Sat.
26
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

La "dérive droitière de la gauche"... et la dérive de Mediapart

Voilà quelques temps que j'assiste à une dérive progressive de Mediapart :

- d'un militantisme de valeurs déclarées (de démocratie de république, de justice) vers un militantisme partisan de plus en plus à gauche de la gauche, surtout à l'approche des élections présidentielles,

- d'une approche ouverte initialement au pluralisme et au débat vers une forme de censure de l'information (par exemple le Mouvement Démocrate et François Bayrou ne sont quasiment pas traités ou sur un ton moqueur sans traiter le fond, comme je l'ai dénoncé dans ce billet et un ton, une dénonciation de ceux qui ne pensent pas comme eux, qui frise le sectarisme.

Cela me désole et cela m'effraie.

Dernier exemple en date : l'article de Laurent Mauduit sur François Hollande. A mon grand étonnement car j'apprécie la qualité des articles de Laurent Mauduit, son professionnalisme, ce qui m'a donc beaucoup déçue et peinée. Je viens d'y déposer un commentaire assez long et vous en donne ici la teneur :

"Arrivant en fin de vos commentaires, je vais paraître complètement décalée avec vos propos qui abondent dans le sens et dans le ton du billet de Laurent Mauduit, sur une prétendue "dérive droitière" de François Hollande (esquissée aussi concernant Martine Aubry, et qu'aurait-il dit sur Manuel Valls et Ségolène ?). Bref, il n'y a plus que Mélenchon et Montebourg qui seraient à gauche, de la vrai gauche, du "peuple de gauche".

Ainsi, se soucier de la rigueur économique, de l'équilibre budgétaire, serait une tare de droite ? Ainsi l'alignement sur le principe de l'équilibre budgétaire serait un principe "ultra-libéral" ? Même cibler 2013 (au lieu de 2014 comme proposé par le projet du PS) pour revenir à un déficit public de 3% du PIB (qui continue cependant à plomber la dette), comme le propose le gouvernement, serait un signe qu'on est sur la même ligne que Sarkozy, donc marqué de l'empreinte diabolique de la droite ?

Dire que "l'Etat ne peut pas tout" serait aussi une aberration ?

Ainsi, oser cotoyer lors d'un débat des économistes "bien pensants", jugés les plus mondains et les plus conventionnels, serait aussi une marque de relations peu recommandables ? "Concilier pouvoir d'achat, compétitivité et consolidation des finances publiques" serait une aberration de droite car assorti de modération salariale et de sobriété budgétaire ?

Le socialiste Jean-Pierre Jouyet est qualifié de "Sarkozyste" car il a accepté d'être ministre, donc classé défititivement "a droite".

Donc j'en conclus qu'être de gauche, c'est laisser filer les déficits, augmenter les salaires même si on perd compétitivité et les emplois qui vont avec, c'est s'interdire de discuter avec des gens qui ne sont pas étiquetés "a gauche", jugés trop "bien-pensants",...

Il faudrait peut-être redéfinir ce que signifie maintenant "la gauche" ...

Les valeurs de justice, de république, de démocratie, de solidarité, sont des valeurs prônées par la gauche mais aussi par le centre (Bayrou) et même certains de droite comme D. de Villepin et JL.Borloo.

En plus des valeurs prônées, il y a la croyance en des méthodes politiques, sur le rôle de l'Etat, sur la redistribution fiscale, sur la politique de l'offre vs la demande, etc. qui peuvent faire la différence entre le centre et la gauche, de même qu'une position d'ouverture au dialogue face à un certain sectarisme dont je retrouve le ton dans cet article. Je constate que Manuel Valls, François Hollande et Ségolène Royal sont de plus en plus proches du discours de F. Bayrou alors que A. Montebourg se rapproche de celui de Mélenchon. Martine Aubry essaie de garder la face souriante en faisant le grand écart pour ne pas faire éclater le PS.

C'est cela que montre le billet de Laurent Mauduit et ses commentaires, de même que d'autres billets comme l'excellente analyse de Raoul Marc Jennar mais qui n'ose pas aller jusqu'à ma conclusion : les lignes bougent, le PS est coupé en 2 et ne veut pas se l'avouer : plus de 50% sont OK avec Bayrou et moins de 50% penchent pour Montebourg et Mélenchon. Mais avouer cet éclatement, c'est risquer de faire perdre le PS (... et faire gagner le centre !).

Je pense que François Bayrou a raison en disant qu'il faut une majorité centrale.

L'autre conclusion que je tire après lecture de cet article, après le constat de censure au sujet de François Bayrou et du Modem que je dénonçais il y a quelques jours dans ce billet qui a reçu 123 commentaires sans réponse de Mediapart, dont de nombreux m'approuvaient, c'est que Mediapart a dores et déjà choisi son camp pour l'élection présidentielle 2012 : Montebourg+Melenchon matiné un peu d'Eva Joly. Le journal, remarqué par la qualité de ses investigations et de très bonnes analyses sur certains sujets, n'est en tout cas plus un journal d'information ni de débat mais prend le ton de tracts de propagande, ou tout ce qui n'est pas de ce camp est désigné comme dérive droitère, et tout ceci avec la prétention, la certitude, l'arrogance de ceux qui ont raison contre tous les autres, frisant un sectarisme qui fait peur. Cette attitude est dangereuse et peu propice au débat, à l'ouverture, au rassemblement. Cela me désole et m'effraie."

Le suivisme des commentaires, sans aucune critique, tapant sur Hollande (ce néolibéral vendu à la droite, ce "social démocrate teinté de social libéralisme le faisant parfois se colorer en DSK" ou encore ce Flamby, ce riche qui n'aime pas les riches" ...) est aussi désolant. Le panurgisme et le sectarisme ont contaminé les lecteurs et probablement découragé la lecture et les abonnements de ceux qui étaient ouverts au dialogue mais ont été rabroués, comme moi-même j'ai souvent subi cet ostracisme.

Si Mediapart devient un club fermé où ces gens pensent tous la même chose et restent entre eux, avec leurs oeillères et une seule musique, ils seront contents de discuter entre eux dans leur monde, auront encore plus l'impression d'avoir raison contre les autres, ils feront un peu monter la gauche de la gauche mais au détriment d'un centre-gauche et d'un centre qui eux ont les meilleures chances de l'emporter face à ce régime sarkozyste tant décrié.

Mediapart, à force de vouloir faire gagner SA gauche, va faire perdre LA gauche, ce qui fera peut-être gagner le centre, si Mediapart contribue ainsi à faire éclater la gauche !

Je sais que mon billet va déclencher les foudres, faire cracher les venins. Allez-y, crachez mes amis, mais osez aussi prendre du recul pour réfléchir et être constructifs, ouverts au dialogue !

Tous les commentaires

Merci Anne. Vous n'êtes pas sectaire, c'est bien.

Même moi qui suis affichée MoDem, j'ai beaucoup d'estime pour Arnaud Montebourg, son analyse, sa sincérité, son esprit constructif. Beaucoup de ses propositions rejoignent les nôtres (6ème république, priorité à l'éducation, dérives de la financiarisation de l'économie, renouer avec le mutualisme et l'esprit de coopérative,...) même s'il y a par ailleurs des divergences sur le protectionnisme, le rôle de l'Etat (mise des banques sous tutelle...).

Et j'aime bien Mélenchon, c'est dire !

Mais je n'aime pas l'esprit sectaire, les je-sais-tout qui font la morale en décriant tout ce qui n'est pas comme eux ou ne pense pas comme eux. Je n'aime pas les amalgames injustes, comme ce jugement sur Hollande, dont le ton vise à déclencher ces réactions agressives et suiveuses.

Hello Marie-Anne,

Quel petit plaisir de se retrouver dans cette controverse !

(J'espère que tu vas bien ?)

Je n'interviendrai pas dans ce que tu déplores chez Laurent Mauduit : après tout, journaliste de formation, je serais plutôt "pour" revendiquer des choix personnels, dès l'instant où le travail d'enquête et de vérification des faits et données rapportés est effectué de façon professionnelle. Et honnêtement, de ces deux points de vue de l'enquête et du professionnalisme, heureusement que Mediapat est venu à un moment secouer la léthargie de la presse française à un moment ! J'en profite pour redire à cette équipe et à ses fondateurs toute la gratitude que j'éprouve à leur intention, en tant que simple lectrice.

Ensuite, sur le positionnement du MoDem, de ses valeurs et de ses préconisations, je pense qu'il y a une chose que vous devez comprendre (vous les militants restés au MoDem…) : c'est qu'à partir de diagnostics justes sur l'état de la société française, à partir de valeurs qu'évidemment nous partageons tous (démocratie, justice), à partir de constats partagés (rechercher l'équilibre budgétaire, ne pas laisser à nos enfants une nation surendettée, prête à être saucissonnée par la "finance internationale", Chine en tête…) toute la question est de savoir COMMENT ?

Et là, Marie-Anne, avec toute l'amitié que j'ai pour toi et les bons souvenirs partagés, force est de reconnaître que le MoDem d'aujourd'hui développe des solutions ... de bonne droite libérale.

Quand le sénateur que tu connais bien est tout fier de faire passer une loi qui va fiscaliser les jours de congés maladies longue durée : il n'est pas difficile de savoir, majoritairement, quels sont les publics qui vont être touchés.

Quand maintenant, François Bayrou prône 2 points de plus sur la TVA : à quelles familles crois-tu que cela va faire le plus de tord ? Aux plus riches ou au plus pauvres ? Quelles entreprises crois-tu que cela va pénaliser ? Celles du CAC 40 ou les PME / PMI et TPE qui luttent chaque jour contre une tendance généralisée à faire baisser leurs prix ?

Crois-tu raisonnable de prôner l'adoption de la règle d'or, sans dire COMMENT on va y arriver ?

La France a besoin d'autre chose que de simples gestionnaires des fonds publics, elle a besoin d'hommes et de femmes politiques ayant la justice sociale et l'intelligence économique chevillées au corps.

J'ajoute enfin, et j'en finis là, que le mot d'ordre "produire en France" me semble singulèrement d'arrière-garde. Quand il ne flatte pas subtilement une certaine population. Où se cache la grande ambition européenne et fédéraliste que certains portaient au MoDem ?

Bien amicalement à toi.

Mireille

 

 

 

 

 

Bonjour, Marie-Anne

Je suis comme vous déçue -et parfois écoeurée- du manque de considération médiatique vis à vis de François Bayrou, voire des attaques tous azimuts dont il est l'objet.

Cependant, j'estime avoir le droit de dire que François Hollande ne me convainct pas, comme j'avais celui de donner, en 2007, mon opinion très négative sur N. Sarközy.

Et d'avoir celui de lui préférer l'approche de Montebourg.

Y voyez-vous un inconvénient?

Que nenni Menane ! Dis comme cela, c'est bien. Vous pouvez même dire en quoi Montebourg vous convainc plus...

Vos arguments font mouche, mesdames, et vous les exprimer bien et avec une pleine légitimité.

Que vous défendiez, que l'une ou l'autre d'entre vous défende, F. Bayrou ou F. Hollande ou S. Royal ou M.Aubry ou ... ?..., n'a pas d'importance et surtout n'est pas incongru.

MAIS avoir le culot d'étaler le " sens démocratique" d'un(e) candidiat(e) qui a voté pour et soutenu l'eurokrature ( dont les -- non! certains-- représentants DIRECTS reconnaissent le DEFICIT démocratique) est totalement mensonger, manipulatoire, exagéré, totalement faux, piteux, bourragedecrâniste, contrevéritiste, inexact, déloyal, indécent,choquant, àsetordrederire, absolumentpassérieux, ridicule, provocant,provocateur, unargumentdeperdant, etc....

Ceci dit/écrit, vous avez incontestablement le droit de faire l'apologie de la glorieuse Union Soviétik des Républik Socialistes. C'est pareil.

Avec mes salutations distinguées. un moujik

Je fais (encore) partie du MoDem, où j'ai milité (et tracté, à 75 ans!) et où j'ai connu d'énormes déceptions. Une nouvelle est cet engagement en faveur de la "règle d'or". Est-il nécessaire de signer un tel contrat? Alors que celui résultant du traité de Maestricht n'a pas été respecté par le gouvernement actuel?

Je faisais confiance en la parole et l'intégrité de F. Bayrou pour qu'il fasse au lieu de dire. Cette proposition est un attrape nigaud, bien digne du "machin" qualifié par Todd.

Pour ce qui est de Montebourg, premier signe qui me convient: son attitude dans l'affaire Guérini. Ensuite oui, justement, son idée non pas de nationaliser les banques mais de les mettre -provisoirement- sous tutelle, car il est inconcevable que l'argent public ait servi à les renflouer, sans contrôle de l'état. On voit le résultat; Les promesses comme disait Pasqua...

Parce que c'est vous, je réfléchirai plus sérieusement, car pour l'heure, j'ai sommeil... le grand'âge...!

Menane,

cette fameuse "règle d'or" consiste, si j'ai bien compris l'affaire en la suivant de loin, à inscrire l'interdiction constitutionnelle d'emprunter pour les dépenses courantes (entretien, salaires des fonctionnaires, etc.).

Je suis surpris que soyez déçu que Bayrou l'approuve puisqu'il en avait proposé une variante dans son programme de 2007.

?

Vous avez tout à fait raison. F. Bayrou a accepté de voter la règle d'or de N. Sarkozy parce qu'il ne peut être en contradiction avec ses propres convictions, bien qu'il considère que ce qui est présenté ne correspond pas exactement à ce qu'il préconisait. Que n'aurait on entendu s'il avait dit qu'il n'était pas d'accord avec l'application d'une telle règle : "Comme d'habitude Bayrou est une girouette".

Par ailleurs, même si cette fa(fu)meuse règle d'or fait redondance avec le traité de Maastricht il faut quand même noter que plusieurs Pays comme l'Allemagne ou l'Espagne l'ont adoptée, et il y a fort à parier qu'au lendemain même où la France aura repoussé ce projet sa notation sera dégradée par des agences qui n'attendent que ça !

Il est navrant de constater que chaque Pays européen travaille chacun dans son coin et que la gouvernance européenne est inexistante. Comment peut-on accepter d'aider la Grèce ou l'Espagne ou l'Italie alors que ces Pays fraudent à tout va ? Aucun autre paiement qu'en espéce n'est accepté dans ces Pays et pour obtenir une facture c'est mission impossible.

Pour en revenir à la France et son plan de redressement des finances publiques, F. Bayrou l'a qualifié de "rustines" ; nous en avons de jour en jour la preuve entre les reculades du gouvernement et le lobbying des restaurateurs, des forains, des investisseurs immobiliers, etc... Par contre, ce qui marche bien c'est l'augmentation des taxes sur les mutuelles parce que cela touche les classes moyennes qui n'en peuvent déjà mais et conduit de plus en plus à leur paupérisation.

Peut-être le premier billet de la présidente Kraft que je recommande.

"Mediapart" peut encore changer de ligne dans les mois qui viennent, par exemple revenir au bayrouisme si Bayrou remontait dans les sondages et réapparaissait sur la blogosphère.

C'est de Sarnez qu'il fallait virer, pas Delmas.

Par ailleurs "Mediapart" commettait la même erreur en snobant les verts avant les européennes.

Pour le moment Bayrou me rappelle ces anciens ambassadeurs dont leur administration ne sait que faire...il ne peut chercher un vrai travail car ce serait déchoir.

En cas de victoire de la gauche l'année prochaine je le vois bien ministre d'"ouverture" en deuxième partie de quinquennat, quand il s'agira de préparer 2017.

Au coeur des primaires, j'ai de plus en plus de mal en envisager une "victoire de la gauche". Nous verrons bien.

Mais il est vrai que la prise de position apparente de Médiapart pour une sorte de gauche "pure" non corrompue par la réalité économique (et donc en quelque sorte irréaliste) ne convainc guère. Pas plus que des appels à révolte.

En cas de victoire de Bayrou, des ministres de gauche au pouvoir seraient-ils selon vous des ministres "d'ouverture" ou tout simplement de rassemblement des forces vives ?

Mediapart est bicéphale.

Première tête : le jounal, écrit par des journalistes. Plutôt à gauche, avec toute la gamme allant de Baylet à Mélenchon. Ces journalistes écrivent des articles, en général pas mauvais quoique parfois un peu longuets, mais aussi des partis-pris. Mauduit est de ceux-là. Personne n'est obligé de coller à son opinion. Il me fait un peu sourire quand il fait plusieurs pages sur par exemple un déjeuner entre Minc et Aubry, cherchant peut-être à instiller dans l'opinion qu'Aubry pactise avec l'ultra-libéralisme. Il allume aussi Hollande. Sans grand succès semble-t-il. Les sondages continuent de le placer en tête (Hollande, pas Mauduit).

Deuxième tête, le Club. Avec beaucoup de billets engagés politiquement signés par des militants. Il s'agit plus de tracts que de billets argumentés, et là aussi les pubs pour Ségo ou Bayrou, au début m'énervaient un peu par leur abondance et leur uniformité, ainsi que par les grognements des ségolâtres quand on ne partage pas leur croyancitude en la madone du Poitou (Marie-Anne Kraft est nettement plus zen quand on critique Bayrou). Maintenant, ils me font sourire par leur côté méthode Coué...

Je pense que ni les articles du type Mauduit, ni les tracts ségolobayrouiformes ou montebourdophiles mélenchonotropes ne feront basculer grand monde.

Mais on s'amuse en les lisant. Leurs auteurs y croient, mouillent leur chemise, c'est sympathique, pathétique parfois, mais cela ne changera pas grand-chose, me semble-t-il, au résultat des primaires du PS ni des présidentielles.

Mais ça occupe.

Je ne crois pas à une dérive droitière de Médiapart. Je crois plutôt à une redistribution des cartes, à un nouveau partage droite-gauche et à un flux accru de militants ne reflétant pas le corps électoral national.

Mediapart est un organe intéressant, un bon journal d'investigation, mais c'est un épiphénomène politique. L'impact de ses éventuelles dérives est négligeable sur l'opinion.

A côté de tous ça, il y a des articles passionnants et de savoureux billets et commentaires si on oublie les trolls.

Quelques belles plumes, comme Grain de Sel et certains commentateurs attachants. D'autres sont psychopathes, mais on peut les sauter. Enfin, sauter leurs billets et commentaires...

Et Médiapart est antisarkozyste. C'est selon moi, sa principale qualité.

 

Tout à fait d'accord avec vous, cher Joel !

mais pour Médiapart, il s'agirait plutôt d'une dérive gauchiste que droitière...

Amicalement

 

Bertrand

Dérive tantôt droitiste, tantôt gauchière...

Au rythme de l'abondance des commentaires d'un bord ou de l'autre, surtout.

Merci pour votre sympathique commentaire, cher Bertrand.

Une "dérive" "centriste" ou autres ne serait pas meilleure chose, non plus. Si quelqu'un souhaite un média ou une communauté qui le conforte dans ses convictions politiques, le choix ne manque pas parmi la diversité de l'offre sur le net - ou même dans la vraie vie.

 

Pour ma part, ce n'est pas ce que je recherche.

 

Je trouve que la majorité des journalistes de la rédaction de Mdp font un travail excellent. Pour la première fois, je n'ai pratiquement rien à redire quant au travail effectué par des journalistes.

 

Je n'apprécie guère la "vindicte" gratuite et, en particulier, contre Mediapart et ses abonnés... lorsque cela arrange seulement ses propres intérêts particuliers du moment et que l'on est y abonné.

 

En souscrivant à leur abonnement, je pense que chacun s'est engagé à leurs côtés et dans ce projet qui est le leur.

 

Dans les bons et surtout dans les mauvais moments, j'estime que l'on se doit être à leurs côtés tant que l'on y est abonné. Il ne faut pas seulement se contenter de prôner des valeurs (tels que la solidarité) sans les exercer et les mettre en pratique, à l'égard des autres. Surtout en ces temps-ci, avec hier, la disparition d'un abonné et citoyen. Ce n'est pas le moment, à mon avis. J'avais eu la même réaction et opinion au sujet d'Eva Joly le 14 Juillet.

 

Qu'un responsable politique soit dans les grâces et faveurs (ou non !) de Mdp, je pense qu'il se doit de soutenir tout medium qui véhicule les informations, aux citoyens. Ces citoyens sont les premiers et les seuls garants de nos institutions.

 

Et, si quelqu'un (en particulier un politique/son parti) a quelque chose à dire à Mediapart, je pense que vous avez leurs coordonnées et que chacun peut les contacter afin d'en parler en privé et face à face.

... panurgisme au sein du club: le mot est lâché. Ma foi un peu en effet, peut-être et cela me semble inévitable, mais il faut reconnaître que MdP réunit des sensibilités diverses et des esprits indépendants, du moins c'est ce qui me semble. Je me réjouis de trouver des voix du MoDem ainsi que des trotskystes, des communistes, des socialistes, des syndicalistes... tout un monde réuni par la volonté de réfléchir sur des sujets de société qui interpellent dans le respect mutuel (en général). On a même eu un sioniste parmi nous, mais il a dû lui arriver des histoires, il faut dire qu'il n'était pas très respectueux.

 

Pour ce qui est du sectarisme, excusez-moi, mais je crois que c'est un travers de militant qui défend bec et ongles la ligne de son mouvement et ses chefs sans se poser de questions ou accepter les arguments qu'on lui oppose comme pouvant avoir un bien-fondé... cela quel que soit le parti (cela vaut aussi pour le MoDem). Et en période électorale, on risque de ne plus s'entendre et les assiettes vont voler (bas).

'C'est votre voeu, pas forcément la réalité.'

Entièrement d'accord.

Moi, j'apprécie les trois (Montebourg, Mélenchon et Bayrou) au vu de leurs actions et de la conformité entre : leur actions, paroles, lois et règles de la RF. Je n'ai pas encore entendu Bayrou quant à son programme. Donc, je ne peux pas me prononcer.

 

Mais, celui de Montebourg est pragmatique et réalisable (avec en plus le soutien de Stiglitz... et d'habitude je ne considère guère les soutiens d'un tel ou d'un autre politique.. mais là, je n'ai rien à redire et j'ai été plutôt même surprise et impressionnée pour que Stiglitz le soutienne).

 

Mélenchon a des idées intéressantes, de ce que j'en ai lu, vu et entendu, pour l'instant.

" le journalisme honnête et indépendant ne se mesure pas au compteur
des articles consacrés à tel ou tel. Il se mesure à la pertinence des
informations
."

A la pertinence et à l'intérêt.

Quel est l'intérêt de gloser d'abondance sur un déjeuner Aubry-Minc ?

C'est du ragot, pas du journalisme.

Quand elle était aux affaires, Aubry a-t-elle été influencée par Minc ?

@ Laurent Mauduit

En ces temps où le "recommander" est à la mode et considéré comme un indice de l'intérêt que portent les lecteurs (abonnés) à ce qui leur est proposé, je pense que les articles des journalistes ou d'édition devraient, dans un souci de transparence, être soumis au même régime que les billets de blog.

J'ai posé la question à Géraldine qui m'a répondu que ce n'était pas à l'ordre du jour, ce qui en fait ne répondait pas à mon interrogation qui était de connaître la raison pour laquelle le nombre de "recommander" n'était pas affiché pour les articles.

Comme vous semblez vous préoccuper des équilibres au sein de Médiapart, je réitère ma demande, sachant que, en voyant avec quelle maîtrise technique les gestionnaires du site ont mis en place la recommandation des commentaires , ce doit être un jeu d'enfant d'afficher en haut à gauche du titre des articles, un compteur qui existe déjà et que la rédaction est la seule pour l'instant à pouvoir consulter.

Ce commentaire n'est pas, contrairement à ce que vous pourriez penser, hors sujet dans ce fil, où l'on débat plus de la façon de favoriser ou non tel ou tel courant ou tendance politique.

La connaissance pour tous, de façon transparente et égalitaire (tout le monde a le même accès aux mêmes informations) ne peut que contribuer à rendre le débat encore plus constructif et mieux connaître la pensée de ceux qui font vivre Médiapart.

M.Mauduit,

D'abord grand merci à vous de prendre la plume sur ces commentaires pour enfin répondre à cette mini polémique sur le traitement par Médiapart des différents candidats.

Je ne vous suis pas complètement lorsque vous prétendez que "tout ce que dit M.A.Kraft est excessif" (même fraternellement). Ce n'est pas l'impression qu'elle donne tant dans le contenu que dans le ton de ses interventions. Enfin, c'est mon impression.

Par ailleurs, je crois que le débat qu'elle avait lancé ici ou ailleurs perd à mon sens de son intérêt initial.

 

Je ne crois pas que M.A.Kraft fasse partie de ceux que j'appelle les "supporters de foot" qui exigent de façon parfois virulente un billet absolument positif sur leur champion. Je crois au contraire, que comme moi elle attend de Médiapart une vision objective sur les candidats et leur programme, un article qui traite de façon neutre des défauts ou qualité de tel ou tel programme politique, fut-ce sous un angle gauchiste peut-être déplaisant pour qui n'est pas Mélenchoniste, mais au moins argumenté.

Bref, une information qui nous donne à nous lecteurs le sentiment que nous iront voter en connaissance de cause. La presse est saturée d'articles sur le positionnement tactique de tel ou tel personnage. Médiapart à les moyens (compétences et liberté) de ne pas tomber dans ce piège des postures personnelles qui ne sont que communication et stratégies médiatiques.

 

Certes votre article sur Hollande est riche et très intéressant, mais c'est vrai aussi que des pro-Hollande peuvent se sentir en quelque sorte moqués par les sous-entendus de trahison à la gauche qu'on peut y lire. A l'inverse, il m'aurait été agréable que vous signaliez que la plupart des points proposés par Hollande semblent tout droit sortis du programme du Modem, c'est mon avis. Voyez comme les polémiques sont promptes à éclater. Les Trolls s'en régalent et nuisent à la qualité du journal et de son concept de commentaires non modérés.

 

En fait, à l'approche de la "coupe du monde des présidents de la république française" (trompettes, bus de supporters, t-shirts, et autres crétineries médiatiques qui interdisent les débats honnêtes), il me paraîtrait utile que Médiapart ose proposer une analyse comparative lucide des contenus des programmes.

Car de Mélenchon à LePen, le seul moyen d'avoir enfin un vote éclairé consiste quand même à lire les programmes. Et comme la plupart des lecteurs non soit pas le temps, soit (surtout) pas l'envie de lire le programme du méchant d'en face, je trouve que Médiapart aurait ici un rôle à jouer très démocratique : offrir au supporter du candidat-A l'analyse comparée des arguments des candidat-B, candidat-C, etc. Evidemment, si l'analyse se fait sous un angle de vision trop à gauche, cela nuira à l'intérêt de l'affaire. Evidemment aussi, une telle analyse devrait se faire sur le ton au moins de la neutralité et de l'objectivité dont vous avez tant de fois fait preuve.

Par quel article commencer ? Comparaison des programmes et de leurs arguments pour une politique économique ? Comparaison des solutions de financement des programmes ? L'avenir des hôpitaux vus par les différents candidats ? L'avenir de l'Education et des Services publics ? La politique énergétique ? L'avenir de la politique démocratique en France et de son traitement par l'audio-visuel ? Quels moyens concrets, quels compromis impliqueraient une sortie de la dépendance aux financiers, comparaison des stratégies ?

Je ne vais pas allourdir maladroitement une liste que vous savez potentiellement longue, mais humblement, c'est bien cela que j'aimerais lire dans Médiapart.

 

Qu'en pensez-vous ?

Merci @PHILIPP, c'est tout à fait dans cet esprit que j'interpelle Mediapart, pour que nous puissions débattre sur le fond, comparer les points de vue. Ce n'est pas pour leur demander de mettre en avant mon champion. Je me serai tout aussi insurgée qu'il ne traite pas d'un autre qui représente un courant d'opinion non négligeable.

Pour vous prouver ma démarche, j'avais en 2007 sur ce site de blog établi un tableau comparatif des projets présidentiels des 4 candidats situés en tête des sondages ; Tableau_projets_compares_elections2007_V5.doc Intéressant à relire en retrospective. J'aimerais faire de même pour 2012.

Super boulot que ce comparatif des programmes en 2007.

Je lirai volontiers celui de 2012....

Bravo.

Sourire

Idem que Philip

Complètement d'accord avec votre commentaire.

Cependant ce comparatif que vous appelez de vos voeux ne pourra se faire que lorsque nous connaîtront d'une part quels qont les candidats définitifs et d'autre part leurs programmes respectifs ce qui est loin d'être le cas à ce jour. On pourrait à la limite que constater ce que Bayrou qualifiait concernant le centre "une brouette pleine de grenouilles" Rire

@ airlane,

Interrogation de ma part : ne donne-t-on pas trop d'importance aux programmes, qui n'ont jamais été suivis à la lettre jusqu'à présent, me semble-t-il alors que nous étions dans une situation économique qui n'avait rien à voir avec celle que nous subissons et que nous allons subir... ?

C'est dans ce même esprit Philip que je pensais bien que Mediapart avec Laurent Mauduit, en plus de ses excellentes enquêtes d'investigation serait un Forum pour un débat d'idées qui risque fort de finalement n'avoir jamais lieu nulle part.

 

@Laurent Mauduit

Laurent vous savez combien je suis fidèle à Mediapart et apprécie vos articles et ceux d'Edwy Plenel. Vous connaissez mon amitié. Je vous suis aussi reconnaissante pour avoir parfois mis mes billets en une. OK.

Je précise aussi que je ne vous ai pas qualifié de "gauchiste".

Mais mon observation sur ce déséquilibre de l'information concernant le MoDem et Bayrou est prouvée, j'ai recensé les articles depuis l'an dernier. Lorsque vous dites "le journalisme honnête et indépendant ne se mesure pas au compteur des articles consacrés à tel ou tel. Il se mesure à la pertinence des informations", que dire avec 0 article dans l'année (l'hommage que vous avez rendu à Bayrou au sujet de Tapie était sur votre blog, pas en article de une du journal) ? Quelle pertinence sur cet infame article de Marine Turchi fin 2010, le dernier sur F. Bayrou ? Pourquoi aucun commentaire, rien du tout, sur la sortie du livre de F. bayrou alors que Arnaud Montebourg a eu droit à de longs articles sur les siens ?

Le seul article de l'année 2011 sur le Modem date de juillet dernier ("Maxime Brunerie n'est pas bienvenu au MoDem) et le dernier article de Médiapart sur François Bayrou date du 29 décembre 2010, un article de Marine Turchi très contesté "Bayrou, l'insurrection qui ne vient pas", livrant un procès à charge contre François Bayrou.

Listez vous-même les articles consacrés aux responsables politiques sur Mediapart (module de recherche) : 0 article sur François Bayrou en 2011 ! Alors que je trouve depuis mai 2011 10 articles sur Jean-Luc Mélenchon, 13 articles sur Arnaud Montebourg, 11 sur Ségolène Royal ou en partie sur elle, 4 sur Villepin (sans compter ceux sur Clearstream)! AUCUN, je dis bien AUCUN articles de 2010 sur le Modem et sur F.Bayrou n'a parlé du contenu du projet, de ce que propose le MoDem. Il n'y a eu que 10 articles, uniquement sur les revers électoraux, les batailles politiciennes du centre, et de surcroît toujours avec un titre très négatif.

Je ne suis pas seule à le dire. Il y avait eu d'autres commentaires et d'autres billets avant le mien, comme celui de Misol l'an dernier "Mediapart et le Modem". Voir les 124 commentaires de mon billet précédent.

Je viens de recevoir un mail d'Etoile66, qui s'est désabonnée, écoeurée. Elle remarque aussi que Mediapart a dérivé et devient de plus en plus un club fermé de gens qui tournent en rond dans leur petit monde, avec un sectarisme qui égale celui de l'UMP. Elle avait l'impression de perdre son temps dans ces conditions ...

Etes-vous si aveugle pour rester dans ce déni ou n'osez-vous pas le reconnaître et faire amende honorable ? Ma remarque et mes critiques ne sont pas personnellement à votre encontre, elles devraient être reçues de façon constructive, pour améliorer le journal, si seulement vous souhaitez respecter sa mission d'origine, son pluralisme, en faire un lieu de débat et non un lieu fermé où tous ceux qui pensent la même chose se congratulent dans une pensée unique.
 

Mediapart choisit sa propre ligne éditoriale et ce n'est pas à un parti politique/responsable politique de "l'orienter" dans ce choix... voire de la lui dicter.

 

Et, cela m'interroge vraiment cet interventionnisme dans le choix éditorial d'un organe de presse. Cela me déçoit vraiment... car je me demande si le Modem ne dérive pas (ou n'est pas finalement comme les autres partis politques), dans la pure cuisine politicienne et dialogue médiatico-politique (qui ne concerne que le microcosme qui siège à Paris).

 

Le moment est très mal choisi. Un de nos concitoyens et abonné vient de disparaître hier. Et, ce qui vous intéresse ce sont le nb d'articles sur Bayrou et d'attaquer Mdp, ses journalistes (qui le connaissaient, l'ont cotoyé etc.).

 

Vous savez pourquoi, il y a quelques mois (second trimestre de 2011), j'ai continué à écouter le podcast avec Bayrou ?

 

Les deux journalistes ne le ménageaient pas, du point de vue des arguments avancés dans les questions. Les questions étaient plutôt classiques et ces deux personnalités des médias ont plus tendance à ne captiver mon attention. Et, à ce moment j'étais sur le point d'arrêter la lecture. Mais, Bayrou va y répondre. Dès sa première phrase, il va attirer mon attention pour la simple raison qu'il s'adressait vraiment (en étant authentique... ce qui est rare en politique) au citoyen... et non pas aux éditorialistes/journalistes/patrons de presse et que sais-je. Par la suite, sa réponse était développée, se précisait tout en "me" parlant, moi, citoyenne lambda. Je n'avais pas l'impression d'écouter une conversation "privée", dans laquelle, seuls leurs intérêts et leurs personnes comptaient. Et, non l'intérêt général : celui des dizaines de millions de citoyens.

C'était un plaisir d'écouter cette itw car ils étaient très courtois et surtout Bayrou qui n'était pas destabilisé, ni oubliait les véritables enjeux qui nous (autres, citoyens-travailleurs lamda) concernaient.

 

Idem avec Montebourg (voire Mélenchon).

 

Si en 2007 le modem a interpellé beaucoup de citoyens, à l'instar d'EELV lors des régionales et européennes, c'est qu'il a fait une campagne qui s'adressait aux citoyens et non pas une campagne médiatique qui ne s'adresse qu'aux médias et éditorialistes. Parce que les mesures politiques qui vont être prises, ne vont pas s'appliquer aux hommes politiques et leurs amis dans les médias parisiens... en tout cas, vous n'allez pas ressentir et subir les effets de ces mesures avec vos salaires et autres privilèges. Les politiques ne paient pas leur essence, n'ont pas à faire un trajet de plusieurs kms entre leur domicile et leurs lieu de travail en transports en commun ; leurs frais de déplacements, de logement, d'alimentation etc sont pris en charge (totalement ou en grande partie)... ou alors cela ne réprésente (pratiquement) rien par rapport à leurs revenus et les charges qu'ils ont.

 

Je n'avais jamais entendu parler d'EELV lors des régionales et des européennes. J'ai lu leur programme, cela me parlait, cela semblait concret et réalisable etc. par rapport aux autres. Je n'avais pas besoin d'entendre Cécile D. (qui depuis longtemps... m’a parlé hier au sujet de DSK et l’accueil par les médias... alors qu’il y a plus de 8 millions de personnes qui essaient de survivre, en France) sur toutes les ondes ou encore de la voir partout.

 

Or, là, à travers vos commentaires et ce billet je ne me sens pas concernée - en tant que citoyenne - par ce dont vous parlez. Cela me déplaît même, d'apprendre que vos premières préoccupations c'est de faire des accords et de la cuisine politicienne avec d'autres candidats... des "sondages"-des-médias qui, de surcroît, ne me parlent vraiment pas à travers leurs projets, programmes ou ce n'est-ce discours. Et, cela fait longtemps que c'est le cas - bien avant qu'ils se déclarent officiellement candidats.

Ce dont vous parlez, ici, c'est le boulot du chargé de communication et d'attaché de presse. Que ces gens qui travaillent au modem fassent leur travail et prennent leurs responsabilités (professionnelles & de ce qui incombe à leur cahier des charges) mais sans s'en prendre - comme cela et en ce moment - à un organe de presse et à ses journalistes. Bayrou dès le jour où il était présentateur à la place de Michel D. au GJ, ne semblait plus aux citoyens...

 

Ce n'est pas parce qu'il y aura des articles sur Bayrou que je vais les lire. Et, après votre intervention contre Laurent Maduit, 'cet infame article de Marine Turchi fin 2010' et que sais-je, je trouve que c'est complètement injustifié envers des journalistes - qui ont le droit et le devoir d'être libres et indépendants dans l'exercice de leur profession. Si seulement, les politiques et leur entourage souhaitaient respecter ces principes...

 

'(...) si seulement vous souhaitez respecter sa mission d'origine, son pluralisme, en faire un lieu de débat et non un lieu fermé où tous ceux qui pensent la même chose se congratulent dans une pensée unique.'

La preuve que non :

1) vous vous exprimez et j'avais vu un de votre billet en Une... je l'ai lu et regardé la vidéo... mais, il ne me parlait pas... à l'instar des billets du blog d'AM. Parce que c'est juste de la com'.

2) je suis abonnée à Mdp et j'avais déjà parlé de lui auparavant quant au choix politique (effectué par des amis en 2007) ou alors de mes préférences politiques. Que cela plaise ou non.

Cela m'est complètement égal, ce qu'un tel ou un autre, de l'éditorialiste au citoyen lambda - que je ne connais ni d'Adam ni d'Eve - peut en penser.

 

Pour conclure :

• Mediapart n'a pas de comptes à rendre quant au choix de sa ligne éditoriale et articles. (s'il y a des gens à se plaindre, c'est bien l'UMP...et je vais pas écrire un billet, car je trouve les articles de Mdp trop durs avec eux).

• Les citoyens (abonnés) n'ont pas de comptes à rendre quant à leurs opinions, convictions et choix politiques personnels. La liberté de conscience et d'opinons sont des droits gravés dans la Constitution et des principe de la démocratie.

@ ASB

Le moment est très mal choisi. Un de nos concitoyens et abonné vient de disparaître hier. Et, ce qui vous intéresse ce sont le nb d'articles sur Bayrou et d'attaquer Mdp, ses journalistes (qui le connaissaient, l'ont cotoyé etc.).

Vous auriez dû vous contenter de ces quelques lignes et revenir une fois le deuil terminé faire votre long commentaire. Cela aurait été plus cohérent et vraiment respectueux.

Utopart,

 

D'une part, je ne m'adressais pas à vous, à ce que je sache. Que cela vous plaise ou non.

 

D'autre part, on s'est déjà embrouillées une fois parce que vous êtiez venue m'agresser gratuitement et personnellement en vous mêlant de ce qui ne vous regardait pas, en déviant du sujet du billet de Christophe G... alors que je ne vous avais jamais critiquée ou dit le moindre mot quant à ce que vous aviez écrit/pensé etc. auparavant - contrairement à d'autres abonnés. J'estimais que vous étiez libre d'écrire et de penser ce que vous vouliez et comme vous le désiriez - notamment en ce qui concernait vos opinions/choix de vote.

 

Je n'ai pas de leçons à reçevoir de vous et je ne viens pas vous en donner lorsque je lis et décide de répondre à vos commentaires.

 

Alors, après cette seconde fois... ne le refaites pas une 3e fois.. Je vous le dis.

 

Ne venez pas me prendre la tête, et, surtout pas le matin.

@ ASB

Je ne faisais que souligner l'incohérence de votre commentaire.

A la prochaine, je ne manquerai pas d'en faire de même.

Je ne vous cours pas après, mais quand je vois de telles perles, je ne peux m'empècher de les relever, pour d'autres et pour vous, sans exception.

 

Pour quelqu'un qui demande à ce que les autres la 'raisonne' quant à son vote FN... cela me fait bien marrer.

 

Ecoutez, je ne sais pas pour qui vous vous prenez.

 

J'ai donné mon opinion personnelle, à l'instant où j'écrivais ce commentaire, ensuite sur les points du billet/commentaire(s) de l'auteur.

 

Je n'ai aucun compte à vous rendre et je n'ai vraiment pas la patience de la rédaction de Mdp à votre égard ! Et, comme je vous l'ai dit je m'est complètement égal ce que vous pouvez en pensez. Vous n'êtes rien pour moi et vice-versa. Au moins, sachez garder certaines distantces respectives, de surcroît lorsque l'on ne s'adresse pas à vous et ce n'est nullement de votre personne dont il a été question (dans mes commentaires ou dans ce billet).

 

Ne manquez pas de le refaire. Je vous attends et cela depuis le billet de CG.

@ ASB

Soyez zen, calmez vous !!

Et relisez vos commentaires avant de les sauvegarder, ils seront beaucoup plus compréhensibles si vous complétez avec les mots que dans votre précipitation vous avez omis d'écrire.

Acceptez, en écrivant sur Médiapart que l'on puisse vous faire quelques commentaires, y compris acides. C'est la règle de base.

Comprenez pour une bonne fois pour toute, foutez-moi la paix - lorsque je ne m'adresse pas à vous et que je vous ai auparavant respectée un minimum. Gardons les distances respectives qui nous séparent. Trouver vous une autre occupation, que d'*mmerder les gens comme si ce que vous pensiez était important et que votre personne devrait la moindre importance, à leurs yeux.

Mais si vous me cherchez, vous allez me trouver.

 

J'écris, je fais ce que je veux et comme cela me plaît. Que cela vous plaise ou non, Utopart !

encore un bug, il manque un mot !

 

Puis-je faire comme vous moi aussi ??

J'écris, je fais ce que je veux et comme cela me plaît. Que cela vous plaise ou non

Au fait cessez de mettre des "e" aux participes passés me concernat, je suis un homme, c'est écrit sous le dessin qui me représente.

Il ne faut pas se faire une fausse idée des gens.

 

'encore un bug, il manque un mot !'

Faites avec.

 

'Il ne faut pas se faire une fausse idée des gens.'

Une idée, n'est pas une affirmation.

 

Cela s'applique à vous en premier. Je ne suis jamais venu vous trouvez, en premier, par rapport à vos commentaires, vos convictions/opinions, la manière dont vous écrivez, votre personne - que je ne connais ni d'Adam, ni d'Eve - ou quoique cela soit.

@ ASB

Mais vous devriez le faire, un des intérêts du Club, c'est de pouvoir s'adresser à tout le monde ( et à n'importe qui ).

Cela "oblige" aussi à ne pas dire n'importe quoi, ce qui au bout du compte est une assez bonne chose.

 

Ce que vous ne saississez pas les distances respectives qu'il faut garder. Il y a un espace et périmètre autour d'une personne qu'il faut respecter et ne pas transgresser. On ne se connaît pas et on n'est pas des amis (même virtuels).

Tout ne tourne pas autour de votre personne ou de ce que vous pensez...

 

Si vous demandez aux autres de respecter votre liberté de conscience à travers vos commentaires que vous avez rédigés - tel que vous le désiriez et comme vous le pensiez (tout en demandant aux autres de vous "raisonner")- en ne vous agressant pas personnellement... n'en faites pas de même à l'égard d'autrui parce que tel est votre plaisir.

 

Ne faites pas à autrui, ce que vous n'apprécierez guère que l'on vous fasse.

 

C'est ce que je ne vous ai pas fait, ne venez pas me le faire.

 

Auparavant (hier ou dans le passé), je ne suis pas venue vous trouver pour vous dire ce que vous devez écrire, penser ou de ce que je pensais de votre personne par rapport à vos commentaires sur un fil de discussion.

 

Vous pouvez estimer que vous la êtes la "victime" du jour et que c'est moi qui vous ai ciblé personnellement, en premier, en vous disant quoi écrire et ce que j'en pensais de votre personne.

 

Maintenant, vous comprenez. Ou pas. Cela m'est égal. Vous en faites ce que vous voulez.

Je vous ai dit ce que j'avais à vous dire. Je ne l'ai pas apprécié avant, ni ce matin. Je ne vais pas l'apprécier, non plus, la prochaine fois venant de vous.

 

Passez une bonne journée.

@ ASB

Ok, j'ai compris, ce qui ne veut pas dire que je me plierai à vos injonctions si l'occasion se représente.

Pour aujourd'hui, fin de l'épisode.

Bonne journée à vous aussi.

07/09/2011, 09:36PAR UTOPART

'Vous auriez (...)'

 

Vous avez raison, Utopart.

 

C'est moi, qui interpelle les autres en leur faisant des "injonctions", ici, quant : à leurs intentions ; ce qu'ils devraient faire ; comment ils devraient penser ou ce n'est-ce coucher par écrit leurs pensées telles qu'elles (leurs viennent). Soit, en faisant leur discours à leur place, tout en leur faisant un procès d'intentions gratuitement... en s'étant plaint auparavant de ne pas le faire avec eux.

 

'Ok, j'ai compris'

Excellent. Et, restons en là.

@ ASB

Je vois que vous avez suivi mes conseils

Cette nouvelle version relue et corrigée de votre commentaire est beaucoup plus compréhensible.

 

Je l'ai sauvegardé avant que vous répondiez. Donc, je n'ai pas suivi vos p*tain de conseils, dont je me moque complètement comme de votre personne !! C'est clair ?!

Je m'étonne toujours quand un commentateur enjoint à un autre qui lui déplaît de ne plus lui adresser de commentaires.

Je rappelle que Mediapart est un espace de discussion public où chacun est libre d'écrire ce qu'il veut dans le respect de la Charte.

Donc si quelqu'un m'enjoint de passer au large, j'ignore cette mise en demeure.

J'aurais même tendance à en rajouter dans la contradiction si telle est mon envie.

Utopart a bien raison d'en faire autant.

Tou ce qui ressemble de près ou de loin à un petit chef hargneux se ridiculise sur un espace de liberté comme Mediapart...

'Tou ce qui ressemble de près ou de loin à un petit chef hargneux se ridiculise sur un espace de liberté comme Mediapart...'

Entièrement d'accord, là-dessus.

 

Un commentateur a tous les droits et toute la liberté qu'il souhaite, sauf celui de faire mon propre discours à ma place.

 

Chacun a le droit d'apprécier les choses à sa manière, tels que les procès d'intentions gratuits.

Un commentateur a tous les droits y compris celui de reprendre pour les réfuter les arguments d'un contradicteur dans la forme qu'il souhaite et dans la mesure où les propos ne sont pas déformés et où il n'y a ni insulte, ni diffamation.

Utopart, selon moi n'a pas dépassé la mesure. Il a exprimé simplement, si j'ai bien lu, une certaine désapprobation de voir mélanger une polémique avec l'hommage à un disparu.

Je partage le scrupule d'Utopart.

Certains appellent ce scrupule "respecter le délai de décence".

C'est parfois difficile, pour un petit chef...

 

Utopart, comme vous Joël, n'est pas dans ma tête, n'a pas à me dire ce que je dois écrire, comment je dois l'écrire et encore moins me juger dans mes intentions ou personne. En dehors de moi, seul le bon Dieu le sait et en jugera. Je ne me fais pas de soucis, à ce niveau.

 

'Je partage le scrupule d'Utopart.'

Vous manquez pas de scrupules. Soit. Dites ce que vous voulez et pensez ce que vous voulez. Je n'ai pas de comptes à vous rendre sur ce que je pense ou ce que je suis.

Relisez mieux, AS B.

Je ne vous demande aucun compte, je rappelle simplement que nul ici ne peut décider qui a le droit ou non de lui répondre.

Vous vous adressez à qui bon vous semble et quiconque a le droit de s'exprimer sur ce que vous écrivez.

Que cela vous plaise ou non.

Vous contredire n'est pas se mettre dans votre tête ni vous dicter ce que vous devez écrire. C'est s'exprimer librement sur ce qu'on lit de vous.

Et il semble de plus en plus évident que vous avez du mal à supporter la contradiction.

C'est sans importance.

'Relisez mieux'

Je vous retourne votre conseil.

 

J'ai droit en retour de répondre.

 

It takes two to tango.

 

Il semble évident que l'on ne s'apprécie pas, depuis longtemps, au-delà de nos opinions. Ce n'est pas grave et on s'est évité jusqu'à lors. Et, les choses se passaient bien. Je pense que c'est la meileure chose à faire.

C'est juste que je n'accepterais aucune leçon - et encore moins de jugement quant à mes intentions, ma personne, mes choix tout en me dictant mon discours et pensée.

Je ne vous ai pas agressé personnellement et gratuitement, ici, en vous traitant d'un quelconque nom.

 

Ce n'est pas de la "contradiction" lorsqu'il s'agit d'un jugement et procès d'intentions, gratuit dirigé contre ma personne. Malgré que vous soyez, tous les deux, bien plus âgés que moi. Bon.

 

Parce que j'ai placé un paragraphe en-tête relatif à un membre et non en conclusion, par rapport au reste du commentaire qui portait sur le sujet ? C'est mon choix et mon droit. C'est tout.

 

On est différents et beaucoup de choses nous séparent. Tant mieux et cela restera ainsi.

 

Je suis entièrement d'accord avec vous, que c'est sans importance, au bout du compte. Vous n'existiez pas et n'existez pas dans ma vie. Et, vice-versa. On ne se doit rien - en particulier aucune justification quant à ce que l'on pense, (comment on l'-) énonce et autres choix préférentiels.

"Elle est la
preuve vivante du contraire -et elle le sait.
"

"que ses propres billets de blog soient fréquemment appelés en
« home » du site
"

ça va mieux en le lisant deux fois...

 

Marie-Anne et Philip

tout à fait d'accord avec vous pour une analyse objective de tous les programmes des candidats faite par Mediapart afin de voter en connaissance de cause .

Merci à mdp de permettre cela .

Bref, il n'y a plus que Mélenchon et Montebourg qui seraient à gauche, de la vrai gauche, du "peuple de gauche".

Étant données les valeurs défendues historiquement par la Gauche, oui.

Ainsi, se soucier de la rigueur économique, de l'équilibre budgétaire, serait une tare de droite ?

Non, bien sûr. C'est tout l'inverse. D'ailleurs c'est la droite qui a creusé les déficits. Il n'y a que sous Jospin que la tendance s'est inversée pour reprendre de plus belle ensuite.

Ainsi l'alignement sur le principe de l'équilibre budgétaire serait un principe "ultra-libéral" ?

Oui. Ça n'a pour but que d'empêcher une politique de relance par l'investissement de l'État.

Même cibler 2013 (au lieu de 2014 comme proposé par le projet du PS) pour revenir à un déficit public de 3% du PIB (qui continue cependant à plomber la dette), comme le propose le gouvernement, serait un signe qu'on est sur la même ligne que Sarkozy, donc marqué de l'empreinte diabolique de la droite ?

Oui. Qu'il nous dise où il compte trouver tant d'argent en si peu de temps. Ça m'étonnerait qu'il veuille taxer les révenus du capital donc il s'agit bien d'austérité, donc de politique de droite.

Dire que "l'Etat ne peut pas tout" serait aussi une aberration ?

C'est le leitmotiv des libéraux. Le culte de l'individualisme, tout ça."T'es dans la merde ? Bah débrouille toi". L'État peut beaucoup, en tout cas beaucoup plus que ce qu'il fait actuellement

Ainsi, oser cotoyer lors d'un débat des économistes "bien pensants", jugés les plus mondains et les plus conventionnels, serait aussi une marque de relations peu recommandables ?

Les cotoyer, pourquoi pas. Reprendre les inepties d'un Minc, d'un Touati ou autre Attali à son compte, c'est autre chose...

"Concilier pouvoir d'achat, compétitivité et consolidation des finances publiques" serait une aberration de droite car assorti de modération salariale et de sobriété budgétaire ?

Depuis qu'on a la droite, le pouvoir d'achat est en berne, la compétitivité pareil (qui veut acheter nos rafalettes ?) et l'état des finances publiques désastreux... La Gauche de Gauche propose de remonter les salaires (pouvoir d'achat), de privilégier l'éducation (innovation, compétitivité) et de redonner ses moyens à l'État (restauration des taxes sur les grandes entreprises et sur les très hauts salaires). La droite raconte n'importe quoi pour imposer la modération salariale et la sobriété budgétaire...

Le socialiste Jean-Pierre Jouyet est qualifié de "Sarkozyste" car il a accepté d'être ministre, donc classé défititivement "a droite".

Il a accepté d'être ministre dans un gouvernement xénophobe et qui revient sur toutes les conquètes sociales depuis le CNR. Son rôle à l'AMF est risible quand on voit le résultat. La droite pourra dire, comme pour le FMI, que ce sont des gens de Gauche qui étaient aux commandes...

Donc j'en conclus qu'être de gauche, c'est laisser filer les déficits, augmenter les salaires même si on perd compétitivité et les emplois qui vont avec, c'est s'interdire de discuter avec des gens qui ne sont pas étiquetés "a gauche", jugés trop "bien-pensants",...

On dirait un argumentaire à la Sarko : soit on est pour la démocratie et on va bombarder la Libye, soit on est un criminel... C'est un petit peu plus compliqué que ça...

Quant aux emplois, on les perd actuellement grâce à la politique de Droite (heures sup défiscalisées, etc.)...

Il faudrait peut-être redéfinir ce que signifie maintenant "la gauche" ...

Lisez du Jacques Généreux si vous n'aimez pas Mélenchon.

Les valeurs de justice, de république, de démocratie, de solidarité, sont des valeurs prônées par la gauche mais aussi par le centre (Bayrou) et même certains de droite comme D. de Villepin et JL.Borloo.

Oui, et le partage des richesses ? La planification écologique ? La taxation des hauts revenus ? Ils en pensent quoi ces braves gens ? Indices : CPE, grenelle de l'environnement, exonération de charges pour 2 emplois dans chaque entreprise...

[...]

les lignes bougent, le PS est coupé en 2 et ne veut pas se l'avouer : plus de 50% sont OK avec Bayrou et moins de 50% penchent pour Montebourg et Mélenchon. Mais avouer cet éclatement, c'est risquer de faire perdre le PS (... et faire gagner le centre !).

Chez les dirigeants PS, certainement plus de 50% sont démocrates, c'est sûr (surtout depuis que les gens de Gauche sont partis au PG) mais pour les militants et les électeurs, clairement pas. Quand à la victoire du centre, on a vu ce que ça a donné en Italie : Romano Prodi s'est fait battre par Berlusconi. Et oui, le centre aurait besoin des voix de Gauche pour battre la Droite, ce qui est loin d'être acquis.

Je pense que François Bayrou a raison en disant qu'il faut une majorité centrale.

C'est votre avis. Je pense le contraire.

[...]

c'est que Mediapart a dores et déjà choisi son camp pour l'élection présidentielle 2012 : Montebourg+Melenchon matiné un peu d'Eva Joly.

Tant mieux, ça nous changera de tous les autres médias.

Le journal, remarqué par la qualité de ses investigations et de très bonnes analyses sur certains sujets, n'est en tout cas plus un journal d'information ni de débat mais prend le ton de tracts de propagande, ou tout ce qui n'est pas de ce camp est désigné comme dérive droitère, et tout ceci avec la prétention, la certitude, l'arrogance de ceux qui ont raison contre tous les autres, frisant un sectarisme qui fait peur.

Lisez "En quête de Gauche", vous comprendrez ce qui est entendu par "dérive droitière" comme ça vous pourrez aussi avoir raison contre les autres. Ça n'est pas du sectarisme, juste des faits : les dirigeants du PS tiennent un discours contraire aux valeurs historiquement défendues par la Gauche.

Cette attitude est dangereuse et peu propice au débat, à l'ouverture, au rassemblement.

Le rassemblement se fait au Front de Gauche et il est ouvert à tous les partis de Gauche. Pour l'ouverture vers la droite, il faut demander à Ségolène qui compte rassembler de l'extrème Gauche jusqu'à la droite déçue de Sarkozy... (c'est juste ridicule).

Je suis totalemnt d'accord avec vous, marre de l'étiquetage "de droite" de certains candidats de gauche sous prétexte que l'économie n'est pas assez étatiste pour certains. Serieusement François Hollande, Martine Aubry = Conservatisme ?

 

Je dénonçais dans un de mes billet cette tendance à dénigrer les partis politiques de la même moitié, sous prétexte du clivage.

(Réflexions sur le label "De Gauche")

http://blogs.mediapart.fr/blog/wooody/140711/reflexions-sur-le-label-de-gauche

Ainsi Clémentine Autain lors d'un discours de rassemblement du Front de Gauche est arrivée à faire passer Europe Ecologie comme un parti centriste !

 

Cependant beaucoup de personnes vous diront que Europe Ecologie est l'un des rares partis à gauche !

 

Cela souligne bien que ce clivage à tout va est tout sauf OBJECTIF et la deuxième chose c'est que c'est un thème purement partisan.

 

Pendant ce temps on oublie tous les débats de fond...

De même que naguère on était toujours "le communiste de quelqu'un", à l'opposé, de nos jour, on est toujours" le dériveur droitier de quelqu'un", alias "un suppôt de la fausse gauche".

Et le Grand Soir se fait toujours attendre...

Depuis toujours, depuis que j'essaie de m'informer pour essayer de bien voter, je DIS que je souhaite me situer au Centre pour être avec le plus grand nombre afin de gouverner au mieux!

j'avais acheté un livre de F.Bayrou, lorsqu'il était ministre de l'Education nationale et figurez-vous A.M Kraft que contrairement à mes habitudes, je n'ai jamais terminé ce livre:"La décennie des mal appris" tellement, son livre était franchement IDIOT.

Pourquoi? Il remarquait simplement que bon nombre d'élèves ne suivaient pas en classe. C'était l'évidence, mais aucun essai d'en découvrir les raisons, aucun projet d'avenir.

Il n'est pas au CENTRE. Bayrou navigue.

1° Il a toujours voté les lois de la DROITE. Quand j'ai vu Ségolène le rallier pour le deuxième tour, je me suis interrogée!

2° Je remarque aussi, que tout ceux qui le soutiennent le lâchent!!!!

En 2007, ils sont tous allés avec SARKO. Cela m'a mis en colère et je suis plus KRAFT que vous.

Peut-on gouverner avec des gens qui sont toujours opportunistes?

Maintenant les programmes, cela ne veut RIEN dire! C'est de la psychologie. Ce qui compte pour "juger" objectivement une personne, ce sont ses ACTES.

Exemple lointain. Victor Hugo était de droite, député de la droite de l'époque. Or à la tribune , il faisait à un moment donné des discours de gauche. Les députés de son parti le sifflaient.

OUI, Vistor Hugo aimait les pauvres, il les avait défendus souvent. Il a eu le courage de s'exiler et de tenir bon, il aidait les compagnons d'infortune.

Bayrou, ne lui arrive pas à la cheville.

je sais personne ne lira mon commentaire!

mais depuis un moment, je suis énervée personnellement par les lunettes noires que porte cette "chère" A. M. Kraft.

Les journalistes de ce journal en ligne font leur travail.

Si vous n'êtes pas contente allez voir ailleurs.

Lisez petite dame les visions des économistes atterrés. La crise n'est pas terminée, nous allons droit dans le mur. Les mesurettes ne servent plus à rien.

Les propos de Bayrou sont complètement dépassés. POINT.

 

 

***Rose du Sud:

+++

@Rose du Sud

Votre réponse est à la hauteur de votre aveuglement. Ce n'est pas moi qui porte des lunettes noires.

C'est complètement faux de dire que Bayrou a toujours voté à droite. Il a même voté la censure dans le gouvernement précédant le mandat de Sarkozy, il s'est insurgé contre la privatisation des autoroutes, se portant même partie civile et avait acheté une action préalablement pour pouvoir le faire (il était le seul politique à agir ainsi) et voté contre la plupart des lois Sarkozy.

C'est complètement faux de dire qu'il est une girouette. Il a au contraire toujours gardé sa ligne, imperturbable. Ceux qui l'ont lâché l'ont fait par opportunisme et d'ailleurs vous-mêmes le reconnaissez, d'où votre propre contradiction.

Vous opposez F. Bayrou à Victor Hugo qui de droite, avait un discours (et des actes) de gauche : "Victor Hugo aimait les pauvres, il les avait défendus souvent. Il a eu le courage de s'exiler et de tenir bon, il aidait les compagnons d'infortune." François Bayrou est d'une famille paysanne très modeste, qui vivait de la terre, de la culture (dans les 2 sens du terme car elle lisait beaucoup aussi). Il est le premier à défendre les faibles, les exclus, les personnes âgées en difficulté, les handicapés.

Enfin, pour conclure, prétendre que "Les journalistes de ce journal en ligne font leur travail" alors que je remarquais qu'il y a une censure apparemment volontaire, signifie que pour vous il est normal de pratiquer cette censure ou que les journalistes s'y plient. C'est votre vision du journalisme, pas la mienne.

Votre invitation à me désabonner "Si vous n'êtes pas contente allez voir ailleurs" est la preuve de votre sectarisme. Sectare en latin signifie "couper". Comme une secte, vous souhaitez vous couper des personnes qui ne pensent pas comme vous pour rester dans votre vérité et non point rechercher les avis contradictoires. C'est justement le danger qui menace ce journal en poursuivant dans ce sens.

 

Vous profitez de la place que vous donne les journalistes pour exposer vos points de vue sans en SUBIR les conséquences.

Eux doivent gagner leur croûte pas vous!

Eux sont menacés de MORT pas vous!

Et vous osez leur promettre la mort de leur travail.

Je ne suis pas vulgaire....je me retiens mais vraiment KRAFT, vous exagérez dans vos propos. POINT.

Je répète encore car je connais bien le sujet. Quand BAYROU fut ministre de l'éducation nationale, il n'a rien, rien fait, il a seulement touché les primes, alors que Savary qui avait prévu des réformes superbes pour défendre l'éducation pour tous, fut éjecté illico!

Bayrou paysan, il élève des chevaux sans doute pour la promenade...Je connais aussi ce monde-là justement et vous êtes bien aveugle pour ne pas savoir comme les paysans les vrais, sont dans une telle panade qu'ils se suicident parce qu'ils n'ont plus d'espoir.

BAYROU aide les paysans Oh!!!!

Je ne comprends pas trop vos à prioris véhéments contre Bayrou, mais, en ce qui me concerne, vous avez bien le droit d'avoir une opinion.

Par contre je me sens obligé de vous écrire que la plupart de ce que vous dites sur le personnage me semble factuellement absolument faux.

"Quand BAYROU fut ministre de l'éducation nationale, il n'a rien, rien fait, il a seulement touché les primes"

Je ne sais qui vous a raconté ça ou si c'est votre propre constat, mais vous devriez franchement revoir cette page d'histoire, à mon avis.

Bayrou au Ministère d'EN a certes fait quelques maladresses médiatiques, à cause de convictions honnêtes et fortes, mais il reste historiquement le premier ou le deuxième ministre de l'EN le plus aprécié par les enseignants. C'est le seul qui a donné la parole à la base, et qui n'est pas aller frimer sur les plateaux de télé.C'est peut-être aussi le seul à ne pas avoir dit du haut de son ministère ce que les petits d'en dessous devaient faire ! (Vous voyez ce que je veux dire ? Directives, nouveaux programmes débiles, etc.).

Son rôle a été celui d'un facilitateur, il a permis la mise en place des différents Bac, il a permis l'amélioration de pas mal de choses avec beaucoup de discrétion et d'humilité.

Je ne vois pas où vous avez trouvé cette sombre histoire de profit personnel ou de prime.

Enfin, si vous avez des justifications factuelles de ce que vous affirmez et que vous lisez encore ce blog... Apportez des éléments s'il vous plait.

Salutations

 

 

Bonjour Marie Anne et abonnés de Médiapart.

A travers la lecture de certains commentaires, je me permets de souligner qu'il est important de ne pas se tromper d'énemi même si l'on peut ne pas être d'accord sur ce point précis ( réaction à l'article de M. Mauduit sur F. Hollande) avec Marie Anne Kraft. Sarkosy est à battre et l'union dans ce sens est à saluer, encourager. Rappelons nous le CNR allant des gaullistes aux communistes.

Voilà ceci étant précisé, je tiens à apporter mon point de vue sur la position de Mme Kraft sur l'article de M. Mauduit.

Marie Anne, je tiens tout d'abord à saluer votre "droiture" (ha ha) quand à votre soutien indéflectible à F. Bayrou signe en tout cas d'une constance dans l'amitié, et c'est déjà signe de grande valeur, bien souvent rare dans ce bas monde, surtout quand les amitiés sont en difficulté, et je pense qu'il le mérite ne serait-ce que par ses positions et travail dans l'affaire Tapie et en 2007.

Cela dit et pour en revenir à l'article de M. Mauduit, je dois dire que j'adhère totalement à ses propos quand à la fadeur idéologique du positionnement de Hollande notamment quand au retour à l'équilibre budgétaire et à la mise en place d'une vraie régulation boursière ou financière. Je pense que ce que veut souligner M. Mauduit, c'est le manque de courage politique de M. Hollande qui ne semblerait, d'après l'absence de solutions réelles/nouvelles en la matière, ni plus ni moins qu'un relais des plans d'ajustements structurels que proposent le FMI dans d'autres pays, c'est à dire faire payer les dérives et outrances de la spéculation internationale aux plus pauvres et ne jamais taper aux portefeuilles les initiateurs (et bénéficiaires rappelons le) des dernières crises successives. Ce que dénonce M. Mauduit, c'est que l'éléphantesque "oligarchie" du PS ne nous propose qu'une seule chose ... du plâtre sur la gangrène! Et c'est précisemment en cela que l'on pourrait effectivement qualifier la positon de Hollande de "droitère"! De plus je ne pense pas non plus que, pour M. Mauduit, être de gauche signifie n'avoir cure de maintenir un equilibre budgétaire, c'est à mon sens sur les moyens à mettre en oeuvre pour y arriver qu'il diffère de M. Hollande, et sur ce point je suis tout à fait d'accord avec lui.

Cher Anne, vous mentionnez Borloo comme un centriste ... m'ouais, il se situe, comme dirait Bernard lavilliers dans "les septièmes couteaux". Peut on être centriste et faire partie d'un gouvernement Sarkosy et avoir été présenté comme 1er ministrable, j'en doute, et comment ne pas oublier qu'il initia furtivement (mais quand même) la procédure d'arbitrage Tapie, si justement décriée par M. Bayrou ...

Voilà Chère Marie Anne, j'espère que vous aurez su apprécier la courtoisie de mess propos quand à mon positionnement et vous renouvelle mes amitiés Médiapartiennes!

Post scriptum: M. Mauduit, si vous pensez que j'ai bien traduit votre pensée, vous avez le droit de me le faire savoir, ça me ferait plaisir.Clin

J'ai réussi à tout lire.

Monsieur Simon, mon homonyme, si je comprends bien, vous êtes de l'avis de L.Mauduit et pas du tout de madame KRAFT, exactement comme moi, alors que je ne me plaçais pas du tout de ce point de vue.

Je voulais dire que Monsieur Bayrou qui me semblait bien sympathique et en correspondance à un moment donné avec mes pensées, n'a jamais montré une grande écoute vis à vis des autres. Et ses propositions sont inefficaces.

Mais je voulais dire surtout que madame Kraft n'a pas à se servir de Médiapart pour leur prédire la mort de leur travail.

Il doit y avoir un respect.

Votre réponse est polie certes mais ne va pas au fond de la situation.

Bonjour à vous Eric Simon.

Bonjour Rose du Sud.

Désolé mais mon commentaire était adressé à Mme Kraft et pas à vous.

Cordialement,

Allez pour le plaisir Bernard Lavillers 3ème couteaux, 1994 et pas une ride ...

http://www.youtube.com/watch?v=8seUhgEiGuI

"Désolé mais mon commentaire était adressé à Mme Kraft et pas à vous."

Je ne suis personnellement pas gêné de répondre à un commentaire même s'il ne m'est pas adressé.

Ceux qui souhaitent que seules leurs répondent les personnes auxquels ils jugent que leur propos s'adresse devraient plutôt utiliser le message privé.

C'est fait pour.

Mais s'ils s'expriment sur l'espace public, il doivent s'attendre à des réponses publiques, variées et parfois contradictoires.

Ou alors tenir salon chez eux...

Vous dites, "Je ne suis personnellement pas gêné de répondre à un commentaire même s'il ne m'est pas adressé."

Moi non plus cher Joel, si ça m'intéresse ... Coin coin!

@Moel Jartin

Je vous préfère en "médiateur radical" plutôt qu'en "radiateur médical" !

J'ai l'affreux sentiment que Joel Martin n'a pas compris tout de suite que la réponse courtoise de Eric Simon à Rose du Sud était une manière polie ou gentille de lui dire qu'elle était franchement hors sujet et trop polémique.

Le quiproquo est assez rigolo. Rire.

 

Aucun plaisir pour moi, le son des vidéos est NUL.sur internet.

Alors que le SON est justement si important. Dommage!

Il est vrai que ce qui compte dans un clip, c'est le son...

Moël Jartin

Hé, vous deux (Rose et Martin), bla bla bla ... dans les chansons de Lavilliers c'est beaucoup et surtout le message. Maintenant plaignez vous à You tube ... Ciao!

Marie-Anne Kraft

 

Il est significatif (et assez amusant) de voir que Médiapart "dérive" simutanément trop à gauche, trop à droite et peut-être bien, pendant qu'on y est, trop au centre…Sourire

 

Vous exprimez tout à fait légitimement votre point de vue politique et je n'ai rien à y redire. Je suis en revanche plus réservé quand je vous vois énoncer des vérités de bon sens économique qui sont en fait des choix politiques :

Donc j'en conclus qu'être de gauche, c'est laisser filer les déficits, augmenter les salaires même si on perd compétitivité et les emplois qui vont avec, c'est s'interdire de discuter avec des gens qui ne sont pas étiquetés "a gauche", jugés trop "bien-pensants",...

Vous posez là comme une évidence indiscutable que le déficit est un mal en soi, qu'augmenter les salaires est forcément nuisible et destructeur d'emplois. Vous pouvez bien sûr le penser, cela peut tout à fait faire l'objet d'un débat, y compris et surtout avec des gens qui ne sont pas étiquetés "a gauche", jugés trop "bien-pensants… Mais il s'agit bien d'un débat politique entre des visions différentes de la société et du rôle assigné à l'activité économique, entre des projets politiques différents. Ce n'est pas une opposition entre des gens responsables, conscients des réalités, et des rêveurs ou des démagogues irresponsables à qui il faudra bien un jour expliquer les vérités scientifiques sur lesquelles ces ignorants font l'impasse.

 

Rappelons que lorsque la gauche était aux affaires, la sécu était dans le vert , le commerce extérieur était excédentaire et le chômage en diminution.

Rappelons aussi que le taux d'accroissement de la dette était moins élevé que sous Balladur ou Sarkozy.

Au delà de tout ce qui nous sépare, je suis assez d'accord avec MAK sur la dérive latente de Médiapart.

 

 

 

 

Quel "note" complaisante et narcissique! Journal, journal dis-moi qui est la plus belle...

Et si au lieu d'etre de droite, de gauche, de centre droit, de centre gauche, de la gauche de la gauche on etait simplement rigoureux et le plus objectif possible.

Laissant effectivement aparaitre le point de vue de chacun, sans masquer certains faits, meme si il faut bien trancher a un moment.

Pour l'instant, Mediapart reste encore il me semble dans cette ligne, la derive est trop facile et ce sera alors la mort de ce media independant; en cela cette remarque est juste.

La vrai question politique actuelle n'est elle pas voulons nous revenir a une vrai democratie, ou le pouvoir est au peuple, et non a cette plutocratie ou le pouvoir est aux multinationales et ou les contraintes financieres dictent seules la marche a suivre. Il y a d'autres choix. L'eau, les autoroutes payantes, l'agriculture via les circuits de la grande distribution, les banques, l'ecologie bientot l'education, la sante, sont entre des mains privees, et non orientes par la volonte et au benefice des populations.

Pourtant lorsque l'on regarde le succes et les sujets des petitions du site Avaaz on peut voir quecertains sujets font consensus

Nous n'avons pas d'autres choix que de reduire la dette alors nous n'avons pas d'autres choix que de detruire le systeme educatif, vendre les autoroutes, l'eau, ... ??

Le gouvernement actuel se sert d'arguments qu'il sait pertinement comme etant legitime pour masquer ses vrais ambitions et realisations, faire une politique au profit des grands groupes privees au detriment du travail, de la sante, de l'education, des libertes,bref du bonheur des gens.

Tout cela pour dire que dicerter au niveau basique des sujets vers lesquels pousse le gouvernement est simplement un manque d'information.

Equilibrer ses depenses est un sujet qui ne peut faire que consensus. Mais cette argument n'est il d'abord pas pousse par les banques a qui on a donne des milliards pour etre sur de se faire rembourser ? Et puis quel cinisme de clamer cela apres avoir ete principal instigateur de la dettedepuis 4 ans pour laisser cette obligation aux suivants. Enfin, utiliser cette logique pour valider toute derive d'une politique imposee par les contraintes economiques sans tenir compte de leurs effets.

La regle d'or ne devrait elle pas etre "Le gouvernement est au service des citoyens et doit assurer le bonheur de son peuple"

Le gouvernement se rejouit que nous discutions de sujets partiels et pas avec une vision globale. Enfin, heureusement, il y a Mediapart.

 

PS: je viens de lire "Leurs crises, nos solutions" de Susan Georges et je suis desole, je pense que j'en suis impregne. Je vous le conseille.

@Marie-Anne Kraft

"le PS est coupé en 2 et ne veut pas se l'avouer : plus de 50% sont OK avec Bayrou et moins de 50% penchent pour Montebourg et Mélenchon. Mais avouer cet éclatement, c'est risquer de faire perdre le PS (... et faire gagner le centre !).Votre perception de la réalité me paraît participer à une autre dérive: la dérive de l'aveuglement. Personne ne sait plus ou est la gauche. La droite, on discerne; le centre, c'est déjà plus flou; et la gauche, c'est le grand brouillard ! Alors bien imprudent celui ou celle qui peut prétendre savoir aujourd'hui ce que sera demain. Une seule chose certaine est, me semble-t-il, dans tout les esprits: La grande crise est en cours (sociétale, sociale, écologique). Alors, dans une débandade générale, l'homme (ou la femme) ordinaire cherche à se cramponner à une illusion de havre de stabilité (la famille, le clan, le village, le quartier, le groupe, le parti, le chef). Le pire n'est pas certain mais tout le monde le redoute... Et seuls les mieux lotis en capital s'y sont préparés.

Bien à vous

Le floue est organise, instrumentalise, le gouvernement sait tres bien ou il va, vers la privatisation de tout au profit des "mieux lotis en capitals"; c'est ce qui pourrait definir la droite (decomplexee). Seulement, ils disent le contraire ("on oeuvre pour le peuple"; c'est ce qui pourrait definir la gauche) pour avoir l'aval de la population. Aucun message politique ne le dit de maniere claire et audible, mais l'abus est tel qu'il devient flagrant. D'un autre cote, la gauche classique cherche a menager la chevre et le choux pour ne pas froisser les grands groupes qui les soutiennent (un ni,ni immobiliste).

Enfin, certaines fois les peuples ne sont pas dupes, cf le referendum sur la constitution europeenne et les revolutions Arabes.

Le fait est que le pouvoir est detenu par l'economie, l'argent, les multinationales, ("Il faut a tout prix - humain - reduire les depenses de l'etat";" augmenter la duree legale du travail par les heures sup et le recul de l'age de la retraite alors qu'il y a 10 million de chomeurs") alors la gauche a le choix entre s'y opposer ... et chercher la conciliation floue.

DSK etait president du FMI ...

Le choix aujourd'hui est de remettre ou pas l'etre humain et son environnement au centre des decisions. C ce qui devrait differencier la gauche et la droite.

Je vois rien dans tout ça qui fait avancer quoi que ce soit... C'est le désert politique cette critique qui n'en est pas vraiment une et qui n'est qu'un positionnement politique pour dire vive le centre tout en passant pour une victime de la "censure sectaire gauchiste". Pas mal pour une discussion animée au bistrot, mais c'est un peu ça aussi un blog...

@A.Marie Kraft

 

Non vous n'êtes pas "décalée" mais, lorsque vous écrivez :

 

" Ainsi, se soucier de la rigueur économique, de l'équilibre budgétaire, serait une tare de droite ? Ainsi l'alignement sur le principe de l'équilibre budgétaire serait un principe "ultra-libéral" ? Même cibler 2013 (au lieu de 2014 comme proposé par le projet du PS) pour revenir à un déficit public de 3% du PIB (qui continue cependant à plomber la dette), comme le propose le gouvernement, serait un signe qu'on est sur la même ligne que Sarkozy, donc marqué de l'empreinte diabolique de la droite ?",

vous omettez surtout d'expliquer que c'est la droite Sarkozienne qui à creusé ce déficit abyssal en faisant des cadeaux fiscaux aux seuls riches (loi TEPA). Et ce gouvernement a aujourd'hui le cynisme, après avoir fait main basse sur les finances publiques, de vouloir moraliser la gestion budgétaire avec la "règle d'or". Que ne l'ont-ils dès 2007, lors de leur arrivée au pouvoir ?

 

Et vous n'êtes pas sans ignorer que depuis 2007, tous les rapports annuels de la Cour des Comptes, sous la houlette de Philippe Seguin, ont commencé à alerter sur l'impact des diverses niches sociales sur le budget de l'Etat. Et les années suivantes, même refrain de la Cour des comptes, mais avec chaque fois un manque à gagner qui grossissait à vue d'oeil. Les 3/4 du déficit budgétaire est là.

 

Non, vous n'être pas "décalée", mais vous auriez été plus crédible si vous aviez objectivement mentionné les raisons du déficit du budget de l'Etat.

 

Ceux-ci sont sectaires ! Ceux-là point ! Cet autre y tombe ! PEUT-ON CRITIQUER LES POLITIQUES DU P.S ?

Comme beaucoup d'autre, je prétends que l'erreur est humaine et je trouve Madame ou Mademoiselle Kraft que vous êtes dans l'erreur qui consiste à ne regarder que le doigt lorsque les discours du PS vous montrent la Lune du bonheur libéral.

 

Il ne faut pas jouer avec les mots. Il est de plus en plus évident que depuis quelques années, être de "droite" c'est avoir foi dans les solutions politiques qui, peu ou prou, appliquent les préceptes de l'idéologie libérale.

A contrario, être de "gauche" c'est refuser les diktats de la finance et l'exploitation de l'homme par l'homme. C'est, aujourd'hui, tenter d'imaginer une autre voie vers un "mieux être commun", donc une politique qui sorte de la voie individualiste du libéralisme.

 

De fait, lorsque Hollande ne propose d'autres perspectives que la "rigueurs économique et l'équilibre budgétaire", il ne dit rien d'autre que ce que dit Sarkosy et sa bande.

Lorsque l'on pense que "revenir à un le déficit public de 3%" seait une des finalités d'une politique de gauche, c'est garder le même l'objectif que les gouvernements de droite.

(Ah ! Si le PS annonçait la couleur et affirmait sa volonté de sortir du modèle libéral... Chacun pourrait comprendre que cela ne puisse se faire par un coup de baguette magique et qu'il faille une stratégien de sortie... Non pas de la "crise" qui a bon dos, mais du libéralisme !)

 

Enfin, dire que "l'état ne peut pas tout" est une litote qui cache : L'état , même conduit par le PS, démissionne de ses fonctions régaliennes... Vive la loi de la jungle !

C'est aussi ne pas tenir compte du fait que la richesse d'un état est proportionnel à l'impôt qu'il perçoit et qu'il n'existe "d'état providence"; sauf en tant que bouc émissaire de la stratégie libéral qui conduit à cacher sous le terme de : "dette publique" les prébendes, spoliations et autres détournement de la richesse commune au profit d'intérêts privés.

 

Je ne cherche pas à vous convertir. Comme Fr. Hollande vous êtes, semble-t-il, au PS par choix, mais quoi que vous revendiquiez VOUS ÊTES DE DROITE... Comme Sarkosy et Bayrou.

d'un coté quand on voit le traitement que subit Bayrou dans les média depuis quelques années, je peux comprendre que les adhérents du MODEM craignent de voir la même chose arrivée ici.

Sur le fond, la réalité c'est que c'est assez dur de savoir le positionnement de médiapart politiquement même si j'ai la sensation, différente de la votre, qu'il est plutôt centriste d'un point de vue économique... les brassages de vent pour l'extreme-gauche étant d'ordre mercantile et tout le monde en prend pour son grade. Concernant les différentes analyses politiques, il est assez drole de voir que chaque article est composé d'une bonne douzaine de commentaires mettant en cause le journaliste, en particulier pour ceux de Stéphane Alliès lorsqu'il traite S Royal. En ce qui me concerne, je trouve que la seule rubrique décevante est la rubrique politique et cela depuis la création du site alors je ne m'en préoccupe pas trop. On dirait d'ailleurs qu'ils sont écrits pour faire rager le lecteur, enfin en ce qui me concerne je rage toujours après une de leur lecture, et du coup les militants du parti en question sont mécontents. C'est quasiment systématique d'ailleurs.

Concernant la dette et la rigueur: comprenez que médiapart cherche à offrir d'autres discours que celui majoritaire et défendu par le MODEM à savoir qu'il faut rembourser absolument la dette issue par la crise bancaire. Bref tant mieux s'ils cherchent autre chose non? Moi je vis en Belgique et ici le seul débat qui existe concerne les zones à facilité linguistique. Pour la dette? Il faut rembourser le tout au plus vite point final. Ca va privatiser sec, reculer l'age de la retraite bien tard déjà et d'annuler l'indexation salariale sur l'inflation (ma seule hausse de salaire depuis 3 ans).

Bref, ne pas se plaindre qu'il existe quelques rares discours hétérogènes et critiques dans les média français.

... ah mais... suffit d'aller sur le site du Point ! là j'ai trouvé un nid complet sur Bayrou !...

 

http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/candidats/francois-bayrou/

 

Y'a ka y'aller !! :o))

 

 

La vérité est que Bayrou est politiquement mort. On ne voit donc pas pourquoi Mediapart lui consacrerait un article. Seules 2 personnes ne semblent pas au courant.

Mais, c'est toujours la faute des autres.

'La vérité est que Bayrou est politiquement mort.'

Je pense aussi, en tout cas en ce qui me concerne.

J'aime beaucoup l'humilité et la certitude politique d'@ASB et du @Père vert...

Le fond de l'article de Marie Anne est bien de s'interroger sur ce classement droite /gauche arbitraire et ces déclarations de désertions d'un camp dès qu'un protagoniste PS ou UMP approuve une idée venue d'en face. La séparation binaire simpliste satisfait bien du monde semble-t-il, alors que construire des majorités d'idées, des majorités nouvelles issues de débats ne fait pas recette. C'est pourtant la réalité de la vie actuelle...ce changement fait-il peur ?

La roue tourne...Jean Peyrelevade, naguère léché par "Mediapart" et à qui on a créé un blog fictif sur le site, vient de publier un livre qui ne correspond pas à la nouvelle niche "gauchisme" censée sortir les comptes du rouge, ce livre ne sera jamais cité (ou à la rigueur par Philippe Riès). Edwy Plenel l'a même traité d'oligarque, parce qu'il fait partie des "riches" qui ont réclamé dans "le nouvel obs" de payer plus d'impôts, alors que"le nouvel obs" est sur une pente ascendante.

La conversion du bayrouisme au gauchisme est réversible, mais il faut garantir qu'elle ne lèse pas financièrement "Mediapart", donc ce sera pour l'hypothétique résurrection politique de François Bayrou.

Newsletter
Je m'identifie