Le vieil homme la mer et le parti des mous
En période d’élections, le niveau de bêtise monte. Acteurs et destinataires le savent, la démagogie est du pain quotidien. Elle est même revendiquée (saisi à la radio, France Culture, il y a quelques jours, ceci : « la politique c’est parler beaucoup pour rien dire, Pompidou faisait ça très bien ». C’est Jean-Claude Carrière qui admirait). On le revendique et on l’analyse, l’art de la démagogie. Une façon de s’en vanter. C’est vieux. Quand on en a un peu honte on parle du populisme de ceux qui ne respectent pas tout à fait la bienséance des règles du jeu du semblant. Tout est donc dans l’art de ne rien dire, de ne dire aux pauvres que ce qu’ils savent trop bien ou craignent trop bien, le jeu est subtil, annonces, petites phrases, accusations, stratégie oratoire et chiffres, images, chiffres. La campagne a commencé, on nous dit qu’elle est violente.
Il y a ceux qui acclament.
Il y a ceux qui n’iront pas voter. Parmi eux quelques jeunes que je connais et des rêveurs qui croient à la rue tout de suite.
Il y a ceux qui ne savent pas comment s’y prendre pour comprendre. Alors : tous pareils, gauche et droite.
Deleuze le disait, en période d’élection, c’est comme ça, c’est la bêtise, elle monte, on se laisse aller. Avec la bêtise, on fait monter la violence, ce qu’on appelle comme ça, ça ressemble plutôt à la cour de récréation (ou certaines salles de profs, enfin d’autres lieux clos et tristes). On fait monter, on s’aime bien un peu bête, un peu pseudo-violent….
En période d’élections, on achète moins de livres, les amis libraires le disent depuis longtemps.
Mais la bêtise cache des symptômes de maladies graves. La liste est longue. Le sort fait aux étrangers en situation régulière et irrégulière depuis 2005 n’a cessé de se dégrader. En 2007, 2008, on se demandait : cette politique xénophobe-là, ce n’est qu’à but électoraliste ? ça semblait suspect. Trop facile, trop évident comme réponse. Non, c’est que l’Europe avait peur. Peur d’elle-même et de ses failles, peur de sa défaite. Puis ça a été la crise. Puis les révolutions là-bas, de l’autre côté de la Méditerranée. On s’accroche à une misère de lois inutiles et absurdes qui se contredisent les unes les autres, on tente de contenir des milliers de personnes et malgré ces lois de l’Europe les personnes traversent les pays passent les murs les mers ; rien n’arrête les élans que la raison la survie le désir et l’aventure commandent.
Ailleurs, dans des domaines autres, mêmes fantômes de bêtises, mêmes peurs, même certitude que c’en est fini des vieux systèmes. Mais la certitude ne se laisse pas faire : on ne lâche pas l’affaire comme ça. C’est Gallimard qui demande des dédommagements à François Bon pour sa nouvelle traduction, éditée récemment sur Publie.net, du Vieil homme et la mer. Pas de version numérique du Vieil homme et la mer chez Gallimard. Hemingway dans le domaine public aux USA et au Canada. 22 « exemplaires » numériques vendus. Traduction disponible chez Gallimard de Jean Dutourd, 1954. Bêtise ? Absurdité ? François Bon le dit bien, la traduction proposée par Gallimard est établie « selon les canons d’époque, faisant parler le pêcheur comme doit parler selon la littérature un illettré de Cuba. » On n’ira pas plus loin. On n’évoquera même pas le bonheur de traduire, retraduire, à quel point c’est se déplacer dans l’intelligence, à travers les terres et les langues. On n’ira pas plus loin tant la bêtise se dévoile toute seule, grasse. Il n’est pas question des 22 fois 2 euros et quelques de téléchargements. Il s’agit d’autre chose, évidemment. Un symptôme. C’est fini, l’édition d’antan. C’est fini et tout le monde le sait : ça ne marche pas, ça ne marche pour personne, ni pour les libraires ni pour de nombreux petits et moyens éditeurs qu’on pourrait citer ici et qui conservent une activité salariée à temps complet, ni pour de nombreux auteurs qu’on pourrait citer ici et qui conservent une activité salariée à temps complet, ni pour les distributeurs vraiment, ni même pour les gros éditeurs, donc, on vient d’en avoir la preuve – ils n’attaqueraient pas, sinon : ni pour Dutourd, ni pour une cinquantaine d’euros venus ou à venir. C’est fini, et on ne veut pas le voir. Publie.net propose autre chose, qui voit le jour grâce à l’enthousiasme et l’énergie terribles de quelques-uns. On devine comme il difficile de lutter, peu nombreux, contre tout. On leur met des bâtons dans les roues : c’est qu’ils avaient raison, et comme les peuples qui se déplacent, c’est inévitable, la machine est en marche, ils avancent. Gallimard c’est fini. Il n’empêche, la bêtise nous met très en colère.
Derrière la bêtise, ou avec elle, faisant cortège, c’est bien la peur qu’il faut voir. Chez Guéant aussi, peut-être, quand il annonce comme en passant que toutes les civilisations ne se valent pas. Le pire n’est pas Guéant. Le pire vient derrière : Luc Ferry, (philosopheex ministre de l’éducation nationale, là où non plus ça ne marche pas, pas du tout, plus du tout, c’est complètement fini et pas grand monde n’y fait le gros boulot que fait Publie.net par ailleurs (1), Luc Ferry, donc y va d’un drôle de couplet. Là, on ne peut plus interroger la peur ni la bêtise ni quoi que ce soit. On est au-delà. « Au nom de quoi, a dit Ferry pour défendre Guéant, pourrait-on refuser à quelqu’un le droit de préférer les traditions qui ont engendré une grande littérature à celles qui commandent les sociétés sans écriture ? ». D’abord, on le voit tout de suite, Luc Ferry a lu Dutourd et c’est tout. En effet, s’il savait quelque chose de quelque grande littérature que ce soit (s’il en avait reçu quelque chose) il se mordrait les lèvres. Que sait Ferry des sociétés sans écriture ? Je vous parle d’un pays où la grande littérature a été jusqu’au XVIème siècle écrite en basque. Puis plus écrite, pour raisons jacobines d’un côté et fascistes de l’autre. Mais toujours composée. Précisément, avec art, règles, codes et passion. Et de nouveau écrite. Pas encore traduite. Luc Ferry n’a lu que Dutourd. Peut-être pourrait-il, s’offrant un abonnement à Publie.net, découvrir, outre de nouvelles traductions, de nouvelles littératures. Et l’histoire de la lecture comme la raconte Bon dans Après le livre. Afin de comprendre que ce n’est pas linéaire cette affaire. L’objet ne l’est pas. La lecture ne l’est pas. L’écriture ne l’est pas. Et les sociétés sans écriture en ont une que n’a pas Luc Ferry. La bêtise n’a pas de limite, la colère oui.
Quant à moi je vais voter Hollande. Les temps sont durs, votons pour un mou. C’est Pierre Dac qui rêvait le parti des mous. Au moins, on pourra tenter de faire bouger tout ça, attaquer, bousculer.
(1) En fait, plein de gens font le boulot (voir ici). Mais on ne le voit pas paraître encore.
Article à consulter aussi ici.


Les 2 commentaires les plus recommandés
Sincerement et sans aucune flagornerie(ce n'est pas le style de la maison!),j'ai particulierement apprécié votre texte dans lequel je me retrouve en grande partie(la betise rampante,la mollesse,la soumission,l'inculture grandissante et voulue politiquement,l'école rabaissée,l'écriture honnie,la lecture méprisée....); Un bémol: je ne pourrai me résoudre a voter Hollande dés le 1er tour(le vote dit "utile" est une escroquerie "intellectuelle!),choisirai Melenchon(car absolument vital de secouer le cocotier pour en faire dégringoler les "CONS", et au second tour,voterai Hollande davantage par defaut,pour essentiellement Antisarkozysme salutaire,sachant que le Parti Socialiste n'est plus de Gauche(c'est aussi une escroquerie!!) depuis desormais trop longtemps!!
Chère Marie Cosnay, je vous lis souvent et avec intérêt, cependant ce billet-là me laisse sceptique. Vous dénoncez à juste titre l'espèce de débrayage de la pensée propre à ces périodes pré-électorales, mais il me semble que vous n'échappez pas vous-même à ce… relâchement. Votre conclusion impudique ne va pas dans le sens d'une grande lucidité, je trouve. Votez comme il vous plaît, mais de grâce évitez votre propagande, fût-elle mesurée ! Ou alors, argumentez sérieusement. Je sais que Médiapart a pris le parti de la marionnette OMC (Pascal Lamy aux commandes?), qu'il s'agit de chasser le monstre (pour lequel je partage l'aversion commune, rassurez-vous), mais quand même, un peu de pudeur ne saurait nuire. Ce besoin d'avoir des idées simplistes, de les émettre parce que ce serait le moment, tourne au ridicule.
Par ailleurs, vous qui êtes experte en témoignage, vous oubliez de préciser que dans le débat François Bon-Gallimard vous n'êtes pas neutre, étant publiée par François Bon sur Publie.net dont vous faîtes une propagande insistante. Pour ma part, il y a longtemps que François Bon a fini de m'intéresser, je crains qu'il ne soit tout simplement un benêt un rien mégalo qui aimerait bien être une tête pensante en plus d'un écrivain fort méritoire. J'ai dû mal à croire que cette publication ne soit pas une provocation de sa part, qui ne peut ignorer les lois concernant le droit d'auteur. Du coup, l'effet recherché a été produit, tant mieux. Tant mieux pour qui ? Et la claque y va de sa gestuelle. Et tout le monde de tomber sur Gallimard.
Mais à mon tour je parle sans en savoir assez, ça y est la bêtise m'a gagné. À moins qu'elle ne fût là déjà, au/en préalable. Pardon.
Tous les commentaires
Chère Marie Cosnay, merci pour ce texte, merci pour ces liens : du parti d'en rire à l'ars industrialis, de la dérision revigorante à l'esprit de révolte inapaisé.
« Et alors j'étais dans ma pensée. A l'intérieur, c'est ce que j'ai dit. Dans la solitude ? Non, la pensée. »
(...)
« Ma pensée est mon bras, ma pensée dans mon bras, là, ma pensée au creux de mon bras, en haut. »
(Marie Cosnay, Noces de Mantoue, Publie.net)
Cela ressemble fort à une pensée de manchot.
J'en connais au moins un qui avait du génie.
Vous avez trouvé les mots pour le dire, Marie Cosnay. C'est dit, et bien dit.
Et puis j'aime particulièrement "On n'évoque même pas le bonheur de traduire, retraduire, à quel point c'est se déplacer dans l'intelligence, à travers les terres et les langues".
Pour le reste, la bêtise... Laissons le bruit se faire, et sans aboyer, tranquillement, mais avec force, marchons d'un autre chemin. Ici même, par exemple, sur Mediapart.
Le jour se lève, un grand soleil ce matin.
Merci pour cet article si vrai, si bien écrit, si intelligent.
Vous n'êtes pas difficile.
"Avec la bêtise, on fait monter la violence"
donc, de France Culture à Pompidou via Jean-Claude Carrière, de Deleuze à Dutourd dévoré par Luc Ferry, voter pour le "parti des mous" pour "attaquer pour bousculer", alors que des "rêveurs qui croient à la rue tout de suite"
à retenir.
http://blogs.mediapart.fr/blog/leon-et-paulette/190212/le-miroir-aux-solitudes#new
Joli, je retiens la formule "les temps sont durs, votons pour un mou"....Si en plus on a l'aval de Pierre Dac!
La formule de Pierre Dac était : "Les temps sont durs, votez MOU", le MOU étant le Mouvement Ondulatoire Unifié qui soutenait sa (déclaration de) candidature aux présidentielles de 1965, pour affronter Mongénéral.
Je ne suis pas certain qu'il aurait voté pour un mou...
(Merci, Marie Cosnay, néanmoins, pour votre billet)
Et sur l' "affaire Hemingway", voir aussi le billet "Que protègent les droits d'auteur ?", d'André Gunthert, un peu plus bas dans la colonne)
oui c'est vrai, j'ai vérifié après, le parti MOU...
désolée, tout ça est allé un peu vite...
Ah zut !
Ah zut !
Ah zut !
Ah zut ! Décidément la machine s'emballe. Ce doit être l'enthousiasme.
Chère Marie Cosnay, je vous lis souvent et avec intérêt, cependant ce billet-là me laisse sceptique. Vous dénoncez à juste titre l'espèce de débrayage de la pensée propre à ces périodes pré-électorales, mais il me semble que vous n'échappez pas vous-même à ce… relâchement. Votre conclusion impudique ne va pas dans le sens d'une grande lucidité, je trouve. Votez comme il vous plaît, mais de grâce évitez votre propagande, fût-elle mesurée ! Ou alors, argumentez sérieusement. Je sais que Médiapart a pris le parti de la marionnette OMC (Pascal Lamy aux commandes?), qu'il s'agit de chasser le monstre (pour lequel je partage l'aversion commune, rassurez-vous), mais quand même, un peu de pudeur ne saurait nuire. Ce besoin d'avoir des idées simplistes, de les émettre parce que ce serait le moment, tourne au ridicule.
Par ailleurs, vous qui êtes experte en témoignage, vous oubliez de préciser que dans le débat François Bon-Gallimard vous n'êtes pas neutre, étant publiée par François Bon sur Publie.net dont vous faîtes une propagande insistante. Pour ma part, il y a longtemps que François Bon a fini de m'intéresser, je crains qu'il ne soit tout simplement un benêt un rien mégalo qui aimerait bien être une tête pensante en plus d'un écrivain fort méritoire. J'ai dû mal à croire que cette publication ne soit pas une provocation de sa part, qui ne peut ignorer les lois concernant le droit d'auteur. Du coup, l'effet recherché a été produit, tant mieux. Tant mieux pour qui ? Et la claque y va de sa gestuelle. Et tout le monde de tomber sur Gallimard.
Mais à mon tour je parle sans en savoir assez, ça y est la bêtise m'a gagné. À moins qu'elle ne fût là déjà, au/en préalable. Pardon.
J'ai dû mal à croire que cette publication ne soit pas une provocation de sa part, qui ne peut ignorer les lois concernant le droit d'auteur.
Ca y est, jean-claude leroy, vous avez compris sans rien comprendre : Oui, une provocation nécessaire, parmi tant d'autres... Sans "bouculer, et être bousculé"* on ne voyage point.
Peut-être, nos initiatives, nos désirs, nos passions, sont justement pour cela : bousculer le parti mou des choses ?
(* Wim Wenders, Les ailes du désir.)
En revanche je commets une grosse erreur en confondant Pascal et François Lamy !!! Une sorte de réflexe vient de me faire vérifier. Oups ! Ce qui ne change pas grand chose sur le fond, mais quand même.
Cher Jean-Claude Leroy,
non, François Bon a traduit Le vieil homme et la mer car le texte tombait dans le domaine public. Mais... au Canada seulement, pas aux USA, d'où la réaction de Gallimard. Provocation ? Je ne crois pas ( traduire un livre...ce serait travailler au long cours par simple goût de la provoc). Mais vous pouvez noter une chose: en deux jours, Publie-net a eu plus d'articles et de buzz qu'en un an d'édition de textes... Ca aussi, ça fait partie de l'ambiance générale hélas.
Je viens d'aller rouvrir mon "Vieil homme et...", version estampillée. N'étant pas folle d'Hemingway, pas ouvert depuis longtemps. Une nouvelle traduction est très très bienvenue, je crois!
Il est exact qu'on lit moins en période pré-électorale, en tout cas, c'est ce qu'on s'entend répéter depuis des années. Exact aussi que cette année, le nombre de livres publiés en janvier - 30 romans français de moins, ce qui à vrai dire, ne fait guère de différence, moins de traductions - a diminué. Ce qui diminue surtout, en période pré-électorale, dans tous les journaux, c'est l'espace imparti à la littérature. Vous lisez moins parce que vous votez, vous ?
Juste pour voir, un coup d'oeil ( il y a tant de livres qu'on peut lire sur internet). The old man and the sea, no problem. Et tapez donc Le vieil homme et la mer pdf... sur google...
Et à vous lire prochainement - sur papier, je crois :) - chère Marie Cosnay.
Chère Dominique Conil,
Certes trop hâtive et excessive, ma réaction. Pour autant il me paraît qu'il y a vraiment pire maison d'édition que Gallimard (je ne parle pas de son catalogue mais de son attitude en général, pour ce que j'en sais), et cette ruée du réseau Bon m'a semblé un rien… facile. La démarche naturelle d'un homme avisé (et François Bon l'est forcément), de France ou non du Canada, eut été de contacter Gallimard ou un ayant droit avant d'entamer la traduction, ou du moins sa publication. La question du droit d'auteur, au regard des évolutions de la diffusion sous toutes ses formes, évoluera de toute façon, elle est sûrement à reconsidérer dans son ensemble.
Et il y a aussi, pour être enfin sérieux, que moi non plus je ne suis pas fou d'Ernest. Et pas pressé de le devenir…
"je vote et je lis"
dès que j'ai le livre je vous l'envoie - et oui dommage qu'on ne parle de Publie.net qu'en moment de crise Gallimard...
je vous dis à très bientôt Dominique, et merci
Eh bien moi je vote Botul.
Chère Marie Cosnay, la bétise n'a jamais excusé la bétise .
L'autre soir sur le plateau de C+ Luc Ferry n'a pas réussi à rendre C Guéant intelligent, il a réussi à se disqualifier .
Quant à moi je vais voter Jean-Luc Mélenchon, il sait traduire, et je serais moins bête ..
Sincerement et sans aucune flagornerie(ce n'est pas le style de la maison!),j'ai particulierement apprécié votre texte dans lequel je me retrouve en grande partie(la betise rampante,la mollesse,la soumission,l'inculture grandissante et voulue politiquement,l'école rabaissée,l'écriture honnie,la lecture méprisée....); Un bémol: je ne pourrai me résoudre a voter Hollande dés le 1er tour(le vote dit "utile" est une escroquerie "intellectuelle!),choisirai Melenchon(car absolument vital de secouer le cocotier pour en faire dégringoler les "CONS", et au second tour,voterai Hollande davantage par defaut,pour essentiellement Antisarkozysme salutaire,sachant que le Parti Socialiste n'est plus de Gauche(c'est aussi une escroquerie!!) depuis desormais trop longtemps!!
oh je vous comprends fort bien
je voterai Hollande mais au 2ème tour sans doute...
et ça voulait juste exprimer que les combats se mèneront plus aisément contre Hollande que contre S.
je suis entourée de jeunes qui n'iront pas voter, je les comprends
Ma petite phrase finale voulait dire ça : Allez voter, Melenchon, Eva Joly ET MEME Hollande, mais allez voter, le combat devra se mener dans la rue quand même, et il sera alors plus audible....
Ah, plus clair ! J'entends bien ça. Oui, oui.
Oui, les uns et les autres, même combat. Des leurres ?
Mouvement Ondulatoire Unifié correspond d'assez près à ce qu'est devenu le Parti Socialiste du candidat François Hondulant . Pierre Dac, ce visionnaire .
@Cucurbitacée
"je ne pourrai me résoudre a voter Hollande dés le 1er tour(le vote dit "utile" est une escroquerie "intellectuelle!),choisirai Melenchon(car absolument vital de secouer le cocotier pour en faire dégringoler les "CONS", et au second tour,voterai Hollande davantage par defaut"
Encore faut-il un Hollande au second tour...
Marie Cosnay que j'ai le plaisir de suivre depuis peu est décidément la femme à suivre... et je confirme son choix de recommander "Après le livre" de François Bon qui ne constitue en aucun cas un réquisitoire contre le papier au profit d'une numérique mais une vision saine et simple de la réalité et de ce qu'elle suppose de conjectures. L'essentiel étant de lire et j'ajouterai de savoir lire. "Lire est un art" a dit edith Warthon.
Le viel homme et l'amer
qui comme le ridicule ne tue pas dit-on
Le vil homme est la mère de toutes les tromperies. A commencer par Bon. Mais pas par gambades. C'est Montaigne qui le dit.
Se battre !!!
MARDI 28 FÉVRIER 2012
À 14 heures 30 :
Ordre du jour fixé par le Gouvernement :
1°) Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, autorisant l'approbation de l'avenant à la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l'île Maurice tendant à éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune (texte de la commission, n° 296, 2011-2012)
2°) Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, autorisant l'approbation de l'avenant à la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume d'Arabie saoudite en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu, sur les successions et sur la fortune (texte de la commission, n° 295, 2011-2012)
3°) Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, autorisant la ratification de l'avenant à la convention entre la République française et la République d'Autriche en vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion fiscale en matière d'impôt sur le revenu et sur la fortune (texte de la commission, n° 293, 2011-2012)
(La Conférence des Présidents a décidé que ces trois projets de loi feraient l'objet d'une discussion générale commune.
La Conférence des Présidents a fixé à une heure la durée globale du temps dont disposeront, dans la discussion générale, les orateurs des groupes ou ne figurant sur la liste d'aucun groupe ; les inscriptions de parole devront être faites à la division de la séance et du droit parlementaire, lundi 27 février, avant 17 heures.)
4°) Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro (n° 393, 2011-2012) et projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité (n° 394, 2011-2012)
(La Conférence des Présidents a décidé que ces deux projets de loi feraient l'objet d'une discussion générale commune.
La Conférence des Présidents :
- a accordé un temps d'intervention de quinze minutes respectivement au Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et au Président de la commission des affaires européennes ;
- a fixé à une heure trente la durée globale du temps dont disposeront, dans la discussion générale, les orateurs des groupes ou ne figurant sur la liste d'aucun groupe ; les inscriptions de parole devront être faites à la division de la séance et du droit parlementaire, lundi 27 février, avant 17 heures.)
Je ne me risquerai jamais à écrire un article dont la bêtise est le centre.
Bonjour,
Je suis totalement impliqué dans un billet anti MES http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/230212/hommage-aux-44-deputes-qui-ont-dit-non-au-mes-le-21-fevrier-20 qui se veut participatif
.
Si vous pouviez m'aider à pousser le maul* , je vous en saurais très reconnaissant
.
A bientôt
.
Amitié
.
* Maul (anglais : « malmener ») : constitué par un joueur debout portant le ballon, un ou plusieurs adversaires et un ou plusieurs coéquipiers qui sont liés à lui. Les joueurs de l’équipe attaquante doivent être sur leurs pieds et avancer vers la ligne de but adverse, sinon l’arbitre est forcé d'arrêter le jeu et ordonner une mêlée en rendant l’introduction à l’équipe défendant. Un maul qui avance bien est un groupé pénétrant (voir). S'il avance en permettant à ses participants de sortir du maul puis d'y revenir régulièrement pour maintenir sa marche, on parle de « maul déroulant ».
Bonjour Marie,
Un grand merci pour ce billet qui me fait le plus grand bien après ces votes "globalement" calamiteux de nos parlementaires

!!!
Uniquement 79 parlementaires français ont voté non aux pleins pouvoir de la finance alors qu'ils avaient été 80 à refuser les pleins pouvoirs à Philippe Pétain

!!!
Ce n'est pas à vous, que j'apprendrais que si le 10 Juillet 1940 les 27 parlementaires qui avaient fait leur devoir en abordant le paquebot Massilia* avaient voté ils auraient, eux aussi voté contre, tout comme les 61 parlementaires communistes** qui avaient été préalablement éliminés, l'auraient fait...
Nous avons donc perdu le match à 79 contre 168

!!!
J'ai beaucoup hésité, entre l'abstention et le vote François Hollande tant la campagne électorale, depuis les 2 votes des 21 et 28 Février, ressemble à un film triste de Laurel et Hardi dans lequel Laurel serait François Hollande et Hardi Nicolas Sarkozy

!!!
Je penche, finalement, pour Laurel car la bande passante de la télévision La chaine Parlementaire, nous affirmé que le PS n'avait pas voté oui au MES grâce au conseil qui a été, à moitié

pris en compte par François Hollande

...
Voter Jean-Luc Mélenchon le plus possible à l'élection présidentielle puis à l'élection législative est jouer un nouveau match que, cette fois ci, nous ne perdrons pas

!!!
A bientôt
!
Amitié
.
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Massilia_%28paquebot%29#Listes_de_passagers
** http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_des_pleins_pouvoirs_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain_le_10_juillet_1940