Thématiques du blog
QUELLE UNION BANCAIRE EUROPEENNE et QUI SUPERVISE ?
C'est mieux qu'un Aurevoir , c'est une dernière question que je pose aux journalistes ou aux intervenants de MEDIAPART . Et ce billet là ne sera pas supprimé , car j'espère y avoir des réponses . Mais je pense que cette question doit être posée avant toute mise en place , et plus elle sera posée, plus nous aurons la chance d'y avoir des réponses . L'invraisemblable pollution sur le billet précédent me conduit à le republier pour que ceux qui ont éventuellement des réponses à ces questions puissent en faire part. J'en profite pour inscrire quelques réponses ou éléments de réponse apportés .
Vers une Union et une Supervision bancaire Européenne ?
OUI mais quelle Union bancaire , ayant quels objectifs et surtout , dirigée par qui ?
Première question urgente à poser avant sa mise en place :
Cette Union bancaire à défaut de prononcer une totale séparation d’activités bancaires respectera-t-elle les recommandations issues du Rapport Liikanen ? (1)
Ou sera-t-il enterré comme ce que prévoit déjà la Tribune?(1)
le rapport Liikanen propose de cantonner les activités de marché à haut risque (trading pour compte propre, tenue de marché, crédit aux hedge funds, véhicules d'investissement hors bilan, investissement dans le private equity) dans une entité juridique dédiée, lorsque ces activités dépassent
- un seuil relatif : elles représentent 15% à 25% de l'actif total de l'établissement -
ou un seuil absolu : elles représentent plus de 100 milliards d'euros d'actifs.
Nous avons déjà un élément de réponse à cette question avec la décision de Pierre Moscovici sur le refus d'une coupure entre banques de dépôt et banques casinos . Je ne peux que suggérer l'excellent appel à l'entraide d'Olivier Berruyer sur ce sujet (9) :
Une Union bancaire Européenne doit par définition avoir une politique cohérente et commune à la fois sur :
- sur la taxation des transferts de capitaux
- sur la nécessaire transparence requise par les opérations (quid des dark Pools?)
- sur les outils de régulation essentiels , en particulier pour bloquer les évasions vers les paradis fiscaux
La zone euro commence également à avoir des soucis avec des transferts de liquidités négatifs depuis la rentrée 2012 (2). Il semble donc important de mettre en place les outils de contrôle qui permettront de neutraliser les effets dévastateurs de ces transferts totalement déstabilisants, comme on a pu le voir en Espagne.
Qui en assurera la Direction ?
Monsieur Draghi, ex Goldman Sachs, qui préfère l’intérêt des banquiers privés à celui des Etats et qui a osé expliquer que les modèles sociaux Européens étaient morts ?? Il fait effectivement tout ce qu’il faut pour les faire mourir.
Les Membres du MES, opérant dans le plus secret et sous une totale immunité judiciaire sans aucune transparence comme ce qui est mentionné dans ce traité désormais ratifié?
MAIS SURTOUT, qui contrôlera cette Union bancaire dans les faits ? Théoriquement, ces contrôles devraient être confiés à des Européens semble-t-il, indépendants et dont on ne puisse soupçonner le moindre conflit d’intérêt potentiel.
Et là nous tombons sur un partenaire très important dans le jeu financier des Institutions Européennes.
Il s’agit de la Société Deutsche Boerse AG.. qui détient à la fois la Bourse de Francfort, celle de Zurich par le biais de sa filiale Eurex, qui voulait fusionner avec la plate forme NYSE/Euronext (Nyse étant la plate forme boursière US , Euronext, Européenne dont française) . et dont la volonté de fusion a été bloquée par la Commission Européenne car : (3)
C'est une interdiction sans réserve que le vice-président de la Commission européenne a prononcé hier à l'égard du projet de fusion entre Deutsche Börse et Nyse Euronext. Joaquin Almunia a estimé que la création d'un ensemble contrôlant «90% du marché mondial des produits dérivés basés en Europe» éliminerait «un sain processus compétitif» et se traduirait par «des prix plus élevés et par moins d'innovation». A Bruxelles, on note un «déséquilibre» avec la décision américaine de laisser le CME se constituer en monopole. Pour la direction de Deutsche Börse (photo), c'est «un jour noir pour l'Europe»
Rappelons que le marché des dérivés est de 700 000 Milliards (environ 10 fois les PIB mondiaux(8)) et qu’il n’a plus aucun rapport avec des biens tangibles ou des actifs de société. Ce n’est plus qu’une bulle monstrueuse dont l’implosion pourrait coûter très cher à ceux à qui l’on demande toujours de payer : les peuples.
C’est d’ailleurs l’un des gros problèmes potentiels de la Deutsche Bank (4).
De nombreux fonds de pension, comme aux Pays Bas, utilisent désormais ces dérivés pour booster les produits de retraite par capitalisation.
La maitrise du marché des dérivés est donc la maitrise totale du TOUT financier et c’est la raison pour laquelle le CME (Chicago Mercantile exchange qui contrôle 90% du marché des dérivés américains) en train de créer une plate-forme à Londres a également activement milité contre cette fusion .
La Plate forme Nyse Euronext qui rassemble les bourses Américaines et quelques bourses Européennes est déjà contrôlée pour une bonne partie par les fonds de pension US .. comme Capital Resarch Investors, Vanguard , State Street, Black Rock ... (5)
Dans ce contexte, ou l’on trouve à la fois une proposition tout à fait louable pour ramener un peu de raison sur cette bulle spéculative avec le rapport Liikanen, il est d’autant plus important de savoir qui va réellement contrôler cette Union bancaire. Une chose est sûre, si ceux qui ont un poids essentiel dans cette nouvelle Supervision sont juges et parties dans l’émission et la distribution des dérivés, le rapport Liikanen est par définition entterré.
La place incontournable de la Société Deutsche Boerse AG sur le marché des capitaux Européens devrait déjà faire se poser cette question légitime. Car étant donné que les principales activités bancaires sont désormais plus orientées vers la bulle des dérivés que sur toute autre chose , il paraît essentiel , dans un simple esprit de légalité et de limitation des conflits d’intérêts , de rendre cette nouvelle Union bancaire indépendante du lobbying excessif d’un groupe qui contrôle déjà plus du tiers des flux de capitaux Européens et qui a également mis en place avec sa filiale Eurex, l’organe qui permet de spéculer sur les dettes souveraines Européennes .
Mais ce groupe en fait contrôle QUASIMENT TOUS les flux de capitaux Européens avec Clearstream (plus de 80% de contrôle) qui sont avec Euroclear (filiale de JP Morgan) les deux chambres de compensation financières Européennes.
Clearstream est un ICSD, International Central Securities Depository, ou Dépositaire Central International. Son métier est le règlement livraison sur le marché des eurobonds (plus de 80 % de ses activités) ainsi que le règlement livraison des titres et parts de fonds d'investissement. Depuis 2002, c'est une filiale à 100 % du groupe Deutsche Boerse AG.
Le fait déjà qu’un organisme purement privé soit le détenteur de cet outil de contrôle essentiel est une première anomalie de taille, qui devrait être en toute logique traitée AVANT la mise en place de cette Supervision bancaire, car pour pouvoir superviser, il faut avoir accès aux données permettant cette supervision.
Sinon, cela ne signifie rien d’autre que de remettre la totalité de la gouvernance financière Européenne à un groupe du nom de Deutsche Boerse AG .. dont d’ailleurs l’opacité de l’actionnariat n’a pas d’équivalence .. si ce n’est la localisation géographique des ses actionnaires qui montre qu’ils ne sont pas forcément Européens (6)
Si vous trouvez les actionnaires de cette société, merci de m'en informer , pour ma part je les cherche toujours, à part ALLIANZ qui déclare une participation de 5,6% , rien ne filtre ce qui est encore plus insensé.
Grâce aux recherches de Danyves , nous avons pu identifier deux actionnaires :
Franklin Mutual Advisers à hauteur de 4,22%
Le TCI: The children investment Fund foundation , dont le niveau de participation reste inconnu mais qui selon les informations est une association à but non lucratif , ce qui ne l'empêche pas d'être particulièrement présente dans des groupes comme Mital ou Lockheed Martin ce qui est un peu surprenant quand on connait l'activité de ces derniers .
Deux sites :
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Children's_Investment_Fund_Foundation
La chambre de compensation est l'outil par essence d'une supervision bancaire et comment peut-on même imaginer laisser cet outil à des mains totalement privées dont on ignore tout de surcroît ..
Mise à jour du billet 22 Octobre à 20H 40
Supervision de la BCE ..
On va donc demander à la BCE de superviser les injections de 1000 milliards de liquidités qui doivent lui être remboursées à échéance .. Ce qui a été nommé les LTRO ?
Ils ont entendu parler de la notion de Juge et partie à Bruxelles ?
Cette réflexion de parfait bon sens a été faite par Olivier Berruyer sur BFM , Vendredi dernier .
Sources
1.http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121015trib000724975/reglementation-bancaire-le-rapport-liikanen-va-t-il-etre-enterre-.html
2.Sortie nette de capitaux en août dans la zone euro
http://fr.news.yahoo.com/sortie-nette-capitaux-en-août-dans-la-zone-081535097--business.html
3.http://www.agefi.fr/articles/article.aspx?id=1209631
4. http://fipcarolinep.xooit.fr/t13-Deutsche-Bank-Un-gros-besoin-de-transparence.htm
5.Actionnaires Nyse Euronext : http://fr.finance.yahoo.com/q/mh?s=NYX
6. Répartion Géographique actionnaires Deutsche Boerse AG http://deutsche-boerse.com/dbg/dispatch/en/kir/dbg_nav/investor_relations/20_The_Share/40_Shareholder_Structure
Article de Attac Suisse sur Clearstream . http://www.suisse.attac.org/Clearstream-La-chambre-de
7. http://fr.wikipedia.org/wiki/Clearstream
8. PIB Mondiaux : Le PIB mondial aurait été selon le FMI3 de 57 937 460 millions de dollars en 2009 contre 60 689 812 millions en 2008.
9. Moscovici cède aux banquiers : http://www.les-crises.fr/separation-des-banques-appel/
10. TCI : http://ciff.org/ ou http://en.wikipedia.org/wiki/The_Children's_Investment_Fund_Foundation


Les 3 commentaires les plus recommandés
@Virgil
Laisses béton .. Je n'ai jamais tenté d'abreuver personne et personne n'a jamais été obligé de me lire , mais juste de restituer une compréhension que me paraissait importante et que j'avais eu la chance de pouvoir acquérir précédemment . Ceux qui m'ont lue n'ont jamais été forcés de le faire, ils oublient juste de le dire. Visiblement , cette compréhension là indispose, et provoque des discussions sans fin , plutôt sur la forme que sur le fond . Donc il faut savoir ne pas s'obstiner dans le Cervantès .. et je n'ai pas la prétention de réécrire le narratif économique de notre époque .
C'est un échec , mais on apprend plus par ses échecs que par ses réussites . Je n'ai pas attaché assez d'importance à la forme .. Tout ceci n'est pas très grave et cela m'aura permis de très belles rencontres et amitiés ..
Les lecteurs de Mediapart continueront de chercher leur modèle, moi aussi , mais pas chez Mediapart . J'irais plutôt chercher des lieux dans lesquels le terme échanges ou débats revêt encore une signification . Les 18 Mois précédents m'ont de plus montré que sur des sujets aussi importants que les traités Européens , la séparation des activités bancaires ou le rôle de la BCE, ce n'était pas ici qu'on risquait de donner naissance au "modèle idéal"car pour pouvoir donner naissance à un modèle , quelqu'il soit, il faut commencer par avoir le droit d'en débattre, ce qui n'est visiblement pas encore le cas .
Un petit coup de Mélenchon (sur son Blog) ne peut faire de mal, vu la façon dont certains le vantent
______
Je devais mentionner cette nouvelle ambiance au parlement européen. C’est tellement nouveau ! Après le dernier sommet européen, si creux et vain, plusieurs intervenants dans l’hémicycle ont commencé à s’interroger publiquement sur l’efficacité du prétendu remède que serait l’austérité. La panique commence à poindre.
C’est au point que nombre des orateurs harcelaient la Commission et même ce malheureux Van Rompuy. « Il faut agir ! Il faut agir ! » ont-ils pleurniché. « Mais nous agissons ! » ont répliqué Barroso et Van Rompuy. Justement ça ne donne rien et c’est le problème que semblent découvrir toutes sortes de gens. Barroso, l’homme qui parle huit langues pour ne rien dire, a fini par sortir de ses gonds ! Malin comme un singe il s’en est pris au caricatural nationaliste anglais pour lui jeter à la figure que l’Angleterre n’est pas malade à cause de la monnaie unique puisqu’elle n’est pas dans la zone euro. Si donc elle subit une cure d’austérité comme les autres c’est donc parce que comme les autres elle paie pour les politiques du passé. Mange mon gars ! Au passage il a aussi tapé le FMI qui s’est risqué lui aussi à crier à la catastrophe si l’Union européenne continue à serrer tous les budgets. Il n’est pas faux de dire que dans le bal des faux culs, le FMI bat des records de double langage. Donc Barroso fait des révélations : « La proposition de donner un an de plus à l’Espagne et au Portugal, c’est nous qui l’avons faite ! Pas le FMI », jure-t-il, au bord de l’apoplexie. Mais telle est dorénavant la situation, que Barroso lui-même doit mettre sac à terre et ne pas en faire de trop, contre les faits. Aussi le vit-on, beaucoup plus modestement, se réjouir que ce sommet ait été un moment important « en ceci qu’il a confirmé les décisions des précédents » ! Tu parles d’un exploit ! Avant de conclure dans le style admirable de la novlangue des eurocrâtes : « Le sommet a été un moment charnière pour accepter de discuter des difficultés que nous voulons surmonter ». Ce qui ne veut rien dire, comme on s’en rend compte si l’on s’y intéresse ; mais cela fait riche. Quand ce fut le tour de Van Rompuy, la malheureuse créature, président de je ne sais plus quoi, paraissait si désemparée qu’on lui aurait volontiers donné immédiatement son quatre heures pour qu’il ne pleure pas. « Nous avons sous-estimé l’ampleur et la profondeur de la crise dans nos pays », a-t-il gémi. Mais ce sera le seul aveu de faiblesse. Car, pour la suite, l’arrogance libéralo eurocratique est vite revenue. « L’austérité n’est pas venue d’en haut, de l’Union européenne, mais par les pays eux même, par la mal gouvernance, le mal governo » «Qui pouvait croire qu’avec une aussi mauvaise gestion cela pouvait continuer ? » « A partir du mal governo, l’austérité est une politique inévitable ». Passons. Il est compréhensible que, pour de tel personnages, le respect dû aux états souverains et à leur parlement ne soit déjà plus rien. Sinon un encombrement permanent. D’ailleurs, ce sera, à la fin du propos, le cœur de ce qu’il a annoncé pour la suite. « Pour aller plus loin, dorénavant on touche au noyau dur de la souveraineté. On le fera, pas à pas. » «On va atteindre des tabous ». Au moins vous êtes prévenus.
N’empêche que dorénavant les analyses que nous avons été seuls à tenir pendant si longtemps se répandent. De plus en plus de gens mettent en cause une politique qui aggrave le mal qu’elle prétend combattre. Il est vrai que leur foi naïve butte sur de troublants mystères. Comment expliquer qu’après tant de sacrifices, l’Espagne ne soit passée qu’à 8% de déficit venant de 9% tandis que la dette s’est creusée, que le chômage a explosé et que l’unité du pays est dorénavant mise en cause ? Rien de ce qui est annoncé par le dogme ne semble fonctionner. Même en ce qui concerne les bienfaits de la vertu. Comment expliquer que la Slovénie qui a un déficit public conforme, de 3%, et une dette pile poil dans les clous ne puisse emprunter à moins de 6% ? Comment expliquer qu’avec une politique monétaire non restrictive qui a conduit à distribuer 1000 milliards de prêts aux banques privée européennes il ne se passe rien dans l’économie ? Ce pauvre Van Rompuy aggrave les doutes en croyant culpabiliser les amis de la dépense publique. Il a démontré en effet que les taux d’intérêts payés par les Etats sont en baisse relative si on les compare à ceux que paye l’Allemagne pour se refinancer. Alors d’où viennent nos malheurs ? Le discours officiel ne permet pas de répondre à ces énigmes. « La dette, la dette », disent les grands pontifes de l’austérité. Impossible de discuter avec ces gens, ils sont hallucinés. Ils iront au désastre avec la bonne conscience implacable des doctrinaires.
Non Raymondal
Je pense que le seul objectif de Lastfloor est de faire que si réponse il y a , même partielle à une des questions posées , elle ne puisse plus être accessible à quiconque . C'est effectivement de la destruction systématique et pour l'instant la modération n'a enlevé qu'un seul des deux commentaires inutiles sur lesquels je l'ai alertée .
Certaines questions ne doivent pas être posées ici .. et si elles n'ont pas le droit de cité, inutile de dire que les éventuelles réponses factuelles l'ont encore moins .
C'est hallucinant .. Et je n'imagine pas que que la tolérance à l'encontre de cette destruction systématique de ce qui n'est qu'une suite de questions , soit autre chose qu'une volonté de faire taire et surtout de faire en sorte qu'elles soient oubliées et qu'elles disparaissent le plus vite possible du paysage Mediapart. Je n'effacerais pas plus ce billet que le précédent . Par contre , il donne une assez bonne idée de la notion de débat participatif.
Tous les commentaires
Salut l'ami GMM
C'est pas mignon tout plein un petit blog entre nous pour causer de la finance internationale ?
Marie Caroline, je l'aime trop !
Mettre au pas même a minima la Finance: ce n'est pas encore au programme du PS...
Et PASSIFOU, il est pas avec nous ? Quel lâcheur ... Plus beaucoup de fans cette pauvre Marie Caroline .... 2 flutistes, un chat, un obèse ... et un antisémite notoire et MOI !
FINANCE-MARCHÉS
Le scandale du Libor s'étend à la Société Générale
26/10 | 06:37 | mis à jour à 07:24
Neuf banques supplémentaires, dont la Société Générale, auraient été assignées à comparaître aux Etats-Unis. Ce sont désormais 16 établissements qui sont concernés par le scandale.
Un petit coup de Mélenchon (sur son Blog) ne peut faire de mal, vu la façon dont certains le vantent
______
Je devais mentionner cette nouvelle ambiance au parlement européen. C’est tellement nouveau ! Après le dernier sommet européen, si creux et vain, plusieurs intervenants dans l’hémicycle ont commencé à s’interroger publiquement sur l’efficacité du prétendu remède que serait l’austérité. La panique commence à poindre.
C’est au point que nombre des orateurs harcelaient la Commission et même ce malheureux Van Rompuy. « Il faut agir ! Il faut agir ! » ont-ils pleurniché. « Mais nous agissons ! » ont répliqué Barroso et Van Rompuy. Justement ça ne donne rien et c’est le problème que semblent découvrir toutes sortes de gens. Barroso, l’homme qui parle huit langues pour ne rien dire, a fini par sortir de ses gonds ! Malin comme un singe il s’en est pris au caricatural nationaliste anglais pour lui jeter à la figure que l’Angleterre n’est pas malade à cause de la monnaie unique puisqu’elle n’est pas dans la zone euro. Si donc elle subit une cure d’austérité comme les autres c’est donc parce que comme les autres elle paie pour les politiques du passé. Mange mon gars ! Au passage il a aussi tapé le FMI qui s’est risqué lui aussi à crier à la catastrophe si l’Union européenne continue à serrer tous les budgets. Il n’est pas faux de dire que dans le bal des faux culs, le FMI bat des records de double langage. Donc Barroso fait des révélations : « La proposition de donner un an de plus à l’Espagne et au Portugal, c’est nous qui l’avons faite ! Pas le FMI », jure-t-il, au bord de l’apoplexie. Mais telle est dorénavant la situation, que Barroso lui-même doit mettre sac à terre et ne pas en faire de trop, contre les faits. Aussi le vit-on, beaucoup plus modestement, se réjouir que ce sommet ait été un moment important « en ceci qu’il a confirmé les décisions des précédents » ! Tu parles d’un exploit ! Avant de conclure dans le style admirable de la novlangue des eurocrâtes : « Le sommet a été un moment charnière pour accepter de discuter des difficultés que nous voulons surmonter ». Ce qui ne veut rien dire, comme on s’en rend compte si l’on s’y intéresse ; mais cela fait riche. Quand ce fut le tour de Van Rompuy, la malheureuse créature, président de je ne sais plus quoi, paraissait si désemparée qu’on lui aurait volontiers donné immédiatement son quatre heures pour qu’il ne pleure pas. « Nous avons sous-estimé l’ampleur et la profondeur de la crise dans nos pays », a-t-il gémi. Mais ce sera le seul aveu de faiblesse. Car, pour la suite, l’arrogance libéralo eurocratique est vite revenue. « L’austérité n’est pas venue d’en haut, de l’Union européenne, mais par les pays eux même, par la mal gouvernance, le mal governo » «Qui pouvait croire qu’avec une aussi mauvaise gestion cela pouvait continuer ? » « A partir du mal governo, l’austérité est une politique inévitable ». Passons. Il est compréhensible que, pour de tel personnages, le respect dû aux états souverains et à leur parlement ne soit déjà plus rien. Sinon un encombrement permanent. D’ailleurs, ce sera, à la fin du propos, le cœur de ce qu’il a annoncé pour la suite. « Pour aller plus loin, dorénavant on touche au noyau dur de la souveraineté. On le fera, pas à pas. » «On va atteindre des tabous ». Au moins vous êtes prévenus.
N’empêche que dorénavant les analyses que nous avons été seuls à tenir pendant si longtemps se répandent. De plus en plus de gens mettent en cause une politique qui aggrave le mal qu’elle prétend combattre. Il est vrai que leur foi naïve butte sur de troublants mystères. Comment expliquer qu’après tant de sacrifices, l’Espagne ne soit passée qu’à 8% de déficit venant de 9% tandis que la dette s’est creusée, que le chômage a explosé et que l’unité du pays est dorénavant mise en cause ? Rien de ce qui est annoncé par le dogme ne semble fonctionner. Même en ce qui concerne les bienfaits de la vertu. Comment expliquer que la Slovénie qui a un déficit public conforme, de 3%, et une dette pile poil dans les clous ne puisse emprunter à moins de 6% ? Comment expliquer qu’avec une politique monétaire non restrictive qui a conduit à distribuer 1000 milliards de prêts aux banques privée européennes il ne se passe rien dans l’économie ? Ce pauvre Van Rompuy aggrave les doutes en croyant culpabiliser les amis de la dépense publique. Il a démontré en effet que les taux d’intérêts payés par les Etats sont en baisse relative si on les compare à ceux que paye l’Allemagne pour se refinancer. Alors d’où viennent nos malheurs ? Le discours officiel ne permet pas de répondre à ces énigmes. « La dette, la dette », disent les grands pontifes de l’austérité. Impossible de discuter avec ces gens, ils sont hallucinés. Ils iront au désastre avec la bonne conscience implacable des doctrinaires.
Merci Art, j'avais lu hier soir, retour aux sources......
Amen ...
Impossible de discuter avec ces gens, ils sont hallucinés.
C'est clair, non ?
C'est clair pour de plus en plus de personnes, sauf pour les bigots
Un excellent article dans @si:
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5321
@Art
Excellent article à relayer et à diffuser le plus largement possible :
10% de l’activité bancaire en France consistent à financer les entreprises. Si on ajoute les 12% qui servent à financer les particuliers, on arrive à 22%. Conclusion : moins d’un quart de l’activité des banques en France servent à l’économie réelle
Le reste ne sert qu'à la spéculation qui détruit l'activité économique à cause des bulles qu'elle entraîne :
bulle immobilière
matières premières (pétrole ou agriculture) .. etc...
Idem pour l'emploi : cette phrase est à souligner
De la même manière, Moscovici insiste sur cette industrie qui emploie 400 000 personnes. "A son niveau de ministre, personne ne lui a dit que si on avait des banques plus petites et mieux diversifiées ce ne sont pas 400 000 emplois qu’on aurait mais 600 000" regrette Philipponnat.
Cet excellent article est accessible gratuitement pendant 4 jours.
Je suis "surprise" que la plupart des journaux (dont Mediapart
) ne parlent pas de la décision de Moscovici.
La profondeur de l'enfumage est insondable...
Choppé l'article @si, merci.
A son niveau de ministre, personne ne lui a dit que si on avait des banques plus petites et mieux diversifiées…
C'est terrible, ce pauvre ministre à qui on cache tout.
Entre Moscovici qui n'est pas au courant et Hollande qui cherche toujours désespérément qui, mais alors vraiment qui donc peut bien se cacher derrière le pseudonyme finance…
En fait ils sont honnêtes. C'est juste qu'ils ne sont pas informés.
C'était une blague, un clin d'oeil à DANYVES ...
je n'appelle pas l'activité banquaire une industrie, pour moi c'est plutôt une maffia qui pratique le raket .....
Qu'est ce qu'on va devenir quand MARIE CAROLINE sera partie ?
Peut-être serez-vous capable de nous donner des informations de la même qualité ?
Ben oui, regardez plus haut, y a tout un cours. Vous en voulez un autre, j'en ai des centaines sous mon clavier.
Ouvrez donc un billet indépendant de celui de Marie-Caroline, et développez vos propres idées.
MARIE CAROLINE, je l'aime trop !
J'ai dit la même qualité !
Vous parlez à un artiiiiiiste, le mot n'est pas pertinent.
Mais on peut supposer qu'il a pris très premier degré la démonstration de Marcel Duchamp et l'applique laborieusement, hélas sous notre nez
J'aimerais bien être un artiste... serais pas là à perdre mon temps.
MAIS MOI AUSSI J'EXISTE !
J'ai cru comprendre que vous étiez un artiste, Lastfloor.
(pas du trollage, par contre !)
Je vous ai retrouvé (en double) sur ce fil du Père Vert,en septembre dernier.
http://blogs.mediapart.fr/blog/le-pere-vert-pepere/070912/tscg-lart-de-jouer-sur-les-peurs
Pour mémoire:
09/09/2012, 19:10PAR LASTFLOOR
@MARIE CAROLINE
Il vous arrive de penser par vous même ou récitez vous constamment le brévière du FdG ? qui je le rappelle a appelé à voter Hollande sans condition ...
Mélenchon a-t-il déjà convaicu les allemands ou veut il une sortie de l'Euro ?
PS: quand vous lancez, un débat MARIE CAROLINE sur votre torchon de blog en essayant de désinformer sans scrupule les lecteurs et qu'une réponse qui remonte dans la page vous déplait, comment pouvez vous fermez la discussion ? non sans avoir au préalable accusé un de vos contradicteur d'antisémite ! Rien que ça !
Je résume, quand ça vous plait pas, vous traitez votre contradicteur d'antisémite puis fermez immédiatement le banc, empêchant toute réponse ...
Merde alors !
A de la mémoire Lastfloor ...
Lastfloor se défendant en se citant lui même comme une preuve de ses dires :-)
Ca ressemble à une crotte parlant de l'odeur à une autre en parlant d'une absente.
Sur la merde, en tout cas, vous semblez en connaitre un rayon. Vous devriez y consacrer un blog whisky.
PS: "se citant lui même comme une preuve de ses dires" dans la tautologie aussi vous êtes un as !
Tiens vous commencez à prendre conscience de l'argument !
Tout espoir, n'est pas perdu, imprimez les deux et regardez alternativement, la lumière vous viendra, je vous le souhaite.
Pas des dires, des écrits !
Il a de la mémoire sélective, lastfloor !
Voici tout l'échange :
------------------------------------------------------
09/09/2012, 19:10 par lastfloor
@MARIE CAROLINE
Il vous arrive de penser par vous même ou récitez vous constamment le brévière du FdG ? qui je le rappelle a appelé à voter Hollande sans condition ...
Mélenchon a-t-il déjà convaicu les allemands ou veut il une sortie de l'Euro ?
PS: quand vous lancez, un débat MARIE CAROLINE sur votre torchon de blog en essayant de désinformer sans scrupule les lecteurs et qu'une réponse qui remonte dans la page vous déplait, comment pouvez vous fermez la discussion ? non sans avoir au préalable accusé un de vos contradicteur d'antisémite ! Rien que ça !
Je résume, quand ça vous plait pas, vous traitez votre contradicteur d'antisémite puis fermez immédiatement le banc, empêchant toute réponse ...
Merde alors !
09/09/2012, 19:41 par MARIE CAROLINE PORTEU
Monsieur Jammes ...
Je n'ai pas traité mon interlocuteur d'antisémite , j'ai dit que le procédé, les insinuations, et les amalgames me faisaient penser à des procédés identiques utilisés une époque noire de l'histoire de France ... Ne réécrivez pas ce que j'écris SVP ... J'ai utilisé le terme dénonciation calomnieuse .. Je suis prête à retirer ce commentaire un peu excessif de mon "torchon" de blog ...
Pour votre information : le Fdg est loin d'être le seul à réclamer la monétisation directe aux Etats . Cette réclamation est transversale à de nombreuses tendances politiques . Je vous laisse chercher les prix Nobels qui recommandaient ou recommandent cette méthode . Vous avez parlé de la création monétaire , c'est effectivement tout le noeud du problème actuel .. Qui le détient .
Pour votre information car vous l'avez sans doute également mal lu ou mal compris , je n'ai jamais entendu dire que Mélenchon voulait une sortie de l'euro !! Je vous suggère de vous renseigner plus avant sur ce qu'il dit précisément .
Oui j'ai fermé les commentaires car vos insultes comme celles de votre amie risquaient de rendre totalement illisible la file d'échanges en détournant totalement ce billet de son objectif premier : faire prendre conscience de l'entourloupe du nouveau projet de Draghi . Heureusement depuis , de nombreux économistes et politiques, de tous bords politiques, s'en sont rendus compte également et n'hésitent plus à le dire . J'en ai cité un ou deux sur ce même billet .
09/09/2012, 19:46 par lastfloor
C'est ça, retirez votre commentaire véritablement insultant.
09/09/2012, 19:50 par MARIE CAROLINE PORTEU
@Louis Jammes ..
Je l'ai modifié ..
Vous pouvez également retirer vos insultes .. Cela permettra peut-etre de repartir sur des bases plus sereines .
09/09/2012, 20:11 par lastfloor
Cela commence à bien faire MARIE CAROLINE.
Je n'ai insulté personne.
09/09/2012, 20:24 par Fantie B.
@ L Jammes
nota en passant :
Il se trouve que j'ai lu ce fil tout à l'heure que votre ancien commentaire placé ici m'avait frappée : je l'ai trouvé très insultant (qualificatif sur le blog de MC Porteu).
---------------------------------------------------
Et j'ajoute que c'est à la suite de cet échange que j'avais cessé de vous prendre au sérieux, L :
quand j'ai lu le qualificatif insultant adressé par vous au blog de MC Porteu.
Qualificatif que vous avez ensuite 1) effacé 2) affirmé que vous ne l'aviez jamais écrit.
De quoi parlez vous Fantie ? Du torchon de blog ? Nous y sommes !
Effacé ? Qu'est ce qui est effacé ? Et oui Marie Caroline, cette grande démocrate avait fermé son billet (elle était la seule à pouvoir répondre) et surtout empêcher mon post de remonter en haut de page !
J'ai écrit ceci très précisément le 9 septembre : (je souligne aujourd'hui et j'ajoute le "et" manquant) :
@ L Jammes
nota en passant :
"Il se trouve que j'ai lu ce fil tout à l'heure (et) que votre ancien commentaire placé ici m'avait frappée : je l'ai trouvé très insultant (qualificatif sur le blog de MC Porteu)."
------------------------------
C'est clair, me semble-t-il. (voir l'extrait complet de l'échange (moins l'effaçage de votre insulte) dans mon précédent commentaire.
Je n'ai rien effacé du tout ! Marie Caroline, elle, avait souhaité effacer ses insultes gratuites d'antisémitisme ...
Et moi j'affirme que vous avez effacé.
Parole contre parole, donc.
Effacé quoi ma puce ?
aaah on arrive encore à une pépite de vérité :
"surtout empêcher mon post de remonter en haut de page !"
Ce qui confirme mon sentiment qu'une partie de cette haine confite, prend ses racines dans des problèmes de glorioles évanescente mals digérés, donc comme il a été dit souvent des problèmes d'ego.
Non plus simple ! Je n'aime pas les tricheurs.
Surtout quand ils passent leur temps à bourrer le mou ...
ah subtile différence, puisque vous bourrez du mou...
Vont finir par écrire une thèse sur MOI !
Non, vous êtes trop prévisible et répétitif. Le troll banal déjà décrit partout par les observateurs du net.
Un enfant de John Cage ... dans le genre loufoque
plutôt loup-phoque Fastflood
y"avait" un s
en trop
Comme tu veux gros matou
Fantie ne te fatigues pas a répondre a cet abruti.
@ GMM : c'est juste parce qu'il prétendait ne pas être l'artiste dont il est question dans la précédente version du fil !
Je supporte mal, c'est vrai, les mensonges aussi flagrants.
J'aurais voulu être une artiiiste ...
Moi, je ne suis que Lastfloor, le troll que vous aimez tant ...
PRIX NOBEL POUR MARIE CAROLINE !
Pauvre type,
Ce que vous allez devenir, vous, on s'en tamponne le coquillard ferme . Nous on sait ce qu'on va faire pas de soucis .
Tchao Pantin
Je vais être trop triste sans toi GMM ...
à GMM 11h44
Il faut aller le dire aux employés de banque. Ainsi Arlette Laguiller était une petite main de la Mafia ? ça va sûrement lui faire plaisir de l'apprendre.
Les employés de banque n'ont aucun rapport avec la politique des grandes banques internationales qui sont en train de concentrer les richesses entre quelques mains...
GMM remettait en cause l'expression "industrie bancaire", et assimilait l'activité bancaire à celle d'une Mafia. Les dérives oligarchiques, c'est un autre problème.
Un peu lourdingue comme réponse, Bourricot, on pourrait faire des banques autre chose que cet infect buisness. Et leurs employé seraient peut être un peu plus fiers de ce qu'ils font.
Vous pouvez tenir le même raisonnement pour ceux qui nettoient les chiottes, font le metier de CRS,ou ramassent les poubelles mais il faut bien bouffer n'est pas.
L'étape suivante c'est faire les poubelles....
Il y a aussi les travailleurs des industries d'armement, les caissières de supermarchés qui participent de l'entretien de la société de consommation, les travailleurs de l'agro-alimentaire qui entretiennent la malbouffe, etc. etc. Vous allez où, comme ça ?
Il y a aussi les travailleurs des industries d'armement, les caissières de supermarchés qui participent de l'entretien de la société de consommation, les travailleurs de l'agro-alimentaire qui entretiennent la malbouffe, etc. etc.
Et les bourricots comme vous.
GMM
Et les bourricots comme vous.
GMM, tu peux mieux faire. Tu l'as largement et souvent prouvé.
N'emmerde pas l'âne.Il est parfois casse-pieds mais c'est un bon âne.
Et de toutes façons c'est mon âne.
Connaissez pas la nouvelle,Virgile, mon guide ?
Melchior nous a quitté.
Paix à son âme ....
Oh il ne va pas en mourir, le bouricot, et moi je m'amuse un peu, j'aime bien les bagarres générales..... ça vole un peu partout on en prend on en donne, et là c'est complètement virtuel..... même pas de risque. Et puis les bagares générales, c'est souvent des erreurs d'arbitrage qui les provoquent . Un bon arbitre n'a pas ça .....
GMM
GMM il fait Peur !
Excellent article et références... "10% de l’activité bancaire en France consistent à financer les entreprises. Si on ajoute les 12% qui servent à financer les particuliers, on arrive à 22%..." Eh, oui, étonant aussi le silence des médias autour de cet énorme flop du politique devant la force de persuasion des organismes bancaires et de son souteneur Finance.
En parlant de particuliers, ces petites particules qui font tourner les machines et remplir les caisses sans jamais été considérées comme partie intégrante de l'ensemble, bien regrettable pour eux, les particuliers, qui n'ont pas le don de la persuasion, cet encore nouveau pliage en catimini du politique.
Pour le quotidien de ces petites particules il y avait aussi l'espoir et la presque promesse que dès la séparation des activités de dépôt et des investissements il devait s'ensuivre la suppression des tarifications bancaires à la tête du client et sa régulation.
Mais que représente au milieu de cet impudique brassage lorsque l'on compte en unité de milliard les petites dizaines, voire centaines, d'euros par mois qui resteraient dans les comptes des utilisateurs obligés des banques, dizaines ou centaines qui profiteraient au pouvoir d'achat en berne du citoyen lambda ou simplement à ne pas en engranger d'autres tarifications, en fin de mois difficile, encore plus lourdes?
Qui avait dit il n'y a pas longtemps "je serai puissant avec les faibles..."
Je veux bien donner du temps au gouvernement en place, mais il faudrait que ce gouvernement commence à regarder le sablier, le temps passe.
On a le sentiment que ce gouvernement fait de très bonnes choses sur le plan social, mais que - hélas - il ne s'attaque pas du tout aux effets ravageurs du capitalisme financier. L'économie est son point (très) faible.
Du coup, s'il ne modifie pas sa politique économique (comme continue à l'espérer Emmanuel Todd), il risque de faire le même flop que Zapatero. Et ce serait tragique à court et à moyen terme...
@ Art Monica : Merci pour le lien vers asi.
Article à lire en effet.
Dont un beau titre intercalaire :
"Quatre rapports et un enterrement"
La cadence" de reniement des promesses de ce gouvernement-ci réussit à m'étonner, malgré mes non illusions de départ.
La séparation des activités bancaires
Monsieur Oudéa a donc pris la place de Madame Belkacem comme porte-parole du gouvernement ? Ah ben ça alors...
Plus rien ne m'étonne.
Monsieur Oudéa a donc pris la place de Madame Belkacem comme porte-parole du gouvernement ?
Un tel accès de franchise n'est pas hautement prévisible…
@ Melchior
La position (en infléchissement) de Moscovici est connue depuis quelques semaines.
Par exemple: http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/la-reforme-bancaire-va-t-elle-faire-pschitt_345691.html
Au temps pour moi. Je ne lis pas assez attentivement l'Expansion-l'Express. S'ils le disent, c'est sûrement vrai.
J'avais d'abord donné le lien du billet d'@si.
La plupart des journaux de gauche n'ont pas la culture de la finance et ne font guère état des problèmes qui relèvent de cette sphère. C'est bien pourquoi il faut aller chercher certaines informations ailleurs, notamment dans les médias qui s'intéressent aux questions financières, bancaires...
Personne ne dit que c'est vrai ou faux, mais que les infléchissements de Moscovici apparaissent dans certaines de ses déclarations.
On verra bien en fin d'année ce que comportera la réforme annoncée.Tant mieux si elle est bonne.
Vous avez tout-à-fait raison d'être méfiante et vigilante. Je suis d'un naturel trop confiant, ça me perdra.
Il n'y a rien dans le Diplodocus ?
Coucou Marie-Caroline!
Et bravo pour ta ténacité
Coucou mon toutmou !
Révélation M art'IN
Merci Marie Caroline pour votre travail.
Confucius dit: le roseau plie mais ne rompt jamais.
et aussi Si l'eau qui s'écoule rencontre un obstacle , elle s'accumulera pour forcir et le faire rompre . Ne pas ignorer la force de l'eau.
(Ce n'est pas exactement avec ces mots là mais cela veut dire même chose.)
Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse ...
La cruche M art'IN !
Pas tout à fait en relation avec le sujet, encore que :
ENSEIGNEMENT Vendredi26 octobre 2012
«A l’université, les cours sont dignes du Moyen Age»
Professeur de physique et doyen à Harvard, Eric Mazur a développé une nouvelle approche de la pédagogie. Il était invité vendredi à Lausanne
Hors sujet Danyves !
MARIE CAROLINE AU SECOURS !
MARIE CAROLINE TU ME MANQUES !
lastfloor serait-il le fils caché d'Edwy ?
Comme Dany, le fils de Cohn Bendit ?
Provoc ...
Je fais de mon mieux, je m'instruis, je participe.
Non Raymondal
Je pense que le seul objectif de Lastfloor est de faire que si réponse il y a , même partielle à une des questions posées , elle ne puisse plus être accessible à quiconque . C'est effectivement de la destruction systématique et pour l'instant la modération n'a enlevé qu'un seul des deux commentaires inutiles sur lesquels je l'ai alertée .
Certaines questions ne doivent pas être posées ici .. et si elles n'ont pas le droit de cité, inutile de dire que les éventuelles réponses factuelles l'ont encore moins .
C'est hallucinant .. Et je n'imagine pas que que la tolérance à l'encontre de cette destruction systématique de ce qui n'est qu'une suite de questions , soit autre chose qu'une volonté de faire taire et surtout de faire en sorte qu'elles soient oubliées et qu'elles disparaissent le plus vite possible du paysage Mediapart. Je n'effacerais pas plus ce billet que le précédent . Par contre , il donne une assez bonne idée de la notion de débat participatif.
? ! ; : " ..... "
MARIE CAROLINE MA POMMEc, je m'instruis.
Bonjour Marie-Caroline,
Toutes ces informations que vous collectez et publiez ici obstinément, en dépit de toutes les attaques et trollages qui vous poursuivent tout aussi obstinément, confirment que le monde de la finance qui gouverne et notre monde qu'il gouverne sont bien pourris... jusqu'à l'os.
Mais, si je puis me permettre, nous le savions déjà, et depuis fort longtemps.
La vraie question reste : pour quelle alternative ?
On ne peut pas se contenter d'être sempiternellement "contre".
Et le "pour" ?
On pourrait en effet commencer par brosser à grands traits l'union bancaire idéale, munie de son contrôle démocratique, et ensuite réfléchir aux voies et moyens. Ce serait un bel exercice d'éducation populaire.
Enfin quelqu'un de constructif.
M'est d'avis que c'est ce que fait Hollande aussi ...
M'est d'avis que c'est ce que fait Hollande aussi ...
C'était donc l'une des raisons de cette attaque constante de Dernier étage contre Mélenchon et les gens assimilés à...
Non.
Non?
Louis Jammes devenu Last Floor avait, sur des fils de la rédaction, attaqué avec âpreté le FDG en défendant tout aussi âprement Hollande.
Nous avons ici affaire à un croyant hollandiste.
J'aime beaucoup Mélenchon, voiture balai ...
j'èspère pour les hollandistes qu'ils ne sont pas tous aussi abrutis ......
Je ne pars pas moi, et ne t'inquietes pas, et je suis tout a fait calme, je suis même de glace, ce n'est pas un abrutit de ton espèce qui risque de me mettre en colère.
Tu prends tes désirs pour des réalités, je m'amuse avec toi comme un chat avec une souris ..... sauf que je sais que tu es une souris empoisonnée et que j'arrêterai le jeu quand j' en serai lassé.
Cela ne va d'ailleurs pas tarder tu es un bilboquet un peu ennuyeux.
... mais si tu t'en vas toi aussi GMM ... je te raccompagne à la porte.
Pour le dénommé Lastfloor
Je me passerais volontiers de votre approbation, et François Hollande aussi.
Commencer par s'en prendre à la liberté d'expression et à la dignité des personnes n'est pas la bonne méthode.
Faites un billet de votre cru chez vous, et tenez-vous correctement, on verra si on peut dialoguer. Pour le moment, et ici, c'est niet. Désolé.
Si je puis me le permettre, Melchior, restez zen comme c'est en général votre habitude.
J'ai l'impression que le 5 novembre c'est la date départ pour pas mal des importuns et unes et que la rédaction de Médiapart à tenu gentiment à nous faire accompagner jusqu'à la porte (au cas où il y aurait de défections de la dernière heure) par un élégant et distingué huissier de l'incontinence verbale. Il n'y a pas de sot métier et puis je trouve remarquable la palette de vulgarité et les nuances employées selon le blog dans lequel il est appelé à exercer ce dur métier.
Mais ce n'est qu'une théorie "complotiste" de plus que je défends ici.
@JNSPQD
Oui, c'est tout à fait ça, la rédaction se préoccupe gentiment de notre accompagnement et veillera à bien refermer les verrous après notre départ.
Nous souffrons du même Syndrome du Complot, ce doit être contagieux
à Jnspqdet à ArtMonica
Il y aurait un moyen assez simple de déjouer le complot. Me semble-t-il. Mais bon... Je ne serai pas plus royaliste que le roi.
Melchior
Il y aurait un moyen assez simple de déjouer le complot.
C'est vrai. Un moyen très simple mais épuisant et pénible. Surtout grâce à la duplicité de ceux dont on aurait pu attendre (et dont jusqu'à il y a quelques jours j'attendais naïvement) une attitude intelligente et de bonne foi pour veiller à ce que les gens qui ont quelque chose à dire puissent le faire dans le cadre d'un débat contradictoire et non dans une baraque de foire dédiée au jeu de massacre.
Géraldine et surtout Edwy, avez vous deviné de qui je parle ?
Melchior et Jean-Claude
Vous nous la bayez belle, les amis.
Vous semblez tous deux tenir pour acquis les faits pour lesquels MCP nous abreuve généreusement de confirmations qui finissent par vous paraître inutilement redondantes ?
Fort bien. Je veux croire que c'est vrai et je m'en réjouis. Vous voici donc en mesure de brosser à grands traits l'union bancaire idéale, munie de son contrôle démocratique, et ensuite réfléchir aux voies et moyens. Ce sera en effet un bel exercice d'éducation populaire auquel je serai heureux de participer, dans un premier temps comme étudiant, et plus si j'en deviens capable…
Pour le moment je continue à m'instruire, sans la moindre impression de saturation. Je crois ne pas être le seul et je pense même que tous les jours de nouvelles personnes découvrent les faits et les notions dont Marie Caroline nous entretient.
Ce qui dérange ?
Comme c'est étrange…
Bonsoir Virgil,
Aucun souci pour moi avec le fait que chacun puisse s'instruire sur les sujets de son choix.
Par contre avec les batailles et trollages à la con qui se terminent par des claquement de porte... non merci.
Et comme je l'ai déjà dit, on ne m'ôtera pas de l'idée que les responsabilités sont bien partagées.
Jean-Claude Charrié
on ne m'ôtera pas de l'idée que les responsabilités sont bien partagées.
Ben oui, c'est souvent comme ça.
Pourquoi aussi qu'ils l'ont emmerdé comme ça, ces salauds de juifs.
Bon, d'accord, il était pas tout blanc, mais faut le comprendre, Adolf…
" responsabilités partagées... ces salauds de juifs ... faut le comprendre Adolf…" !!!
Virgil Brill ... c'est de l'humour noir ? Fais gaffe quand même des fois qu'on le prendrait au 1er degré.
@Virgil
Laisses béton .. Je n'ai jamais tenté d'abreuver personne et personne n'a jamais été obligé de me lire , mais juste de restituer une compréhension que me paraissait importante et que j'avais eu la chance de pouvoir acquérir précédemment . Ceux qui m'ont lue n'ont jamais été forcés de le faire, ils oublient juste de le dire. Visiblement , cette compréhension là indispose, et provoque des discussions sans fin , plutôt sur la forme que sur le fond . Donc il faut savoir ne pas s'obstiner dans le Cervantès .. et je n'ai pas la prétention de réécrire le narratif économique de notre époque .
C'est un échec , mais on apprend plus par ses échecs que par ses réussites . Je n'ai pas attaché assez d'importance à la forme .. Tout ceci n'est pas très grave et cela m'aura permis de très belles rencontres et amitiés ..
Les lecteurs de Mediapart continueront de chercher leur modèle, moi aussi , mais pas chez Mediapart . J'irais plutôt chercher des lieux dans lesquels le terme échanges ou débats revêt encore une signification . Les 18 Mois précédents m'ont de plus montré que sur des sujets aussi importants que les traités Européens , la séparation des activités bancaires ou le rôle de la BCE, ce n'était pas ici qu'on risquait de donner naissance au "modèle idéal"car pour pouvoir donner naissance à un modèle , quelqu'il soit, il faut commencer par avoir le droit d'en débattre, ce qui n'est visiblement pas encore le cas .
Marie Caroline
Laisse béton ...
Non. Sûrement pas. Bien trop d'estime pour Jean-Claude pour laisser courrir.
Vous êtes dure avec ceux qui vous ont lu apprécié et encouragé, vous faites comme si ils n'avaient aucune importance et d'autre choix que de vous retrouver au hasard des recherches internet.
Jean Claude Charrié et Melchior
C'est en tout cas en évoquant les sujets que les suggestions peuvent fleurir . Elles ne risquent pas de le faire dans l'omerta la plus totale.
Un député Européen n'est pas en manque et il écrit beaucoup sur le sujet .
La supervision bancaire européenne constitue une avancée positive à condition que le contrôle démocratique soit respecté .
Visiblement Philippe Lambert va beaucoup plus loin que DCB puisqu'il va même jusqu'à proposer un service public outil de contrôle et il est très critique sur le rôle actuel qui serait confié à la BCE . La notion de juge et partie l'a interpellé aussi et surtout l'excès de pouvoir avec la faculté d'établir les réglementations.
D’abord sur le problème qui peut se poser de confier à la même institution la conduite de la politique monétaire et la surveillance du système bancaire. Il ne faudrait pas que l’un des aspects contamine l’autre. Certains ont insisté sur la nécessité d’assurer un réel contrôle du parlement sur ce travail de la BCE.
Par ailleurs, la BCE remplacera aussi les 17 Etats de la zone euro au siège de l’agence bancaire européenne (EBA), là où s’écrivent les nombreuses réglementations bancaires. Et la BCE y aura évidemment un poids prépondérant. N’est-ce pas lui donner trop de pouvoir en faisant de l’institution à la fois la gardienne de l’euro, le gendarme bancaire et le régulateur à la base des normes à suivre ?, demande Philippe Lamberts. Enfin, le fait que le parlement européen n’ait, dans l’adoption du texte qui confie la supervision à la BCE qu’un rôle consultatif (le texte ne sera adopté que par le conseil) a été vertement critiqué par plusieurs eurodéputés. Parmi eux, le libéral Guy Verhofstadt.
Visiblement , en France , on a pas vraiment commencé à y réfléchir , ou alors ces réflexions n'ont pas dépassé les portes feutrées des cabinets ministériels ni celles du Trésor , ou peut-être aussi, les médias ont considéré que ce n'était pas un sujet médiatique !!! . Mais dès que l'on cherche un peu , on se rend compte que ces questions se posent réellement dans toute l'Europe, elles ne sont simplement pas relayées médiatiquement parlant.
Voir également son blog : les 7 Péchés capitaux des banques
MA POMMEc ! Tu es infatigable ...
à MCP
Merci pour la référence.
Jean-Claude
Tu demandes à Marie-Caroline:
Mais, si je puis me permettre, nous le savions déjà, et depuis fort longtemps.
La vraie question reste : pour quelle alternative ?
On ne peut pas se contenter d'être sempiternellement "contre".
Et le "pour" ?
1) Je doute fort que nous connaissions tous aussi bien que tu le dis les rouages financiers et bancaires que décrit Marie-Caroline (dont tu assimiles le travail sur un autre Fil à de la "propagande"). Elle fait un véritable travail d'éducation populaire, sur un sujet très opaque et très enfumé, ce qui devrait ravir quelqu'un comme toi
2) Connaître ces rouages rend très circonspect à l'égard de la construction européenne actuelle, ce qui conduit (a) dénoncer cette UE, (2) se bagarrer contre le TSCG et le MES, (d) se mobiliser contre la politique de rigueur en en montrant les aberrations et ce à quoi elle risque d'aboutir... en regardant notamment du côté de l'Espagne, de la Grèce, du Portugal.
3) Nous avons aussi évoqué sur le blog de Marie-Caroline des alternatives très concrètes en matière de coopératives, de banques...
4) T'as aussi l'arc et les flèches ma flûte ?
Le Hollandiste Majeur continue à troller malgré les remontrances de l'âne?
"malgré les remontrances de l'âne"
J'aurais bien dû me douter que mon intervention se retournerait contre moi. (soupir) Bon ben... Je vous laisse.
L'âne est bien susceptible.
J'espérais que son autoritaire "Niet" ferait obéir Dernier étage. Hélas ce dernier n'a pas obtempéré. Il n'obéit qu'à la voix de son maître
Il n'obéit qu'à la voix de son maître…
Ou de sa maîtresse. Va savoir.
Au vu du nombre de recommandés, il est suivi de très près par 2 à 3 personnes, auxquels il sert de porte-coton
Je pense pareil, mais je ne voudrais pas mettre mon grain de sel là dedans, c'est déjà suffisament à vif ;-)
Whisky
je ne voudrais pas mettre mon grain de sel là dedans,
Surtout pas, malheureux !
Encore que, à bien y réfléchir… n'est-il pas déjà trop tard ?
Oops :-)
J'ai trop peur !
je vais me faire puniiiir ?
(Je le pique à mite54 qui garde la primauté:-))
@Melchior
Con et susceptible ? La flûte t'a habillé pour l'hiver pauvre Melchior !
J'aurais bien dû me douter que mon intervention se retournerait contre moi.
Non Melchior. On aurait pu espérer. Ce n'est certes pas de votre faute si ça n'a pas marché. Le troll est comme vous hollandiste mais lui c'est tendance trash & glu. On n'a pas toujours des camarades de combat selon ses goûts.
Revenez quand vous voulez. C'est un plaisir de s'engueuler avec vous tout en sachant qu'à la première occasion on grignotera ensemble un ou deux chardons…
C'est cette peste de flûte l'Armonica qui l'a traité d'âne et suceptible à la fois !
Moi, je n'insulte jamais personne Virgile, mon guide ...
Art Monica
Le sieur Philippe Lambert ne doit pas être très bien vu dans les couloirs de Francfort ou de Paris : Son petit graphique interactif avec les différents critères d'évaluation est très rigolo
Le classement des pires banques (et des meilleures)
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20121022_00222086
En effet, encore un qui fait de l'éducation populaire
C'est peut-être ça qui déplait chez les cerveaux de Media(part), ils ont tellement l'habitude de confondre l'information et la propagande du pouvoir, qu'ils pensent que l'éducation populaire est une chasse gardée, alors que ce n'est même pas leur rôle.
Du coup, l'information que s'échangent les internautes dans leur propre arrière cours, est vue comme de la concurrence déloyale, au lieu d'être concue comme une source permanente d'informations brutes pour des d'articles à approfondir en plus de leurs sources habituelles.
Ils ont l'impression de se faire déborder par la base, alors que le niveau d'exigence est juste qu'ils ne soient pas trop souvent très en deçà de ce qu'on peut trouver dans leur Club, quand il n'y a pas de scoop bien juteux pour feuilletonner dessus.
Ils seraient peut-être très surpris de voir, combien on peut être indulgents sur la longueur que peuvent prendre les enquêtes, du moment que la partie du travail qu'on leur demande est conforme à ce qu'on attend d'eux :
" analyser, enquêter, vérifier, rédiger et donc à la fin fournir une information, toutes choses déleguées à des journalistes dont c'est le métier "
YES, whisky
Global Finance October 2012
Read more
Lol Danyves
Le classement de Global Finance est l'inverse de celui de Philippe Lambert
Pour la Deutsche Bank qui arrive en tête chez eux , pour lui c'est elle qui est la pire:
- elle qui spécule le plus
- qui a le plus de filiales dans des paradis fiscaux
- qui finance le moins l'économie réelle
- et qui a une bases de financement les moins stables .
Comme quoi , çà dépend vraiment des critères . Je crois que je préfère ceux de Monsieur Lambert à ceux de Global Finance
Ne partagent pas les mêmes valeurs. Significatif et révélateur.
Du coup on va aller voir que sont ces deux banques Argenta et J. Van Breda, qui se comportent exactement à l'opposé !
@whisky
La mieux classée: Triosdos Bank n'a même pas de succursale en France ... A mon avis c'est vraiment dommage .
Par contre sur l'objectivité du classement de Global Finance ??? On peut se poser la question sachant que Global Finance est
Filiale de Classe Editori http://www.classeditori.com/azionisti.asp, cotée en bourse de Milan
elle même filale à 47 % de EUROCLASS MULTIMEDIA HOLDING SA Cie privée située au Luxembourg .
http://mintportal.bvdep.com/MintPortal-MJFKMJCJGIHIAIHIBI.urk totalement privée .
Donc opacité totale
http://archiviostorico.corriere.it/2004/ottobre/20/Euroclass_opzione_oro_del_Mediocredito_co_9_041020065.shtml
http://www.compagniaimmobiliareazionaria.it/pdf/ListaEuroclassAmministratori_LOW.pdf
Lol Danyves
Vont faire une nouvelle amnistie comme en 2009 les Italiens ?
L'Italie lance une amnistie fiscale assortie de 5% de pénalités
Ce commentaire n'est en aucun cas une insinuation .. Juste une question sur l'éventualité de faire une convention fiscale sur les transferts de capitaux entre le Luxembourg et l'Italie . Peut-etre qu'elle existe déjà d'ailleurs ... ^^^ et que toutes les personnes décrites dans votre document s'acquittent tout à fait régulièrement de leurs obligations .
En tout cas , les liens précités montrent la nécessité d'une Union fiscale avant toute union bancaire .. L'union bancaire devant théoriquement se mettre au service de l'union fiscale . Enfin théoriquement, quand l'intérêt général prévaut , ce qui est la théorie de l'Europe Fédérale en construction et des accords en train de se faire.
D'ailleurs les Allemands viennent de mettre le dernier point à leur convention fiscale avec la suisse . Il ne leur manque plus qu'une seule ratification avant de la mettre en application . Comme quoi , tout arrive .. Mais cet exemple allemand devrait en principe donner des idées à la Commission Européenne si ils étaient un peu moins obsédés par les équilibres , car le meilleur moyen de rétablir des équilibres budgétaires n'est-il pas de rétablir un minimum de justice fiscale au seine d'une Europe en construction ?
Dommage j'ai supprimé mon billet sur le sujet . Il ne tient qu'à la rédaction d'en faire un et c'est sûrement un sujet essentiel qui rapporterait beaucoup de sous aux pays qui en ont besoin .. Par contre effectivement , le Luxembourg ne serait peut etre pas le pays le plus gagnant !!! ..
Je suis certaine que la rédaction saura traiter un tel sujet beaucoup mieux que ce que je ne pourrais le faire et que ce serait d'une efficacité totale sur les transferts de capitaux potentiels pouvant déstabliser la France .. Donc de l'austérité en moins .
http://www.borsaitaliana.it/companyprofile/pdf/it/95.pdf
Class Editori è la casa editrice italiana leader nell'informazione finanziaria, del lifestyle e del luxury goods. Le sue attivita' abbracciano la stampa quotidiana (MF/Milano Finanza, MFFashion e Italia Oggi), quella periodica in lingua italiana (Capital, Class, Gentleman, Ladies, Patrimoni, MFF, MFL) ed inglese (Global Finance e Lombard), l'informazione in tempo reale con l'agenzia di stampa MF-DowJonesNews, joint venture con Dow Jones & Co. La casa editrice ha un posizionamento unico nel sistema televisivo italiano grazie al suo bouquet di quattro canali tematici, Class CNBC (in partnership con Nbc Universal e Mediaset), ClassHorseTV, Class TVModa e Class Life, oltre che al canale digitale terrestre semi generalista ClassTV Msnbc (in partnership con Msnbc e The Weather Channel). Completa l'offerta televisiva della casa editrice l'Out of Home TV, leader in Italia, che include quattro canali con schermi presenti nei principali aeroporti italiani (la TV degli aeroporti), nelle metropolitane di Roma e Milano (la TV della metropolitana), nei vagoni delle metropolitane e negli autobus di Bari, Roma, Milano, Padova e Siena (la TV degli Autobus-Moby), nonchè sulla rete autostradale (la TV delle autostrade). Le piattaforme tecnologiche per servizi finanziari interattivi su banda larga, satellite e TV digitale terrestre, i servizi di corporate tv per le banche e le imprese, la radio (Radio Classica/Milano Finanza) completano il sistema dei media digitali denominato Class Digital Media. Attraverso i portali Internet (www.milanofinanza.it, www.italiaoggi.it, www.classmeteo.it), le applicazioni per tutte le piattaforme smartphone e tablet, la presenza con proprie applicazioni nei principali modelli di smart TV (Philips, Samsung, LG) e la produzione di newsletter per trader e analisti sotto il brand Milano Finanza Intelligence Unit, Class Editori distribuisce informazioni, servizi e analisi sia per gli investitori, sia per le aziende sia peri professionisti dell'economia reale.
Vous nous manquez tous ici les amis - le troll a disparu à cette heure et vous n'êtes plus là ! il ne devait pas payer d'abonnement !
Tres bon graphique des pires banques
Art,
Non Art je n'assimile pas, je dis exactement que ce travail, est ici, à Mediapart, constituant d'un autre travail, qui lui est un travail de propagande partisane. Que les deux sont bien évidemment légitimes, mais que leur agrégation dénature et discrédite le premier... qui dès lors ne peut plus réellement se revendiquer d'une volonté et d'une démarche éducatives. Une chose est d'élucider et analyser, par exemple, les arcanes et mécanismes de pouvoir du capitalisme financier, une autre est d'élaborer une offre politique, c'est à dire de faire un travail non plus d'analyse mais de projection.
C'est drôle, Jean-Claude,
Tu disais exactement le même chose à propos de l'action d'Attac pour expliquer aux citoyens les textes imbittables du TCE .
Donc, si je comprends bien ton raisonnement, toute action de dévoilement de mécanismes compliqués, dont nos vies dépendent, serait assimilable à de la propagande ?
A quel moment et où se fait cette éducation populaire qui permettrait de savoir où les choix des politiques nous entraînent ?
Netmamou
A quel moment et où se fait cette éducation populaire qui permettrait de savoir où les choix des politiques nous entraînent ?
Ça c'est une question qu'elle est bonne.
Je me joins donc à toi pour la poser.
@ Virgil,
J'ai été frappée par la symétrie entre le reproche que JC fait à Attac ( association certes politique sur le fond, mais pas partisane) en 2005 et la situation actuelle et l'action de Marie-Caroline actuellement, dans le raisonnement de Jean-Claude.
A propos de 2005, je n'ai pas eu de réponse...
Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'évoque la période où Darwin était maudit pas la religion : il cassait un mythe.
C'est bien de l'ordre de la croyance, non ?
Je ne savais pas pour 2005 ....En effet...interessant !
@Jean-Claude Charrié
Vous avez plusieurs fois développé cette thèse, mais peut-être est-ce la dynamique même de "l'éducation populaire" dans son but pour l'auteur et ses lecteurs, qui transforme l'acte vers le politique (ou l'opinion comme vous le dites).
Si l'on analyse ce qui c'est passé (et je ne peux pas parler des motivations de Mme Porteu, ce serait à elle de le préciser, je les intuite), on part d'une compétence et d'une inquiétude sur l'état réel de "la crise". Le but initial est donc là bien celui de "l'éducation populaire", sur la finance.
Le sujet est éminemment politique, puisque très vite arrive le fait que le pouvoir de "création monétaire" est par essence avec l'impôt un des instruments du pouvoir politique et donc dans une varie démocratie, ce qui lui permet d'agir pour le bien de ses citoyens. Politique donc par excellence, mais la tonalité des billets n'exprimaient pas ses opinions politiques. C'était alors des questions exprimées sans oppinion, ce dont vous parlez dans un de vos billet.
Au fils des billets thématique est arrivé la phase "intelligence collective" qui passait du thème : "voilà comment ça marche" au thème "mais qu'est-ce qu'on peut faire" qui est la partie de réflexion, de débats et là bien sur entre dans la danse l'expression des propositions des différents partis/candidats. Donc l'analyse des moyens proposés par ceux-ci pour affronter "la crise", thème exact des billets à ce moment.
J'étais moi même dans cette phase à l'époque, à comprendre pourquoi tous ces économistes si brillants et à l'époque pour moi, auréolés d'un vernis mathématique, n'étaient pas capables d'expliquer à nos hommes politique, les solutions possible à celle-ci. Croyant encore naïvement à des forces centrales (administratives, de corps d'état...) œuvrant dans notre intérêt général vers la recherche de la meilleure tactique pour notre pays. Je mettais donc de côté l'écoute des chiens de garde, des brillants idiots obligés des plateaux médiatiques qui me hérissaient par leur dogmatisme, pour instruire mes réflexions sur l'économie dans l'optique que je pense nous partageons tous, developer une pensée autonome, nous mettant en capacité de choisir les "prochains", pour réparer la maladie Sarkozyste.
Il se trouve qu'à l'époque, suite à une conférence à Grenoble sur la réflexion citoyenne (qui faisait suite à une autre l'année d'avant où l'on a vu débattre et entendre Amrita Sen, Pascal Lamy, Haberrer essayant les habits du nouveau vierge...) j'ai pu voir se dégager entre un Fabius onctueux/soucieux/mais-tout-ça-c'est-compliqué-mais-rassurez-vous-on-gère et quelques chiens de garde libéraux deux individus qui se dégageaient par leur discours Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon, spectre large vous en conviendrez qui exprimaient avec des orientations différentes ce que je lisais et apprenait ici!
Du coup petit à petit, bien au delà de la simplification oui/non de 2005, de oui pour l'Europe mais pas celle-là, du rôle de la nation dans une fédération etc les propositions politiques exprimées ont été mise en face des débats de ces billets. Une comparaison critique "populaire". :-)
Il se trouve que celles du FdG semblaient (Merci aussi à Jacques Généreux) coller particulièrement bien à l'époque et dans cette approche comparée (il y a eu débats houleux) on est passé à la phase effectivement politique, dont vous semblez penser qu'elle entache l'utilité de l'éducation "populaire", pour la subvertir et en annuler la pertinence.
Je trouve je c'est en annuler le but et le sens même de celle-ci, le côté dychotomique me gêne donc et les faits ainsi exposés dans leur dynamique, me font penser que dés la base l'éducation est politisée dans le choix même des mots de ceux qui expliquent le non-su.
Maintenant on pourrait aller chercher le pourquoi des comportements de ceux qui sont manifestement si génés qu'on puisse continuer à poser de bonnes questions, face à l'impuissance visible des politiques actuels de résoudre effectivement les problèmes dont les mécanismes commencent a être plus clair aux citoyens, grâce à "l'éducation populaire".
MédiaPart a permis ça ! Mais veut-il que cela cesse, puisque la période électorale étant passé l'objectif atteint, on fait comme notre gouvernement, "on gère pépères" ?
On éduque sans partis-pris, on cherche la lettre sur la cheminée et on contre pète, mais surtout on ne répond pas aux questions simples (genre : qui sont les gens derrière lémarchés, les banksters peuvent-ils se surveiller seuls? Etc). Je ne peux m'empêcher de penser que les forces à la manœuvre sont bien une expression d'une politique qu'à but "éducatif" encore moins "citoyenne".
(Après quelques jours d'absence je reviens un peu tard, un peu trop... pour une intervention bien longue... merci de m'en excuser.)
@Netmamou,
.)
, la controverse (respectueuse... et j'en remercie Art) n'est donc pas close.
Mais si tu l'as eu la réponse à propos de 2005... ATTAC ayant "pris parti", autrement dit ayant fait le choix de sacrifier son ambition éducative revendiquée.
Pourquoi dis-je "sacrifier" : parce que dès lors que tu vise à travers ta démarche éducative un objectif partisan circonstanciel (peu importe lequel) cela signifie que tu l'instrumente au service d'une autre fin qu'elle-même. La conséquence directe étant que tu réduis progressivement ton "auditoire" pour finir par ne plus t'adresser qu'à des gens qui sont déjà convaincus. Et c'est bien en effet ce qui c'est produit à en juger par la perte d'audience d'ATTAC que je trouve pour ma part tout à fait dommageable. Autre conséquence, mais qui procède de la même perversion originale, c'est l'atomisation en plusieurs chapelles... scissions psychodramatiques... création du M'PEP... et finalement, au bout du compte, ATTAC et le M'PEP sont quasiment inaudibles.
@WHISKY,
Merci pour cette interpellation qui me permettra j'espère d'être encore plus explicite.
Je dois tout d'abord réaffirmer qu'il ne s'agit en rien pour moi de cultiver de quelconques procès d'intention à l'encontre de qui que ce soit ici. Je situe mes propres interpellations en tant que contributions critiques, auprès de partenaires de débats avec lesquels je ressens une grande proximité et en sachant que c'est par la controverse avec eux que ma propre réflexion progressera.
(Il est vrai que ce n'est pas facile dans l'environnement mediapartien saturé d'imbéciles trollesques et autres missionnaires lobotomisés, mais je n'en connais pas de plus performant
Pour revenir au sujet, je crois avoir été assez explicite dans mon dernier billet en synthétisant ainsi : l'émancipation (qui est le but de l'éducation) ne peut elle-même avoir d'autre but qu'elle même.
Ce qui signifie implicitement, que le "maître" n'a pas à préjuger de l'usage que fera son élève du savoir qu'il lui a transmis. D'ailleurs, le peut-il ?
Et qui signifie plus encore, que l'engagement éducatif est d'abord un acte de foi... en l'humain (c'est l'acception que je défends de l'humanisme, qui n'est certainement pas une imposture comme il m'a été dit ailleurs), et qui suppose le respect srupuleux de la liberté de conscience. Soit, un exercice critique permanent y compris contre soi-même... ce qui n'est pas facile... mais est accessible, ou devrait me semble-t-il l'être ici, dès lors qu'on exprime et soumets ses opinions franchement et sans arrières pensées.
Et, pour recontextualiser, la difficulté qui m'est personnelle avec la campagne contre le TSCG et son assimilation à une démarche d'éducation, c'est qu'elle focalise notre attention et polarise les mobilisations critiques sur une question, certes importante, mais certainement pas suffisante à instruire la critique globale et les prises de conscience aujourd'hui nécessaires pour l'émergence d'une alternative réelle à la déchéance où nous mène le capitalisme.
Autrement dit, elle procède en simplification quand nous avons besoin au contraire d'éduquer notre pensée de la complexité.
Cette critique vaut d'abord pour ici, c'est à dire le club de mediapart, où je pense nous avons collectivement la capacité de faire mieux, d'être plus coopératifs, plus mutualisateurs et donc beaucoup plus féconds, sous réserve de le vouloir (Plutôt que d'en faire le théâtre d'affrontements partisans stériles.)
Mais elle vaut encore plus dans le champ ouvert de la vraie vie, de la "polis", où nous savons bien que rien n'est plus dangereux pour la démocratie que les simplifications.
Un exemple... qui a déjà été l'objet d'une controverse avec Art Monica... mais elle ne m'a pas convaincu
La critique du TSCG est, entre autres, mais assez fondamentalement, instruite sur la base des notions de souveraineté et de démocratie rattachées au "principe national" (vous y revenez).
Sur ces bases, le FDG pense pouvoir renforcer en toute logique sa critique de l'actuelle UE, et promouvoir un patriotisme républicain comme fondement d'une véritable alternative à gauche. (C'est ici... faut-il le dire ? Il semble que oui..., que le lien avec le TCE et 2005 s'impose.)
Avec, en contrepartie de la disqualification des instances de gouvernance supranationale européenne, la perspective d'accords de coopération d'états à états.
Cette ligne est en apparence cohérente et n'a pas manqué pas de séduire.
Et c'est bien là le problème, à mon avis.
On est dans la séduction... pas vraiment dans l'éducation populaire.
Voici quelques unes des pistes critiques.
Tout d'abord au plan très politicien (et relativement accessoire) de la stratégie, comment se garantir d'une assimilation aux thèses nationalistes droitières... comment se garantir d'une contribution objective à leur pénétration dans l'opinion ? et comment se garantir dans le temps, contre les risques évidents de glissements progressifs... des troupes ? Dans un contexte de crise aggravée, de souffrance sociales et de peurs exacerbées... comment ? Il y a là pour moi, en contexte, une prise de risque inconsidérée et pour tout dire vouée à l'échec, peu compatible ni avec l'ambition d'éducation populaire, ni avec le projet de transformation sociale que nous pouvons souhaiter.
Plus au fond, et au regard de la lecture de "Nous on peut" (qui me fut ici même conseillée avec je dois dire un peu de condescendance... et puisque vous faites référence à Généreux), il ne me semble ni opportun, ni crédible, ni réaliste de prétendre fonder une dynamique pour une alternative au capitalisme (car c'est bien de cela qu'il s'agit ?) sur la base d'une lecture du réel exclusivement et sempiternellement économiste. Aussi pertinente puisse-t-elle être...
Cette lecture ressasse et accentue au contraire l'enfermement de la pensée politique dans l'appréhension purement matérialiste de l'histoire et du devenir humain qui est au fondement de la rationalité capitaliste. Elle conforte, paradoxalement (involontairement ?), au nom de "l'humain d'abord", la culture de "l'avoir", quand il faudrait au contraire chercher à nous en débarrasser.
Elle a prétendu ainsi initier, à l'occasion des dernières présidentielles, une alternative à la fois à la récession et à la division internationale du travail à partir d'une initiative séparée, censée faire "tâche d'huile" par convergence des mobilisations populaires nationales, quand ces mobilisations sont motivées par la sauvegarde d'acquis, qui justement ont été les fruits de cette division internationale du travail. C'est un paradoxe très conséquent.
En particulier, d'une diabolisation abusive de "la mondialisation" entendue uniquement mais symboliquement comme machine d'asservissement économique des populations. Quand il faudrait au contraire la cultiver comme potentialité de solidarisation (enfin) des populations, au moment où le déploiement de la réticulation numérique planétaire, en articulation avec l'internationalisation accélérée, des circuits de production, de distribution, et de l'ensemble des marchés (y compris celui du travail), offre de nouvelles et réelles perspectives de partages, d'hybridations et de métissages culturels. C'est un peu l'histoire du chêne et du roseau, me semble-t-il, ou du taureau face au chiffon rouge, avec une obstination à affronter toujours avec un temps de retard, l'adversaire sur ses points forts et à délaisser (tout en étant persuadé du contraire), toujours et encore le champ de bataille idéologique où se situent les vrais enjeux d'avenir. Or sur ce terrain là, on ne peut jouer me semble-t-il impunément avec les symboles.
La ligne adoptée par le FdG est un paradoxe et un anachronisme, non seulement voué à l'échec, mais potentiellement fécond de toutes les dérives et de tous les retournements, sous l'emprise des peurs implicitement cultivées, de la désespérance et des déceptions qu'il ne manquerait pas de susciter.
Tout cela dit, ne vaut pas allégeance aveugle à la social-démocratie et au PS.
Bien au contraire, lui même est également inféodé à cette culture de "l'avoir" qui nous ravage la tronche.
J-C Charrié,
On ne peut pas prendre parti dans un réferendum ! Tu ne comprends pas ça ? D'ailleurs, Attac était composée et l'est encore de Verts, de FDG, et de ...sans étiquette !
Pour dévoiler, face à la toute-puissance médiatique qui ne parlait que du Oui comme d'une évidence " parce que sinon, on était "contre" l'Europe (, ce qui ne veut strictement rien dire) , Attac- ne t'en déplaise- a décodé , avec ceux qui étaient intéressés ( de gauche ET de doite), ce que cachait le millier de pages du TCE.
On informait . C'est pas prendre parti, ça . Nous ne sommes pas dans l'isoloir quand les gens votent !
C'est bien le drame d'une conception de l'éducation populaire étriquée.
Quant à cette phrase
La ligne adoptée par le FdG est un paradoxe et un anachronisme, non seulement voué à l'échec, mais potentiellement fécond de toutes les dérives et de tous les retournements, sous l'emprise des peurs implicitement cultivées, de la désespérance et des déceptions qu'il ne manquerait pas de susciter.
C'est une opinion. Point barre. Ce n'est même pas une divination . Le PS au pouvoir, c'est la montée de l'extrème-droite assurée
Voir ce qu'il se passe en Grèce, et en Espagne. La social-démocratie est morte.Parce qu'elle est compromise avec le système
Va falloir s'y faire. Elle est morte parce qu'anachronique, justement. Et sourde aux besoins et aux cris des peuples.
A combien de reniements en somme-nous, face aux " promesse de campagne du candidat Hollande ".
Son ennemi était invisible ...c'était la finance.
C'est déjà mal barré avec Mosco qui ne veut pas de la séparation des banques entre dépôts et finances.
La messe est dite ...
Mais Netmamou, il ne s'agit aucunement de na pas prendre parti !!! Quelle est cette invention ?
Il s'agit de le faire, au nom d'un engagement, justement partisan, et non sous caution "d'éducation" en l'occurrence "populaire".
C'est clair... il n'y a absolument aucune ambiguité.
Et la "prise de parti" est bien évidemment légitime.
Ce qui ne l'est pas, c'est de déduire la "prise de parti" de "l'éducation". C'est de la direction de conscience.
Donc : oui au décodage, non à la consigne de vote.
Et merci pour l'étriquetage, je n'ai pas besoin de mépris.
Pour LA phrase... pas de manip please.
Elle n'est en effet que l'expression d'une opinion, serait-ce un crime ? en conclusion de quelques préalables... et ne sommes-nous pas ici justement pour un débat d'opinons ???
Je me suis déjà fait dire, par toi-même si mes souvenir sont bons, que je fuyais les débats de fond...
Quant à la social-dem. oui, elle est morte. Depuis longtemps... avec le monde qui la fit naître... et ça n'a jamais été ma tasse de thé... le problème, c'est qu'on attend toujours l'alternative.
La messe est dite... c'est bien ça le problème. La messe.
à Virgil Brill (plus haut)
N'ayant aucunement vocation à servir de punching ball à quiconque, je me repens amèrement d'avoir mis le sabot entre l'écorce et l'arbre, et m'en vais pour de bon (je n'ai à m'en prendre qu'à moi-même).
Dormez bien, les gens.
Et voilà ! Melchior nous quitte ...
Ci-gît MELCHIOR GRISET-LABÛCHE. Paix à son âme ...
C encore la faute à Marie Caroline, ça.
Company Profile for
DEUTSCHE BOERSE AG DEUTSCHE BOERSE
ORD SHS
Generated on 26-Oct-2012 at 22:12
"Ni la Banque
Ni les institutions
Ni le dirigisme politique
Ni le système
Ni nos aspirations
Ce qui n'est pas viable c'est l'humanité"
Erlich - El País - 27/10/2012
De l'art de l'impuissance en se croyant philosophe...
oui, ils sont nombreux les moutons de cette espèce là
Billet très intéressant. Je reviendrais voir la suite des échanges (je parle des constructifs, bien sûr
)
Merci Annie, c'est un plaisir.
Ah ! et aussi (ceci étant en relation avec cela...
enfin, il me semble )
Menace sur l'agora !
Face à la multiplication des interdictions de tracter et pétitionner sur les marchés
Depuis le début de l’année 2012, de plus en plus de maires, pour la plupart UMP , se permettent d’interdire totalement la distribution de tracts et pétitions sur les marchés.
Au lieu de les stopper net dans cet abus de pouvoir, le Conseil d’État a rendu le 17 avril une ordonnance surprenante (req. n°358495) [2] considérant que cela « ne porte pas gravement atteinte aux libertés d’expression et de communication ». Pourtant, ce serait réduire les marchés à la seule consommation. Alors qu’ils sont également, depuis l’agora antique, des lieux de débat public, d’échange d’informations et d’expression des contre-pouvoirs qu’ils soient politiques, syndicaux, associatifs…
Suite à cette ordonnance, les modifications de règlement des marchés et les arrêtés municipaux ne cessent de se multiplier et menacent de s’étendre grâce à la jurisprudence.
C’est pourquoi, par-delà nos différences, nous demandons instamment une modification de la législation pour rendre caduque cette ordonnance contraire à la libre circulation des opinions et des informations et, par conséquent à l’idée même de démocratie, quelle qu’en soit notre conception.
Faute de quoi, toute poursuite abusive contre des distributeurs de tracts ou de pétitions sera dénoncée, portée devant le Conseil Constitutionnel et, si nécessaire, la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Nous appelons dans toutes les communes les populations à être vigilantes et à ne pas accepter cette confiscation du pouvoir de s’exprimer librement et de s’informer mutuellement.
Annie,
Celà me fait penser au maire de Versailles qui , en 2000, nous avait interdit de tracter pour Attac sur le marché... Il nous avait sorti un arrêté de 1940 ou 42 , je ne sais plus mais enfin c'était de la période de la dernière guerre. L'argument était que " les ménagères ont déjà bien du mal à faire leurs provisions pour ne pas être dérangées par des actions de ce gnere".
MDR ! Il avait eu l'honneur de la première page du Canard !
Mon Toutmou en 1er page ?
C'est chouette, ça !
L'homme aux mains d'argent :
http://www.modbee.com/2012/10/19/2420937/hazmat-scene-at-modesto-bank-3.html
,° |
Bonjour,
Bon, çà fait un bon moment que je ne suis pas venu sur ce blog, et surprise, plus rien !...
Plus qu'un seul billet ? ou sont donc partis tous les autres ? (ou qui a virer les autres ? Il semblerait que peut être la rédaction de Médiapart n'y soit pas étrangère ?...)
Pas d'explication non plus dans les commentaires... Quelqu'un pourrait-il expliquer ce qui c'est passé ici ?
D'avance merci.
Houlala !!! lulu...
Il reste quelques traces par ici.
Mais c'est loin d'être exhaustif.
Lulu 31 . Des abonnés déçus par les agissements de la " modération , en particulier et de la direction en général , ont demandé leur désabonnement . La plupart ont vidé leur blog .
Sont partis : M.C. Porteu , Art Monica , Samine, Léon et Paulette , Nefertari , J.Y. Bouchicot , Passifou , Brocleiande, Netmamou, Gam, Sinoué, Orbazan, Pointvirgule, Thierry Ternissien (je sais plus trop ) , et tous ceux que j'oublie....
Mais Lastfloor et Pénéloppe sont toujours là , donc on va pouvoir continuer à s'instruire ...
Merci pour les liens
Bon, ben j'ai lu... pas tout, j'avais un peu la nausée au bout d'un moment. Quelle déception !...
Maintenant j'ai plus de question que de réponses....
J'espère pouvoir lire à nouveau Marie Caroline Porteu dont j'appréciais les billets très sourcés. Savez vous si elle écrit ailleurs ?
C'est ici que ça se passe: http://fipcarolinep.xooit.fr/index.php
Merki !!!
http://www.youtube.com/watch?v=bj8-_QKN31o
@ Marie-Caroline Porteu
J'avais dessiné de nombreux

sur cette plage Mediapart que nous avions choisi de nous réunir pour plancher sur ce sujet de dissertation que Honoré de Balzac dans son son œuvre "César Birotteau" nous a légué "Les assassinats sur la grande route me semblent des actes de charité comparativement à certaines combinaisons financières."
Ces

étaient là pour t'encourager dans ton combat homérique avec Le Chiffre était une "émanation" de la fondation Copernic.*
Le Chiffre avait une grande classe et a salué son départ de manière fort chevaleresque par un
de très bon aloi qui lui donnait des allures de capitaine du navire aidé par ses officiers de quart.
Lastfloor semble être le soutier de cette même fondation, soutié affecté aux latrines.
...!!!
En vouloir à Marie-Caroline de déserter la plage devenue mal odorante pour en trouver une autre ?
Non car sa ressemblance avec Fidel Castro Ruiz est très très lointaine et sa motivation pour repousser les agressions de la fondation Copernic ont trop peu de chose en commun avec le renvoi des troupes venues des U.S.A http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9barquement_de_la_baie_des_Cochons
...!!!
Non car son audience va devenir très confidentielle et cette plage Mediapart demeure toujours la pire...à exception de toutes les autres.
Non car elle a trouver la sérénité dont elle a besoin.
Oui aussi car sa pensée nus est toujours présente et qu'elle nous laisse le privilège de forger autant de haïku ou, pour reprendre les mots de Jean Ferrat, de twister les mots http://www.youtube.com/watch?v=X_rTp1eeUaY autant qu'il soit nécessaire pour ne pas oublier que l'ennemi Goldman Sachs n'a jamais été aussi virulent et Pierre Moscovici jamais aussi inutile dans ce combat qui se doit de nous être sacré à tous.
Diffuser la pensée, la compétence, l'engagement de Marie-Caroline, l'engagement du groupe d'expert qui l'entoure aussi sur sa nouvelle plage doit nous être une priorité absolue.
Ne l'oublions pas RESISTANCE

...!!!
A bientôt.
Amitié.
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Copernic
Accueil > Economie > Hollande impose un Sarko-boy à Bercy
Hollande impose un Sarko-boy à Bercy
Créé le 25-09-2012 à 18h51 - Mis à jour le 26-09-2012 à 09h45
Par Carole Barjon
Philippe Parini, qui fut écarté du ministère de l'Economie par le gouvernement Jospin, sauve cette fois sa tête. Au prix d'étranges manoeuvres.
Mots-clés : Bercy
PARTAGER
RÉAGIR41
Abonnez-vous au
Nouvel Observateur
Philippe Parini (AFP)
C'est une première : François Hollande a signé mardi 18 septembre le décret de nomination du très sarkozyste Philippe Parini, nouveau trésorier-payeur général (TPG) de Paris, contre l'avis de Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac, respectivement ministre des Finances et ministre du Budget.
La proximité de Philippe Parini avec l'ancien président est connue : il fut trésorier-payeur général des Hauts-de-Seine et chargé en 2008 par Nicolas Sarkozy d'effectuer la délicate fusion entre la direction générale des Impôts et celle de la Comptabilité publique. Depuis l'installation de Hollande à l'Elysée, de nombreux hauts fonctionnaires notoirement proches de Sarkozy, comme Bernard Squarcini ou Frédéric Péchenard dans la police, ont été promptement remplacés. Philippe Parini, qui fut écarté de Bercy par le gouvernement Jospin, sauve cette fois sa tête. Au prix d'étranges manoeuvres.
Petit retour en arrière. En octobre 2011, le précédent TPG de Paris fait valoir ses droits à la retraite. Philippe Parini, alors directeur général des Finances publiques, nommé par Sarkozy, décide de ne pas choisir de remplaçant et gèle le poste, avec l'accord du ministre de l'Economie. Résultat : la place reste vacante pendant huit mois.
Après la victoire de la gauche en mai dernier, Parini fait comprendre qu'il est intéressé par la fonction. Refus catégorique de Moscovici et Cahuzac. Même attitude de Pierre-René Lemas et Emmanuel Macron, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint de l'Elysée, qui ne jugent pas raisonnable de donner à Parini le contrôle de la comptabilité et de toutes les opérations financières de la Ville de Paris, poste qu'il avait déjà occupé quelques années auparavant.
La semaine dernière, pourtant, François Hollande en a décidé autrement, sans même attendre une réunion de la commission administrative paritaire de Bercy, généralement consultée pour avis. Pour quelle raison ? Mystère. Intervention d'émissaires de Sarkozy auprès de Hollande ? Deal politique en relation avec les futures élections municipales ? Les initiés se perdent en conjectures. Une chose est sûre pour le moment : l'association des trésoriers-payeurs généraux, plus que troublée par cette pratique d'un genre nouveau, envisage de déposer un recours.
Article paru dans "Le Nouvel Observateur" du 26 septembre 2012
Une raison d'espérer.
L'horreur n'est pas économique, elle est politique.
Nous vivons dans un monde qui nous fait peur. Chômage, pauvreté, guerre économique mondiale, impuissance des politiques. Nous redoutons l’avènement d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être "le meilleur", pour être "compétitif", parce que telle serait la loi de l’économie qui parait désormais dominer toutes les lois des hommes.
Des voix s’élèvent pour nous rassurer : tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous ne faisons rien, si nous nous abandonnons justement aux lois de l’économie ! Mais nous prêtons plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique...
Les uns et les autres nous trompent. Aux faux espoirs de la "pensée unique" libérale répondent les peurs imaginaires et les boucs émissaires d’une "contre-pensée unique", anti-économique, anti-européenne, anti-mondialisation. Une société horrible nous guette en effet, mais cette horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte des stratégies de pouvoir de nos gouvernements, elle est inscrite dans le mutisme des citoyens qui ne se dressent plus pour dire le monde qu’ils attendent.
Nous avons depuis les années 1970, franchi les trois degrés de l’horreur politique.
• Le premier degré de l'horreur politique. La montée du chômage de masse et de la pauvreté pouvait être évitée en préservant la logique de partage de la croissance qui dominait avant les chocs pétroliers. Cela n’aurait exigé de la majorité des citoyens qu’une réduction du rythme d’augmentation (et non du niveau) de son bien-être matériel ! Au lieu de cela, on a accepté que la totalité des sacrifices imposés par les mutations économiques soient supportés par ceux qui en étaient les victimes. C'est là le premier degré de l'horreur politique.
• Le deuxième degré de l’horreur politique, c’est la tyrannie du "marché politique". Les fameuses contraintes extérieures, invoquées par les gouvernements pour expliquer leur impuissance, sont des alibis masquant l’immobilisme et la lâcheté politique. Les seules réelles contraintes sont celles qu’impose la compétition électorale à court terme. Dans la course aux bulletins de vote, l’immobilisme est plus souvent rentable que le courage. Les réformes délicates et les politiques à long terme sont écartées par des gouvernements qui ont besoin d’un soutien large et immédiat de leur électorat. En démocratie, le seul moyen d’obtenir une demande majoritaire des citoyens en faveur de politiques de solidarité consiste à laisser s’étendre assez longtemps les effets pervers de l’égoïsme, du non partage, et de l’exclusion sociale. Mais cette stratégie du pourrissement recèle un cercle vicieux dont l’issue est incertaine. En effet, si l’horreur sociale environnante conduit la majorité des citoyens à souhaiter une société plus solidaire, elle gonfle aussi la facture réelle de la solidarité, et peut dissuader la même majorité de payer la facture. Nous risquons d’être finalement convertis aux bienfaits de la solidarité, mais, trop tard peut-être, au moment où son coût nous paraît aussi insupportable que son absence.
• Nous en sommes peut-être au troisième degré de l’horreur. Nous allons vers l’horreur économique, non plus par ignorance, ni même par refus d’une solidarité dont nous avons fini par comprendre la nécessité. Nous allons vers un monde dont personne ne veut, simplement parce que nous n’avons plus le ressort, l’énergie, le moyens, les relais, les représentants pour exprimer nos refus et nos attentes. La politique est tellement décrédibilisée que l’on en attend plus rien. Et comme le salut ne viendra pas pour autant d’ailleurs, nous nous replions dans la résignation. Pourtant les trois quarts des citoyens ont probablement en tête un même modèle de société où la solidarité prime sur la compétition généralisée. Il suffirait peut-être qu’ils se le disent, et que les citoyens retrouvent les moyens d’exiger la poursuite de leur idéal pour nous éviter le naufrage. Sombrons-nous simplement parce que nous nous taisons ?
L’horreur politique est plus scandaleuse et plus monstrueuse que l’horreur économique, parce qu’elle est choisie, acceptée. Mais c’est là aussi notre raison d’espérer, car d’autres choix sont toujours possibles. Et avant toute chose, l'urgence est de restaurer la confiance dans les responsables politiques et l'intérêt pour le débat démocratique. Car nous n'avons que la politique pour combattre l'horreur politique ! Cette restauration du politique passe par des réformes institutionnelles et par un autre comportement des leaders politiques. Mais comme on ne peut se contenter d'attendre les initiatives de la classe politique, c'est d'abord aux citoyens que revient la responsabilité de définir et d'exiger quelle politique ils veulent et dans quel monde ils souhaitent voir grandir leurs enfants. Et parmi les citoyens, cette responsabilité incombe en tout premier lieu à ceux qui ont accès à l'information, à la parole et au débat public : les intellectuels, artistes, journalistes, scientifiques...
2. Un résumé des chapitres
Une raison d’espérer. L’horreur n’est pas économique, elle est politique.
Chapitre 1. Un monde qui nous fait peur
Inventaire de nos peurs, centré sur l’insécurité économique et sociale et la montée de la pauvreté qui justifient le cri d’horreur poussé par Viviane Forrester dans l'Horreur économique (Fayard, 1996)
Chapitre 2. L’horreur économique en question
Analyse critique du livre de V. Forrester : si l’indignation face à l’horreur sociale est légitime, un discours anti-économique et anti-mondialisation, fataliste et simpliste, détourne notre attention des vraies responsabilités qui résident dans les choix politiques de gouvernements nationaux.
En substance les deux premiers chapitres tendent à démontrer ce qui suit.
Nous vivons dans un monde qui nous fait peur. Chômage, pauvreté, guerre économique mondiale, impuissance des politiques. Nous redoutons l’avènement d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être " le meilleur ", pour être " compétitif ", parce que telle serait la loi de l’économie qui parait désormais dominer toutes les lois des hommes ? Des voix s’élèvent pour nous rassurer : tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous ne faisons rien, si nous nous abandonnons justement aux lois de l’économie ! Mais nous prêtons plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique...
Les uns et les autres nous trompent. Aux faux espoirs de la " pensée unique " libérale répondent les peurs imaginaires et les boucs émissaires d’une " contre-pensée unique ", anti-économique, anti-européenne, anti-mondialisation. Une société horrible nous guette en effet, mais cette horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte des stratégies de pouvoir de nos gouvernements, elle est inscrite dans le mutisme des citoyens qui ne se dressent plus pour dire le monde qu’ils attendent. Nous avons depuis les années 1970, franchi les trois degrés de l’horreur politique. (objet des trois chapitres suivants)
Chapitre 3. Le premier degré de l’horreur politique : le refus du partage
Ou comment le souci de satisfaire une majorité d’électeurs interdit le règlement des problèmes affectant des minorités. Le chômage de masse et le développement de la pauvreté pouvait être évités en préservant la logique de partage de la croissance qui dominaient avant les chocs pétroliers. Cela n’aurait exigé de la majorité des citoyens qu’une réduction du rythme d’augmentation (et non du niveau)de son bien-être matériel ! Au lieu de cela, on a accepté que la totalité des sacrifices imposés par les mutations économiques soient supportés ceux qui en étaient les victimes. Tel est le premier degré de l'horreur politique.
Chapitre 4. Le deuxième degré de l’horreur politique : la tyrannie du marché politique
Ou comment se bloque le règlement des problèmes, même quand une majorité d’électeurs y trouverait son intérêt.
Les fameuses contraintes extérieures, invoquées par les gouvernements pour expliquer leur impuissance, sont des alibis masquant l’immobilisme et la lâcheté politique. Les seules vraies contraintes sont celles qu’impose la compétition électorale à court terme. Dans la course aux bulletins de vote, l’immobilisme est plus souvent rentable que le courage. Les réformes délicates et les politiques à long terme sont écartées par des gouvernements qui ont besoin d’un soutien large et immédiat de leur électorat. En démocratie, le seul moyen d’obtenir une demande majoritaire des citoyens en faveur de politiques de solidarité consiste à laisser s’étendre assez longtemps les effets pervers de l’égoïsme, du non partage, et de l’exclusion sociale.
En effet, un électorat trop peu informé sur les coûts et sacrifices associés aux politiques qu’il demande — et trop peu éclairé par des leaders lâches ou peu crédibles — incite les gouvernements à toujours reculer devant des réformes au fond souhaitables à long terme. Ils pratiquent la " stratégie du pourrissement social " : attendre qu’un problème soit devenu assez grave pour s’assurer qu’une large majorité d’électeurs en a pleinement conscience et accepte les coûts et les contraintes qu’exige son traitement.
Mais cette stratégie du pourrissement recèle un cercle vicieux dont l’issue est incertaine. En effet, si l’horreur sociale environnante conduit la majorité des citoyens à souhaiter une société plus solidaire, elle gonfle aussi la facture réelle de la solidarité, et peut dissuader la même majorité de payer la facture. Nous risquons d’être finalement convertis aux bienfaits de la solidarité, mais, trop tard peut-être, au moment où son coût nous paraît aussi insupportable que son absence.
Chapitre 5. Le troisième degré de l’horreur politique : une démocratie muette et hurlante
Ou comment une démocratie peut rester piégée dans l’immobilisme, alors même qu’on est allé au bout du " pourrissement social ", à ce point où une très large majorité d’électeurs serait disposée à assumer les coûts de réformes courageuses.
Parvenu à ce point, tout le monde comprend l’urgence d’une action coûteuse et de longue haleine, mais il n’y a plus de responsables politiques assez crédibles et assez proches à qui confier cette mission. Les élus, eux-mêmes conscients de ce déficit de crédibilité, hésitent à s’engager sur des voies difficiles et accentuent ainsi l’impatience et la défiance de leurs électeurs. À ce stade, l’exaspération et la désespérance des citoyens face au politique sont à leur comble et s’expriment soit par le rejet muet du jeu politique (abstention, désaffection pour l’action politique et syndicale), soit dans le rejet hurlant des politiciens (montée de l’extrémisme et du populisme).
Nous allons ainsi vers l’horreur économique, non plus par ignorance, ni même par refus d’une solidarité dont nous avons fini par comprendre la nécessité. Nous allons vers un monde dont personne ne veut simplement parce que nous n’avons plus le ressort, l’énergie, les moyens, les relais, les représentants pour exprimer nos refus et nos attentes. La politique est tellement décrédibilisée que l’on n'en attend plus rien. Et comme le salut ne viendra pas pour autant d’ailleurs, nous nous replions dans la résignation. Pourtant les trois-quarts des citoyens rêve probablement du même type de société où la solidarité prime sur la guerre économique. Il suffirait peut-être qu’ils se le disent, et que les citoyens retrouvent les moyens d’exiger la poursuite de leur idéal pour nous éviter le naufrage. Sombrons-nous simplement parce que nous nous taisons ?
Chapitre 6. Une raison d’espérer
La seule raison d’espérer est de savoir que les démocraties sont piégées par la déficience de leurs gouvernants et de leurs règles du jeu politique, et non par une quelconque fatalité technologique ou économique contre laquelle on serait impuissant. On peut toujours changer la classe politique et les institutions, faire de la politique autrement. La voie de l’espoir est étroite car la classe politique n’a guère intérêt à changer les règles du jeu et les hommes en place. Mais elle est réelle si les citoyens cessent de se tromper de cible (le "complot" des marchés financiers), et militent pour le renouvellement des institutions et de la classe politique.
L’horreur politique est plus scandaleuse et plus monstrueuse que l’horreur économique, parce qu’elle est choisie, acceptée. Mais c’est là aussi notre raison d’espérer, car d’autres choix sont toujours possibles. Et avant toutes choses, l'urgence est de restaurer la confiance dans les responsables politiques et l'intérêt pour le débat démocratique. Car nous n'avons que la politique pour combattre l'horreur politique ! Cette restauration du politique passe par des réformes institutionnelles et par un autre comportement des leaders politiques. Mais comme on ne peut se contenter d'attendre les initiatives de la classe politique, c'est d'abord aux citoyens que revient la responsabilité de définir et d'exiger quelle politique ils veulent et dans quel monde ils souhaitent voir grandir leurs enfants. Et parmi les citoyens, cette responsabilité incombe en tout premier lieu à ceux qui ont accès à l'information, à la parole et au débat public : les intellectuels, artistes, journalistes, scientifiques... Le livre se terminait ainsi sur un appel à la constitution d'assemblées citoyennes mobilisant, informant, incitant au débat en sorte que les citoyens reprennent la main dans le jeu politique.
par Jacques Généreux
Plon, 1997, épuisé. Nouvelle éd. en poche, Pocket, 2000, épuisé.
Bonjour Vivre,
J'ose une critique :
"Le premier degré de l’horreur politique : le refus du partage... Le chômage de masse et le développement de la pauvreté pouvaient être évités en préservant la logique de partage de la croissance qui dominaient avant les chocs pétroliers.Cela n’aurait exigé de la majorité des citoyens qu’une réduction du rythme d’augmentation (et non du niveau)de son bien-être matériel ! Au lieu de cela, on a accepté que la totalité des sacrifices imposés par les mutations économiques soient supportés ceux qui en étaient les victimes. Tel est le premier degré de l'horreur politique."
N'était-ce pas, plutôt qu'une logique de partage, une logique d'achat des consciences ?
Généreux reste je crois dans le culte fallacieux des "trentes glorieuses".
Il y a me semble-t-il un devoir d'inventaire qui reste à faire.
Et qui n'est pas inconséquent.