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Des pratiques anti-sociales qui s'étendent, le jour et la nuit

L'article ci-dessous coupe le souffle, comme de plus en plus de faits injustifiables, indéfendables, d'une violence visible, ou cachée comme c'est le cas ici.

On prend ça en pleine tête, et on tente vainement d'assimiler la réalité décrite. On peut avoir soi-même vécu et vivre encore - cela n'est pas exclu - des difficultés similaires, on est saisi par les questions qui se posent, "Quoi faire ? Comment faire ?"

L'esprit se débat devant la destruction qui se poursuit et s'étend dans le tissu d'un pays, dans tous les services qu'ils puissent encore se dire publics, ou qu'ils soient déjà privés.

 

http://www.rue89.com/2011/10/16/administration-de-la-honte-onze-heures-de-queue-et-une-nuit-dehors-225617

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17/10/2011, 15:37 | Par guitou73

D'après ce que j'ai lu ou entendu ailleurs, ça ne m'étonne même pas. On est dans une République "irréprochable" ! Tous les moyens sont bons pour faire sentir le contrôle social.

19/10/2011, 18:46 | Par danivance

Merci Marguerite pour cet article. Quand je pense à ce qui était écrit il y a vingt ans, sur les queues de devant les magasins des pays de l'Est.

Nous devenons une dictature.

19/10/2011, 23:41 | Par marguerite

Merci à vous deux de vous être exprimés. Bonsoir Danivance, ça fait bien longtemps qu'on ne s'est pas salués.

Vous avez raison, des files d'attente interminables partout, mais ce qui me frappe le plus c'est qu'il faut venir la nuit et rester là toute la nuit, plusieurs nuits d'affilée sans certitude de passer. Et voilà que je me souviens d'une contrainte du même genre, il y a des années, au moins 10 ans, quand il s'agissait d'inscrire les enfants pour les vacances ; il fallait venir à minuit et faire la queue toute la nuit pour avoir une chance d'inscrire son ou ses enfants, c'était à côté de l'Arsenal à Paris, boulevard Henri IV.

 

La désaffection des services publics, le manque spectaculaire de personnel, l'indifférence voire la brutalité, pour une formalité de 10 minutes ou 15 minutes la plupart du temps. C'est un cauchemar, Pôle Emploi en est un autre, et bien d'autres encore...

 

Oui c'est une forme de dictature financière et bureaucratique, mais avec une différence de taille par rapport aux pays de l'Est il y a encore 20 à 22 ans : l'informatisation de tous les actes de la vie, le contrôle technologique permanent, la disparition des lieux d'accueils puisqu'on est dans la rue de jour et de nuit, qu'il fasse froid ou chaud, qu'on soit malade ou pas ;

 

Je ne veux pas dire de bêtises, mais il est possible que ce fonctionnement insensé dans une sous-préfecture soit aussi le produit de cette fichue politique de Communautés de Communes. Je n'en entends que du mal, des plaintes, des critiques.

Cela demande un vaste programme de reconstruction, et le texte de Stéphane Hessel et Edgar Morin est très encourageant à cet égard.

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