«L’Attente» de Catherine Charrier (Editions Kero) est un livre rare. Une langue précise et précieuse, sans préciosité. Une intelligence sensible, qui dans un même élan brasse l’intime et le monde, l’art et l’âme, la chair et l’idéal. Et surtout, une remise à plat radicale du féminin d’épinal, une réponse un peu dure à deux questions clé: où sont les hommes, et, comment vont les femmes?