Thématiques du blog
Du 1 au 7 août, semaine mondiale de l'allaitement maternel

Il n'est pas inutile de rappeler tous les avantages de l'allaitement maternel. C'est ce que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) fait http://www.who.int/child_adolescent_health/topics/prevention_care/child/nutrition/breastfeeding/fr/index.html sur son site officiel.
Ce qui est valable dans les pays les plus pauvres, l'est aussi chez nous, mais peut-être pour d'autres raisons. Je pense par exemple à la prévention des maladies cardio-vasculaires des adultes, à la prévention du cancer du sein et à bien d'autres avantages que Dame Nature, dans son extrême intelligence, n'a pas manqué de mettre à notre disposition gratuitement depuis des millions d'années!
Vous a-t-on dit qu'un bon allaitement commençait par la mise au sein de l'enfant dès sa première heure de vie? Qu'il fallait lui proposer le sein chaque fois qu'il le manifestait, jour et nuit? Qu'il ne fallait donc pas le séparer de sa mère la nuit? Qu'il n'était nullement utile ni nécessaire de lui proposer des biberons? Qu'un allaitement efficace s'étendait sur une période de 6 mois?
Bonne lecture!

Tous les commentaires
Ah, je vous en veux ! Quand j'étais en âge d'être père, vous, les médecins, déclariez du haut de votre science ex cathedra que l'allaitement ne devait pas dépasser six mois. J'ai emmerdé ma femme pour qu'elle arrète d'allaiter, et, évidemment, à chaque fois, j'emmerdais mes mômes, et moi, par conséquence ! Et maintenant je vois mes filles allaiter leur mômes jusqu'à plus d'un an, comme toutes les négresses que j'ai vu en Afrique, et en 70/71 déjà, j'avais constaté, et déclaré haut et fort que les bébés ne pleuraient pas en Afrique ! J'attribuais cette performance au portage ou à l'attention que les mères portaient à leur bébés. Et maintenant, je vois mes filles avec des bébés calmes et heureux. Ah, je vous en veux !
Il est certain que, en Afrique, jusqu'à l'âge de +ou- 4 ans, les enfants sont beaucoup plus épanouis, mieux dans leur corps, en partie grâce à une grande proximité avec leur mère. Après, souvent, sevrés, ils ont "à se débrouiller" seuls et passent par une période assez dure! Autant de pays, autant d'habitudes. En Occident, nous (les médecins) avons manqué de simplicité et fait toutes une série de recommandations aussi stupides les unes que les autres!
C'est tout à fait exact, la période qui suit est dure et la mortalité élevée, elle reste un peu moins dure pour les filles que pour les garçons.
Et... ça sert vraiment à quelque chose ?
Immanence et Multitude oies de compagnie (intérim)
Oui, immanence.
Et "la Journée de la jupe", vraiment, personne n'a aimé ?
Si, au moins moi!
Un plaidoyer pour l'allaitement est politiquement correct aujourd'hui mais quand on y regarde un peu de près il y a faites ce que je dis ne faites pas ce que je fais. Nos sociétés de plus en plus patriarcales, au point que les femmes réclament l'égalité avec les hommes, ne facilite pas les tâches maternelles tellement dévalorisées. Nous sommes des mammifères avec des mamelles pour nourrir nos petits, cette technique mise au point pendant cent millions d'année est nettement plus au point que le lait en poudre distribué par un embout de caoutchouc. Au plan du goût il n'y a pas photo. Au plan du plaisir non plus. Comme pour la sexualité dont la finalité n'est pas évidente, la nature a inventé le plaisir sexuel, de même pour l'allaitement la nature a inventé le plaisir d'allaiter. Par un effet pervers habituel à notre espèce ces plaisirs ne sont pas accessibles à toutes et justifient les,ricanements. Au plan de la physiologie comme de la médecine on a raison de souligner l'importance de ce contact étroit et animal de l'enfant avec sa mère véritable investissement pour sa santé et son bonheur. Malheureusement le nouveau né a peu de moyens pour s'exprimer et est le plus souvent mal compris. Face a des pleurs qui dérangent on cherche trop facilement des explications théoriques pour ne pas voir que dans son extrême fragilité il a surtout besoin du contact de sa mère. L'allaitement est un très beau sujet d'èmerveillement qu'il faut savoir apprécier.
“Nos sociétés de plus en plus patriarcales, au point que les femmes réclament l'égalité avec les hommes, ne facilitent pas les tâches maternelles tellement dévalorisées.”
Cela démontre encore une fois l'erreur grave dans laquelle évoluent nombre de féministes. Au lieu de vouloir fonctionner toutes et tous comme les hommes, ce qui est très bête, il nous faudrait plutôt adopter une approche plus matriarcale, où les fonctionnements féminins seraient mis en avant et valorisés. Dans une société matriarcale, ou dans une société "égalitairement" aussi patriarcale que matriarcale, l'allaitement ne serait aucunement vu comme une contrainte ni rien de gênant en rien. Dans une telle société, les lois et réglements sur tout ce qui est durée des congés-maternité etc etc, seraient conçus de manière plus humaine que notre actuelle et sempiternelle rentabilité/compétitivité économique si masculine. Dans une telle société plus matriarcale ou carrément matriarcale, ce seraient les sevrages atrocement précoces qui seraient vus comme honteux et inhumains, et le cas de Rachida Dati retournant au travail sur les chapeaux de roues après seulement quatre jours, serait cité en exemple honteux et horrible de la barbarie du monde patriarcal.
Cher Axel, Le sujet est "sensible", tant les femmes d'aujourd'hui se sentent coincées entre leur légitime désir d'indépendance financière, leur souhait d'épanouissement personnel et professionnel et, en même temps, ce vieux désir d'enfant, de maternage, bien compréhensible aussi. Remarques que les commentaires féminins ne se bousculent pas! Pour commencer, respectons les femmes, donnons leurs les mêmes droits qu'aux hommes. Après, nous les reverrons découvrir le plaisir d'allaiter.
Notre société a besoin d'un recentrage matriarcal c'est la raison pour laquelle je pense que Ségolène Royal dans ce domaine pourrait être très positive. Elle se heurte se heurtera au patriarcat archaïque avec une violence un aveuglement qui est le signe de comportements inconscients.
christian, Je pense sincèrement que vous avez raison. Ségolène représente pour beaucoup de femmes "le droit à être femme"...et, en même temps, les femmes craignent sans doute un certain enfermement! J'ai beaucoup d'admiration pour les femmes d'aujourd'hui qui tentent de trouver un équilibre entre leur vie de femme, leur vie de mère, leur vie de compagne.
Je trouverais tout de même assez sympa qu'on laisse les femmes décider de leur corps, allaitement ou pas. Vu le nombre, toujours grandissant, d'entre-elles qui se retrouvent contraintes d'élever seules leurs enfants. Commençons d'abord par l'égalité des salaires et de carrière. Ensuite on pourra toujours débattre de ce qu'est une "bonne mère".
Brocéliande, Avez-vous lu ce que j'ai écrit et qui précède? Je vous rejoins totalement.
Nos commentaires se sont croisés. J'entends parfaitement ce que vous écrivez. Vanter les mérites de l'allaitement n'est pas chose nouvelle. Cela reste la meilleure manière de protéger son enfant .... pour celles qui le peuvent, bien-sûr. Tout comme on observe en Occident une augmentation de la stérilité masculine, de moins en moins de femmes ont un lait suffisamment riche pour nourrir leur enfant.
Brocéliande, de moins en moins de femmes ont un lait suffisamment riche pour nourrir leur enfant. Je m'élève avec la plus extrême des énergies contre cette affirmation qui ne repose,à ma connaissance, sur aucune étude scientifique!! Où avez-vous trouvé cela? Jamais en 40 années de pratique pédiatrique je n'ai entendu pareille, excusez-moi pour le mot, ânerie. Il est certain, de multiples études l'attestent, qu'il existe des variations (minimes) de composition du lait maternel mais, en aucun cas, une étude scientifique n'a apporté de l'eau au moulin de cette thèse. Chère Brocéliande, donnez vos sources, il y va de la crédibilité de votre affirmation. Il a été constaté que, même dans les situations où les apports nutritionnels de la mère étaient insuffisant, leur lait gardait toute sa valeur. Merci à vous.
Aucune statistique, cher M. Philips, Juste ce que me disait le pédiatre à l'époque, sans doute pour me consoler. Les modes, les références changent. Et certains bébés doivent bien continuer de maigrir, nourris exclusivement du lait de leur mère. Et ne soyez pas scandalisé. Cela n'en vaut pas la peine.
Et pour détendre l'atmosphère, une blague juive, piquée sur le blog de Renarblanc, Trois mères juives parlent de leurs rejetons, sur une plage de Miami.. La première : - Mon fils est venu chez moi la semaine dernière, il m'a dit : " Maman, tu as vu dans quoi tu vis, tu mérites mieux que ça. Et il a renouvelé le mobilier de tout l'appartement." La seconde : - Moi, c'est pareil, il m'a dit : " Maman, tu as vu comment tu es habillée..? Et il a renouvelé toute ma garde-robe." La troisième ne dit rien et sourit. Alors les deux autres : - Et vous ? La troisième dit enfin : - Moi, c'est encore mieux. Le mien, il va trois fois par semaine chez un monsieur qu'il paye très cher et il ne lui parle que de moi. ( rapportée par Woody Allen )
Woody Allen toujours aussi génial sur ces thèmes..:-) Merci pour le sourire!
Brocéliande, Juste ce que me disait le pédiatre à l'époque, sans doute pour me consoler Ca, c'est sur! Je n'en dirai pas plus. Les modes, les références changent. Et certains bébés doivent bien continuer de maigrir, nourris exclusivement du lait de leur mère. Oui, cela se rencontre effectivement: -chez certaines mères "végétaliennes", voir ici http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-philips/040408/regime-vegetalien-et-deces-d-un-nourrisson-nourri-au-sein -chez certaines mères psychorigides refusant d'accepter l'évidence qu'elles sont arrivées au bout de leur allaitement et que leur enfant doit être sevré! Et ne soyez pas scandalisé. Cela n'en vaut pas la peine. Justifier le non usage de l'allaitement avec des arguments faux est malhonnête et cela vaut la peine de s'insurger. Ce n'est donc pas vous mais ce qu'on vous a dit qui a de quoi révolter. Bon été!
Chic, chic, des chiffres... "Devant le manque de données officielles, La Leche League France a commandé en 2002 une enquête auprès de l’Institut des Mamans. Attention ! Cette enquête étant réalisée par internet elle présente un biais épidémiologique non négligeable dans le recrutement. Les données qui en résultent doivent être interprétées comme des indicateurs de tendance. En aucun cas elles ne peuvent être retenues comme représentatives de ce qui se passe sur l’ensemble de la population. De cette étude, il ressort, par exemple, que l’arrêt de l’allaitement se fait : - dans le premier mois pour 14,8% des mamans interrogées ; - entre 1 et 3 mois pour 28,6% ; - entre 3 et 6 mois pour 31,3% ; - entre 6mois et 1 an pour 22,5% ; - au-delà d’un an pour 2,8 %. Une fois encore ces chiffres varient d’une région à l’autre. Par exemple, 25% allaitent 6 mois et plus en région Rhône-alpes contre 15,79% dans le Sud-Ouest. Plus de 69% des femmes interrogées reconnaissent avoir interrompu l’allaitement plus tôt qu’elles ne le souhaitaient. Principaux motifs retenus : - le manque de lait 32% ; - la reprise du travail 23,2%.""" Chic, chic, des chiffres. Allez docteur, il vaut mieux un biberon au sourire, qu'un sein vide à la grimace du bébé ou de la mère... N'est-il pas? Parce qu'on cause, on cause...
Bien sûr, bien sûr. Loin de moi l'idée d'imposer quoique ce soit, j'ai passé l'âge! Quelques réflexions: 1.Ce n'est pas l'intérêt des maternités de promouvoir l'allaitement maternel car cela demande du temps pour le personnel. 2.Beaucoup de femmes craignent de "ne pas y arriver" et donc, abandonnent l'idée avant même d'avoir commencé. Craignent de se faire piéger. Et puis, on leur répète à longueur de temps que "au sein ou au biberon, c'est pareil". 3.Les compagnons font profil bas, ne valorisent pas et ne soutiennent pas ce qui n'est pas très facile au départ. Ne reste alors pour les Européennes que leur seule volonté, désir qui, face à la société (maternité),face à la famille(où est-elle?), face au compagnon (on n'ose plus dire mari ou époux!) ne pèse vraiment plus lourd! Je les comprends (la majorité des Français se disent choqué par une femme qui allaite en public!!!)! Pauvres femmes, que vos temps sont durs!
Le "manque de lait" a ses raisons que la notre peut rechercher et analyser. Un problème appelle une/des solutions qui peuvent aussi bien s'appeller ajustement de la pratique, relance de la lactation, compléments temporaires en paralèlle de la mise en place de nouvelles routines ou abandon définitif. Des crêches d'entreprise, l'allongement du congé, une meilleure mise en valeur de l'heure d'allaitement, meilleure formation des personnels sont autant de solutions envisageables s'il y a consensus et volonté politique. Sur la question du respect du choix j'ai bien peur que le sentiment d'être stigmatisée existe tant chez les femmes qui décident de donner le biberon que chez celles qui allaiteront un temps plus ou moins long.
Un enfant ne s'inscrit il pas dans une société un réseau social familial, amical, de voisinage voir même un suivi médical. Les causes du décés seraient elles plus complexes si nous disposions de davantage de détails ? (personne ne s'est inquiété pour ce petit bout ? souffrait il par ailleurs de pathologies indépendantes ou induites ? ect..). Concrêtement un filet de sécurité peut se construire autour de ses particularités. Quelques pistes ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vegetalien avec des liens vers des sites de santé publique.
Il y en a parmi elles, qui "ne se voient pas du tout en train d'allaiter" et qui, du coup, conçoivent peut-être une sorte de culpabilité? Il faut bien qu'elles sachent qu'il n'y a pas lieu car ce qui compte, c'est la liberté de choix. C'est en se sentant pleinement libres sans contraintes inconscientes, qu'elles donneront à leur bébé toute la chaleur nécessaire à sa confiance en construction. Le sein proprement dit, viendra ou ne viendra pas, mais en tous cas ce sera naturel et non "culpabilisé".
Je suis entièrement d'accord, bien-sûr, avec votre dernier commentaire Axel. Toutefois, Rachida Dati n'est pas une féministe. C'était un ministre de Sarkozy à l'époque, un personnage public. En cela son comportement est révoltant. Laissons les mères être ce qu'elles peuvent. "Haro sur le baudet"... Jamais expression ne fut plus juste lorsque l'on parle des mères.
Commençons d'abord par l'égalité des salaires et de carrière Commençons bien sur par discuter comment les femmes puissent être considérées comme des hommes.Ensuite on pourra toujours débattre de ce qu'est une femme....
@Christian Paultre, il n'y a là aucunement l'idée d'être "considérée" comme un homme. Mais de survivre. Cela ne vous est pas venu à l'idée?
Je n'ai nulle envie de polémiquer avec vous sur ce sujet où l'on confond souvent les difficultés des femmes avec des difficultés générales. Ainsi vivre et survivre reste et restera pour toujours la première préoccupation de tout être vivant. La bonne entente homme femme est un sujet absolument central pour lequel des propos querelleurs ne sont pas de mise.
Je suis bien contente que tout le monde (sauf mes commères Immanence et Multitude, mais elles n'y connaissent rien) soit d'accord sur l'importance de la lactation et de l'allaitement, foi d'ancien veau sous la mère et de mère au-dessus du veau. Et maintenant, tous ensemble: "Charentes-Poitou ! Charentes-Poitou !"
Meuh Meuh Bouton d'Or (intérim)
Comme vous êtes drôle dans cette inimitable vulgarité. Merci
Je suis peut-être vulgaire, mais mon lait, telle la musique de Mozart, ne l'est jamais.
Meuh Meuh Bouton d'Or (intérim)
Cher Mechior, 3 commentaires pour dire quoi? Cette question de l'allaitement maternelle vous titillerait-elle? Assurément! "Meuh Meuh": je vois bien, vous voulez nous parler des vaches. Auriez-vous des intérêts dans l'industrie laitière? Non, vous voulez seulement nous dire tout ce que ce sein vous inspire. Alors allez-y, lâchez-vous! Mais, de grâce, soyez fidèle à Mozart et que votre prose reste élégante et sans vulgarité! Amadéus ne vous le pardonnerait pas!
Semaine mondiale de l'allaitement est organisée en octobre ( 12 au 18 octobre et chaque année le thème change : Cette année ce sera : allaitement et médicaments ! Alors informez vite tout les médecins que vous connaissez et qui arrête à tout va un allaitement au moindre doute, plutôt du fait d'une ignorance majeure !! Arrêter le lait maternel et quelles conséquences ? Rendez vous aux Urgences pour petites maladies, gastro entérites, crises d'asthme , bronchiolite, et VIVE la KINE respiratoire qui ressemble à une scène de maltraitance pour dégager les bronches du petit ! Mais cela n'est pas comptabilisé dans les avantages de l'allaitement par les comptables de la TAA et de la prévention ! Reommandations GRIPPE H1N1 CONTINUER L'ALLAITEMENT !!!! Regardez bien cette jolie photo, et ce moment subtil où le regard de l'enfant cherche à capter celui de la maman ! C'est cette cérémonie de l'échange de regard qui humanise le petit qui vient de naître. Aurons nous encore le temps de s'arrêter pour lui parler, d'éteindre télévision et portable ( son petit cerveau aime pas être agité par les ondes ) pour consacrer un peu de temps à cette rencontre qui doit s'accompagner de paroles. Il ne suffit pas d'avoir le lait maternel, encore faut -il être accompagné sur la route de la parentalité. Dans notre culture, les doutes sont immenses, pas de références maternelles ni pour maternage, ni pour portage. Nous réapprenons aux couples à porter , caresser. A protéger par la sécurité corporelle qui prend racine sur le corps des parents ! Mais l'Europe parviendra t-elle à faire prolonger le congès post natal ? 85 % Des femmes tirent leur lait dans les toilettes , faute d'un respect de la loi ! La plupart des femmes cadres d'entreprise et ministre dévalorisent les choix du congès d'allaitement et cela porte un préjudice à la carrière de la femme en France. Les employeurs voient d'un mauvais oeil les femmes et leur GOSSES, qui coûtent cher !!! Mais qui pourtant paieront leur retraite !!! On confond avec les comportementalistes : éduquer et sécuriser...Le nouveau né ne s'éduque pas en premier lieu. Il doit intègrer dans son corps la sécurité corporelle, où est agité par les peurs qu'il perçoit autour de lui. Un préma au contact peau à peau de sa mère grossit plus vite et ce contact 40 minutes par jour , double la quantité de lait qu'elle fabrique pour les besoins de son enfant. Le personnel présent et bienveillant, le retour accompagné par une sage femme à domicile, les groupes d'échanges participent à la naissance des parents. Cet état en DEVENIR, porte la capacité de se mobiliser, de s'investir, de donner sans compter. Ensuite chacun peut exprimer ses limites et d'autres cultures prennent dans les premières semaines, appui sur la communauté pour supporte le rythme épuisant des premières semaines. Il faut d'abord permettre l'attachement, avant de vouloir SEPARER ( s'attacher peut paraître risqué de nos jours, individualisme et refus de toute frustration ne colle pas avec le boulot de parents !) peur de tout ! De la dépendance, de la fusion, du tout maternel !!! Pourtant pour que l'enfant prenne son envol, il est d'abord indispensable qu'il perçoive l'environnement comme non menaçant autour de lui. Qu'il s'assure de la présence humaine qui le rend apte à toutes les expériences et à prendre son autonomie ! Le don de lait, et le don d'une présence sans compter peuvent être transmis aux parents. Ils prennent l'enfant spontanément si on leur donne confiance en eux, si on limite l'influence du discours familial : faut pas le prendre , il va devenir "maman" !!! Oui, ce lait maternel contient tout ce qu'il faut pour les besoins du bébé, mais pourra t-on supporter les exigences d'un nouveau né sans y être préparé...difficile ! ce sera le travail de la préparation à la naissance et à la parentalité. De l'entretien du 4ème mois où rencontrant les deux futurs parents, les difficultés pourront être mesurées. Ecart entre les idéaux "avoir un BB" et être capable d'accepter les changements relatif aux besoins ENORMES d'un petit enfant. Organiser en amont un réseau pour soutenir les demandes des parents après la venue de l'enfant. La formation des médecins s'appuie encore sur les courbes de poids d'après guerre où on attendait qu'il est de belles cuisses. Le lait artificiel engraisse possiblement le veau, alors l'arrêt de l'allaitement est décidé dans un cabinet médical "car il a pas grossi" ! Trop tard quand vous passez derrière pour dire, mais son tour de tête a bien augmenté et son fémur s'allonge...les paroles qui discréditent la mère sont tombées, les doutes et les peurs du pire reprennent le dessus ! Que font les femmes en Afrique ? Elles pèsent, elles toisent , elles mesurent ? Non elles s'épaulent , se rassurent, s'entraident , ce que nous faisons en Normandie dans les associations d'allaitement ! SOLIDARILAIT MATERNETLAIT Mais comment s'opposer , au discours scientifique qui vient comme un COUPERET, séparer mère et enfant de cette relation pourtant tellement précieuse. Dans certains pays l'arrêt de l'allaitement est considéré pour le professionnel comme faute grave ! Qui pourra faire cesser les positions tranchées sur l'allaitement , et le "pas de lait" ? Comment réformer l'enseignement des généralistes qui n'ont parfois aucune connaissance sur le sujet mais se refusent à adresser aux associations et aux consultantes en lactation ? En dix ans les maternités "amis des bébés" fleurissent mais encore trop de femmes subissent sans savoir le poids d'un discours tranché, ou d'un savoir médical très loin des réalités du nourrissage ! N'hésitez pas venez parler d'allaitement à la fête du maternage à Hattenville les 19 et 20 septembre, venez rencontrer des femmes qui travaillent et allaitent leur enfant, des pères qui ont compris le bien être de leur bébé porté et allaité. Des couples épanouis par leur capacité à s'adapter aux besoins des enfants, et à vivre mieux en consommant un peu moins et en travaillant autrement (temps partiel adapté à la sécurité de la famille) ! Martine Desmares Sage femme au Havre
titinesf, Que de choses simples, de bon sens, évidentes dans vos paroles. J'y souscris à 100% bien sûr...tout en soulignant le côté un peu militant, que je comprends, mais qui pourrait rebuter certaines femmes! L'allaitement maternel, ça commence bien avant la naissance et, peut-être, bien avant la grossesse. C'est un état d'esprit, des choses véhiculées par la famille, par l'entourage, par le compagnon. Et les professionnels les plus impliquées sont, non pas les puéricultrices, mais les sages-femmes. Il est ici question d'une réflexion sur ce que l'on veut faire de sa vie, de ce qu'on veut y mettre et des choix que l'on fera. Bien loin de "l'instinct de consommation" que la TV essaye de formater en nous à longueur de journée!!
Cher M.Phillips, ami des équidés,
Excusez mes oies. Elles ont simplement voulu dire que nos histoires de mammifères placentaires les faisaient rire. Cela ne les empêche pas de jouer à pince-téton (ou Diane de Poitiers) quand elles sont au bain.
Pour la vache, elle a « tordu le bâton dans l’autre sens », en quelque sorte. Avec une certaine lourdeur, sans doute. Mais ce sont les humains qui ont inventé l’industrie laitière et ses excès.
Encore vous ont-elles épargné leurs considérations sur l’allaitement des chauves-souriceaux et des baleineaux.
Quant à ma propre position, elle se résume à: « lâchez-leur les baskets ». Laissons les mères libres de décider, et donnons-leur les moyens, légaux et matériels, de cette liberté. Assez de modes et contre-modes, assez de pressions sociales de toutes sortes, de normes scientifiques ou pseudo-scientifiques, patriarcales, fondamentalistes ou autres. Eclairons-les, si nous le pouvons, mais laissons-les faire leur choix, et même encourageons-les à ne pas « céder sur leur désir. »
Cher Melchior, Je ne suis pas "l'ami des équidés", seulement celui d'une variété, le cheval en l'occurence, comme mon nom l'indique. Pour les autres, je les respecte, c'est déjà ça! Pour le reste: bis repetita placent.
Libre à vous de réserver votre affection à nos frères aux oreilles courtes (d'ailleurs fort sympathiques, je n'en disconviens pas).
Cher Melchior Nous souhaiterions vivement que vous nous lâchiez les baskets avec votre humour à 2 balles Je me demande même si vos potacheries macho vous amusent....je suis perplexe car certaines de vos interventions peuvent être intéressantes voire drôles oui oui. Pour péter ainsi les plombs vous devez avoir un secret???
"Potacheries" est de votre responsabilité. Mais "macho" relève d'une interprétation quelque peu hasardeuse, je trouve. Je répète qu'à mon avis c'est aux femmes en situation d'allaiter de décider si elles allaitent ou non par allaitement "naturel et maternel" (comme disait Panurge de la langue française), que les spécialistes (hommes ou femmes) de différentes variétés peuvent donner leur avis mais n'ont pas à décider à leur place. Si vous êtes d'un avis contraire, dites-le au lieu de tourner autour du pot. J'ajoute que je suis favorable à la promotion dudit allaitement maternel. Ai-je été assez clair, cette fois ? Ou reste-t-il des doutes sur mon affreux machisme ségoléno-écologique ?
Quant à "nous souhaiterions", est-ce un pluriel de majesté, de modestie, ou bien vous faites-vous l'expression d'un collectif ?
Il va de soi que je n'ai aucunement l'intention de m'incruster sur un fil où je ne serais pas le bienvenu. Je m'en suis déjà expliqué plus d'une fois.
C'est un peu d'humour distancié qui vous échappe. Vous êtes le bienvenu sur ce fil si vos remarques vulgaires et envahissantes laissent la place à vos commentaires drôles ou pertinents que vous savez très bien faire
Rudement bien joué: si j'insiste: "ah, il persiste dans ses remarques vulgaires et envahissantes", si je me tais: " que cet âne est donc susceptible". Je vais tirer à pile ou face. Cela ne change rien à mon opinion sur le fond de la question. Bonne distanciation.
Merci