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May

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François SARKOSY et Bio-Alliance-Pharma. Petite enquête.

 

Médiapart nous parle ces jours-ci des liens qui unissent les deux frères aînés de la famille Sarkosy au sujet de nos futures retraites. Voir http://www.mediapart.fr/journal/france/260609/reforme-des-retraites-la-ronde-des-freres-sarkozy

 

 

Comme pédiatre, je me suis donc tout naturellement tourné vers le plus jeune des frères Sarkosy, François, qui a également une formation de pédiatre!

Quand on se ballade sur la toile, outre des informations bassement people et déjà anciennes évoquant François comme père éventuel du bébé de Mme Dati, on trouve des informations beaucoup plus intéressantes, à savoir la nomination de François Sarkosy, depuis 2005, comme vice-président de la société Bio-Alliance-Pharma.

François, âgé de 49 ans, après avoir exercé comme médecin, est donc devenu homme d'affaires.

A ce stade, je ne peux que lui donner raison, tant il est vrai que les pédiatres, avec les psychiatres, sont les seuls spécialistes à faire 5 années d'études supplémentaires...pour avoir des revenus moyens annuels inférieurs à ceux des généralistes!

 

1.BIO-ALLIANCE-PHARMA, C'EST QUOI ?

 

Je cite: « Cette société a été crée en 1997,elle développe et concentre son activité sur des marchés thérapeutiques en forte évolution -cancers, maladies virales graves (VIH, …), maladies infectieuses opportunistes - pour répondre aux besoins de médecins spécialistes, principalement en milieu hospitalier.

La Société conçoit et réalise des produits innovants à partir de principes actifs déjà reconnus sur le marché, dont le profil d’efficacité et de tolérance est bien établi mais également en développant des nouvelles entités.

Son rôle est d’apporter des solutions nouvelles dans le domaine de la santé. Cette mission importante va de pair, pour nous, avec une éthique forte que nous mettons en œuvre au quotidien, en interne et avec l’ensemble de nos partenaires, dans le respect de l’environnement, et la perspective d'une croissance durable ».

 

Mon Dieu, que tout cela est bien dit! Comme cela donne envie d'y investir!

 

Et question capitaux, moyens?

-Plus de 8 millions de chiffre d'affaires

-21 millions de résultat net

-31 millions de trésorerie nette fin d'année

-92 personnes comme effectifs

 

Oui, tout ça, c'est très bien, mais pratiquement, quels sont les médicaments ou produits proposés?

On trouve 9 produits...dont 7 sont encore au stade pré-clinique!

2 produits sont en cours d'agrément de mise sur le marché(AMM),

et 1 seul, le LORAMYC est commercialisé.

 

2.LE LORAMYC, C'EST QUOI ?

 

Suffit de demander, on vous répond!

Le Loramyc, comme son nom l'indique, est destiné à traiter des champignons, des mycoses (MYC) buccales, orales (LOR). On voit tout de suite l'intérêt: les cancéreux sous chimio, les malades du SIDA, les gens immuno-déprimés ou sous cortisone, sont des gens menacés de mycose buccales.

Qu'a fait Bio-Alliance-Pharma?

Elle a utilisé une très vieille molécule qui a des propriétés antimycotiques et l'a associée avec quelques autres molécules (excipient) pour en faire un produit qui doit se libérer progressivement dans la bouche et agir ainsi sur place.

La molécule antimycotique, vous la connaissez tous, c'est le miconazole, autrement dit le DAKTARIN découvert par les laboratoires belges JANSSEN en 1967, il y a 42 ans!

L'excipient, lui, est original. Il contient:

-un polymère semisynthétique inerte viscoélastique bien connu (Hypromellose),

-des lactoprotéines,

-de l'amidon de maïs, du lactose, lauryl-Na, talc, Mg-stéarate. Rien que des molécules bien connues et anciennes.

 

3.ALORS, QUEL EST LE PLUS DU LORAMYC ?

 

Là, ça se complique! Pour le savoir il faut fouiller. Avant la mise sur le marché, une étude comparative a été menée utilisant le Daktarin gel buccal et le Loramyc.

Conclusion:

« Le Loramyc n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu par rapport au miconazole gel buccal (ASMR V). »

C'est un peu dommage mais enfin, obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), c'est déjà si difficile. Alors, si on l'a, on est déjà content.

 

Bon, maintenant, « Vous avez fini avec vos informations pharmaceutiques? » allez-vous me dire!!

Presque!

 

4.COUT COMPARE DU LORAMYC ET DU DAKTARIN-gel buccal.

 

Je vous laisse juge:

 

LORAMYC® 50mg, comprimé gingival muco-adhésif

PRIX ET REMBOURSEMENT EN FRANCE

Prix public TTC : 71.55 € (boîte de 14 comprimés) Traitement de 2 semaines

Remboursement Sécurité Sociale à 65%

Agréé Collectivités

 

DAKTARIN: gel buccal (arômes : orange, cacao); tube de 40 g (12 cuillères-mesure de 2,5 ml)

Liste I - Remboursable à 65%-Prix:5,32 €.

DAKTARIN: gel buccal (arômes : orange, cacao); tube de 80 g (24 cuillères-mesure de 2,5 ml)

Liste I - Remboursable à 65%-Prix:9,14 €.

 

Ça fait quand même un coût 13 fois plus élevé, sans avantage réel!

 

5.EN GUISE DE CONCLUSION:

 

CercleFinance.com nous informe que: « BioAlliance Pharma affiche un résultat net de l'exercice de -21,4 millions d'euros pour 2008, contre -18,3 millions d'euros pour 2007. De même, le résultat opérationnel est ressorti en perte de -23,2 millions d'euros, contre -19,6 millions en 2007.
Outre les investissements de R&D, le résultat opérationnel intègre les frais de promotion liés au lancement du Loramyc en France, les paiements à la signature versés pour l'acquisition des licences européennes des produits ondansetron et un crédit d'impôt-recherche de 2,3 millions d'euros. Il tient compte aussi de divers frais généraux et administratifs et des retraitements selon les normes IFRS, dont une charge de 1,2 million d'euros liée à la prise en compte des BSA.
Le chiffre d'affaires 2008 s'établit à 8,2 millions d'euros, en progression de 134%. Les revenus d'accords et licences comptabilisés en 2008 totalisent 7 millions d'euros (les accords signés depuis 2007 pour Loramyc ont déjà apporté 25 millions d'euros à BioAlliance Pharma qui ont été étalés entre 2 et 10 ans, conformément aux normes comptables internationales). Par ailleurs les ventes de Loramyc s'élèvent à 1 million d'euros, dont 96% réalisés en France.
En date du 27 février 2009, BioAlliance Pharma a repris les droits de commercialisation du Loramyc en Europe et rompu le contrat de licence exclusif signé en 2007 avec la société SpeBio. BioAlliancePharma a assigné SpeBio au tribunal de commerce de Paris pour violation de ses obligations contractuelles et pour obtenir réparation du préjudice lié au retard de commercialisation et de ventes.
Par ailleurs, en mars, BioAlliance Pharma a obtenu l'enregistrement du Loramyc en Corée et a, dès à présent, entamé les procédures de prix et remboursement avec son partenaire Handok. »
Comme quoi, passer de la pédiatrie aux affaires, ça ne s'improvise pas. Souhaitons quand même bonne chance à François et à Bio-Alliance-Pharma, tout en espérant qu'à l'avenir, avec les soucis éthiques qu'il revendique, ce laboratoire pense aussi aux finances de notre pauvre Sécurité Sociale et propose des marges bénéficiaires un peu moins « spectaculaires »!
71,55€ contre 5,32 ou 9,14€, ça la fout mal!

 

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Tous les commentaires

Très intéressant et pas surprenant. Merci !

Une boîte dont 30% de l'actionnariat est constitué de groupes financiers, qui fait toujours de pertes énormes après plus de 10 ans d'existence, dont le marketing est nul à ch.... et dont la direction est proche d'un pouvoir dont la probité des membres est douteuse: rien que la-dessus, je vois un grand drapeau "blanchiment d'argent sale" flottant allègrement au vent mauvais de la grosse magouille....

Vincent, je vois un grand drapeau "blanchiment d'argent sale" Il ne faut pas voir ça partout. Les choses sont beaucoup plus simples...mais ne marchent pas toujours! Il s'agit en l'occurence de "faire du neuf avec du vieux", ce qui ne coute presque rien et peut rapporter gros! Ici, une toute modification d'un produit archiconnu qui en fait plus que décupler le prix...et donc le remboursement! Il faut savoir que ce labo ne travaille qu'en milieu hospitalier, dans des services de malades gravement atteints...c'est à dire où la prise en charge par la Sécu est de 100%, donc ne coûte rien au malade! Dès lors qu'il y aurait privatisation d'une partie du secteur hospitalier, on peut penser que des cliniques privées, et les labos qui les "nourrissent" en les approvisionnant en médicaments, se rempliront les poches sur notre dos, c'est à dire par le biais de la Sécu. Il faut, et il suffit, que le personnel prescrive le Lormyc à la place du Daktarin-gel et le tour est joué! La bonne idée de Bio-Alliance-Pharma est d'orienter toutes ses activités vers ce secteur en or des maladies graves remboursées à 100/100! Le labo n'investit pratiquement rien. Rien à voir avec la mise au point d'un nouvel anti-cancéreux ou d'un vaccin anti-Sida, des recheches qui, elles, coûtent un prix fou.

Cher M Philips, De ce que je lis dans les commentaires avisés ci-dessous, même sans l'aspect blanchiment il s'agit quand même d'une magouille visant à racketter la Sécu fonctionnant grâce à la corruption de "médecins" et de fonctionnaires par l'industrie pharmaceutique. C'est déjà pas mal. Néanmoins, ce racket ne semble pas, au vu des chiffres officiels, rentable pour les actionnaires de cette société, et ce depuis longtemps. Ils espèrent sans doute se "refaire" et ont embarqué François Sarkozy pour s'assurer un lobbying au plus haut niveau. Normalement, une société qui fait constamment des pertes attire le fisc comme une merde les mouches car ce dernier peut avoir de bonnes raisons de penser que les pertes sont volontaires et servent à blanchir de l'argent, ou du moins à siphonner des bénéfices réalisés ailleurs. J'ignore évidemment si ce labo a fait l'objet de contrôles spécifiques à ce niveau.

Vincent, il s'agit quand même d'une magouille visant à racketter la Sécu fonctionnant grâce à la corruption de "médecins" et de fonctionnaires par l'industrie pharmaceutique. Attention aux mots! "Racket" fait référence à une pratique illégale (faire payer des commerçants pour assurer leur sécurité) et "Corruption" fait référence à des pots de vin. Nous n'avons pas de preuves de cela ici! Si ces choses (médicaments surévalués) peuvent arriver, et c'est pour moi d'autant plus grave, c'est que tout se passe dans la légalité! Il est donc question, pour moi, de morale, d'honnêteté intellectuelle et de civisme. Ne doit-on pas attendre des gens qui occupent des responsabilités importantes au sein de notre administration de la plus grande exigence professionnelle? Ne doit-on pas attendre de ces gens qui occupent de hautes fonctions dans des laboratoires, qui ont pour mission (ils parlent d'ETHIQUE!) de prendre soin de la santé des gens les plus gravement malades, ne doit-on pas attendre d'eux une grande exigence morale, une grande honnêteté intellectuelle, un sens civique modèle? La Loi tient compte de cela: elle prévoit des aggravations de peines pour ceux qui, de par leur position sociale, leur bagage, occupent des places privilégiées dans la société. Un délit de fuite est plus gravement poursuivi quand il est commis par un médecin par exemple. Ce n'est pas parce que la Loi n'est pas bafouée qu'ils seraient autorisés à tout faire. Et c'est ça qui est insupportable, à mon sens.

Cher M Philips, Pour dire que cela se passe dans la légalité, encore faudrait-il que l'ensemble de cette opération soit jugée de manière indépendante, et pour cela il faudrait que quelqu'un dépose plainte, et dispose des moyens financiers requis pour se battre contre de type de société. Ces gens-là ont de l'argent, des avocats, d'excellents contacts au plus haut niveau (et nous savons aujourd'hui le peu de cas que fait ce régime de la séparation des pouvoirs), donc il en faudrait vraiment beaucoup pour qu'ils aient quelque chose à craindre de ce côté-là. Mais vous avez parfaitement raison, au-delà de la question légale, c'est avant tout une question de moralité. J'avais fait voici quelques temps un billet sur le même genre de problème, mais lié au HPV et au vaccin contre le cancer de l'utérus http://www.mediapart.fr/club/blog/vincent-verschoore/261208/hpv-et-prix-nobel-une-simple-controverse-medico-financiere

Vincent, Je n'ai fait que parcourir vos références. Elles font réfléchir, bien sûr. Il est quand même "dur" de voir mettre en cause la fondation du prix Nobel en l'accusant de collusion avec le bénéficiaire du prix! NOUS n'avons pas les moyens ni les connaissances pour porter un jugement sur ces allégations, suppositions, mises en doutes, controverses et sommes donc "obligés" de nous en référer à nos institutions...tout en gardant l'idée de l'existence de "manœuvres" éventuelles, restent toujours possibles.

M Philips On appelle cela tout simplement de l'escroquerie !

la société bio-alliance pharma n'est pas la seule à travailler ainsi: la semaine dernière il y a eu sur France 5 un documentaire "les Médicamenteurs"qui démontrait parfaitement que la plupart des nouveaux médicaments mis sur le marché étaient des reprises d'anciennes molécules, "rhabillées" et vendus dix fois plus cher. Il montrait bien comment la sécurité sociale se fait arnaquer par les labos avec plus ou moins de complicité de la part des organismes chargés de l'évaluation et de l'autorisation de mise sur le marché. Le déficit de la sécu était parfaitement identifié, mais ça n'empêche pas les pouvoirs publics, il y a quelques jours , de dénoncer les "abus" de congés maladie, , accusés de creuser "le trou de la sécu".... Dans le genre qui coûte cher, il faudrait voir aussi un peu plus précisément ce qui se prépare avec le vaccin contre la grippe A, qu'on nous promet pour la rentrée, peut-être obligatoire , comme le suggérait Bachelot, et qu'on va nous vendre comme indispensable d'ici là: le titre du Monde hier http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/26/grippe-a-la-moitie-de-la-population-est-menacee_1212235_3244.html#ens_id=1199203 .... d'ailleurs, comme chaque hiver , la population est menacée d'attraper la grippe, non ?

dopsis, C'est vrai que les mécanismes par lesquels "des gens"(corps médical, laboratoires, secteur paramédical, ambulanciers) essayent de se goinfrer sur le dos de la Sécu, c'est un énorme et gros scandale. Tous "ces gens" ont bien compris que la Sécu, en France, c'est sacré, qu'on n'y touche pas! On peut donc "y aller"! Pour ma part, je considère que les fonctionnaires qui ont donnés l'autorisation mise marché(AMM) au Loramyc n'ont pas respectés leurs engagements et poignardent dans le dos ceux qui les payent, càd nous! Car, en fin de course, c'est nous la Sécu, c'est notre pognon! Quand au vaccin anti grippeA H1N1, il ne sera jamais rendu obligatoire (l'Etat a trop peur des retours de bâtons éventuels)...mais la bride sera laissée sur le cou des labos qui le fabriqueront pour nous foutre la trousse et nous pousser à nous faire vacciner. Aujourd'hui, la pub impose ce qu'elle veut!

oui, et ce qui est terrible, c'est le peu de sens critique de la presse, qui ne s'interroge pas sur les chiffres qu'elle annonce, répète à l'infini les mêmes infos orientées à l'inquiètude. Quant à la sécu qui serait sacrée, je crois que c'est fini, que bientôt, on y touchera

dopsis, La question du déficit de la Sécu, c'est l'histoire du serpent qui se mord la queue, à savoir que nous sommes TOUS concernés. Regardez le temps qu'il a fallu pour que les médicaments génériques occupent enfin leur place. Les labos endoctrinaient les médecins pour qu'ils continuent à prescrire les spécialités. Il fallait du courage pour les pharmaciens de voir diminuer leurs rentrées d'argent car ils perçoivent moins avec les génériques. Etc, etc. Quand vous êtes pris en charge à 100% pour une affection "grave", tout à coup, vous n'avez plus aucune notion du coût de votre prise en charge par la société car, à la pharmacie, au labo, à l'hôpital, avec l'ambulance, dans le VSL qui vous conduit à un rendez-vous, vous n'avancez plus rien comme argent. Les professionnels se font rembourser directement par la Sécu ou/et votre mutuelle. Même pour ceux qui sont pris en charge à 100%, il faudrait "sortir" l'argent, ne serait-ce que quelques jours, le temps que la Sécu vous rembourse, histoire de se rendre compte du coût de ce à quoi (je ne le conteste pas) vous avez droit en France. La question du coût de la santé est presque considérée comme obscène. Comme sur le paquets de cigarettes où il est écrit en grand "FUMER TUE", la bôite de médicament devrait avoir une étiquette "Ce médicament coûte 80 euros même si vous ne payez rien:" Quels sont les médecins qui utilisent la partie basse des prescriptions pour tout ce qui n'a rien à voir avec l'affection à 100%?? Ils n'osent pas, peur de "perdre" un client!

Pour aller dans le même sens que l'article, je vous signale le numéro de "Books" d'avril 2009 consacré au "Scandale de l'industrie pharmaceutique" dans son ensemble cette fois.

Dossier sur les médicaments sur Books: « En France, cela se passe comme aux États-Unis » La majorité des médecins de haut niveau censés contrôler le marché des médicaments ont des contrats avec l’industrie pharmaceutique. Et aussi, sur la manipulation de Wikipédia par les labos pour y présenter leurs produits.CLIQUER ICI

Le prix du Loramyc a été fixé en 2006 par le CEPS (comité économique des produits de santé qui est composé entre autre de hauts fonctionnaires des ministères de la santé , de l'économie et des représentants de la sécurité sociales) qui défend les interêts de la population (Sécurité Sociale) après une négociation avec le(s) représentant(s) de la direction du laboratoire. A ce niveau on ne parle pas de santé mais d'argent. Le prix de ce produit (ASMR 5) bien supérieur au prix du produit de référence n'obéit pas à une logique médicale mais à la "qualité "de la négociation entre les intéressés à ce moment précis. En 2006 les membres du CEPS et des ministères qu'ils représentent ont donc accepté un prix élevé pour un médicament non innovant proposé par un laboratoire encore sans notoriété dirigé par F. Sarkozy. Le prix et le remboursement des médicaments est une question sensible parfois même éloignée de la recherche et de l'industrie pharmaceutique...

Anne, Le prix de ce produit (ASMR 5), bien supérieur au prix du produit de référence, n'obéit pas à une logique médicale mais à la "qualité "de la négociation Passionnant! Vous semblez très bien connaître les mécanisme présidant à la fixation du prix des médicaments et je vous remercie des précisions que vous nous apportez. Il apparait donc clairement que AMM (autorisation de mise sur marché) et fixation du prix sont deux étapes tout à fait séparées les unes de l'autre. N'en reste pas moins que, à chaque étape, ce sont des fonctionnaires des ministères de l'Etat qui interviennent. Existe-t-il un RAPPORT officiel concernant cette décision, que l'on pourrait consulter, comme il existe un rapport expliquant pourquoi l'AMM a été délivrée? En effet, je continue à m'interroger sur les avantages réels du Loramyc par rapport au Daktarin-gel. Il est naturellement plus simple de placer le Loramyc derrière la lèvre supérieur plutôt que de répandre le Daktarin dans la bouche avec le doigt. Mais cela justifie-t-il un prix 15 fois plus élevé? Bien à vous

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