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Fonctionnaires en CDI, Christian Jacob en CDD...

fichier jpgEncore une fois une remise en question du statut de fonctionnaire de l'état apparaît dans le paysage de l'UMP par la voix de son chef parlementaire.

Il s'agirait d'aboutir à l'utilisation d'agents "mobiles" afin de pourvoir ici ou là, secteur public ou secteur privé, des postes à compétence équivalente.

Cette sécurité de l'emploi dans le fonctionnariat en gêne plus d'un d'autant que l'amalgame s'opère tous secteurs confondus sur le plan national, régional et local et pour les différentes institutions.

S'il y a un secteur que je crois connaître c'est bien celui de la santé pour avoir oeuvrer 25 ans dans le public et 16 ans dans le privé. Autrement dit, ma principale motivation de changement de l'un à l'autre consistait en la qualité des soins et des moyens offerts par la région.

Ce qui apparaissait comme "suicidaire" pour mon entourage (démissionner du public) révélait une suspicion à l'égard des conventions statutaires et des écarts de salaire d'avec le public. Ceci ne me déstabilisait pas.

Je laisse momentanément la question de fond pour revenir à la forme.. Qui dit missions de service public dit service minimum, réquisition du préfet en cas de plan blanc ou de grève salariale.

La question de sécurité de l'emploi pour les personnes titulaires oui mais si le parcours est semé d'embûches telles que la baisse d'activités, addictions à l'alcool signalées à la médecine du travail ou autres handicaps de santé, d'autres postes sont proposés ou même imposés. Bien sûr, le conseil de discipline avant la révocation en cas de faute grave.

Dans le privé, il y a du monde qui attend à la porte pour l'embauche ce qui ne veut pas dire que le turn-over soit plus important. Il peut y souffler un air de "famille" Par contre, les glissements de fonction sont plus fréquents. Le licenciement pour faute grave avec le recours aux Prud'hommes que l'on sait, agit également.

Dans les deux secteurs, j'y ai trouvé des contraintes auxquelles je me suis adaptée et la même "humanité" auprès des patients. . Sauf que les retours en soins sont plus fréquents dans le privé compte tenu de l'inexistence de structures de transition. Là on peut se demander quel est le coût pour la CNAM. Dans les deux secteurs, j'ai cotoyé des soignants motivés par leurs missions et d'autres uniquement par leur rémunération .

Monsieur Christian Jacob généralise comme savent le faire tous les technocrates assis dans leur fauteuil de député. Il devrait enquêter dans les différentes institutions de l'état pour dénombrer ceux qui collent les timbres, ceux qui postent les lettres, les emplois fictifs comme à la mairie de Paris etc..

Tous les commentaires

07/01/2011, 20:15 | Par Jacquounet

Christian Jacob traîne de vieux relents réac' de chambre d'agriculture.

De ces syndicalistes qui, justement, maintiennent les agriculteurs dans leurs bêtes certitudes productivistes.

Puis il est sorti de l'étable (savoir s'il y est un jour entré...) pour faire de la politique au sens large.

C'est justement là, le problème, c'est qu'il fait de la politique au sens très large. Là où l'on s'imagine trouver un argument, il n'y en a pas.

C'est juste des réflexes de droite, basiques.

Jacques.

08/01/2011, 04:56 | Par Jaren

Bonsoir Marie-Thérèse, je modifie ma réponse pour vous avoir lu "en diagonale". Je vous suis totalement dans votre raisonnement.

Bien à vous

07/01/2011, 19:15 | Par Mariethé FERRISI

@ JJAREN

"Cadre de santé formateur" gêne les médecins du terrain qui m'interpellaient en disant voilà l'université qui débarque ! ou ce sont des supers-infirmiers ! je l'ai toujours pris à la rigolade.

Ici, je ne pense pas prétendre former qui que ce soit (??) ou bien il manque les gestes, le sourire aux écrits et je m'y prendrais donc mal ?

Et vous même JJAREN quelle ouverture me donneriez-vous ?

 

07/01/2011, 19:19 | Par Mariethé FERRISI

@JJAREN

J'oubliais, avec toute ma sympathie...

07/01/2011, 21:41 | Par jdapr

Marie Thérèse , qu'appelez-vous " structures de transition " ?

Merci.

07/01/2011, 22:40 | Par Mariethé FERRISI

Bonsoir jdapr,

les structures de transition sont l'hôpital de jour ou de nuit, le centre de post-cure, les appartements thérapeutiques et le CMP (centre médico psychologique) pour dépister, prévenir, suivre médicalement et proposer un suivi infirmier, des entretiens de type relation d'aide, effectuer les prescriptions d'injections à effet retard, la même équipe est habilitée à se rendre au domicile du patient après son accord pour les mêmes soins. Tout ceci dans le but de prévenir les rechutes. C'est un sacré travail !

08/01/2011, 01:53 | Par Jacquounet en réponse au commentaire de Mariethé FERRISI le 07/01/2011 à 22:40

Et donc aussi le prétexte à....des coupes budgétaires.

Jacques.

08/01/2011, 08:40 | Par Mariethé FERRISI

Bien vu Jacques !

08/01/2011, 10:51 | Par cogilp

J'ai lu votre billet et, donné mon point de vue sur mon blog

Cordialement

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