Notre protection sociale se meurt !
Peut-on espérer entendre HURLER la gauche à la lecture de l'article du 3 janvier 2011de Laurent MAUDUIT intitulé "Sécu : alerte contre une "régression républicaine"(http://www.mediapart.fr/journal/france/291210/secu-alerte-contre-une-regression-republicaine) ? Pas plus, je le crains, qu'on ne l'a entendue après celui du 15 décembre 2010 "Le plan secret du Medef pour dynamiter la Sécu" (http://www.mediapart.fr/journal/france/141210/le-plan-secret-du-medef-pour-dynamiter-la-secu)?
J'en doute fort hélas et c'est désespérant !
On nous entraîne là où on ne veut pas aller, nous subissons à marche forcée ce mouvement général de régression sociale, d'injustices et à terme d'appauvrissement voire de décomposition de notre pays sans avenir pour nos enfants qui, à cette allure, seront les émigrés de demain. Par ses "réformes", dictées uniquement par la finance et l’avidité féroce d’un petit nombre hyper puissant, notre président nous entraîne sciemment vers le modèle américain dont pourtant le monde entier sait qu’il a échoué, au point qu’Obama lui-même tente d’en réduire la casse par sa réforme sur la santé. Et pendant ce temps, chez nous, on détruit notre protection sociale, de manière insidieuse, à petits pas mais sûrement, au profit du privé. Ah le privé !! Le privé et son miroir aux alouettes qu’est la concurrence dont Barenton disait qu’à doses modérées c'est un excitant, et à doses massives, un poison Mais ça ne fait rien, on y va quand même, fric oblige ! On sent bien que ces "réformes", en dépit des discours mensongers qui les justifient, n’ont que faire du bien être du peuple qu’on culpabilise avec l’obligation soi-disant vitale de s’adapter à cette mondialisation de merde qui finalement, n'a du bon que pour la finance .Certes, on manifeste, on se mobilise, mais notre gouvernement n'en a que faire. Les intérêts financiers sont plus forts que tout. Et nous sommes complètement impuissants, avec une opposition mollassonne qui attend.... qui attend.... un héros idéalisé qui peut-être ne viendra pas au dernier moment. Une attente digne du "Désert des Tartares" où la rue de Solférino serait le fort Bastiani comme symbole de l'usure de cette attente. Oui, c'est vraiment désespérant. Comment ne pas s'étonner après que les Français soient les plus pessimistes en Europe ?

