursus universitaire (bac+7, bac+12). Durant de longues années, il a souvent vu ses amis obtenir un emploi, gagner de l'argent et « consommer » alors que lui était toujours sur les bancs de l'école avec un budget modéré. Dès lors que ses études sont achevées, il est souvent la victime d'une boulimie dépensière assez compréhensible! Il se retrouve souvent avec un compte en banque « dans le rouge », ce qui lui impose d'augmenter d'autant ses revenus. Il n'est pas rare qu'un médecin se retrouve « victime » d'une mauvaise gestion de ses finances! N'étant pas disposé à réduire ses dépenses, il multiplie ses actes et a bientôt le sentiment d'être prisonnier de son banquier, toujours obligé de travailler plus pour combler un trou sans fond! Une sorte de continuelle fuite en avant qui peut finir par durer toute la vie! C'est le genre de praticien qui a des journées de 15 ou 18h, toujours pressé, toujours pressé!


Il arrive aussi que, après quelques années de pratique, le médecin développe un sentiment d'insatisfaction professionnelle, le sentiment de ne pas être « reconnu » à sa juste valeur par sa clientèle et par la société dans laquelle il vit. Chercher à gagner plus d'argent devient alors pour lui une sorte de compensation narcissique au sentiment de frustration ressenti dans l'exercice de son métier.

 

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Pour certains, cette frustration, cette désillusion est poussée à un degré extrême. Ils ne voient plus dans leur clientèle, et dans la société qui va avec, qu'une vache à lait qu'il convient de traire au mieux et de façon méticuleuse. Parfois même, ils font « payer » à leur clientèle ce qu'il estiment que la Société leur doit et ne leur donne pas!

 

 

 


 DES PERSONNALITES

Jetons aussi un regard sur la personnalité des médecins. Ils sont des hommes comme les autres et chacun a sa personnalité et ses conceptions de la vie. Chacun donne un sens à sa vie, et à la vie, en fonction de ce qu'il est.

Comme déjà évoqué plus haut, un certain nombre de médecins n'arrivent pas à se détacher d'une certaine image que, pendant si longtemps, la société à renvoyé d'eux. Ils ne peuvent imaginer de travailler dans d'autres conditions matérielles! Ils s'en sentent prisonniers.

Certains pensent que, dès lors qu'ils sont compétents et qu'ils se donnent les moyens de le rester, en continuant à se former tout au long de sa carrière, il sont en droit d'avoir des revenus à la hauteur de leurs compétences.

D'autres pensent qu'ils font partie des privilégiés à qui la vie a donné la chance d'exercer le plus beau métier du monde. Un métier dont ils retirent chaque jour de très grandes satisfactions personnelles. Du coup, l'aspect financier leur paraît presque secondaire.

Pour d'autres, des revenus considérés comme insuffisants sont compensés par un statut honorifique enviable: à défauts du matériel, ils ont les « titres »!

Il en est même qui se revendiquent comme des « Mandarins aux pieds nus »!

Il en est qui voit leur profession un peu comme un sacerdoce où l'argent n'a pas sa place.

 

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Enfin il est des médecins qui ne voient dans leur métier qu'un moyen comme un autre de travailler. A côté de ce métier, ils ont plein de nombreux autres centres d'intérêt!

Certains médecins conservent vis-à-vis de l'argent le regard d'un enfant. Ils aiment en avoir, adorent le dépenser, n'aiment pas le gérer, refusent de l'épargner! De longues études ne sont jamais un gage ni d'intelligence, ni de maturité!

Parmi ceux qui se lancent dans les ONG et le tiers-monde, se retrouvent aussi parfois des désabusés au delà des idéalistes.

Il en est donc beaucoup chez qui on retrouve un peu de tout cela en même temps! Le plaisir à exercer un beau métier en rendant service, un certain goût pour un train de vie confortable, un attachement plus ou moins modéré pour l'argent.


CONCLUSION

Que retenir de ce rapide tour d'horizon?

En premier qu'il est pratiquement impossible d'éviter les jugements, parfois sévères, portés par les patients sur les gains de leur médecin!

En second, qu'il existe une très grande disparité (de 1 à 100) des statuts financiers au sein du corps médical. Disparité mal connue en raison du fonctionnement de notre société, associant cotisations prélevées en amont et tiers payant en aval.

Reprocher aux médecins un goût pour l'argent ne correspond en rien à la réalité. Ils ne sont pas différents des autres hommes.

Stigmatiser leurs gains exagérés ne correspond pas non plus à la réalité. Cela ne concerne qu'une très faible minorité, un arbre qui cache la forêt.


Qu'en pensez-vous?


POUR EN SAVOIR PLUS

-Les données brutes de la Sécurité Sociale, ici

-Une très intéressante étude détaillée officielle sur les revenus des médecins, y compris comparaison avec les autres professions et en fonction de l'âge, ici





Tous les commentaires

En France, on a toujours l'image du medecin de famille d'antan, avec superbe maison, superbe famille, super belle-famille, etc. L'image du notable de province qui a un poids dans la vie de la cité.

Moi-même je ne passe jamais devant la superbe demeure, style château dans la ville, du medecin de famille qui m'a mise au monde sans revoir cet homme austère, toujours en costume trois-pièces, et son bureau froid et sombre où des améthystes étaient exposées sur une étagère (ça je m'en souviens bien).

 

Les générations de medecins qui ont suivi la sienne ont été très différentes, c'est vrai. Mais dans l'esprit des gens, ils sont toujours le "docteur" même si celui-ci connait des fins de mois difficiles et vit desormais, lui et sa famille, comme le commun des mortels ;-)

 

En Irlande, on est toujours dans le schema du medecin-notable. Durant le Tigre celtique, les generalistes se sont fait construire de somptueuses demeures (à 50 euros la visite de routine, 70 euros pour un deplacement a domicile, c'est faisable).

 

Yolaine,

Je vois très bien ce portrait de médecin "notable" mais je crois que les choses ont beaucoup évolué: dans l'hôpital universitaire où je consulte un cardiologue qui est "professeur", je le vois toujours en jean et tutoyé par les infirmières! Ce que je trouve d'ailleurs bien sympathique!

Très bonne année à vous (et ne nous enviez pas: ici dans le sud, il neige à gros flocons!!)

@ Philips

http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er593/er593.pdf

 

Je complète vos informations ( un peu minimisante ) du  cout des médecins libéraux par ce lien sur des stats de 2006 .

 a)cout  direct global des 110 000 médecins libéraux 20 Milliards d'euros ...auquel il faut rajouter le versement des mutuelles ,les dépassements d'honoraires soit 180 000 euros  de CA moyen  + 20 à 30 % de la sauce dépassement + mutuelle ,soit environ 235 000 euros par médecin en 2006 .On peut vérifier sur le lien.

b) cout indirect global 39 milliards d'euros de prescription pour les laboratoires pharmaceutiques .

Ceci pour l'activité ambulatoire (L'hopital public et les cliniques privés sont en dehors ) .

Finalement la corporation des traders et des PDG du CAC 40 coute  moins  cher ...

c) Tout le monde peut voir sur son bulletin de paie ce que lui coute la branche Maladie de la SS et n'oubliez pas la CSG ..

 

N'effacez rien Mr Philips SVP

 

 

alcyme,

-Décidément la peur (3me fois!) que vos commentaires ne soient effacés est bien grande: je vous rassure, je l'enlèverai rien (j'y ai pris trop de temps!!!).

-Ceci dit, votre lien (bien que très intéressant)  est hors sujet car il concerne "les dépenses de santé"!

-Et de même pour votre commentaire qui ne vise, de mon point de vue, qu'à réduire le corps médical à tout ce que j'ai essayé d'opposer: "la réduction"! Mais chacun a le droit à avoir son regard. Je pense que vous pourriez utilement écrire votre propre billet, avec toutes vos liens, sur le thème: "Les médecins, rien que des bêtes à fric"!Clin d'oeil

@ Mr philips

Lorsque vous êtes incapable de répondre ,vous ne savez que dire hors sujet....donc c'est bien dans le sujet.

L'augmentation du pouvoir d'achat des médecins " libéraux "  implique une baisse du pouvoir "d'achat et des profits du secteur privé " ...

En fait les français travaillent 1  jour sur 3 pour leurs médecins ....la gabelle de l'ancien régime en quelque sorte.

 

Pour une fois que je peux dénoncer les vrais exploiteurs du salariat ,les médecins....

 

En ce qui concerne les revenus net des médecins  ..une précision s'impose pour le coté bête à fric.

 Ils peuvent déduire du revenu brut  les loyers de la société civile qui leur appartient et qui finance  l'achat des murs de leur cabinet ,de leur voiture ,de leurs tableaux , etc...,des vacances en congrès de formation etc etc...

Lire le quotidien du médecin  qui se préoccupe plus de "bénéfices " que de malades .

 

Cher Alcyme, le medecin de campagne qui a succedé au notable que je decris dans le premier commentaire ne m'a pas franchement l'air de posséder des tableaux à déduire de ses revenus ! Et une de ses collègues dans le même coin de province ne possède "même" pas d'ordinateur pour gérer ses dossiers (au grand étonnement de ses patients d'ailleurs)

Très chère Yolaine

http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er593/er593.pdf

Je vous redonne ce lien qui vous donnera le " chiffre d'affaires moyen du médecin français remboursé pat la sécu " ,étant entendu que ce chiffre est inférieur à la réalité qui implique d'ajouter la part des mutuelles ,le dépassement d'honoraires et le "Black" .(240 000 euros en moyenne ,quasiment des traders irlandais  )

Ne faites pas l'erreur dite du sophisme de composition qui consisterait à dire  :je connais un ou deux petits patrons qui ne gagnent pas beaucoup d'argent donc tous les patrons ne gagnent pas beaucoup d'argent..cela serait faux.

Raisonnez macroéconomiquement ...chaque salarié ,patrons,commerçants surtout ceux en bonne santé sont autoritairement prélevés de 30% de leurs revenus brut pour l'assurance maladie en France (CSG etc..)

 

Au fait je croyais que vous habitiez l'Irlande? Vous ne venez pas vous faire soigner "gratuitement " en France ? Sourire

alcyme

Je me trompe sans doute, mais n'est-ce pas vous qui, sur un autre fil, aviez évoqué votre situation de bénéficiaire de la CMU n'ayant pas eu l'occasion de bénéficier de soins?

Si oui, je vous comprends mais n'accepte pas cette sorte de généralisation outrancière que vous nous proposez.

Si non, je dois dire que j'ai des difficultés à comprendre cette espèce d'acharnement à vouloir "à tout prix" (dans tous les sens du terme!!) classer les médecins dans ce sac. Les abonnés jugeront! Le débat reste ouvert, mais faites attention à ne pas être qualifié de troll! Ça arrive! Bien à vous Clin d'oeil

 @ " Cher , très cher  "Philips

Non je ne bénéficie pas de la CMU ,mais du bouclier fiscal ..et comme je paie  donc beaucoup de CSG et que je suis solidaire,moi  ,j'aimerais que les médecins ,comme vous, les soignent ...et ne les refusent pas .

Bel effort de question rhétorique sur ma supposée  CMU  dont  voici quelques exemples en retour . "Etes vous toujours communiste ? " ou " Etes vous toujours suspendu par le conseil de l'ordre (je pense  qu'il s'agit d'une homonymie ou d'une erreur de frappe dans le journal  ou que je me trompe  ) ?"Clin d'oeil

J'ai l'impression que le  masque de bon docteur  de gauche est en train de tomber quand on vous titille sur vos revenus de " trader ".

Etonnante cette incapacité du corps médical à parler de ses couts ,directs et indirects ,  du paiement à l'acte ,  de la pseudo longueur des études , de leur qualité de pseudo fonctionnaire  etc... sans se sentir agresser ....

 

Mais sur ce fil, on pourra en parler, justement. Et on a un peu commencé, non ? C'est un début.

Je ne verrais pas l'intérêt de vous agresser, mais je conserve le sentiment que vous généralisez beaucoup, en particulier vis à vis d'une personne qui, justement, vient de sortir un billet sur ce sujet ...

Bon, mais naturellement, je suppose que ma réaction pourrait bien être corporatiste.

Ah, MPhilips, voilà un autre sujet de billet, le corporatisme, non, vous qui semblez capable de vous lancer dans billets et éditions... ?

Quand on aura écumé les revenus des libéraux et des salariés, les égarements de la T2A (tarification a l'activité à l'hôpital, et le corporatisme médical, il sera bien doux (enfin j'espère, au fond c'est pas sûr) d'en finir par la relation soignant/soigné ...

Anne,

Ah, oui, corporatisme! Comme c'est vrai! Autant vous dire que je me suis toujours senti un peu comme un étranger au sein des plus corporatistes, c'est à dire ceux qui font le plus de bruit, dont on entend le plus parler...et qui font aussi du tort à la profession en en présentant une image déformée. D'où le genre de réaction d'alcyme! Non,franchement, aucune envie d'évoquer cet aspect du métier!Clin d'oeil

@ Mme gentry

Aujourd 'hui la neige tombe ...je n'agresse personne

Je parle simplement de chiffres globaux 

Chiffre d'affaires brut moyen des médecins (je sais que vous payez les charges et les alloc familiales dessus,avec une petite fleur de la SS ,par rapport aux autres professions libérales et commerciales ,que vous payez aussi la taxe sur les salaires de  vos salariés etc...)

Ventilation de la SS pour l'ambulatoire entre médecins (22 milliards ),les pharmaciens etc...

Charge et CSg sur les revenus brut des salarié , 30%  etc...

Il faudra bien un jour arrêter ces dépenses que l'on répercute dans le prix de revient de nos produits ...Dans les années 60 les charges maladies n'étaient que sur le plafond de la SS et pas sur le salaire brut et de l'ordre de 10% et il y avait le plein emploi. Corrélation entre charges médicales et chômage ,charges médicales et pouvoir d'achat.

Ce qui m'agace  ,c'est le pseudo misérabilisme :On ne gagne pas plus qu 4 Smic ( c'est politiquement correct ) ,avant ou après impôts et CSG etc?

 

 

erreur de position , pardon

alcyme,

-"que je suis solidaire,moi " Coup bas: sur quelle base cette suspicion?

-"J'ai l'impression que le  masque de bon docteur  de gauche est en train de tomber quand on vous titille sur vos revenus de " trader "  Ça veut dire quoi, ça?

-"Étonnante cette incapacité du corps médical à parler de ses couts ,directs et indirects ,  du paiement à l'acte ,  de la pseudo longueur des études , de leur qualité de pseudo fonctionnaire  etc... sans se sentir agresser .... " (agressé et non agresser!) Où m'avez-vous senti être agressé? J'ai essayé de vous répondre poliment. Mon sentiment, et j'en finirai là, est que vous avez un problème "avec les médecins" et que toute occasion est bonne, pour vous, d'y faire référence, sous une forme ou une autre. Point-barre, dommage et bien à vous.

@ " Cher ,trés cher " Philips

Vous vous devez avoir un problème avec Sarkozy,avec la droite,avec les patrons car vous les critiquez souvent (je vous plagie ) ...allons ,acceptez les remarques ,les interrogations sur votre profession .

 

Avouez que votre phrase sur les CMU ,ce n'est pas jolie ,jolie...

Cher, très cher Alcyme

Ce n'est pas parce que l'on vit à l'etranger que l'on perd toutes ses attaches avec le pays - vous vous en doutez. On reste connecté...

PS : "les traders irlandais"... quels traders irlandais ? Ils ont tous disparu avec les banques ! Rire

Cool, ce sujet, MPhilips !

Et cool, aussi, votre texte. Dans l'ensemble il me paraît bien adapté, même si certaines visions (la boulimie de dépenses après dix ans de vaches maigres et les dettes et la spirale qui en découlent, par exemple) ne me parlent guère.

Merci pour ce texte, vous lancez un méchant pavé, hein ? Ce sont de récents fils qui vous ont inspiré ?

Ok aussi avec la conclusion.

La rétribution à l'acte pose un petit problème quand même, actuellement : en l'état actuel de notre organisation, elle n'est pas très égalitaire. Facile à dire pour moi, je sais, car je suis salariée du public/privé (le secteur dit PSPH, participant au service public hospitalier). Mais on ne peut pas ne pas voir les patients qui ne peuvent aller voir Untel, certes excellent dans son domaine, parce qu'il pratique des dépassements d'honoraires non remboursés qu'ils ne peuvent assumer, par exemple.

Par ailleurs, je demeure très choquée de cette pratique des consultations privées à l'hôpital public (j'ai été praticien hospitalier du public pendant des années). On m'a opposé que cela permettait de garder les praticiens (les bons ...) à l'hôpital en évitant leur fuite dans le privé. Ouais ...

Bien confraternellement.

Anne,

Merci! Oui, le pavé est méchant mais il y a des vérités ignorées (échelle des rémunérations des médecins) qui méritent d'être dîtes. Et il y a eu des attaques (pas contre moi), dans le cadre de cette grippe, que j'ai trouvé trop injustes, ce qui m'a donné l'envie d'aborder la question.

Dans cette histoire, nous sommes tous (praticiens et patients) concernés.

PS cette histoire des consultations privées au sein de l'hôpital n'a-t-elle pas évolué "dans le bon sens"? Et on pourrait aussi parler de la rémunération pour des temps de "prévention" dans les cabinets des généralistes. Dit-on Bien "consoeurtellement" à vous?Rire

Vous avez raison sur le fond, et c'est bien de pouvoir en discuter.

Concernant les consultations privées à l'hôpital, je ne sais dans quel bon sens elles ont pu évoluer, je pense simplement qu'elles n'ont pas lieu d'être, par principe. Après, il y a la pratique ...

Confraternellement, ça ira, je ne suis pas très passionnée par la parité (je sais, c'est mal ...).

Anne,

Alors je dirai "Bien confraternellement, chère consœur...,bonne année et bonne santé (ce que j'ai toujours trouvé très altruiste et généreux venant d'un médecin)!!!Clin d'oeil

Oui, c'est comme quand on dit "A bientôt" à un patient, sans y penser ... Bon, mais là c'est qu'on pense à notre tiroir caisse, c'est bien connu. Faut faire des actes ...  Indécis

Et à ce propos, un jour vous nous ferez un billet sur l'activité, hein, MPhilips ?

Les salariés comme moi n'ont pas besoin de faire plus d'actes pour gagner plus .... Par contre il doivent faire beaucoup d'actes, (et pas n'importe lesquels, car tous ne rapportent pas), et beaucoup de séjours (pas trop court, mais pas trop longs non plus ...) pour rapporter à leur établissement, et justifier leurs postes, services et équipes. Cela s'appelle la tarification à l'activité. Là aussi, cela intéresse médecins et patients.

Meilleurs voeux, il est encore temps.

Merci pour ce billet très éclairant. L'évolution du regard sur le corps médical, divers comme vous l'avez bien dit, c'est aussi, surtout, celle de notre manière de nous sentir vivant, en bonne santé, malade. Les médecins servent de bons thermomètres... Le récent déchaînement contre le Dr Delajoux, (une canaille par ailleurs qui passe outre les sanctions du Conseil de l'Ordre) dans "l'affaire Johnny" dit bien notre difficulté à définir la responsabilité de chacun : jusqu'où suis-je responsable de ce qui arrive à mon corps ? Quid de la collaboration médecin/patient ? Quel acteur suis-je et de quel corps ? ...

Il y aurait un beau livre à écrire sur cette histoire-là... Sourire

sophie,

Il y a plus d'un an, j'avais évoqué ici l'idée que je me fais des relations entre le médecin et son patient...mais c'est un autre sujet (encore bien plus passionnant, je vous l'accorde!)Clin d'oeil

 

Personnellement, j'ai eu la double chance, d'une part, de ne pas entrer dans la compétition inter médicale des années 80 et de me moquer du qu'en dira-t-on et, d'autre part, d'avoir été éduqué par des parents qui travaillaient dans une grande banque et m'ont expliqué qu'il était malsain de trop vivre sur le déficit.

 

De plus, je me voyais mal brader mon individualité pour devenir un tiroir-caisse. Honnêtement, je ne me considére ni comme un miséreux ni comme un nanti puisque je vivais aux meilleurs moments de mon activité mixte (libéral, salarié et formateur) avec un revenu net de quatre fois le smic.

 

Bien entendu, certains médecins pratiquent la "course à l'acte", pour des raisons diverses d'ailleurs: entre autres, incapacité à dire non aux patients, valorisation d'avoir une grosse patientéle, surendettement qui s'aggrave au fil des ans car les impôts sont répercutés l'année suivante et les cotisations retraite et urssaf deux ans plus tard, remariage avec enfants tardifs,.... Sans ironie aucune, je les plains car, moi, j'aurais laissé la peau dans cette course en avant.

patrick,

Beau témoignage dans sa simplicité et son honnêteté! Pouvoir se dire qu'on a eu de la chance, ce n'est, hélas, pas ce que peuvent se dire tous les médecins (et c'est, en grande partie, souvent à cause d'eux-même)!

Personnellement, je considère que j'ai eu une chance fabuleuse de pouvoir exercer mon métier de médecin. Je considère comme un grande chance que d'avoir, comme vous, été rémunéré sur une base d'environ 4 fois le smic, me mettant à l'abri du besoin, mais surtout d'avoir eu ces clients avec lesquels j'entretenais des relations si agréables, avec la confiance et un respect réciproque!

Et comme vous, grâce au soutien de mon épouse, j'ai pu ne pas me laisser embarquer dans cette fuite en avant que vous évoquez et qui est beaucoup plus fréquente qu'on ne le croit!

Sujet passionnant M. Philips. Qui fixe les tarifs des médecins ? En principe, c'est la sécu puisqu'elle rembourse à l'acte et que le patient regarde généralement son portefeuille avant d'aller consulter. En fait, de plus en plus de médecins, en particulier chez les spécialistes, fixent eux-mêmes leurs honoraires au-delà de la limite remboursable en fonction de critères tout-à-fait subjectifs qui tiennent parfois uniquement à leur notoriété. A combien s'estiment-ils côtés sur le marché de la concurrence ? Là commence la suspicion. Un cas particulier pour le psychiatre prescrivant une psychanalyse. Il est admis que toutes les consultations prévues sont dues même celles où le patient ne s'est pas rendu parfois pour de très bonnes raisons. Cela fait partie de la cure, parait-il. Certains poussent le bouchon jusqu'à justifier des tarifs exhorbitants : plus le patient paye cher, plus il signifie qu'il est content de son médecin et qu'il veut le récompenser par transfert psychanalytique. En somme, à notre époque aussi bien des docteurs Knocks veillent au grain, la main posée sur le coeur et sur le serment d'Hippocrate.   

Lincunable,

Dommage, cette référence à la psychanalyse! Pour ceux qui l'ignoreraient encore:

-pas besoin d'être médecin pour être psychanalyste,

-le fait de payer, quel qu'en soit le montant, fait partie de la cure et est dû, même si la séance a été "sautée",

-le montant est fixé par le thérapeutique ou de commun accord.

Après, s'il est des gogos qui pensent que, plus les honoraires sont élevés, ou que plus le thérapeute est célèbre ou connu, ils seront plus vite "guéris", qu'y faire?

Pour ce qui est du prix de la consultation en médecine "classique" (y compris opération, etc), il y a ce ce que la loi prévoit, à savoir secteur conventionné ou pas. Dans un cas le médecin s'engage à appliquer les tarifs sécu et il "bénéficie" en retour de certains avantages fiscaux. Dans l'autre cas, je sais pas trop!

Finalement, ne peut-on pas dire que, humains parmi les humains, il en est, de la gestion de ses tarifs, pour le médecin comme pour tous les autres professionnels. A savoir la tentation pour certains d'en percevoir le plus et d'en déclarer le moins! Personnellement, je ne me vois pas aller plus loin, n'étant pas entré dans ces jeux-là! A mon avis, sur ce terrain, pensez-vous qu'il existe vraiment une différence entre un médecin et tout autre "homme de l'art"?

@Jacques Pouzet : merci pour votre lien.

@ M Philips : bien sûr, il n'est pas question ici pour moi de stigmatiser une profession mais de souligner l'opacité des tarifs médicaux qui peuvent varier du simple au double pour une même consultation, ce qui se résume par la formule : on constate "la multiplication des dépassements d’honoraires".

Pour ce qui est de la psychanalyse, le problème c'est qu'elle est considérée comme une technique thérapeutique qui peut être pratiquée par des non médecins. Il n'y a aucune justification sérieuse à exiger des patients de payer les consultations décommandées (ça ne se fait d'ailleurs pas pour les autres consultations médicales). Voir :  http://transfert.yellis.net/tarif.html

Cordialement. 

quel dommage, M. Philips, d'interrompre ici vos billets. Ils vont nous manquer. revenez vite nous ausculter. Nous ne sommes pas sur la table d'opération : on ne vous en voudra pas si vous oubliez ici ou là votre stéthoscope... 

Lincunable,Je ne dis plus rien! Non, il est seulement question de prendre un peu de recul par rapport à cette histoire de grippe: nul n'est indispensable! Bien à vous!Clin d'oeil

Clin d'oeil

La CNAMTS (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) en juillet 2009  "Proposition 5 : Proposer de rénover dans la nouvelle convention médicale la rémunération des professionnels en retenant une structure avec 3 niveaux : un niveau forfaitaire en fonction  d’engagements de service, un niveau intermédiaire de rémunération à l’acte, et un niveau de rémunération en fonction de résultats de santé publique et d’efficience."

Pourquoi pas ? Pour évaluer des résultats , on retrouve toujours les mêmes questions: qui évalue qui ? sur quels critères?

Merci Jacques, pour ces précisions. La question de l'évaluation des résultats n'est pas simple: viscéralement, un médecin déteste être "évalué". Et pourtant, pour ceux qui seraient prêts à jouer le jeu, ils en retireraient aussi des satisfactions personnelles, au delà des "satisfactions" financières. Espérons!

Et meilleurs vœux !Clin d'oeil

Pas évident, l'évaluation en termes de résultats de santé publique et d'efficience. Qu'entend-on par efficience, concernant la pratique médicale ?

Dans mon Larousse, on trouve "capacité de rendement, performance" ...

 

L'évaluation des pratiques professionnelles, individuelles comme des établissements et institutions se met en place. Pour les établissements, les procédures de certification, dans leur nouvelle version, collent plus aux pratiques médicales. Que nous aimions ou non être évalués, il n'y a de toute façon plus le choix, et cela me paraît plutôt sain, si cela peut nous conduire vers des modes de réflexion et de formation plus sains eux aussi (Cf la discussion sur un autre fil de MPhilips sur les labos pharmaceutiques et les liens médecins/labos) . Il reste beaucoup de progrès à faire dans cette voie, c'est sûr.

Mais l'efficience, ça m'interpelle un peu. Les résultats en termes de santé publique, cela peut se mesurer. Mais qu'attend-on de nous en termes de rendement et de performance, si c'est bien de cela qu'il s'agit ? Etait-ce précisé dans le texte de la CNAMTS cité plus haut ?

à Anne Gentry  Bonjour docteur ..
Le document de la CNAMTS ne précise pas les concepts de rendement et de performance; il se borne à indiquer : " les expérimentations sur les nouveaux modes de rémunérations seront poursuivies". La proposition N° 5 énoncée plus haut se situe dans le contexte de "la nouvelle convention " C'est pas gagné !...

Je vais rechercher dans mes tablettes des infos sur le CAPI qui procède d'une idée  analogue et qui aurait rencontré auprès des généralistes un accueil meilleur que prévu.

Quand à l'évaluation , si c'est une grille de plus pour cocher des cases, changeons de sujet. Par contre, des échanges bien organisés entre les acteurs, usagers compris évidemment, pourraient sans doute donner du sens à ce concept?

 Bonne année à tous

Bonjour, et merci de votre réponse.

L'évaluation, pour les établissements de santé du moins, peut difficilement être perçue comme un échange. Il s'agit de répondre à un référentiel donné, en vue de la certification de l'hôpital. Les versions de ce référentiel sont régulièrement modifiées, et semblent devoir plus coller à la pratique médicale.

C'est toujours délicat d'évaluer nos pratiques en termes de résultats (on disait même dans le temps que nous n'avions pas d'obligation de résultat, on le comprend d'ailleurs, mais plutôt une obligation de moyens ; je ne sais si ces termes s'emploient encore). Et çe sera encore plus délicat pour l'évaluation individuelle. A quel résultat, sur quels critères reconnaît-on un bon médecin, finalement  (son taux de décès annuels ? Sa pratique de formation ? Une enquête de satisfaction auprès de ses patients? Son utilisation des médicaments et examens complémentaires, que la Sécu peut comptabiliser ? etc.). Et comment on évalue un médecin au sein d'une pratique institutionnelle hospitalière, dont on évalue déjà les résultats plus généraux via d'autres référentiels ? On pourrait entrer là dans des sables assez mouvants ...

C'est pour ça que cette histoire d'efficience est intéressante à suivre. Si tant est que cette proposition n°5 ait une chance de voir réellement le jour ...

J'avais oubliè que j'ai passé ma vie professionnelle d'ingénieur-conseil avec une obligation de moyens ; ce n'est pas qu'en médecine que l'évaluation des résultas est une notion ambigüe.(seul notre président en a une conception claire et sans appel!). En tendance lourde , la judiciarisation croissante des rapports soignants/ soignés mériterait un sérieux débat. En fait, on s'intéresse à l'obligation de moyens quand il y a incident, voire plus (ex. notre rocker national). C'est un défi méthodologique de procéder à l'évaluation de résultats positifs. On peut en parler à STIGLITZ ?

Représentant d'usager en organisation sanitaire, je participe dans  2 établissements (1 public, 1 privé) à des opérations de certification H A S.

La manière dont l'établissement gère cette opération est assez éclairante sur son engagement dans la qualité des soins. Dommage que la procédure soit aussi technobureaucratique. C'est un peu rebutant pour les professionnels...

Anne,

Quelques réflexions sur "un bon médecin"!

Bonsoir M Philips,

Oui, je souscris à une grande partie de ce que vous écrivez dans ce billet, mais c'est votre évaluation personnelle de ce qu'est un bon médecin. Je ne suis pas forcément dans les cloux de ce que vous décrivez mais il est normal d'avoir des visions un peu différentes du métier, je suis moins angélique et moins parfaite ...Sourire

Moi, parlant de "bon" médecin, plus haut, je me plaçais plutôt dans la perspective de la mesure de la qualité du service rendu par le médecin. L'évaluation par d'autres que nous de notre pratique, autrement qu'en la mesurant en termes de résultats globaux de santé publique ou de critères financiers. Ce que vous proposez comme définition, comment le mesureriez-vous, mis à part l'analyse des prescriptions médicamenteuses ?

Anne,

D'accord, mais rien que cette histoire de prescription médicamenteuse, associée, par exemple, au nombre moyen de consultations annuelles par patient, serait déjà un "signe" de bonne pratique ! Une manière de mesurer la "responsabilisation" des patients!

Oui, il y aurait aussi le fait d'utiliser réellement les recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé), déjà assez nombreuses sur des sujets variés, aussi bien en démarche diagnostique que thérapeutique. Ou encore des supports d'infos indépendants comme la revue Prescrire ... Mais cela est difficile à objectiver, et plus intéressant pour nous que des objectifs chiffrés (dont je ne dis pas qu'il faut les éviter complètement).

Bon, mais pardonnez-moi, je nous ai éloignés du sujet initial de votre billet, avec mes considérations sur l'évaluation.

Je ne pense pas que ce soit si éloigné du thème: l'argent n'est-il pas en quelque sorte un dénominateur commun entre la société, les patients...et les médecins. Le thème de la qualité de soins, du rapport qualité/coût et donc de l'évaluation, est au cœur du débat!

Rebonjour
CAPI , article dans le Quotidien du Médecin du 11 décembre 2009  signé HENRI de SAINT ROMAN

"Les CAPI ont séduit 30 % de leur cible 12 566 contrats signés en six mois Depuis juin 2009, c’est près d’un tiers des généralistes (hors MEP) qui ont signé un contrat d’amélioration des pratiques individuelles."

Après une anlyse des signataires et la  conclusion principale : c'est dans les zones de cofiance CPAM / médecins que le taux de signatures est le plus élevé, l'article conclut:

"Reste la question du coût du dispositif, les signataires pouvant théoriquement espérer une prime d’un montant de plus de 5 000 euros s’ils respectent tous les indicateurs contenus dans le CAPI. Pour Frédéric van Roekeghem, « le dispositif a été conçu pour être autofinancé. Ces CAPI vont générer une augmentation du nombre d’examens de prévention, mais ces surcoûts seront compensés par l’engagement des signataires à prescrire de façon plus économe »."

Merci Jacques, pour ces précisisons. Elles montrent, c'est un grand pas, qu'il existe une population de médecins prêts à s'engager dans une nouvelle forme de prise en compte de la santé des gens. Une prise en compte où la prévention (autre chose que le strictement thérapeutique) a sa place. Les choses bougent, croisons les doigts!

PS Les 5.000 euros/annuels évoqués montrent aussi qu'il y a des médecins pour qui 416€ de différence de revenus mensuels, "c'est quelque chose". Cela donne aussi une idée de leurs revenus. En est-il de même pour toutes les catégories comparables d'un niveau bac+7 ?

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