Un quartier populaire peut-être un quartier heureux, mais comment ?
Si je suis honnête, au début j’ai eu peur. C’était le 30 juin 2006. Nous avions trouvé un super appart, grand, avec terrasse et "en dessous du prix du marché". En ce 30 juin caniculaire, j’allais inscrire mes enfants à l’école. D’extérieur, le batiment se présente comme une école parisienne ; l’intérieur, déserté par les enfants en de début de vacances, aussi : dessins, projets pédagogiques, guirlandes, photos de classe et wc pour nains.
Heureuse de ma chance (j’ai toujours aimé déménager), je jette un œil bienveillant sur les photos de classe, avec gamins édentés et souriants, rangés par taille et encadrés à droite par l’instit et à gauche par la directrice.
Sauf qu’ils étaient tous noirs… Enfin non, pas tous, certains venaient du magreb et d’autres d’un lointain pays communiste asiatique. Un « blanc » ou deux complétaient le tableau. C’est là que j’ai eu peur et que j’ai pensé que la diversité devrait compter dans les deux sens.
L’école est à coté de la mosquée… enfin, quand elle sera reconstruite puisqu’elle a brulé en 2005. Mon anti-cléricalisme parfois primaire ne voyait pas ce lieu de culte d’un bon œil. Donc j’ai eu (un peu) peur. Mais j’ai inscrit mes enfants après un dialogue contructif et intéressant avec la directrice. Puis je me suis dit : on verra bien, au pire y’a le privé….
Je vis à Paris, dans un quartier considéré comme populaire, ce qui, en langage parisien veut dire pauvre et mélangé... Les statistiques communautaires et religieuses sont interdites en France, mais après 5 années dans ce lieu, j’estime que plus de 50% des habitants sont musulmans, un quart juif, un quart pour le reste, asiatiques et « blancs ». *
Un quartier où les gens se retrouvent dans la rue, dans les magasins, aux terrasses des bistros. Les juifs ne sont pas à l’école publique mais ils vivent à coté des musulmans. Je ne dirais pas qu’ils sont potes, mais il y a a minima un respect du vivre ensemble, qui se traduit par une absence totale d’agressivité…
Dans mon quartier, on peut tirer des « conclusions de vie », des préjugés peut-être mais une forme de réalité qui dit que :
- les boulangers sont tunisiens ou algériens, les buralistes et diffuseurs de presse asiatiques, les patrons de café en général musulmans (turcs-iraniens-algériens-marocains pour les 10 bistros autour de chez moi), les boucheries hallal sont voisines des japonais casher (oui, oui, y’a ça aussi), et l’arabe du coin est… arabe. Enfin, le mien, Ali, est tunisien, il ne vend ni porc ni alcool. Ce qui ne l’empêche pas d’être pote avec Staf, mon vendeur de beuh, qui lui même est… un peu racaille, très gentil et respecteux avec la mère de famille française, divorcée, féministe et fumeuse que je suis…
- Je sais toujours quand un pays d’afrique marque un but dans un quelquonque tournoi footbalistique
- Y’a des bistros qui accueillent des ramadanistes en terrasse sans consommer, des taxiphones (tenus pas des pakis) et des bazards avec tout pour pas cher, des bus, le métro, des services publics. Y’a aussi de la culture pour tous, le 104, des parcs, des terrains de sport, des piscines où mes enfants retrouvent leurs potes, des discussions dans la rue, un peu de bruit parfois.
C’est un quartier entouré par 2 cités, considérées parmi les plus « chaudes » de Paris : Curial et Archereau. Un endroit qui craint, et je connais des gens qui ne poseront jamais le pied dans le 19ème, persuadés qu’ils en sortiront détroussés de leurs biens les plus précieux…
5 ans donc, et mes enfants sont toujours à l’école publique du quartier, avec les noirs, les musulmans (souvent les mêmes), et après 5 ans, j’ai eu en septembre dernier ma première victoire : mon fis n’était plus le seul à avoir les yeux bleus dans sa classe…
Parce que bien sûr, c’est un quartier de Paris, qui attire les bobos parisiens en mal de finances et sensément gaucho-républicano-ouverts. Ceux qui mettent leurs momes dans le privé mais pas si fermés que ça quand même : les culpabiliser est un moyen efficace de leur faire virer leur cuti. Pour voir.
Et qu’est-ce qu’ils voient ces bobos (yo incluido) de la réalité :
- Ils peuvent rentrer à 5 heures du matin à pied sans risquer plus qu’un taxage de cigarette, auquel un refus poli se clôt par un « bonne nuit ».
- Les résultats des évalutations de CE1 et CM2 mettent l’école publique au niveau de la moyenne nationale. Moins que Paris néanmoins, mais face au 7ème arrondissement, nous savons tous expliquer certaines différences de performance… Pour simplifier, l’école publique de la rue de Tanger vaut autant par ses résultats que celle de Pont L’évêque…
- En cinq ans, je n’ai jamais vu quelqu’un prier dans la rue, j’ai croisé 2 femmes (ou la même deux fois) voilées intégralement. Et j’estime à une sur 30 le nombre de femmes avec foulard…
- Mes enfants allant à l’école, ils se sont fait des copains, que j’invite à la maison. Je fais juste en sorte d’avoir « pates-poulet » plutût que « pates-jambon » s’ils restent diner.
Certains de mes lecteurs me croient angélique, alors je me suis demandée pourquoi ça marche… et je vous livre quelques explications à critiquer, démonter ou compléter :
- la ville de Paris est une ville riche, par les impôts que paient les entreprises qui ont de nombreux sièges sociaux parisiens. Pour les parisiens, autant sous Chirac que sous Delanoé, cela se traduit par un encadrement extra-scolaire de qualité, de nombreuses activités existantes et peu chères, proportionnnelles aux revenus des parents… Ma fille a passé ainsi 5 ans en primaire avec 3 voyages de 2 semaines : du poney en Périgord, de l’astronomie au Pays Basque, une classe de neige à Morzine. Pour 50 centimes à 15 euros pas jour max, selon les revenus des parents.
- Cette ville de Paris peut même se permettre de positionner son dernier établissement artistique au plein milieu de ce quartier, tout y est gratuit, les œuvres sont ludiques et « children oriented ».
- L’école joue son role. Facteur d’intégration, elle promeut les lois de la république, pour tous. Il est vrai qu’elle dérange certains parents qui aimenraient que leurs enfants vivent « comme au pays » (environ 2 familles par an sur 5 classes selon les instits). Les cons sont cons de tous temps et de tous lieux. Y’a des noirs musulmans très cons aussi.
- Les services publics sont là, de la Caf aux impots en passant par les associations pour apprendre à écrire/parler notre langue
Donc, ça peut marcher. Il nous reste alors 2 possibilités :
1- souhaiter les problèmes, une bonne excuse pour voter Le Pen
2- essayer de vivre ensemble
Et toi, tu choisis quoi ?
* : pour des simplifications de lecture, parce que j’aime les humains en dehors de leur nationalité et parce que je n’ai pas l’habitude de demander sa nationalité à mon bistrotier, j’ai choisi de parler de magrébins, de noirs et d’asiatiques sans même connaître leur nationnalité. Parce que me battre en disant « attend il est français » me paraît ridicule. C’est mon coté humaniste et je souhaite que mon pays voit l’autre comme un potentiel d’échange et non un socle de nationalité….


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C’est mon coté humaniste et je souhaite que mon pays voit l’autre comme un potentiel d’échange et non un socle de nationalité….
Tu rêves Marie
Un rêve ? Je préfère parler d'espoir... ;-)
n'est-ce pas sur le rêve ( indispensable, nécessaire à toute vie humaine) que se construisent une vision politique, une réalité quotidienne et une vie d'être humain? c'est ce que je crois!
Merci Marie!
Le rêve est réalisable... pour ceux qui acceptent de se confronter au quotidien en tentant de voir l'autre comme un humain et non comme une différence. J'y crois oui !
Je me reconnais dans ton article mon déménagement dans un quartier popu m'a offert un espace de vie beaucoup plus vaste car la rue est investie d'échanges et de respirations inestimables.
Merci Marie.
4 ans que j'habite dans ce quartier et je partage le même constat, par ailleurs, très bien posé par l'auteure de cet article !
La qualité de vie de ce quartier tient surtout au fait que l'on trouve un véritable mélange de locataires (ou propriétaires) de très faibles, faibles, moyens et hauts revenus, de toute culture.
Ce qui est loin d'être le cas dans le département, jouxtant ce même quartier, où l'on concentre tous les problèmes sociaux de l'Ile de France....
Quand on pense qu'à Clichy sous Bois, il y a 50 000 habitants et 0 piscine, on peu comprendre pourquoi le 93 n'est pas un département pris en compte par la république...
Yes, je connais bien ce quartier pour y avoir vécu et travaillé (à domicile). D'ailleurs je l'avais reconnu avant que vous ne le nommiez :-)
C'est le quartier du "bariol" par excellence et il est vachement bien ! Calme, vivant et au centre d'à peu près tout avec son canal de l'Ourcq incontournable.
Je suis content de lire ça mais si vos noirs et arabes sont francophones je ne suis pas étonné qu'il n'y ait pas de retard scolaire global. En revanche une copine qui a été instit à la Goutte d'Or prétendait que le retard scolaire commençait dès la maternelle quand les non-francophones sont majoritaires (ce qui était le cas avec sa classe, semble-t-il). Je précise que la copine en question est une instit normale, c'est à dire de gauche.
Cordialités trotskystes et poutou (BizàArpège)
c'est aussi un peu le problème en Allemagne où la plupart des enfants nés de parents turcs arrivent à la maternelle (Kindergarten) sans parler un mot d'allemand. Ils regardent même la télé turque à la maison "grâce" au satellite. Comme en plus tout le monde se regroupe par quartier... certains Kindergarten renoncent même à parler systématiquement allemand et prennent des puéricultrices qui parlent le turc... bonjour l'arrivée en primaire...
Ils ne le sont pas tous mais il y a un énorme travail de fait avec les parents pour les intégrer dans l'école : cours de français, échanges avec des pro sur la parentalité, rv obligatoire avec les parents chaque trimestre pour la remise du bulletin scolaire, repas des communautés où chacun amène sa spécialité, etc... Dès que les parents voient l'école comme une possibilité positive pour leurs enfants, qu'ils (les parents) soient ou non francophones n'a plus autant d'importance.
Des instits de gauche qui ont des remontées d'idées voir d'analyses réacs, ça court les rues. Etre ou se dire de gauche n'a jamais empêché qui que ce soit d'avoir des idées réacs. Et des instits de droite il y en a un paquet aujourd'hui.
Quant à votre analyse un peu limite (mais avec vous on a l'habitude) le retard scolaire globale commencerait quand il y a une majorité de non francophones , aucune étude ne l'a démontrée et ce n'est juste qu'une version un peu moins réacs de cette vieille polémique raciste lancée par la droite comme quoi les immigrés feraient baisser le niveau scolaire ce qui est rigoureusement faux.
Vous prenez une classe avec une majorité de fils de diplomates non francophones et vous constaterez que le niveau sera très élevé. La Goutte d'Or au cas où votre institutrice aurait oubliée ses fondamentaux de gauche, c'est avant tout une question sociale. C'est un quartier prolo et dans tous les quartiers prolos de France et de navarre, le niveau scolaire est bas qu'il n'y ait que des petits blancs bien francophones ou que des noirs et arabes non-francophones comme vous dites.
Langue rouge, merci de ne pas caricaturer dans l'autre sens. . Des personnes aussi estimables que l'équipe multiculturelle de la pédopsychiatre Marie-Rose Moro (dans une région comportant 80% d'immigrés) ont montré qu'il y avait chez certains enfants un bilinguisme soustractif et non additif, qui aboutit à des échecs scolaires, et qui vient redoubler les difficultés liées aux conditions de vie. . Ces enfants ont besoin d'une pédagogie adaptée et il est néfaste, au nom d'une supposée pensée "non réac", de ne pas tenir compte de leurs difficultés.
Bonjour, . Il serait intéressant de comprendre pourquoi ça fonctionne. Je suis troublée par le petit nombre d' "yeux bleus". Un bon bariol serait-il un bariol sans eux? Et si oui, pourquoi? . La politique en matière d'école et de logement est fondamentale, et ce quartier apparemment en bénéficie.
Un bon bariol est un bariol avec eux, mais il y a un travail d'"évangélisation" à faire avec les parents aux yeux bleus qui ont une fâcheuse tendance à mettre leurs enfants dans le privé...
C'est une tendance qui, chez certains d'entre eux, est devenue une triste nécessité, en dépit de leurs convictions. Les conditions optimales dont vous bénéficiez à l'école sont, par exemple, très loin d'être la règle partout. . Les gens yeux bleus fuient donc l'école publique, et certains quartiers, non parce qu'ils ont des peurs irréfléchies, mais parce que leur expérience du bariol est mauvaise. L'évangélisation dont vous parlez est de ce fait impossible.
Avoir peur d'habiter dans Paris ou que ce soit ....Faut mieux entendre ça que d'être sourd. Les renoirs qui habitent Paris ma Chère ne sont pas les mêmes qui habitent Montfermeil et donc je ne vois pas ou est le problème. On peut très bien vivre avec des gens qui vous ressemblent socialement même s'ils sont plutôt chocolats
@ JP Chenet
Qu'est ce que c'est que ces conneries et ce discours un peu limite ? Vous ne connaissez pas Paris apparemment. Vous faites partie de ceux convaincus qu'il n'y a pas de pauvres à Paris ? Pour votre gouverne, Paris c'est 60000 rmistes, la seine-saint-denis 45000. Même si en proportion, il y en a plus en seine-saint-denis qui a une popu de 1,5millions d'habitants contre 2,2 millions pour Paris.
Et d'ailleurs, le revenu moyen des habitants du 18, 19, 20ème est plutôt au niveau de celui des communes les plus pauvres d'ile-de-france. La sociologie de certaines cités parisiennes (dans le 19ème, dans le 20ème) et de certains quartiers dans le nord-est parisiens n'a rien à envier à des villes populaires de la banlieue.
Paris ce n'est pas uniquement saint-germain des prés ou les champs-élysées.
Je ne suis pas forcément convaincus par la description idyllique de son quartier qu'en fait l'auteure de l'article pour le connaitre un peu et pour avoir habité dans un aute quartier populaire parisien pas loin. Un quartier popu il y a forcément des pbs. Dans un quartier bourgeois, où les fils à papa ont de l'argent de poche, ont toutes les conditions pour réussir à l'école et ont les moyens de suqtter les bars plutôt que les cages d'escalier, c'est sûr que c'est plus tranquille, que ces jeunes soient noirs, arabes ou blancs. On n'entend jamais parler par exemple des voitures brûlées par les enfants des dignitaires africains très nombreux pourtant à Paris.
Mais bon, ce texte a au moins le mérite de déconstruire la diabolisation de certains quartiers populaires par certains populistes de droite voir de gauche.
Il y a peut-être une petite différence avec certains quartiers de banlieues c'est qu'à Paris, on peut très facilement sortir de son quartier. Il y a des métros partout et jusqu'à tard et il y a des bus partout y compris des bus de nuit. La vie nocturne est développée et surtout il y a plus de mélanges, les quartiers se touchant et n'étant pas séparés par des autoroutes, des voies rapides, des terrains vagues ou des parkings géants.
Barbès, la goutte d'or, chateau rouge, Curial, place des fêtes, Belleville, Ménilmontant, Porte de Montreuil, ça brasse un max et la densité urbaine aide certainement aussi sans régler pour autant tous les problèmes sociaux.
Bref JP Chenet, vous ne connaissez pas Paris et vous êtes apparemment très imprégnés d'idées préconçues sur les habitants non-blancs de la banlieue parisienne.
Madame Baudry a réalisé une bonne opération immobilière et tout lui paraît aller pour le mieux , son prochain qui l'angoissait auparavant est transfiguré, l'étranger et le monde en général paraît moins étrange quand le bâtiment va tout va..n'est ce pas .
Rien de sociologique dans tout cela. Le bobo américain est tout a fait heureux de trouver une vieille usine à rafistoler même dans des quartiers pourris . Le bobo parisien sait aussi que la cohabitation qu'il rencontrera fait parti des risques de la spéculation immobilière puisqu'il ne peut prétendre habiter le 6 éme aussi colonise-t-il ce qui est à la portée de sa jeune bourse et pare-t-il ses affaires d'une teinte d'aventure sociale et humanitaire, une espèce de safari dans Paris même.
Je ne connais peut-être pas Paris mais vous ne connaissez certainement pas la banlieue où d'ailleurs il fait bon vivre pour tout ceux qui viennent de loin . Les quartiers sont surtout difficile pour ceux qui les considèrent de l'extérieur, je remarque que le bobo parisien veut bien cohabiter à condition qu'il y trouve son Conte en banque.
Madame Baudry est locataire, chômeuse en en surendettement. Alors, mon compte en banque ne se glorifie pas, bien au contraire de ma situation parisienne. Merci de ne pas extrapoler vos préjugés à la mors moi-le-noeud.
Vous m'expliquerez comment vous faites pour tout en étant "surendettée" et chômiste de pouvoir vous payer un appartement parisien... cela pourrait être plus utile que vos idées sur les cohabitations car au moins c'est une situation originale ?... Personnellement je n'ai jamais invoqué de "situation personnelle" en renfort de ce que j'exprime, ce genre "d'argument d'autorité" ne signifie pas grand chose et est complètement extérieur à la signification de votre article.
Vous n'avez peut-être jamais évoqué votre situation mais vous avez imposé votre argument d'autorité sur la mienne "madame Baudry a réalisé une opération immobilière". Si vous connaissiez mieux Paris, vous sauriez que le 19ème est le quartier de Paris où il y a aussi le plus de logements sociaux...
Que les parisiens soient privilégiés par rapport à d'autres villes est une évidence car Paris est une ville riche, ce qui rend la vie (un peu) plus facile aux couches populaires que dans d'autres villes car il y a moultes activités gratuites ou presque, en particulier pour les enfants. Mais ça je l'ai dit dans mon article, je ne vais donc pas le développer à nouveau.
rien!
Je demeure coite devant la pertinence de vos arguments.
C'est parce que vous me paraissez comme une groupie de la Mairie de Paris car je n'ai jamais entendu que DELANOE se distingue particulièrement dans le "social", dans ce domaine les actions que vous lui prêtez se retrouvent tout aussi bien dans le Val de marne ou ailleurs.
Les parisiens paient peu d'impôts mais cela ne veut pas dire que ceux-ci sont équitablement reversés, la Mairie de Paris flattent plutôt ses couches moyennes qui votent pour elles que des pauvres qui n'importe comment ne votent pas ou votent Lepen ( Marine...). J'aurais plutôt tendance à penser que l'argent des parisiens sert a des "Paris plages" ridicules ou à des "gay pride" commerciales. Votre théorie sur les villes riches plus sociales "forcément " que les villes moins riches est en contradiction flagrante avec la réalité sinon Neuilly ville riche par excellence offrirait à ses pauvres des colonies en or - à défaut de pissotières - .
Je ne suis absolument pas groupie de la ville de Paris, je constate juste une offre de services bien plus forte que dans d'autres villes (je vous rappelle qu'à Clichy sous bois il y a 50 000 habitants et aucune piscine).
Bien sûr que la mairie flatte plutôt les classes moyennes, mais elle offre aussi des classes de découverte à l'ensembles des enfants scolarisés, et pour certains, c'est leur premier déplacement hors de Paris, la première fois qu'ils voient la mer et tutti quantti. J'aimerais que celle ville, riche des impôts des entreprises en fasse plus encore pour les couches populaires et s'attaque avec détermination au problème du logement qui pousse vers la banlieue les classes moyennes tout autant que les classes populaires.
Enfin, on peut dire ce qu'on veut de Paris Plage, mais allez faire un tour sur le bassin de vilette et vous verrez qui est le public de cette partie de Paris-Plage : les gamins du quartier qui à défaut de partir en vacances peuvent au moins faire des activités, gratuites. Les miens, en tous cas, s'éclatent à y aller.
Cordialement,