Sat.
26
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Jamais la révolution tunisienne n'a autant pensé à un poète

Mon semblable

Chebbi (1909-1934) traduit par Jalel El Gharbi (universitaire tunisien, écrivain)

Tu es né pour être libre telle l'ombre du zéphyr

Libre telle la lumière du jour dans le ciel

Pour fredonner tel un oiseau où que tu ailles

Pour déclamer ce que le Ciel t'a inspiré

Pour jouer parmi les roses du matin

Pour jouir de la lumière où que tu la voies

Pour marcher, comme tu l'entends, dans les prairies

Et pour cueillir des fleurs sur les coteaux fleuris

Dieu t'a conçu ainsi ô enfant de l'existence

Ainsi la vie t'a jete dans cet univers

Pourquoi acceptes-tu donc l'avilissement des chaînes

Pourquoi plies-tu l'échine devant ceux qui t'ont enchaîné ?

Pourquoi étouffes-tu le puissant cri de la vie

Quand l'écho en résonne ?

Pourquoi fermes-tu tes lumineuses paupières devant l'aube

Alors que sa lumière est si douce ?

Pourquoi te contentes-tu de vivre dans les cavernes

Où sont donc tes hymnes et tes élans ?

Crainds-tu le bel hymne du ciel ?

Redouterais-tu la lumière du ciel en plein jour ?

Allons lève-toi et marche vers la vie

Car la vie n'attend pas quiconque s'endort

Ne crains pas ce qu'il y a par delà les collines

Il n'y a rien que le jour encore grandissant

Rien que le jeune printemps de l'existence

Brodant de fleurs son ample pèlerine

Rien que les belles senteurs des fleurs

Rien que les rayons miroitement à la surface de l'eau

Et rien que les pigeons des prairies

Roucoulant dans l'élan de leur chant

A la lumière ! Car la lumière est douce et belle

A la lumière ! Car la lumière est l'ombre du ciel

fichier JPG

 

Tous les commentaires

Et aujourd'hui, soleil. Trois minutes supplémentaires de belle lumière.

Oui Jonas2, carpe diem !

Newsletter
Je m'identifie