Islaïcité
Mercredi 30 mars, Valérie Pécresse a accordé une interview sur France Info pour défendre le fameux débat sur l’isla.., pardon la laïcité.
La grande prêtresse des universités l’a justifié au nom du vivre ensemble. Celui qui se manifeste tous les jours, devant nos yeux ébahis, par exemple à Paris, où certains regagnent le soir, en berline étrangère, noire comme il se doit, leur home douillet de Neuilly, tandis que d’autres, serrés comme des harengs, s’entassent dans le métro pour retrouver leur cité pimpante et sûre.
Un peu partout en France règne ce même merveilleux vivre ensemble où les uns s’offrent des dîners à cent euros par tête tandis que d‘autres récupèrent, aux Restos du cœur ou dans les poubelles, de quoi ne pas mourir de faim. Sans parler de toutes ces Excellences qui prônent l’utilisation des transports en commun quand elles-mêmes ne se déplacent qu’en voiture avec chauffeur, éventuellement escortée de motards, quand ce n’est pas en avion privé, voire en Airbus. Qu’il fait bon vivre fraternellement ensemble !
Dans une fulgurance qui lui assurera à coup sûr une place de choix au Panthéon des grands esprits, ne voilà-t-il pas que Valérie s’exclame : « je pense qu'il nous manque peut-être en France aujourd'hui une formation à la laïcité, un diplôme sur la laïcité et les principes républicains ». Mais c’est bien sûr ! Comment n’y avait-on donc pas pensé plus tôt ? Notre pays est en effet un de ceux où le culte du diplôme, si possible universitaire, est à son zénith. Notes, examens, classements, concours, encore, encore…A tel point que certaine ministre a cru nécessaire de se parer d’un diplôme prestigieux qu’elle n’avait jamais obtenu.
Ce besoin est si prégnant que, paraît-il, même pour obtenir un emploi de ripeur, il est nécessaire de réussir un examen. Curieusement, aucune exigence de cette sorte n’est à satisfaire pour décrocher un job de ministre ou de conseiller. Pourtant, en voilà qui sont accoutumés à manipuler des ordures. Maintenant, chère ministre, cessez un peu de minauder ! A quel niveau situera-t-on cet extraordinaire diplôme de laïcité ? Licence, maîtrise, doctorat, DESS, diplôme d’université ? Admirons aussi les débouchés qu’offrira un tel diplôme aux professions qu’elle cite : directeurs de ressources humaines, agents des services publics. Créera-t-on pour eux un insigne permettant au public de reconnaître immanquablement ceux qui disposent d’une réelle formation à la laïcité ?
Elle nous conte ensuite que, le vivre ensemble, c’est également des devoirs : « le devoir de respecter un certain nombre de principes républicains, comme par exemple le principe de l’égalité homme-femme, qui est un principe intangible de la République ». Première question : pourquoi seulement un certain nombre de principes et non pas tous les principes, ce qui se formule tout simplement respecter les principes républicains ? Deuxième question : puisque ce principe est intangible, comment se fait-il qu’il ne soit pas respecté chez nous ? Qu’attend donc notre ministre pour instituer un diplôme d’égalité homme-femme et faire légiférer pour rendre l’application de ce principe républicain intangible obligatoire ? Allez hop, directeurs de ressources humaines et chefs d’entreprise, tous à la fac !


Tous les commentaires
Très drôle ! Merci...
"à tel point que certaine ministre a cru nécessaire de se parer d’un diplôme prestigieux qu’elle n’avait jamais obtenu"
Vous parlez de Rachida Dati, mais Nicolas Sarkozy, lui aussi a menti sur ses diplômes, sur son CV.
Mentir sur ses diplômes, c'est une forme d'allégeance au système "diplômien" français basé sur la soumission aux Elites des Grandes Ecoles...
Quelqu'un qui ment sur ses diplômes, et qui "réussit", devrait alors laisser éclater sa vérité,
«voyez comme vos diplômes ne servent à rien: j'ai réussi sans, car les miens étaient faux»,
mais il n'en fait surtout rien: il choisit de faire perdurer le système qui verrouille tout, et il enjoint ses enfants à les passer "en vrai", ces p... de diplômes, enfin sauf Jean Sarkozy qui, lui, est apparemment décidément trop nul et qui devra, lui aussi, mentir sur son CV quand il en écrira un (et le mensonge alors, passera, car plus un mensonge est gros, mieux il passe...)
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Je suggère à Pécresse et toute sa clique de faire une formation en "REALITé"... Une formation concrète...sur le terrain...avec les plus démunis...les RMISTes...les SMicards...les 100 papiers, les immigrés...dans les bas-fonds de la France...ds ses banlieues et ses campagnes... une formation d'au moins 5 ans... A la suite de qwa...on pourra leur délivrer le diplôme de l'Othencité & du savoir vivre ensemble !
Le faux débat
Qu’est-ce que je fais ?
Un peu tout et pour rien par-dessus le marché…
Et comme je ne suis pas rémunérée
Il n’y a personne pour m’empêcher de faire ce que je fais…
Vous n’avez pas idée comme je me sens libre de vivre de ma liberté.
Vous n’avez toujours pas deviné ce que je fais ?
Je défends la veuve et l’orphelin… Il n’y a pas de sot métier.
Hier ou peut-être avant-hier, j’ai eu droit à mon premier client.
Ils étaient deux : une veuve et un orphelin. Deux français de souche.
Le père décédé prématurément, et la mère s’est retrouvée seule pour élever son enfant.
Seulement voilà, la malheureuse habitait au cœur d’une cité d’immigrés dans le Nord pas de Calais.
Son enfant est agressé, insulté et raquetté tous les jours. Pour un oui, pour un non, traité de c.franc, de français en verlan, maltraité pour son faciès et sa mauvaise adresse… pendant que la mère, plus pauvre que jamais, fait du ménage dans les immeubles d’en face pour subvenir à ses besoins. Elle n’a jamais porté plainte et fait tout son possible pour y faire face.
Parce que les menaces sont bien réelles alors que les autorités restent virtuelles.
Pour ne pas être la proie d’une agression sexuelle, et ne pas tomber sous la tutelle des petits caïds, elle a dû se voiler la face, pour passer à travers les mailles du filet.
Quand elle monte les étages de son immeuble délabré, elle prie chaque jour le seigneur pour ne pas tomber dans un guêpier. Et à chaque jour suffit sa peine… comme dit la chanson.
Je lui ai demandé dans la foulée pour qui elle votait ?
Comprenant pour une fois pourquoi les petites gens votaient pour le parti le plus sécurisant.
Et qu’elle fut ma surprise d’apprendre ce que j’ai appris… de la bouche de cette veuve que j’ai crue complètement désarmée. Elle m’a répondu avec une voix assurée qu’elle votait pour le Tout puissant… pour Dieu…
Que ses bourreaux étaient aussi des victimes. Que leur sort était encore pire que le sien… que depuis la mondialisation, ils sont désormais tous logés à la même enseigne : miséreux et misérables… tout juste bons pour fournir leur sueur et le fruit de leur labeur à la puissance de l’argent.
Et le débat sur l’Islam ? Lui dis-je pour changer de sujet
Elle me regarda fixement puis furieusement et me dit : il n’y qu’un seul débat : A QUOI SERT L’ETAT ?
Sinon à aggraver les tensions entre les uns et les autres pour détourner l’attention de l’argent volé aux uns et aux autres.
Le pouvoir de l’argent est entre leurs mains et la merde est dans nos yeux... sans distinction ni de race, ni de nation, ni de religion.
Il n’y a que l’argent… pour nous séparer… alors que nous nous ressemblons plus que jamais !
Vaincre l’ignorance voilà, me dit-elle ce que je ne cesse de dire à mon fils.
Je lui ai demandé dans ce cas ce qu’elle attendait de moi ?
Elle se leva et me claqua la porte au nez.
J’ai aussitôt compris qu’elle était française de souche… mais … de confession musulmane…
Cherchez l’erreur !
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/le-faux-debat/