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François Bayrou : «Attaquons-nous aux causes plus encore qu’aux symptômes !»
Crise financière, crise de l’Europe et de l’euro, crise des dettes souveraines, panne de croissance de l’économie…
Face aux extrêmes qui prônent le protectionnisme aux frontières, la démondialisation ou la sortie de l’euro voire de l’UE, nous constatons une convergence de diagnostic ainsi qu’un consensus sur les propositions, venant à la fois du gouvernement de droite (UMP), de la gauche (PS et EE-Les Verts) et du centre (Modem), avec des variantes sur les degrés des mesures proposées :

- il est indispensable d’endiguer la dette publique, à commencer par le déficit public qui incrémente cette dernière. Nous arrivons à un stade appelé « boule de neige » où l’ampleur de la dette génère des charges financières dépassant l’impôt sur le revenu, 3% du PIB, au-delà du taux de croissance qui devrait être deux fois supérieur au taux déficit public/PIB pour engendrer des recettes fiscales complémentaires permettant de combler le déficit ;
- il faut à la fois trouver des économies dans les dépenses de l’Etat et trouver des recettes fiscales pour endiguer cette dette ;
- mais il faut le faire de manière plus juste, en faisant contribuer plus les plus hauts revenus (François Bayrou propose en plus d’une baisse de 20 milliards d’euro d’exonérations sur les niches fiscales sur un total de 70 et d’une hausse de 2 points de la TVA, 2 tranches d’impôts supplémentaire à 45% et à 50% tandis que le gouvernement s’en tient pour le moment à « rogner » 5 à 10 milliards sur les niches fiscales, Gilles Carrez ose timidement proposer de taxer 1% les très hauts revenus et Martine Aubry pour le PS propose de réduire les niches fiscales de 50 milliards) ;
- ne pas être tenté par la génération volontaire d’inflation (voir cet article du Monde) au motif de dévaloriser la dette en haussant le recettes fiscales relativement, car cet apparent avantage est compensé par un accroissement très élevé du taux d’intérêt sur le renouvellement des émissions souveraines, creusant d’autant plus le déficit et durablement … en même temps qu’il se traduit in fine par une perte de pouvoir d’achat des classes moyennes et défavorisées, surtout si la croissance est faible et le chômage élevé ;
- les eurobonds ou euro-obligations, émissions souveraines mutualisées sur la zone euro, à un taux d’intérêt moyen de la zone, pour garantir des taux d’intérêt plus bas et plus supportables aux pays de la zone en difficulté tout en endiguant la spéculation des marchés sur ces pays;
- une taxe de type Tobin sur les transactions financières (par exemple de 0,01%), qui mettrait un « grain de sable » dans la spéculation et génèrerait de nouvelles ressources (50 milliards par an au niveau de la zone euro) ;
- autorisation de la BCE à acheter les dettes souveraines, plutôt que prêter à 1% aux banques qui ensuite placent les fonds à 4% et plus en se faisant rémunérer un risque qui au final est pris en charge quand même par les Etats, le Fonds de stabilité FESF, … donc ne justifiant plus ce spread ;
- un renforcement de l’Europe, de la gouvernance de la zone euro, de l’efficacité des institutions, pour une coordination renforcée, des investissements communs, une meilleure harmonisation fiscale et sociale, pour peser plus face au dumping monétaire de la Chine …
Mais ce consensus et ces mesures s’attaquent aux symptômes, en écopant l’eau qui inonde le bateau, sans vraiment réparer le bateau ni lui redonner le cap. Même si François Bayrou a été parmi les premiers à prôner ces mesures au début de la crise financière en 2008, il ne s’arrête donc pas là.
Dans son nouvel essai à paraître jeudi 18 août 2011 chez Plon, « 2012, état d’urgence », François Bayrou nous donne son diagnostic sur les causes profondes en amont de ces crises en particulier en France et s’attache à défendre deux priorités pour s’attaquer aux racines du mal : « produire à nouveau en France » et « rendre à la France la meilleure éducation du monde ». Il rappelle les chiffres désastreux et en dégradation croissante du commerce extérieur (déficit de 75 milliards d’euros par an, comparé à l’excédent de 150 milliards pour l’Allemagne, et cela avec la même monnaie et les mêmes salaires que les nôtres). L’échec scolaire qui s’est accentué fortement ces quinze dernières années (notre éducation perdant plus de 20 places dans le classement international), explique aussi en partie le chômage, notamment des jeunes sans qualification. Ces chiffres démontrent un appauvrissement continu de la France ces dernières années, expliquant des pertes d’emplois, une baisse de recettes fiscales, donc au final nos déficits. Pour juguler le mal à la racine, François Bayrou s’intéresse aux atouts de la France et propose des pistes.
Lire interviews de François Bayrou sur Le NouvelObs, le JDD, Le Figaro, L’Express, La Croix, France Soir, La République des Pyrénées avec extraits, Midi Libre, sans oublier le Point qui y consacre sa couverture et le journal du 20h de TF1 invitant François Bayrou ce soir)



Les 3 commentaires les plus recommandés
En effet, je rejoins certains commentaires déjà postés, l'idée d'augmenter la TVA de 2% est tout simplement malhonnête!
La France a déjà l'une des TVA les plus élevées au monde (et, très visiblement déjà aujourd'hui) cela ne fonctionne pas pour renflouer les caisses!
Si cette augmentation est finalement instaurée, il est évident que le mécanisme sera contre-productif. Les Français, se sentant de nouveau pris pour des ânes, compteront encore plus leurs sous avant de consommer et, donc, consommeront encore moins!!!! La "France d'en Haut" semble avoir une forte propension à oublier que la "France d'en Bas" est majoritairement plus nombreuse (redondance volontaire) et que, donc, cette "idée lumineuse" ne va faire qu'aggraver la situation pour une large majorité des Français. Mais, bien évidemment, ceux qui prennent ces décisions sur la TVA ne sont, finalement, pas concernés par 2%... Broutille pour eux, pavé et tuile pour la majorité, mais cela n'est finalement pas le problème de ceux qui poussent à cette nouvelle augmentation. Sinon, ils ne l'envisageraient même pas et proposeraient des solutions novatrices d'impositions vraiment progressives et touchant d'autres secteurs de l'économie, et pas, une fois de plus, les ménages (un peu trop pris pour une vache à lait... Alors que, à trop vouloir la traire, la vache finit souvent par y laisser sa peau et son propriétaire ne tarde souvent pas à la suivre).
Peut-être, avant de reparler TVA, faudrait-il se pencher sur les tours de passe-passe qui se jouent, depuis des lustres, au niveau des impôts sur les grandes entreprises, qui font, au final, que celles-ci, malgré leurs bénéfices colossaux (même en temps de crise, donc) ne payent plus un centime de contribution sociales (Sécu, etc.), et ce depuis bien longtemps maintenant (près de 30 ans).
Vieilles recettes face à la crise:
acceptation implicite de "la règle d'or ou plutöt dorée",vive la soumission à l'air du temps
augmenter de 2% la TVA Allez tout le monde paiera plus cher les produits de première nécessité, tant pis pour les bas salaires, les exclus, les RMistes, les salarié(e)s pauvres.
la Tva n'est pas douloureuse pour les hauts revenus, ni pour les entreprises aux profits toujours plus grands et à la fiscalité toujours plus faible,
un programme qui a l'air sérieux et responsable pour ne rien changer ou si peu.
Il est significatif de la collusion de François Bayrou avec l'idéologie du capitalisme financier qu'il n'y rien dans ses propositions pour lutter contre cette financiarisation de l'économie, contre les mécanismes de spéculation et l'enrichissement des banques au dépens des PME et des particuliers
Tous les commentaires
Avec la mondialisation, taxer les richissimes où qu'ils se trouvent ne peut faire du tort à l'emploi sur la planète. Le slogan français de la peur qu'ils s'en aillent peut donc être balayé !
Warren Buffet, la parole d'un milliardaire voulant être davantage imposé, arguments à l'appui dont des constats indiscutables
Il est significatif de la collusion de François Bayrou avec l'idéologie du capitalisme financier qu'il n'y rien dans ses propositions pour lutter contre cette financiarisation de l'économie, contre les mécanismes de spéculation et l'enrichissement des banques au dépens des PME et des particuliers
Ce n'est pas vrai Georges. Bayrou n'aime pas cette financiarisation de l'économie. Il a été le premier à prôner un "Glass Steagle Act" en France, c'est à dire séparer les activités de banque d'affaires des activités de banques commerciales et de dépôts qui sont au service de l'économie, pour éviter la porosité des fonds propres, pour que l'économie réelle ne paie pas pour l'économie spéculative. Je n'ai pas tout exprimé dans cet article.
Il n'y a pas de vérité absolue en la matière.
En fait il n'y a que deux politiques. Une réaliste et une autre utopiste.. Laissons l'utopie aux clampins et aux pousse-mégots du FG, du NPA et d'ailleurs dont le seul objectif est de refaire le monde autour d'une tasse de café et de gueuler "révolution, revolution" tout en sachant pas que faire après si jamais elle arrivait...Ah Si reprendre un café et gueuler "révolution, révoilution" en en demandant une autre.
Dans le bloc réaliste on trouve le PS de Aubry à Valls en passant par Hollande et le conglomérat des centres entre Bayrou, Morin et Borloo (en espérant qu'il n'y en ait pas un autre qui se lève en disant qu'il incarne le centre lui aussi...).
Au PS il y aura des primaires. Ca va clarifier les choses. Ce serait bien qu'au centre aussi il y en ait afin d'éviter l'emiettement des voix.
Parce qu'une présidentielle se gagne au centre. et un centre éparpillé, c'est faire le jeu de Sarkozy. Même si objectivement , le Modem à fait le jeu de NS en 2007.
C'est ca Bayrou...Il rale, il rale, et à la fin il va à la soupe...
Non. Bayrou ne "va pas à la soupe", sinon il se serait rallié à Sarkozy au 2nd tour. Il a payé cher son indépendance, mais il résiste.
Mouais...enfin bon. Le fait de ne pas donner de consignes de votes au second tour en 2007 m'a étrangement rappellé le "ralliement" de Chirac à Giscard en 1981
Quasiment les même mots : «A titre personnel je voterais pour Giscard mais je laisse le soin à chacun de se déterminer, selon sa conscience, en tenant compte des intérêts de la France». (Chirac ).
"J'estime que les français qui ont voté pour moi sont en conscience libres de leur choix "(Bayrou).
Ceci après avoir nettement penché pour Royal dans son discours...
Mais tout cela c'est de la litote. On a plus de "nombrils" que de centre, un PS qui d'un coté lorgne sur les débris de la gauche qui n'a cessé de le trahir, de l'autre vers la social-démocratie sans vouloir se l'avouer et qui se met lui même des batons dans les roues, et des écolos dont l'objectif est de produire tous les cinq ans le pire candidat possible.
Sarkozy a 36% d'opinions favorables au dernier sondage. C'est historiquement très faible. Mais largement suffisant pour être au second tour (jusqu'a 30 %).. S'il n'y a pas d'unité en face, c'est fichu. soit il se posera en recours si on a un 21 avril bis, soit il profitera des divisions et des atermoiements.
Serval, le clampin rose bonbon.
Mon cher Serval, tu viendrais valser avec un " pousse-mégots "?
Je trouve votre vision de l'utopie très réductrice. Une utopie, c'est un point à l'horizon qu'on se place comme objectif, même si on est sûr de ne jamais l'atteindre complétement. On sait qu'en s'en rapprochant, la société n'en sera que meilleure. Sans direction, on a plus de chances de tourner en rond.
L'horizon, c'est aussi une ligne qui s'éloigne au fur et à mesure qu'on s'en rapproche.
Serval, le penseur sans intellect.
C'est ballot...
Avec 9 € au lieu de t'abonner à Médiapart tu aurais mieux fait d'aller t'acheter du Sopalin.
Etre un petit braleur n'exclut pas d'être propre. Allez ! Va t'essuyer !
Serval,
"braleur" sans n qui soupe au lit. (Pourvu qu'il n' y pisse pas...)
C'est parce que je n'ai pas de "N" contre toi.
Juste du mépris.
C'est vrai, pourquoi te marcher dessus ? Tout ce que je risque c'est de salir mes chaussures.
Tu n'en vaut pas la peine. Trop petit mon ami....
Serval,
le "grand" qui s'la péte mec, dans les salons.
Vieilles recettes face à la crise:
acceptation implicite de "la règle d'or ou plutöt dorée",vive la soumission à l'air du temps
augmenter de 2% la TVA Allez tout le monde paiera plus cher les produits de première nécessité, tant pis pour les bas salaires, les exclus, les RMistes, les salarié(e)s pauvres.
la Tva n'est pas douloureuse pour les hauts revenus, ni pour les entreprises aux profits toujours plus grands et à la fiscalité toujours plus faible,
un programme qui a l'air sérieux et responsable pour ne rien changer ou si peu.
Je crois qu'il faut arreter les faux semblants: si on veut favoriser le travail par rapport à la consomation pour redresser la balance commerciale et réduire les déficits, il est logique de taxer la consomation.
Maintenat on peut ausi en profiter pour lutter contre le dumping social, environemental, fiscal et monétaire: cette taxe sur la consomation pourrait toucehr les produits réalisé dans des conditions sociales , fiscales environnmentales ne correspondant pas à nos critères. une concurence libre et non faussées voudrait normalment dire que le court social et fiscal des produits devrait être équilibrés...
Je recommande car je trouve que c'est vraiment la proposition la plus injuste de Bayrou pour les raisons que vous dites, pour le reste c'est souvent relativement de bon sens mais ..... il faut aller plus loin pour moi. Sinon c'est un puit sans fond car c'est les mécanismes qui ménent à de telles dettes qu'il faut combattre et je n'entend pas dans les propos de Bayrou de propositions.
Produire en France? Quelle belle découverte! Mais avez-vous vu le Modem dans les manifestations pour le maintien de l'outil de production et contre les délocalisations? Alors....cause toujours.
Je n'ai pas encore lu le livre, mais je vois que les choses se précisent pour 2012 concernant la candidature probable de François Bayrou qui a réussi sa stratégie de regarder les causes et de travailler les sujets de fonds pour proposer un projet complet de reconstruction d'un environnement favorable pour le pays qui se perd de tous bords, et de ne surtout pas se disperser à perdre de l'énergie à faire de la politique politicienne qui ne mène nulle part.
Centristes, la révolution du Centre est en marche! Notre leader bien-aimé, François Bayrou, émule de grands révolutionnaires qu'ont été Valery Giscard- d'Estaing, René Monory, Alain Madelin (centriste d'extrème doite) et d'autres qui ont sacrifié leurs vies à la nation, nous sauvera des racailles de gauche et de droite en installant un capitalisme appaisé, démocratique ou riches et pauvres se tiendont à leurs places sans rechigner! Place aux jeunes giscardiens et vive les JMJ.
Salut et fraternité
J'aime bien l'expression "centriste d'extrème droite" pour Madelin...
Pour le reste je préfère les M&M's aux JMJ. Quite à avoir une hostie, autant qu'elle soit au chocolat...
.
Serval,
celui qui s'la péte mec, et aime les M et M's.
En effet, je rejoins certains commentaires déjà postés, l'idée d'augmenter la TVA de 2% est tout simplement malhonnête!
La France a déjà l'une des TVA les plus élevées au monde (et, très visiblement déjà aujourd'hui) cela ne fonctionne pas pour renflouer les caisses!
Si cette augmentation est finalement instaurée, il est évident que le mécanisme sera contre-productif. Les Français, se sentant de nouveau pris pour des ânes, compteront encore plus leurs sous avant de consommer et, donc, consommeront encore moins!!!! La "France d'en Haut" semble avoir une forte propension à oublier que la "France d'en Bas" est majoritairement plus nombreuse (redondance volontaire) et que, donc, cette "idée lumineuse" ne va faire qu'aggraver la situation pour une large majorité des Français. Mais, bien évidemment, ceux qui prennent ces décisions sur la TVA ne sont, finalement, pas concernés par 2%... Broutille pour eux, pavé et tuile pour la majorité, mais cela n'est finalement pas le problème de ceux qui poussent à cette nouvelle augmentation. Sinon, ils ne l'envisageraient même pas et proposeraient des solutions novatrices d'impositions vraiment progressives et touchant d'autres secteurs de l'économie, et pas, une fois de plus, les ménages (un peu trop pris pour une vache à lait... Alors que, à trop vouloir la traire, la vache finit souvent par y laisser sa peau et son propriétaire ne tarde souvent pas à la suivre).
Peut-être, avant de reparler TVA, faudrait-il se pencher sur les tours de passe-passe qui se jouent, depuis des lustres, au niveau des impôts sur les grandes entreprises, qui font, au final, que celles-ci, malgré leurs bénéfices colossaux (même en temps de crise, donc) ne payent plus un centime de contribution sociales (Sécu, etc.), et ce depuis bien longtemps maintenant (près de 30 ans).
@Olivier71 et aussi @Jean Bachèlerie
François Bayrou pense éventuellement à ne pas toucher à la TVA de 5,5% qui s'applique à l'alimentaire, aux produits de 1ère nécessité. Il vise d'abord dans l'urgence des propositions efficaces et rapides. Moduler le taux de TVA c'est facile. Concevoir une réforme fiscale avec d'autres règles, c'est plus complexe et plus long à mettre en oeuvre. Taxer les hauts revenus pour faire plus contribuer les plus riches, il le propose déjà avec 2 tranches marginales de l'IR à 45% et à 50%, mais cela ne rapportera pas assez (<1 milliard) ...
c'est vrai qu'il est simple d'augmenter la TVA de 2% mais il n'empêche que cet impot est le plus injuste.
J'ai écouté FB sur TF1 , à tout hasard ...
Son diagnostic : réindustrialisation et école .
Ca m'a semblé un peu court .
une taxe de type Tobin sur les transactions financières (par exemple de 0,01%), qui mettrait un « grain de sable » dans la spéculation et génèrerait de nouvelles ressources (50 milliards par an au niveau de la zone euro) ;
Pourquoi seulement 0.01% ?
bonjour little Peter.
pourquoi 0,01%? pour faire plaisir aux prolos sans géner la finance.
D'ailleurs je suis prêt à parier qu'il aurait des éxonérations, des niches en quelque sorte, voire des "droits à spéculer" qui pourraient être négociés (de gré à gré) et ainsi constituer un nouveau marché spéculatif!
Le capitalisme libéral ne se réforme pas, il se détruit.
salut et fraternité
Pourquoi davantage ?
Il n'y a pas de justification - à priori - pour une taxe sur les échanges. Vous échangez un pain contre un kilo de fruits avec quelqu'un, pourquoi être prélevé sur ça ?
La taxe Tobin est simplement un moyen d'empêcher les transactions sans aucun sens que sont l'hyper-trading et autres algorithmes.
Elle se doit donc d'être indolore pour les échanges "normaux", et coûteuse pour les comportements qui dérèglent la bourse.
Bayrou est tellement charismatique sur ses positions qu'il se retrouve aujourd'hui tout seul, sans aucune troupe parlementaire et je ne veux pas parler des militants, pour ne pas être trop méchant. Bayrou, comme tout bon centriste, s'abstient ou vote à droite et avec Peylevade comme conseiller économique, comme tartuffes les deux font la paire..!
"Sans aucune troupe parlementaire"
Mais c'est là une bonne chose pour ne pas avoir à partager et distribuer des bouts de gras.
Bayrou a été ministre avec des gouvernements de droite (ou centre-droit, où est la nuance ?), vote sagement à l'assemblée avec les godillots de droite, perd tous ses potes du modem qui vont à la soupe chez sarko, soutient la règle d'or pour faire bonne mesure, défend l'ue sans se souvenir que les français l'ont rejeté en majorité lors du référendum, seul valable et foulé aux pieds par des gens comme lui. Bien sur, il soutient aussi les prises de position de l'umps sur ce sujet (à ce propos, Mme Kraft serait bien inspirée de se souvenir que ps/eelv ne composent pas la totalité de la gauche et que certains discutent même ce qualificatif pour le ps...). Du ni-ni, du oui et non, du "faut voir". En bref, des idées qui décoiffent...
Au fil du temps et à la tête d'une faction frileuse qui se réduit comme peau de chagrin, il a perdu toute crédibilité. Il est à la politique ce que chérèque est au syndicalisme, mais comme par hasard, pour inaudible qu'il soit on l'entend, lui au moins...
Ce que vous dites est faux. Bayrou ne vote pas "sagement à l'assemblée avec les godillots de droite". Son prétendu "isolement" parlementaire, dû à une fuite d'élus qui avaient peur de perdre leur mandat, ne traduit ni un isolement de soutien militant et de son équipe de proximité, très compétente et expérimentée, ni des Français qui le considèrent comme une des personnalités politiques les plus crédibles et représentant mieux le centre. Bayrou a payé cher cette indépendance mais au moins cela prouve un certain courage !
C'est votre droit d'affirmer que FB est centriste, c'est le mien de maintenir que "centriste" n'a aucun sens et que Mr Bayrou est de droite.
Je crois me souvenir, qu'alors qu'il faisait moins de manières et qu'il était dans le rang sans états d'âme, il avait en tant que ministre de l'éducation nationale (ce qu'il avait été sans façons sous 2 premiers ministres franchement de droite, Balladur et Juppé) pondu un projet de loi particulièrement progressiste : il s'agissait ni plus ni moins que de réformer la loi Falloux au profit de l'enseignement privé. Tout aurait pu aller pour le mieux sans les manifs qui s'en étaient suivi, car la France n'était pas encore complètement groggy, et, feu d'artifice final, le retoquage en règle par le Conseil Constitutionnel, excusez du peu ! Voyez le centre où vous voulez, j'appelle cela une démonstration éclatante de politique de droite ultra-libérale. Que, par exemple, monsieur Bayrou en tienne pour un report de l'âge de la retraite à 62 ans ne vous interpelle pas plus que ça apparemment non plus.
Si la simple peur de "perdre leur mandat" justifie à vos yeux le lâchage en rase-campagne des compagnons du combat de votre grande cause, alors le MODEM n'est pas regardant sur les convictions de ses membres et sur l'élasticité de leur morale, à moins qu'il ne vaille parler franchement d'absence de morale et d'intérêt pur.
Vous êtes d'autant mieux placée que moi pour assurer de la compétence et de l'expérimentation de son staff que vous en faites partie ! Loin de moi l'idée de discuter cela.
Enfin, vous aurez l'amabilité de détailler l'"indépendance" de monsieur Bayrou : être politiquement "middle of the road" n'en est pas la meilleures preuve et ce ne sont pas quelques prises de position tonitruantes sur des sujets secondaires qui feront oublier la défense à tout prix du libéralisme et de l'Europe aux pieds du "Marché" pas plus que les projets de loi du temps de sa splendeur.
la retraite à 62ans puis 65 ans, Bayrou a votée pour ou s'est courageusement abstenu!
La TVA concerne tous les produits, est il un luxe d'acheter une télévision, une machine à laver, d’écouter de la radio. Votre raisonnement est aussi rétrograde que le fameux indice des prix INSEE, qui ne reflets en rien la réalité des prix, mais justifie la non augmentation du SMIC, des salaires, des retraites.
F Bayrou a encore du chemin à faire pour passer pour un vrai centriste, à l’écoute des problèmes sociaux, sur le même créneau, il va être en concurrence avec Villepin, qui a au moins le mérite de proposer des solutions pour rendre à la France et à leur Europe leur indépendance. .
Bonjour,
Votre présentation, associée aux réponses qu'elle suscite permet de jauger du niveau de prises de conscience de la gravité de la situation; les propositions de F.Bayrou vont dans le bon sens, mais ne prennent pas en compte l'extrême gravité de la crise d'effondrement du capitalisme. Je vous propose une seconde jauge; pour parer aux danger, il est important d'être informé par plusieurs mesures de la gravité des événement en cours, ce qui ne signifie pas qu'il faille se contenter d'en faire la moyenne "pour être dans le bon" . Paul Jorion est l'un des rares spécialiste de l'économie à avoir prévu, dès 2005, dans le détail les mécanismes précis et les étapes de cette crise , et à avoir proposé des 2007 , des solutions techniques simple permettant de stopper la catastrophe, l'enjeu d'un blocage du système financier n'est rien de moins qu'une guerre civile mondiale, et il reste aux dirigeants très peu de temps pour agir !
Les remèdes sont simples, faciles à comprendre, radicaux.
Vous trouverez toutes les informations détaillées, à la fois dans les nombreux ouvrages de Paul Jorion publiés depuis 2007, et en parcourant son blog (340.000 visiteur mensuels).
Je me permets de vous laisser le lien d'une vidéo récente, dont le titre est une évocation significative, et reprend ces l'exposé des raisons de ces 4 orientations
MESSIEURS QU’ON NOMME GRANDS, SIMPLIFIEZ !
Le rassemblement de toutes les bonnes volontés sur ces quatre points est une "urgence citoyenne , nationale". Bayrou à raison de s'attaquer aux causes plutôt qu'aux symptômes, mais dans l'extrême urgence ou nous sommes, il faut sauter au-dessus des mesurettes et agir radicalement.
sincères salutations.
"l'enjeu d'un blocage du système financier n'est rien de moins qu'une guerre civile mondiale, et il reste aux dirigeants très peu de temps pour agir".
Sauf que nos dirigeants font du jusque-boutisme.Il faut que le système se casse pour repartir sur de nouvelles bases.
Bonjour Plessis,
je ne suis pas si optimiste que vous, ne croyez-vous pas que les bases nouvelles sont déjà solidement implantées ! Il me semble que la si peu démocratique "économie sociale", comme les "partenariats publics privés", attendent de consolider la nomenklatura qui à droite comme à gauche, s'attribue des prébendes sur la redistribution de l'argent public ? Certes les plus visiblement corrompu de l'oligarchie acctuelle seront invité à prendre leur pension anticipée. Croyez-vous que nous disposition d'une image suffisament exacte des rapports de forces entre goupes sociaux ?
François Bayrou a parfaitement conscience de la gravité de la crise et des dérives du capitalisme débridé dans la mondialisation, celle de la financiarisation à outrance de l'économie. Il a déjà fait toute une série de propositions là-dessus, comme un "Glass Steagle Act" à la française pour séparer les activités de banque d'affaire et de marché de celles de dépôts et de prêts à l'économie, limiter la spéculation pour compte propre des banques et les ventes à découvert, taxe de type Tobin sur les transactions financières, recours aux marchés organisés plutôt que gré à gré, et bien d'autres choses touchant à la finance internationale (interdiction des paradis fiscaux, monnaie mondiale, actions contre le dumping monétaire de la Chine ...).
Mais toutes ces actions sont à conduire au niveau de l'Europe et du Monde et prendront plus de temps. Dans le livre Bayrou se concentre sur la politique française et les actions d'urgence possible à mettre en oeuvre par la France.
Merci de votre réponse,
Je ne vois pas que Bayrou ( il est sincère et de bonne volonté) ait pris la mesure « des mesures à prendre d’urgence » soit : instaurer le bancor de Keynes – aujourd’hui !) Qu’il prenne les devants et vite !
Il ne s'agit pas qu'il avance un programme pour son élection mais qu'il prenne la parole tout de suite, en exigeant d'agir tout de suite, comme citoyen et éventuiellement candidat à la présidence !
Deuxième erreur, taxer la déviance c’est l’avaliser dans son principe;l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix coupe net 80% de la spéculation, cette loi le fut d’application jusqu’à la fin du 19e siècle, contactez Paul Jorion.
Lequel de nos candidats à la présidence rapellera haut et fort que les niches fiscales ne représentent pas 75 milliards d'euros mais le double -la moitié étant sortie du décompte en 2006, comme l'a remarqué la cour des comptes?
Et qui nous rapellera que le montant de la dette a considérablement augmenté ces dernières années, depuis 2007-2008? Et pour quelles raisons (cadeaux aux entreprises et aux plus riches, en plus de la crise)?
Idem pour les comptes de la sécurité sociale, dont le déficit a soudainement augmenté lorsque les recettes versées par les entreprises ont dininuées (niches fiscales)?
C'est encore le rôle de la société civile et des média de rapeller ces faits, encore et encore, jusqu'à ce qu'enfin, un jour, nos candidats s'en souviennent, et en parlent.
Bayrou a fait le tri sur ces 75 milliards de niches fiscales et s'il arrive à 20 milliards sur ces 75, qui recouvrent des réalités très diverses, c'est pour ne pas toucher à celles qui favorisent l'emploi, l'innovation (crédit impôt-recherche), les services à la personnes, ...
C'est pourquoi il juge démagogique la proposition socialiste qui table sur 50 des 80 milliards des niches.
les mesures qui favorisent l'emploi sont toutes ineficaces comme le souligent de nomberux economistes.
Et pourquoi pas taxer les BAIES ROUges et fiscaliser les oiseaux de Paradis ?
Chère Anne-Marie Kraft, pouvez-vous faire suivre ce qui va suivre au trop bon Monsieur Bayrou.
Augmentez la TVA !
Par cette idée, on sent bien que M. Bayrou n'a pas de problème de fin de mois. Qu'il ne compte pas ses sous pour équiper ses enfants en matériel scolaire, qu'il voyage loin et confortable pour ses vacances... Monsieur Français Baurou est un nanti, un privilégié qui, en bon chrétien, est plein de condescendances pour le petit peuple, qu'il confond avec ses chevaux : Il les mène surement avec attention mais fermeté.
Accroître la pression fiscale sur les "plus riches" !
Par cette idée, on sent bien que M. Bayrou est un "libéral" (comme le PS) qui à pour objectif (comme Borloo ou l'UMP) de sauver la mise au système libéral, en lâchant un peu de lest pour qu'il remonte dans la conscience des exploités... Afin de pouvoir poursuivre l'étranglement des simples salariés esclaves de la production capitaliste.
Enfin, François Bayrou est clairement de droite !
Combien de LOI d'ASSERVISSEMENT du PEUPLE AUX INTERÊTS DE l'OLIGARCHIE a-t-il voté avec la droite ou laissé passer ?
Le genre de commentaire incantatoire plein de contrevérités ...
François Bayrou vient d'une famille de paysan qui était pauvre. Il était boursier. Même s'il est devenu un notable, un député, il ne roule pas sur l'or contrairement à bien d'autres. Lui, il sait ce que c'est qu'avoir à nourrir une famille nombreuse. S'il n'est pas imposé à l'ISF, c'est parce qu'une partie de ses biens est considérée comme agricole : terre cultivée, élevage d'oies et de chevaux. Et d'ailleurs, même si ces biens n'étaient pas considérés comme exploitation agricole, le nouveau seuil de l'ISF fait qu'il ne serait toujours pas imposé à l'ISF.
Vous devriez revoir la notion que vous employez de "libéral". François Bayrou est pour la liberté en effet, la liberté d'entreprendre, d'échanger, de créer. Il est contre les dérives du capitalisme financier et contre un protectionnisme qui serait mortel pour nos exportations. En revanche il est pour des échanges loyaux, sans dumping monétaire (Chine) de même que social ou environnemental, étant d'accord pour imposer aux produits entrant dans l'UE les mêmes normes que celles que l'Europe s'impose pour les produits fabriqués chez elle.
Quelles loi aurait-il donc voté avec la droite de "LOI d'ASSERVISSEMENT du PEUPLE AUX INTERÊTS DE l'OLIGARCHIE" ???
Le cas de F. Bayrou synthètise bien le problème politique français . Si F. Bayrou reconnait une sympathie d'un coté ou de l'autre , la moitié du pays le traite de vendu quémandant une faveur , si au contraire il s'acharne à ne répondre qu'aux questions sans chercher à ralier un autre parti , ces mêmes partis le traitent de Don Quichotte idiot . Or quel que soit les candidats à venir , c'est le ressentiment personnel qui s'exprime , l'antipathie ou sympathie instinctive mais sans raison . Il est pourtant urgent de se positionner positivement , pour un projet , et non plus pour seulement se venger , par une inutile alternance bipartisane , de ce que l'on a pourtant adulé . Je continue à penser que les candidats sont le reflet de notre société mais que le choix à faire sera celui d'un projet . Par exemple : face au marigot politique et judiciaire actuel , j'aimerai voter E. Joly mais son projet me semble irréaliste et ses compagnons dangereux et sectaires : donc je ne le ferai pas . Il faut absolument arrèter de voter avec ses pieds ! Dans le cas de F. Bayrou, il est indéniable de lui accorder une critique juste et précoce des risques sarkosiens et une réserve lucide sur les choix royaux en 2007 et suite . Est ce que cela lui permet d'être plus apte à restaurer un projet social national , je ne sais pas encore . Une chose est sûre : l'UMP est ce que la politique française a fait de plus médiocre et méprisable , encore plus que le FN , tant tout est calculé ppur préserver l'intérêt d'une minorité prétentieuse ; de l'autre coté le PS reste le champ d'affrontement interindividuels radicaux et stérilisant , l' écologie - cf sus - ,... Montebourg et son projet , bientôt "Bayrou de gauche " ??? Mélanchon pour son rejet viscéral du tout- fric , en le supposant sincère... ??? .. pourquoi pas , écoutons les différences parceque les shémas passés sont définitivement caduques .
Entièrement d'accord Votre réflexion est le reflet d'une majorité citoyenne.Mais toujours s'infiltre le doute à l'écoute des différences ,ça ressemble au chant des sirènes, et il faudra bien se décider à choisir le "moins pire". F. Bayrou ??
Au diable les ghettos. La démondialisation est une ânerie.
Vive la mondialisation (ou globalisation) subsidiarisante, c'est-à-dire garandissant l'aménagement équilibré des territoires régionaux depuis le pôle Nord jusqu'au pôle Sud. Ce qu'on a su faire en France pour remédier au fameux "Paris et le désert français", on doit le réaliser entre les Nations par des structures supra-nationales.
Continuons à réaliser cela en Europe en appliquant réellement et sans relâche le principe de subsidiarité.