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Prison ou école? Le choix du gouvernement
Victor Hugo disait qu'ouvrir une école, c'était fermer une prison. Aujourd'hui, notre président de la République ouvre des prisons et pour faire bonne mesure ferme des écoles.
Malgré le tollé quasi général - exceptons les godillots de l'UMP - il persiste dans le décervelage des générations. Primaire, collèges, lycées, universités, tout est sabré. Les services rectoraux ont placé tous leurs titulaires, et ils tentent de boucher les trous : il y en a partout. Les disciplines les plus gourmandes en heures ont été souvent rabotées en dessous du plancher : quatre heures de français parfois en collège au lieu des cinq réglementaires. Il va bientôt falloir envoyer nos enfants au Maroc où, même dans les austères établissements nationaux, le programme en prévoit quatre « au moins », alors que le français y est considéré comme une langue vivante et non comme la langue véhiculaire. Les dames des rectorats font ce qu'on leur dit de faire : elle placent d'abord dans les établissements les contractuels en garantie de réemploi, puis les Maîtres Auxiliaires. Ces personnels étaient censés assurer les suppléances, mais il est désormais clair que celles-ci ne pourront être couvertes. Plus grave, des enseignements à l'année ne pourront pas être assurés : c'est le cas du latin. Le CAPES de Lettres Classiques a été supprimé, et la dernière génération de profs de la discipline part à la retraite, ou travaille à temps partiel. Ainsi, de petits groupements de six ou neuf heures restent vacants, et le resteront toute l'année faute de profs. Une façon pour les rectorats de faire des économies.
Les rodomontades du ministre ne convainquent personne : nos enfants sont sacrifiés, immolés sur l'autel de l'argent roi. Les conséquences sont manifestes et tragiques, mais elles ne seront patentes que dans quelques années. D'ici là, les oligarchies financières et les princes qui aujourd'hui nous gouvernent auront tiré leur épingle du jeu et mis l'argent dans leur poche. Quousque tandem abutere...


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...Jusqu'à ce qu'un bien courageux " Brutus " ne tue ce grotesque Catilina d'opérette aux nerveuses éructations guerrières et préjudiables, néfastes pour l'avenir de ce pays et celui de toute sa jeunesse.
Je ne suis pas sanguinaire, mais il y a longtemps qu'on aurait dû tuer.
Mais qui peut en avoir le courage et la volonté? Plus facile à dire qu'à faire.
Que le mouvement de l'aile d'un papillon puisse changer le monde, dés le début de " Man Hunt ", Fritz Lang, quant à lui, nous le démontre, à contrario, lorsque, dans " Man Hunt ", une toute simple feuille d'arbre soudain agitée par un souffle d'air, empêche que le cours du monde, justement, ne soit changé.
Alors, répétons à l'envie, sachons et n'ayons crainte, avec tant des nôtres, vouloir ce :
" Catilina delenda est "
Sans doute l'EN remplit mal sa fonction aujourd'hui mais dire que nos enfants sont immolés me parait un peu excessif . Non que je me satisfasse de l'état de l'enseignement , mais il me semble que bien d'autres problèmes sont à régler conjointement pour leur assurer un avenir digne .
Ls.
Votre billet dit des choses justes. Il les dit avec justesse. Et je me dis qu'au rythme où va le sabotage de l'Education National, il n'y aura bientôt plus personne capable d'écrire de tel billet....
Oui, tout est sabré. Et « Jusques à quand enfin, abuseras-tu de notre patience ? »
Jusqu'à un changement de politique...