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May

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Orthographe ? Un zéro pointé pour l’Elysée !

 

Samedi dernier le Président de la République anime une table ronde sur la situation de l’agriculture française, en ouverture il s’exprime assez longuement et son intervention est retranscrite sur le site officiel de l’Elysée où tout un chacun peut aller la consulter.

Nous ne dirons rien du style, il s’agit en principe non d’un discours, mais d’un propos plus spontané et bien que le Président lise ses feuilles de façon appliquée, comme en témoigne la vidéo, on peut lui pardonner, l’heure aidant -après tout il est venu très tôt au salon et n’est peut-être pas encore au mieux de sa forme - certaines fautes de syntaxe que ses collaborateurs n’auront pas voulu rectifier pour la version officielle mise en ligne. On excusera donc le « Je remercie d'ailleurs à chacun d'être ici » et le « …il est absolument anormal que des producteurs de lait, quand ils livrent le lait, on ne leur dit même pas à quel prix on va leur payer..», ainsi que le « Moi je n'accepte pas de voir les prix des pommes sortir aux prix où cela sort aux producteurs et voir le prix où il s'est vendu aux distributeurs » tout en regrettant pour l’image présidentielle que des modifications n’aient pas été introduites et en prenant en pitié les traducteurs éventuels de cette prose pour le moins alambiquée. Après tout ce site qui représente la France doit être consulté régulièrement à l’étranger et d’aucuns pourraient s’y étonner du style présidentiel. Mais supposons que les responsables du site élyséen aient pour consigne de ne rien changer au verbe sarkozyste et qu’ils préfèrent laisser croire à une méconnaissance des règles sémantiques chez leur patron plutôt que d’encourir ses foudres en cas de bouleversement d’une de ses phrases, il n’est en tout cas pas acceptable de les voir multiplier les fautes d’orthographe lorsqu’ils retranscrivent ses paroles. Un rapide relevé permet de noter des erreurs qui seraient fortement sanctionnées dès la fin du Cours Moyen. Signalons d’entrée de jeu un joli « Et c'est la raison pour laquelle, je vous en remercie, j'ai souhaité discuté avec vous », puis un « je n'ai excluspersonne »du plus bel effet. Relevons ensuite un « Vous avez été condamné à les rembourser. » en précisant bien sûr que le Président s’adresse à plusieurs interlocuteurs et n’emploie pas le pluriel de politesse. Intéressant aussi ce « J'ai vu un agriculteur de Vendée qui a tout perdu. Ces bêtes ont été noyées par le raz-de-marée ». Mais là où les transcripteurs perdent vraiment leurs moyens orthographiques c’est lorsqu’ils pratiquent le changement de sexe présidentiel, incrédules nous lisons en effet sous la plume supposée de notre viril chef d’Etat les mots suivants : « moi, je suis désolée, je n'accepte plus les distorsion de concurrence à l'intérieur de l'Europe ». Eh bien, messieurs de la « com présidentielle » je suis désolée (et cette fois c’est correct) déjà les distorsion sans s c’est beaucoup, mais LE Président qui est désolée c’est trop et, je vous le dis, ça va faire rire dans les chaumières et sous les préaux d’école.

Tous les commentaires

Merci pour ce florilège exceptionnel, chère Marie Lavin.

Sur mon blog j'avais rappelé cette question du Député François Loncle au Ministre Chatel portant sur les grandes difficultés éprouvées par le Président vis-à-vis du français...

www.profencampagne.com

Nous savons à présent que notre cher Ministre a répondu à François Loncle, et la teneur de sa lettre est affligeante...avec le souci visible d'excuser l'extrême maladresse langagière du chef de l'Etat. Il est dommage qu'un de ses conseillers (et il y en a...alors qu'on supprime des postes de professeurs) ne lui ait pas suggéré d'avoir recours au dictionnaire afin de découvrir le sens réel de l'adjectif amphigourique !!

Merci Marie, pour cette pépite savoureuse :-)

Sous le riquiqui, il y a le cancre !

Chatel, a trouvé la solution !

Detacher à l'Elysée , un etudiant qui fera office de professeur

de français .

La formation pour enseigner, n'est parait il pas necessaire .

 

Vraiment la honte !

jajajaja, rire gras

est-ce du laisser aller, le choix de parler "popu" pour faire croire qu'il en est proche du citoyen "moyen"?

Il y a trop de signes concordants dans le sens d'un travail de sape général pour mettre sur le compte de l'ignorance ce genre de fautes.

Le but est de casser un système de référence de manière à clouer le bec aux "sachants" et de favoriser une tranche sociale sans complexe.

Ce n'est pas vraiment un choix, puisqu'ils sont trop incultes: s'ils essayaient de parler autrement que "popu" ça sonnerait ridicule.

C'est quand même calculé (comme dit Cousine 24) par les conseillers en communication-et-propagande, mais seulement dans la mesure où on utilise les armes qu'on a, les personalités qu'on a.

 

Sarko, ce n'est pas la droite "aristocratique", qui, elle, est éduquée et sait se faire respecter par toutes les sortes de gens, y-compris les éduqués.

La droite gaullienne, pour emprunter un raccourci simpliste.

Sarko, c'est la droite des boutiquiers, c'est la droite du salon de coiffure dans l'émission "Strip Tease", c'est la droite bling-bling dont on peut écouter la langue pauvre et affligeante de manque d'intérêt, jusqu'à dans les "discours"

(je le mets entre guillemets)

du Prince de Monaco

("prince" mériterait des guillemets aussi...),

mais aussi sur les terrasses des cafés du vieux port, le Lundi quand c'est leur jour de repos et que leurs boutiques sont fermées.

 

Raccourci encore plus osé:

C'est "la droite De Gaulle" par opposition à "la droite Pétain".

 

Une autre culture...

...sauf que pour eux, il s'agit de Non-Culture, et c'est naturel chez eux, ce n'est pas "pour faire popu".

Et si tout ceci avait été voulu ? Certes, Nicolas Sarkozy n'aurait pas tenu les mêmes propos en face d'une classe de CM2 ou dans le grand amphithéâtre de la Sorbone. Mais là, devant des paysans ? N'y a-t-il pas eu un certain populisme à vouloir faire plouc en rééditant d'une certaine façon le "casse-toi pauv'con" pour montrer que même si on ne sait pas caresser les vaches comme Chirac dans le sens du pis (ou du pire), du moins, on sait se mettre à la hauteur des attentes des agriculteurs qu'on a quand même du mal à comprendre. Son discours aurait, parait-il, été préparé par Claude Guéant et relu par Henri Guaino, Bruno Le Maire ayant été jugé peu fiable en raison de ses affinités fromagères alpinistes et villepinistes...

Oui, mais la vraie question, c'est celle de l' identité nationale... Parce que le français de mon pote Abdel est nettement plus correct que celui de mon ennemi Nicolas... Comment vais-je survivre avec un tel doute sur mon identité... nationale, internationale, animale, que sais-je, où suis-je et quelle heure est-il ?

Dix mois plus tard...

Merci pour ces notes. Que j'enregistre, pour un usage à venir...

Très cordialement

Et bonne année, si vous repassez par là...

 

Mais "la culture c'est ringard, c'est un truc de vieux", a dit un candidat mal chanceux d'un jeu télé (le maillon faible).

Kif kif pour l'éducation, la courtoisie, l'élégance.

Cordialement.

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