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mariage et récits pour tous

Voilà comment ça commence : le soupçon que derrière ce qu’on appelle mariage pour tous (expression à décliner : papiers pour tous / accès aux soins pour tous / accès à l’eau pour tous / éducation pour tous), ou plutôt derrière les réactions vives au projet de loi, il y a quelque chose que je ne comprends pas bien.

Que cette affaire de droit à se marier paraisse l’affaire du début du quinquennat de François Hollande (alors même qu’il déclare la guerre au Mali) que cette affaire de droit à se marier entre hommes ou entre femmes écrase la guerre au Mali et l’absence de loi prévue pour le vote des étrangers, promise pourtant, que pendant cette affaire de droit à se marier le Medef réussisse à assouplir les contrats de travail, que la loi d’imposition des très riches soit retoquée, je me dis : voilà, on a bel et bien quitté le politique pour le sociétal, comme on dit, c’est triste, surtout que ce droit-là à se marier c’est une permission et les permissions ça n’a jamais fait bouger le pouvoir ni aucun pouvoir, au contraire, « vous avez la permission de » et autour rien ne change, simplement Jouissez plus, mariez-vous plus, faites des enfants plus, élevez-les plus. Plus plus plus. Je me disais, au début : c’est une fichue arnaque.

Il y a les homosexuels et ils font la demande de mariage et eux n’arnaquent personne : ils font la demande, une demande d’engagement symbolique parce que dans le réel ils n’ont besoin de personne les homosexuels : ils vivent déjà ensemble, élèvent déjà ensemble des enfants qui ne vont pas plus mal que les autres enfants ; il y a ce fait : le désir de s’engager quand on est homme et homme, femme et femme et il y a ce fait : grandir plutôt bien auprès d’un adulte ou de plusieurs adultes - d’un sexe et de l’autre ou de deux adultes de même sexe.

Ce qui ferait vraiment bouger le pouvoir, aujourd’hui, c’est une chose toute simple - et promise : le droit de vote des étrangers. Voilà qui est autre chose qu’une permission ne touchant en rien au politique, voilà qui changerait quelque chose au politique parce que transformant catégoriquement la rhétorique politique : on irait chercher des voix dont on se fout aujourd’hui, on ne dirait pas n’importe quoi et peut-être le discours raciste (que le PS au pouvoir a du mal à contredire, soit que cela l’arrange soit qu’il est pour de bon impuissant) en serait-il affecté. Et une fois le discours affecté, après quelques efforts, la réalité le serait aussi. Cela semble évident mais non, on donne ou on ne donne pas la permission de se marier, on se jette sur le chiffon rouge, on s’emplâtre.

C’est comme ça que ça a commencé. Mais c’était un peu simple.

Les protestations étaient vives, nombreux les commentateurs qui expliquaient que le mariage en soi les gênait moins que ce qui avait rapport à la filiation - comment pouvait-on imaginer qu’on vienne de femme et femme ou d’homme et homme ?

Par ailleurs, c’était étonnant de vivre un moment occidental où le grand problème n’est pas la guerre (concrète) au Mali ni même la crise (concrète, avec amis qui flanchent, tout près) mais une sorte de guerre totale (abstraite) contre Islamisme et Terrorisme (qui devient le nom du 1er), une vague peur de l’invasion des exclus qui ne manqueront pas de chercher à vivre mieux (et manger et espérer) en rejoignant via la Mer Méditerranée ou les Balkans l’Europe, c’était étonnant de vivre un moment de peurs abstraites (Crise & ses conséquences et Terrorismes), un moment de quête effrénée de bien être (grâce à l’explosion de moyens sympathiques ou ridicules, en vrac, sans jugement ni exhaustivité : spiruline jogging faciathérapie reprogrammation bio-génétique réflexologie qi-gong) et de voir en même temps les adeptes du légitime souci de soi refuser aux autres le souci symbolique du couple, refuser aux autres les assises (bourgeoises et conjugales ) qui leur ont permis de prendre ainsi soin d’eux. Impression de mouvements contradictoires, incohérents. Autrement dit, là où on en était de l’ouverture des possibles et des permissions à soi accordées (mieux vivre sa sexualité, son travail, sa vie quotidienne, son couple), il me semblait étrange cet élan qui refusait, crispé, l’idée d’une permission de plus : celle de se marier entre personnes de même sexe. Je l’interrogeais.

Que nous disaient les opposants ? Ceux qui, plus ou moins religieux, plus ou moins de droite, plus ou moins accrochés à la famille, plus ou moins fermés sur leur couple, leur conjugalité, leur hétérosexualité et leur capacité de faire des petits, que nous disaient-ils de plus, dimanche 13 janvier, que ce désir jaloux de garder pour eux mariage et enfants, que cette peur désuète (on l’a entendue) de voir dégénérer l’espèce, ou cette volonté branchée que les pédés continuent (à la place de qui, pour donner l’illusion à qui ?) à échapper aux normes bourgeoises….

L’enfant me semblait l’indice. Un enfant de couple homosexuel (disait un opposant à la loi) pourrait penser qu’il vient de l’union d’un homme et d’un homme, d’une femme et d’une femme. Symboliquement était niée pour l’enfant la différence sexuelle où pourtant il s’origine – expliquait le commentateur. C’était là que ça coinçait. Quelque chose de révolutionnaire était en train de s’accomplir.

 Je changeai d’avis : cette question de société que je croyais destinée à masquer le politique, je ne l’avais pas appréhendée à sa juste valeur. Je le savais : le débat sur l’euthanasie était d’actualité, le Pr Sicard au mois de décembre 2012 avait rendu au président de la République le rapport de la commission de réflexion sur la fin de vie, au titre allègre : penser solidairement la fin de vie. Ces questions de société, euthanasie et mariage pour tous, n’étaient-elles pas plutôt des questions (ou des crises) de définitions perdues ?  Qu’est-ce que la naissance, la sexualité, la mort ? Enormes, les questions ; énorme, la crise de la définition. Ce million de manifestants dimanche 13 janvier disait peut-être quelque chose du style : comment notre XXIème siècle va-t-il définir la naissance et la mort - et partant, la sexualité ?

Quelque chose me gênait encore.

Quelque chose, je crois, était en crise violemment, plus violemment que n’importe quoi d’autre, on l’apercevait avec cette histoire de peur que l’enfant se croie né de 2 personnes de même sexe, avec le bouleversement de la nature humaine qui en dériverait.

Ce qui était en crise plus que tout, c’était le récit. On ne le croyait pas capable d'accompagner un être né de différences (sexuelle certes, mais pas seulement) et élevé par deux parents de même sexe. On ne le croyait pas capable de donner du sens à la naissance, croissance, vieillesse être humain. Deux personnes de même sexe qui élèvent un enfant ont pourtant de quoi raconter. Le récit de la naissance qui, même médicalement assistée, a et est une histoire, le récit de l’adoption, le récit du désir qui est à l’origine de l’enfant, du désir de voir grandir l’enfant rencontré à 2 mois, à 3 ans, plus tard. Le récit qu’on se fait à soi-même, qu’on fait ou pourrait faire à l’enfant. Le récit de ce qu’on projette, de ce qui fut, pourrait être. Deux personnes de même sexe élèvent un enfant et la syntaxe est intacte, les temps restent complexes, les potentialités aussi. Le récit, une assise des plus sûres de ce qu’elle ne change pas de nature, la nature humaine… Pas de civilisation sans récit, c’est Ricoeur qui le dit.

Il m’a semblé que cette panique autour de l’enfant qui se croirait né de mêmes sexes, de rien, d’autre chose que de la différence sexuelle, masquait la peur d’être nu, sans récit. La peur que la filiation et le récit soient si bien noués (depuis le roman du XIXème siècle ?) que si l’une flanchait, l’autre aussi.

Enfin, je me suis souvenue de quelque chose.

Dans son livre, écrit après la crise économique de 2008, Après la tragédie, la farce, Slavoj Zizek  compte au nombre de quatre les points qui rendent le capitalisme mondial insupportable et qui produiront à coup sûr des réactions qui l’attaqueront  de l’intérieur. Le premier point est la création de nouvelles sortes d’apartheid (murs et bidonvilles), le deuxième la menace d’une catastrophe écologique, le troisième l’inadaptation de la propriété privée à la soi-disant « propriété intellectuelle »  et le dernier antagonisme regarde les conséquences éthico-sociales en biogénétique –la crainte d’un Homme Nouveau (pour citer Zizek) – en bref, un changement de nature humaine.

Peur de manquer de récit (fondateur et créatif) et peur imaginaire de croire pour finir qu’un enfant est réellement né de deux personnes de même sexe, nous voilà bel et bien sur la voie d’un changement dans la nature humaine : les opposants à la loi sur le mariage pour tous seraient (mais ils l’ignorent) des citoyens en proie à l’angoisse devant la toute-puissance du capitalisme mondial si désordonné qu’il peut nous changer l’homme ? Avec angoisse (et maladresse) ils tentent de résister, ils  résistent du moins à ce qui paraît un premier pas sur le chemin de cet Homme Nouveau - premier pas après lequel on peut imaginer qu’on va aller bon train, si au mariage pour tous et aux deux parents de même sexe on ajoute la procréation médicalement assistée et toutes sortes d’avancées technologies biogénétiques.

Les manifestants contre le mariage gay : des altermondialistes, des anticapitalistes qui s’ignorent ? C’est un peu une blague, qui vise à ne montrer que ce qu’on savait déjà : tout ce monde (catholiques plus ou moins, de droite plus ou moins) s’inquiète de ce que promet notre XXIème siècle mondial. Et si on les aidait à s’inquiéter politiquement, si on allait voir du côté de cette fabrication de nouveaux apartheids, de nouveaux racismes et de nouveaux murs ?  Et si cette prise de conscience pouvait pour de bon, à peu de frais, commencer par une proposition de loi pour le vote des immigrés aux élections locales ? Il aurait belle allure, alors, le président Hollande.

Il n’a pas la majorité ? La question de la démocratie, dans les instants historiques graves, est complexe : on dit qu’en 1940 des élections libres auraient donné 90% des voix au Maréchal Pétain. Qui avait raison : les 90% (déterminés par la doxa de l’idéologie prédominante) ou De Gaulle seul qui refusant la capitulation expliquait que la voix de vérité de la France, c’était la sienne, non celle du régime de Vichy. C’est un exemple historique très grave.

Sans doute sommes-nous à l’orée de moments historiques très graves. 

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19/01/2013, 12:55 | Par profil_inactif_299302 en réponse au commentaire de iradie le 19/01/2013 à 12:36

Relisez bien tout et très posément, Iradie. Marie dit aussi, un peu plus bas :

" Je changeai d’avis : cette question de société que je croyais destinée à masquer le politique, je ne l’avais pas appréhendée à sa juste valeur."

Le texte de Marie est suptile et complexe et pose de très bonnes questions. Il mérite une lecture concentrée. Ce n'est pas si souvent qu'un billet mérite cette attention !!! Sourire Tiens, je m'en vais le relire.

19/01/2013, 17:59 | Par iradie en réponse au commentaire de profil_inactif_299302 le 19/01/2013 à 12:55

J'ai bien tout lu, mais je n'ai relevé que le début. Mais je ne suis pas plus d'accord avec le reste du billet qui me fait bondir tout autant que le début.

Je ne pense pas que l'attitude des opposants au mariage gay soit un phénomène nouveau, ni qu'ils souffent d'une difficulté à s'adapter à un monde contemporain. Les arguments qui ressortent depuis septembre sont les même que ceux que nous entendons depuis des décennies. Quand ils invoquent leurs réserves devant la PMA c'est en tant que cathos intégristes qu'ils le font, non pas parce qu'ils ont peur des technologies modernes. Il y a en France des hétéros conservateurs, cathos ou pas qui pensent que le modèle hétérosexuel tel qu'il est doit rester le seul. De même qu'il y a ceux qui pensent que le le catholiscisme est la religion qui doit dominer et que ce sont des blancs qui doivent peupler ce pays etc.... Rien de nouveau à cela. La différence est peut-être qu'avant ils pensaient avoir le pouvoir de fait. Maintenant qu'ils se rendent compte que la France est en train de devenir un pays peuplé aussi de personnes issues des pays du sud, que la religion musulmane est populaire et pratiquée et que les enfants d'immigrés et les homos ne se suffisent plus de rester "discrets" et de subir en silence les inégalités, soudain, ils se lèvent pour défendre leurs privilèges. Essayer d'expliquer cela, (en nous disant que si on ne le comprend pas on manque de subtilité), a un relent désagréable de légitimation.

D'autre part je voulais rappeller qu'il existe depuis une quinzaine d'année un courant féministe qui travaille à intégrer les luttes contre le sexisme, l'islamophobie, le capitalisme. Dès le début des controverses sur le mariage gay, un certain nombre de textes rappellant la convergence des luttes et la nécessité de ne pas oublier dans cette lutte pour l'égalité des droits de pédés et des lesbiennes, les droits des trans, le vote des immigrés, le récepicé de contrôle d'identité. Les avez vous vu passer ?

21/01/2013, 07:10 | Par tisaf en réponse au commentaire de iradie le 19/01/2013 à 12:36

Point de détail: Ce qui est drôle quand même c'est cette aspiration au mariage, comme si cela allait changer le regard des autres( les homophobes), comme si le droit de vote des étrangers allait améliorer leur situation quotidienne.

Je ne mets pas en cause l'aspiration de certains à l'égalité de tous , (on aurait pu aménager le pacs) mais cette envie de mariage me semble  obsolète et naïve .Le mariage a longtemps été un moyen d'asservissement de la femmme à l'homme(et vice versa),un moyen de contrôle pour l'état, pour la religion, bref une institution réactionnaire dont on a commencé à  se détacher il y a une trentaine d'années ,  à part le jour des noces et la rencontre des familles qu'avait on à y gagner ?

Revendiquer le mariage s'apparente à revendiquer le service militaire, ce n'était peut-être pas si bête finalement, mais incroyablement ennuyeux!

19/01/2013, 13:04 | Par marie cosnay

à Iradie : j'ai compris ce que vous dites, et il ne me semble pas avoir dit que cette lutte était moins importante qu'une autre. Je parle des réactions au projet de loi, violentes, incompréhensibles, et que je tente de comprendre.

C'est aux opposants au mariage gay que je propose de donner d'autres sujets de lutte...

19/01/2013, 18:06 | Par iradie en réponse au commentaire de marie cosnay le 19/01/2013 à 13:04

Justement, ces réactions violentes sont celles que nous subissons depuis toujours. Mais dans le cadre tout à fait intime de la famille, ou dans le silence hypocrites lors de licenciement, les refus inexpliqués de locations de logements... Pour nous ce n'est pas incompréhensible, c'est une guerre qu'il faut affronter et à laquelle nous tentons de survivre. Excusez moi d'être franche, mais je crois que c'est naif de croire que vous allez leur inspirer d'autres sujets de luttes. Ce sont les même qui sont islamophobes et  racistes.

20/01/2013, 01:35 | Par vertige en réponse au commentaire de iradie le 19/01/2013 à 18:06

Aïe, je vais encore y aller fort et sans doute être trop longue... Marie Cosnay, j'espère que vous ne m'en voudrez pas.

J'ai la sensation que les divergences de point de vue viennent du fait que la société française n'avait pas encore pris la pleine mesure, là, de son homophobie. Sous prétexte du Marais - pour prendre quelques poncifs - et d'un maire de capitale homosexuel, sous prétexte de la visibilité de l'Autre homosexuel - Autre que sien, proche, soi ! -, la société française se croyait à l'abri de l'homophobie, parce qu'à l'abri... de l'homosexualité ?

Et vlan, un texte de mise à égalité des droits, rien de plus, et le pays ressort ses démons au nom de la démocratie. Regardons le sourire rayonnant de Frigide Barjot par exemple. Posture pour faire passer la pilule de ses actions "propres sur elles", manifestation, référedum, revandiquant par exemple haut et fort qu'elle ne veut pas de Civitas ?

Et si tel n'était pas de la communication ? Si véritablement, l'épanouissement dont elle fait preuve était la jouissance de ce qui a surgit là, que tous avaient oublié, qui a droit de parole au nom du débat : l'homophobie, courante, banale, simpliste, réactionnaire ? La haine au quotidien, parce qu'il faut bien qu'elle finisse par se dire ?

Cela me fait frémir. Et non, je ne veux plus débattre, échanger, parler, essayer de convaincre, etc. avec ces personnes. Nous sommes dans deux mondes radicalement différents ; je sais maintenant que nous ne pouvons nous comprendre. Leur haine n'a pour égal que mon effroi.

Que la loi soit votée au plus vite, simple loi d'égalité des droits entre citoyens.

19/01/2013, 12:53 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 19/01/2013 à 12:46

+1 et recommandé.

19/01/2013, 12:54 | Par JoëlMartin

"cette affaire de droit à se marier entre hommes ou entre femmes écrase la guerre au Mali"

C'est inexact.

Il suffit de regarder les unes des quotidiens depuis une semaine.

19/01/2013, 13:25 | Par monique arcaix

Les manifestants contre le mariage gay savent qu'ils ont perdu;  ceux qui sont contre la loi mais qui ne sont pas aussi réacs se feront à la loi lorsqu'elle sera votée. Les gens sont légalistes. Quant à vouloir donner d'autres sujets de lutte aux opposants farouches du projet ,ils en trouveront tout seuls . Leur opposition actuelle va de pair avec toute la pensée réac la plus réac.( Que hollande et son gouvernement émettent le moindre rapprochement vers un vote des étrangers et ils seront encore plus nombreux dans la rue). Les sujets de discorde sont des sujets de discorde avant d'être des sujets de réflexion.

19/01/2013, 13:59 | Par Lechiffre

Je propose d'incrire dans la Constitution la devise "Tout pour tous".

Ca simplifiera les histoires a raconter, au moins. Et ca fermera la bouche a ceux qui veulent discuter.

19/01/2013, 14:57 | Par Alexis Flanagan

Si je vous entends bien, je vous rejoins sur la question du récit. Notre capacité à produire un récit pour nous-même signe la présence à soi. Or la technique très répandue du Storytelling, aujourd'hui, se propose de prendre en charge un récit dans lequel l'individu n'aura qu'à s'inscrire. Il s'agit d'une externalisation de l'imaginaire dont on peut voir de nombreux exemples aujourd'hui.

Droit de vote des étrangers : trois fois oui.

19/01/2013, 16:01 | Par Jean-Paul Bourgès

Chère Marie, une fois de plus, tu as la générosité de nous faire profiter du cheminement de tes réflexions où se mêlent toujours le respect de la pensée des autres et l'impatience de ne pas voir se concrétiser toutes les attentes que l'annonce d'un "changement maintenant" avait logiquement fait naître.

Pour "le mariage pour tous" il n'y a pas besoin de modifier la constitution et une majorité à l'Assemblée Nationale y suffira. Pour le vote des étrangers, auquel je suis, moi aussi, bien plus attaché et pour les mêmes raisons que toi, il faut une majorité des trois cinquièmes ... dont ne dispose pas François HOLLANDE. Si je regrette cette nouvelle attente, je ne pense pas que l'on puisse le lui reprocher.

Je suis suffisamment narquois ces derniers temps dans mes billets pour me permettre de te dire que je crois que ce Gouvernement fait ce qu'il peut ... mais que ses marges de manoeuvre sont extraordinairement étroites.

Très amicalement. Jean-Paul

19/01/2013, 17:52 | Par marie cosnay en réponse au commentaire de Jean-Paul Bourgès le 19/01/2013 à 16:01

merci Jean-Paul. 

Tu as raison, oui. Bien consciente. 

20/01/2013, 13:08 | Par Olivier71 en réponse au commentaire de Jean-Paul Bourgès le 19/01/2013 à 16:01

Si pour vous "le vote des étrangers" est plus urgent que le "mariage pour tous", c'est parce que vous faites partie de cette tranche de la population qui continue de croire que les droits des homos sont de seconde zone...

De même que pendant des décennies, après la "Déclaration des droits de l'Homme", une majorité pensait que, finalement, les droits des femmes et des noirs dans les anciennes colonies étaient "secondaires"... La France n'a pas été non plus dans le peloton de tête pour donner le droit de vote aux femmes (plusieurs pays musulmans, en l'occurrence, l'ont fait avant elle).

De même, cela signifie que vous ne voulez pas reconnaître (ou ne considérez pas) que ces droits refusés relèvent eux-mêmes du politique, au même titre que le vote des étrangers (et non simplement d'une "fleur" que l'on fait à une catégorie de seconde zone de la population...).

En l'occurrence, les deux lois ont exactement la même valeur (rétablir une discrimination politique qui n'a que trop durée)!!! C'est bien dommage que vous n'arriviez pas à le percevoir (ni Marie Cosnay).

Enfin, parenthèse sur le droit de vote des étrangers, il me semble que le président de la républic pourrait prendre un décret, plutôt que de passer par un vote. Mais, il a bien trop peur que le parlement ne parvienne à le censurer, en raison d'une autre frilosité de la part des députés de sa majorité, qui pourraient s'abstenir de venir le jour fatidique.

20/01/2013, 14:26 | Par Jean-Paul Bourgès en réponse au commentaire de Olivier71 le 20/01/2013 à 13:08

Je me suis suffisamment exprimé sur le mariage pour tous dans mon blog, pour ne pas me sentir gêné sur ce terrain qui est, effectivement, celui de la disparition d'une discrimination.

La grande différence est de nature institutionnelle : pour modifier le droit de la famille, il suffit d'une loi votée par le Parlement ... et ça sera fait d'ici quelques jours. Pour permettre à d'autres que des Français de voter, il faut modifier la constitution (Et, bien sûr, cela n'est pas faisable par un décret), et cela suppose un vote à la majorité des trois cinquièmes du Congrès. Cette majorité n'est pas atteignable actuellement et j'en suis navré. Dès lors le mariage pour tous sera adopté en premier et j'en suis fort aise.

20/01/2013, 17:31 | Par marie cosnay en réponse au commentaire de Olivier71 le 20/01/2013 à 13:08

"En l'occurrence, les deux lois ont exactement la même valeur (rétablir une discrimination politique qui n'a que trop durée)!!! C'est bien dommage que vous n'arriviez pas à le percevoir (ni Marie Cosnay)." =

bien  sûr que les deux lois sont importantes, et c'est pour ça qu'on en parle, et elles ont de la valeur, mais des valeurs différentes et des répercussions différentes et des enjeux très différents aussi

ce sont ces différences qu'on regarde, pour tenter d'apercevoir où on en est...

pour tenter de comprendre ce qui est dit et pensé profondément - ce qui se dit  derrière des refus qui paraisent complètement dingues (je n'imaginais même pas que la loi sur le mariage pour tous - comme Dominique Conil je n'aime pas cette appellation - serait suivie de tant de protestations.

je ne pense pas que les droits des homos sont de seconde zone.

je crois juste que le droit de sa marier n'a rien à voir avec le droit de voter...

que le deuxième droit est un droit qui fait bouger les pouvoirs, peut les mettre en bascule.

 

 

19/01/2013, 16:07 | Par Naja

"Et si cette prise de conscience pouvait pour de bon, à peu de frais, commencer par une proposition de loi pour le vote des immigrés aux élections locales ? Il aurait belle allure, alors, le président Hollande."

Désolé Marie Cosnay, je crois que la lecture de Zizek, c'est un cran au-dessus de ce que je peux encore comprendre. Hélas, car cette notion de "l'Homme Nouveau" me semble formidablement intéressante. Il parait que Lacan disait "L'important n'est pas de comprendre, l'important c'est de lire"… ce qui me semble valable pour la lecture de certains poètes, mais, quant à la philosophie (si Zizek est bien un "philosophe" ?) je suis pris d'un doute … paralysant.

Bien à vous

19/01/2013, 17:34 | Par MG2

 

 J'ai recommandé votre billet car j'y ai trouvé de l' ouverture et que l'air   circule.

Droit de vote des étrangers : un autre recul pour le voter serait une grave erreur politique de la part de ce gouvernement socialiste.

* comment est-il possible de mettre en miroir "le Mariage pour tous" et le droit de vote des étrangers. Sf qu’ ils étaenit dans les 60 engagements de F.H ?

- Le " Droit de vote pour les étangers '' est extrêmement limité ( uniquement pour les municipales)

pour des personnes résidant en France depuis de nombreuses années, avec des revenus sur lesquels sont ponctionnés des prélèvements divers et des impôts de toute nature.

* Le Mariage civil n'est pas dans notre société , malgré le story-telling qui s’y rattache, le récit d'une belle histoire d'amour et d'entente à jamais vécue...

Ce serait plutôt le récit d'une fiction débarquant tout droit du Code de la Famille de Napoléon.. pour établir les bases élargies au Patriarcat bourgeois. et au machisme bétonné et bétonnant.

Intolérable suite d'histoires vraies illustrant pendant des décennies l' aliénation imposée aux Femmes et aux enfants, très souvent.

Les Femmes ont récupéré par leurs luttes des droits et pour les enfants aussi..    Bien.

Tout n'est pas fait; cette société est  toujours orgueilleusement machiste... et l'enfant est encore trop souvent "un objet " de désir et de représentation de soi.

Avec ce "Mariage pour tous" , des homosexuel/les disent : "nous aussi" nous la voulons cette "histoire" de famille de laquelle trop souvent nous sortons amochés...

mais... bon, nous ferons mieux car …. ?

Plus d’amour à donner ?  plus de quoi ?

Je reste assez dubitative devant cette volonté exacerbée d'une société du "Même" : - partenaire du même sexe et récit familial identique à celui de la norme… « nous deux et notre enfant ».

 Ceci quasiment lié à ce déni de réalité qu'un enfant est le "fruit" d'un homme & d'une femme - mariés ou pas, amour ou pas...   là n'est pas le problème…

  effaçant , comme obnubilés par  la technologie, ( rx : GPA ) qu’un enfant doit encore  être porté neuf mois dans le ventre d'une femme  et ce que cela représente pour   la femme et l'enfant  !

Je me pose la question pourquoi F.H a-t-il promis ce mariage pour tous à la va comme je te pousse, plutôt qu’avoir instauré une réelle refondation du code civil au cours de laquelle tous les paramètres et les ouvertures vers une autre société aurait été débattus, médités, explorés  et ainsi, effectivement,  aurait pu amener à engendrer un « récit » rassembleur  ?

 

20/01/2013, 13:26 | Par Olivier71 en réponse au commentaire de MG2 le 19/01/2013 à 17:34

Si vous avez parfaitement raison en ce qui concerne le caractère machiste du mariage (dans son cadre initial du code Napoléon jusqu'aux années 70, où les choses ont enfin évolué), en revanche, il va falloir comprendre, un jour, que non seulement l'ouverture des droits au mariage pour les couples de même sexe est déjà un ébranlement du patriarcat que vous dénoncez à juste titre, mais surtout, que les droits cooncernant les enfants n'est pas une réponse au discours "Nous voulons avoir le droit aux enfants"... Il ne s'agit pas d'une volonté des homos de "mise en concurrence" avec les hétéros, qui eux estiment depuis longtemps qu'avoir des enfants c'est leur droit héréditaire!

La demande concerne le droit de reconnaissance de l'existence des enfants qui naissent ou naitront dans ces familles (et qui existent déjà dans beaucoup de familles homoparentales à l'heure actuelle). Et, par ailleurs, le droit ne signifie pas non plus que tous les couples homosexuels veulent ou voudront des enfants.

La loi demandée, donc, concerne en fait très concrètement un vide juridique qui met déjà actuellement certaines familles dans des situations de discrimination et juridique intenables, notamment pour les enfants qui sont les premiers à en souffrir.

Allez donc écouter la majorité des enfants élevés en famille homoparentale aujourd'hui (il existe de nombreux témoignages), ils le disent tous, ce qui les fait souffrir, ce n'est pas la configuration de leur famille, c'est l'homophobie qu'ils subissent au quotidien, et la non reconnaissance de cette homophobie par le droit actuel.

19/01/2013, 19:14 | Par Raymond SAMUEL

Patriarcat bourgeois,  machisme bétonné et bétonnant, l'aliénation imposée aux femmes et aux enfats (par les hommes évidemment), société orgueilleusement machiste.

Dans quel pays habitez-vous ?

19/01/2013, 19:20 | Par MG2 en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 19/01/2013 à 19:14

 ...  ET Vous ?

21/01/2013, 11:00 | Par Luc Rigal en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 19/01/2013 à 19:14

« Dans quel pays habitez-vous ? »

un peu de mémoire (réunie dans un film) :

http://larevolutiondudesir.blogspot.fr/

19/01/2013, 21:14 | Par Taky Varsö

Merci Marie Cosnay pour votre questionnement courageux. On a envie de décortiquer tellement c'est fin, ce cheminement de pensée que vous nous proposez de suivre à vos côtés. A vous lire, des questions viennent à la suite.

En vrac :- l’émergence de revendications nouvelles, liées aux transformations de la famille témoignent-elles de la prééminence de l’affectif plutôt que du politique dans le domaine sociétal?

 -Le sociétal sur la base de l’affectif fraye-t-il la voie au politique ? Ou à l'opposé, la revendication du mariage pour tous sur la base du droit à l’égalité (position de D. Eribon) plutôt qu’au nom de l’amour  ( nouveau droit imprescriptible sur lequel il y aurait beaucoup à dire), ne montre-t-elle pas que ce combat est d’abord et essentiellement politique ? Dans ce cas il n'y pas lieu de le dissocier des autres combats pour l'égalité (droit de vote pour les étrangers).

 -La médiatisation du mariage pour tous  en relayant et diffusant massivement l’opinion (pro et anti) plus que les débats écrête les vraies questions, de là :  angoisse, incompréhension, préjugés, et à l’inverse, bien-pensance tout imaginaire, toujours près d’étouffer le réel politique et économique de l’époque. Par exemple, ce « plus plus plus » de jouissance  laquelle va de pair avec la marchandisation  des sujets et des corps qui est la marque de l’époque et qu’on ne veut pas voir (GPA, version marchande de l’engendrement ). Ou encore, des difficultés nouvelles (de tous ordres) dont font partie les contradictions pointées dans votre billet.

 -Peut-on nier les difficultés introduites par les changements dans la société, en particulier par les reconfigurations familiales? Le droit à l’égalité familiale et parentale est une chose, la réalité une autre. N’a-t-on pas tendance à  la minorer ?

 -Enfin, une nouvelle économie psychique (plutôt qu’une mutation anthropologique) est-elle  en train d’émerger en Occident suite à aux reconfigurations diverses de la famille?

 Quoi qu’il en soit, on est à un tournant de l’histoire, où le sociétal et l'affectif reconfigurent le politique et le droit. Quelque chose d’inédit est en train de se passer. On ne peut pas faire comme si cette mutation n’était rien, même en bien. Et oui, il faudra donc des récits pour dire ces nouvelles représentations (de la famille, de la filiation, du sexe et de l’amour) et les aspirations qui s’y rattachent. Des récits  valant comme transmission et inscription pour les enfants qui ne sauraient devenir sujets et faire lien à la société sans eux.

Car faute de récits pour se dire, comme vous le dites si justement, cette mutation ne risque-t-elle pas d’engendrer une individualisation angoissante (des individus monades) ? 

 Je précise que je défends depuis le début le mariage (la famille donc !) pour tous, mais il me semble que ce combat ne peut se gagner en faisant  l’impasse sur un certain nombre de questions.

20/01/2013, 00:10 | Par Dominique Conil

Peut-être n'ai-je jamais distingué le "sociétal" du "politique" ? Peut-être, me semble-t'il, que la peur  commune est celle de la réaction ( bien nommée, l'action comme reflux) ? Peur de la différence - race, nationalité, choix amoureux- dès lors qu'elle pourrait se trouver sur un pied d'égalité ( je pense, en passant, à La haine du désir, de Daniel Sibony), et pire, se mélanger aux vies, faire partie de soi.

Et bien sur, comme le dit Zizek, au moment où le pauvre est mis dehors, où le ciel  pollué va finir par nous tomber sur la tête,..Où l'avortement est non seulement un choix possible, mais une perte de pouvoir pour l'homme, ect, ect: qu'il est rassurant de pouvoir haïr ce que l'on nomme, faute de pouvoir haïr ce que l'on ne sait appréhender. Pourtant, quoi de plus beau qu'une histoire qui se dirait autrement ? Et même, une histoire avec imperfection revendiquée ?

A part ça, je déteste ce "mariage pour tous" qui sonne comme une obligation (ayant bien du mal avec la notion même de mariage). Autour de moi, on n'évoque ni engagement, ni sacrement, mais bel et bien la loi, qui empêche d'hériter, de partager la responsabilité côté enfant, de sortir du pays avec l'enfant, d'adopter tel(lle) qu'on est.. Ce qui n'exclut pas forcément, hélas, une belle surdité face à d'autres diffrences.

20/01/2013, 08:52 | Par Luc Rigal en réponse au commentaire de Dominique Conil le 20/01/2013 à 00:10

C’est l’aversion pour le cadre oppressif du mariage qui faisait dire à R-W Fassbinder que les homosexuels n’auraient pas intérêt à y souscrire. Mais sont-ce bien les homosexuels qui ont voulu de ce mariage ? Cette institution, qui leur promet plus de droits et de protection, leur est bien refusée par ceux qui estiment qu’ils sont seuls aptes à lui correspondre. Refus par eux de la contribution des homosexuels à servir une institution conforme à leurs convictions traditionalistes, donc, et dépit pour les homos favorables de ne pas pouvoir faire partie de cette communauté conservatrice, si sa frange « anti » obtenait satisfaction. On se bat pour s’abriter de l’injustice et de la précarité, dit-on de ce côté, mais aussi factuellement pour rejoindre un groupe social, qui par nature conventionnelle ne veut pas de nous, si ce n’est sous l’effet de la compassion... Au final, chacun des deux partis concernés réclame à l’État, par manif interposée et respect de la loi du nombre, d’arbitrer en sa faveur. C’est bien normal au fond car dans tout ceci, c’est bien l’État qui définit le contrat et qui commande à la minorité sexuelle de s’inscrire dans sa loi majoritaire pour pouvoir exister. Tandis que les homosexuels qui adhèrent à sa légitimité revendiquent le droit de lui obéir, ceux qui s’opposent à ce fait voudraient conserver celui d’être les seuls à lui obéir. La couverture médiatique d’une opposition qui se prétend radicale occulte la complicité idéologique des adversaires... La socialisation forcée doit être unanimement respectée.

20/01/2013, 15:46 | Par Alexis Flanagan

Bizarre, ce fil...

 

...

21/01/2013, 08:17 | Par MONTCLAR en réponse au commentaire de Alexis Flanagan le 20/01/2013 à 15:46

Vous avez dit "bizarre" ? Parfaitement d'accord avec vous et je vais vous dire pourquoi NOUS le trouvons bizarre : parce que pour une fois les intervenants se respectent au lieu de s'invectiver ou d'injurier de pauvres bougres et bougresses qui ne répondront pas parce qu'ils n'auront pas connaissance des horreurs qu'on profère à leur sujet. "Pourvou qué ça doure !" (Letizia Buonaparte) : on a le droit de rêver un soir de dimanche commencé avec "Le Jour du Seigneur" (pourquoi diable - Dieu me pardonne ! - ai-je regardé France 2 un peu par hasard ?) et l'homélie de l'archevêque de Marseille qui a parlé de toute autre chose (enfin !) que du mariage pour tous. Et superbement. De temps à autre un dignitaire se souvient et nous rappelle que l'Evangile, c'est d'abord l'amour du prochain.

20/01/2013, 19:42 | Par L'Alchimique...

Au fait, vous avez vu la vidéo de la petite chose fragile...qui s'étale de tout son long sur un trottoir...sans que son compagnon esquisse le moindre geste pour la secourir..la regardant avec morgue, se relever péniblement..Ce qui n'empêche pas aujourd'hui cette Frigide bien Barjot... d'expliquer à toute la France...ce qui est bon pour les familles françaises ?

Vous avez dit pauvre petite boufonne ?

21/01/2013, 06:52 | Par L'Alchimique...

Jésus blond...quand la plupart des hommes de son temps..étaient de type brun crépu sur teint très hâlé ? Quel nouveau questionnement pour ceux qui ne se contentent pas des histoires toutes faites, servies à températures ambiantes...par les enrobés de toutes époques...qui ont toujours eu l'allégorie très facile ?

Je ne sais pas pourquoi ces manifestants perdent leur temps à revendiquer le droit de nous agonir...avec la loi prétendue indiscutable qui veut qu'un homme épouse une femme et rien d'autre.

En effet,  ce Jésus blondinet improbable que l'on nous vend pour faire bien dans l'imagerie religieuse, à hautes doses de supercheries décomplexées en Diable, n'était-ce pas un pédéraste comme beaucoup d'individus de son temps ?

Le risque existe que si ce brave Juif (Si, si !...il n'avait rien de commun avec Barbarin l'énervé de service...ni de près ni de loin !) , n'en déplaise aux mauvais élèves, était aussi blond que proposé par les inventeurs de miracles de tous temps, il devait passer beaucoup plus de temps à se décolorer les tifs qu'à réussir ses tours de passe-passe, consistant à tenter de multiplier les petits pains.

Moralité, la Sainte Trinité..si elle existe dans les cieux...ne doit sûrement pas être très contente de voir tous ces médiocres, mépriser le fils de Dieu lui-même, parce qu'il aimait son prochain à sa manière.

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Que Jésus n'ait pas eu d'enfant...ne les conduira jamais sur la piste qui les incitera à cesser de faire braire leur prochain homo, qui ne leur a jamais demandé d'ausculter son caleçon...sans vergognes.

21/01/2013, 12:06 | Par Jacques Bolo

Au fond, ce qui gêne les intellectuels est simple: ils argumentent généralement sur le symbolique, et voilà que les cathos leur retournent le compliment. On comprend que ce soit perturbant.

Je propose une remise en question du discours intello de ces dernières décennies. Le critère me semble bien le droit de l'individu (il semblerait que ce fut le démarche de Foucault). Mais est-ce que des anciens marxistes en sont capables?

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